Catégorie : Politique congolaise
LES OPPOSANTS CONGOLAIS DESILLUSIONNES ?
De : lecridesopprimes@yahoogroupes.fr [mailto:lecridesopprimes@yahoogroupes.fr] De la part de yvon ramazani
Envoyé : lundi 15 octobre 2012 18:20
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Objet : [lecridesopprimes] LES OPPOSANTS CONGOLAIS DESILLUSIONNES
F. HOLLANDE et E. TSHISEKEDI
LE XIVème SOMMET DE LA FRANCOPHONIE : LES OPPOSANTS CONGOLAIS DESILLUSIONNES
Sur le compte de qui et de quoi allons-nous mettre la réussite brillante des assises du XIVème Sommet de la Francophonie qui s’est tenu du 12 au 14 octobre 2011 dans le mur kinois sinon sur le compte de l’actif de la diplomatie congolaise sous la férule de Joseph Kabila. En marge des assises proprement dites, il y a eu finalement plus de peur que de mal car la raison l’aura finalement emporté sur les émotions des opportunistes congolais. Ceux-ci, après avoir, par tous les moyens, œuvré pour la délocalisation de ce sommet à Kinshasa et la non-venue de Hollande, s’étaient finalement résignés devant le maintien de la tenue de ces assises à Kinshasa par l’OIF. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, ils ont cru bien agir en capitalisant la présence de nombreuses délégations des pays francophones venues assister aux assises pour faire valoir certaines thématiques de leurs conspirations contre la jeune démocratie congolaise. De la langue des opposants et de par leur planification, il ressort que les Congolais allaient assister après le sommet à l’éviction de Kabila et à son remplacement par Etienne Tshisekedi. Après que François Hollande aura prononcé un discours clair et sans appel de sa non-reconnaissance de la victoire de Kabila au dernier scrutin présidentiel du 28 novembre 2011. Il n’en a pas été question !
Après le discours sulfureux de François Hollande sur l’état de la démocratie en RDC, les droits de l’homme et la reconnaissance de l’opposition qui a été triomphalement accueilli par les opposants congolais, qui ont cru que les choses allaient se passer comme elles se sont passées ? L’on rappellera, au vol, que ce discours de François Hollande a entraîné des réactions qui, aux yeux de certains, auraient frisé un incident diplomatique entre la France et la RDC. Mais il y a eu plus de peur que de mal car la raison a eu raison des émotions et du ridicule. D’abord, la France a exigé qu’en date du samedi 13 octobre, alors que Tshisekedi se rendra pour être reçu par François Hollande, il ne soit pas accompagné de ses fameux combattants. Ce qui avait déjà déjoué les calculs de l’apocalypse, de la provocation, ou des complications prévus au plan B de l’opposition selon l’Udps. Au sortir de sa réception par François Hollande, la désillusion de l’opposant historique se devine à travers ses propos qui ne font aucune allusion à sa conquête de l’impérium par François Hollande.
Bien plus, lors de son discours pathétique sur le somptueux podium de Palais du peuple, François Hollande, dans les quatre axes de son discours, n’a rien dit de contre Kabila selon l’esprit et les attentes des opposants.
Que se sera-t-il passé entre le discours incendiaire de François Hollande avant sa venue à Kinshasa et son discours au podium de Palais du Peuple ? François Hollande s’est-il donné le temps et la peine de revoir ses sources pour faire le décryptage de la situation politique de la RDC afin d’en faire la bonne analyse ? Avait-il, à dessein, tenu un langage équivoque ostensiblement pro-opposition congolaise pour calmer les ardeurs des militants de l’opposition congolaise qui ont cru l’avoir intoxiqué par leurs montagnes et impostures ?
Les assises du XIVème Sommet de la Francophonie ont vécu, révélant un Joseph Kabila convainquant, lavé de toute accusation fallacieuse et de toute imputation dommageable. Ce, sûr de lui, appuyé et compris par ses pères de la communauté francophone du monde entier. Non seulement, du fait même de la présence de ces nombreux Chefs d’Etats, la reconnaissance de sa légitimité s’est renforcée et balaye d’un revers de la main, tout ces négatifs dits sur la non-présence d’un grand nombre de Chefs d’Etat lors de la cérémonie de son investiture le 20 décembre 2011 à la cité de l’UA où seul était présent le Président zimbabwéen Robert Mugabe.
Le XIVème sommet de la Francophonie appartient désormais à l’histoire et la roue de la démocratie congolaise, que les opposants non-sportifs et conspirateurs s’efforcent de stopper ou de faire tomber, continue son bon homme de chemin. Appelant ceux qui ont encore peu de lucidité et de patriotisme, à faire montre de souplesse et de légalisme pour que soit préservé le succès remporté par la RDC après l’organisation réussie de deux éditions des élections présidentielles et les avancées réalisées sur le plan général en rapport avec la reconstruction du pays et les efforts vers son émergence ! Le sommet de la Francophonie n’était donc pas une séance foraine, on ne peut plus organisée, pour traiter de la légitimité du pouvoir présidentiel en RDC afin de donner un quelconque impérium à Etienne Tshisekedi. Les opposants, qui entendaient les choses de cette oreille, auront donc été bien désappointés, mieux désarçonnés !
Samy BOSONGO
L’esclavage : jusque 2012…
L’esclavage demeure un crime contre l’humanité. Très peu sont encore, dans nos pays du Nord comme du Sud, ceux qui voudraient bien y réfléchir, s’en rendre compte et agir en conséquence.
Il faut réfuser, combattre l’esclavage de toutes ses forces, de toute sa pensée, après avoir compris ce qu’il représente comme perte pour l’humanité.
La livraison suivante permet de lire comment nos compatriotes, perçoivent, vivent et discutent l’esclavagisme passé, mais aussi l’esclavagisme présent.
De : lecridesopprimes@yahoogroupes.fr [mailto:lecridesopprimes@yahoogroupes.fr] De la part de Chrysostome Tshibambe
Envoyé : lundi 15 octobre 2012 14:57
À : lecridesopprimes@yahoogroupes.fr; Chantal Meta
Objet : Re: [lecridesopprimes] Fw: Francophonie à Kinshasa, un échec patant
Il y a beaucoup de désordre dans la réflexion de mon compatriote Djamba. Pourtant, il a tout le temps de bien absorber son échec à lui; l’échec du fait qu’il a appelé au boycott du sommet de Kinshasa ou à sa délocalisation, il n’a pas réussi. Le sommet s’est bien tenu et dans les conditions très confortables. La haine est un mauvais conseiller. Quand vous haïssez le fils de Dieu, le Bon Dieu, lui, bénit davantage son fils. Le Sommet était bel et bien le sommet de la francophonie avec un thème bien précis. Ce n’était pas le sommet sur la situation de la RDC. Alors où se trouve l’échec patent? Quand on n’a rien à dire, mieux se taire. Les grands hommes savent se taire et ne parler que quand c’est nécessaire. Savez-vous que tout le tralala de l’apprenti Hollande s’est dilué dans la petite phrase de Joseph Kabila: « La RDC est fière de sa démocratie. Elle n’est pas du tout complexée par la situation de la démocratie… Nous appliquons la démocratie par conviction et pas par contrainte ». Et Abdou Diouf d’enfoncer le clou en dénonçant la pratique de deux poids, deux mesures dans les relations entre Etats dans le monde et au sein des organisations dont l’OIF. Quelqu’un qui croit qu’un pays comme le Qatar qui n’accepte aucun parti politique autre que celui du pouvoir, aucun autre média ou ong des droits de l’homme, parce qu’il a le pétrole, Hollande l’embrasse. Et avec l’appui des hommes comme djamba, il cherche à humilier le grand Congo. Heureusement, il en est sorti ridicule, et la fermété de Joseph a payé.
De : « visitation@rogers.com » <visitation@rogers.com>
À : BRUNO KASONGA <bkasonga@yahoo.fr>; bena_kasayi@groupesyahoo.ca; Groupe Kivu <Kivu-Avenir@yahoogroupes.fr>; lecridesopprimes@yahoogroupes.fr; lafraco@yahoogroups.com; LEPOLITIQUECONGORDC <LEPOLITIQUECONGORDC@yahoogroupes.fr>; Leconfidentiel <Leconfidentielinfo@yahoo.fr>; lambertngoi@gmail.com; larenaissance2@yahoo.fr; lumb lumb <jaclumb@yahoo.fr>; bandundu.idiofa@yahoo.com; Comitato Africano Per l’Integrazione <comitato.africano@gmail.com>; Camille Ilunga <ilebek@yahoo.fr>
Envoyé le : Lundi 15 octobre 2012 7h01
Objet : [lecridesopprimes] Fw: Francophonie à Kinshasa, un échec patant
LA CONFÉRENCE DE LA « FRANCOPHONIE » UN CUISANT ÉCHEC
LE CONGO SORT PERDANT DE LA RENCONTRE DE KIN
À gauche les mercenaires belges ; à droite le Docteur Paul Carlson, 1964
L’OIF S’EST SERVI DU CADRE KINOIS POUR RÉSOUDRE
LES PROBLÈMES DE LA FRANCE ET SES ANCIENNES COLONIES
« CAS D’ESPÈCE, LE MALI »
PRÉAMBULE
Les chefs d’État et de gouvernement francophones réunis pour leur XIVe Sommet ont adopté 5 résolutions à l’issue de leurs travaux. Il s’agit de :
- – Résolution pour appeler la communauté internationale au renforcement de la lutte contre la piraterie maritime dans le golfe de Guinée,
- – Résolution sur la bonne gouvernance dans les industries extractives,
- – Résolution sur les situations de crise, de sortie de crise et de consolidation de la paix dans l’espace francophone,
- – Résolution sur la situation au Mali,
- – Résolution sur la situation en République démocratique du Congo.
Il convient de noter que toutes les résolutions ont été adoptées à l’unanimité des délégations présentes, à l’exception de celle relative à la situation en RDC qui a donné lieu à la réserve du Rwanda sur deux articles. Source : XIV Sommet de la Francophonie à Kinshasa 14 octobre 2012
I. L’ÉCHEC DU XIV ième SOMMET DE LA FRANCOPHONIE
PEUPLE CONGOLAIS,
La Zone névralgique que l’OIF a esquivé
de faire sa priorité au cœur du sommet
Une averse des mots et d’intention, voilà c’est que c’est la Conférence de la Francophonie de Kinshasa. Rien n’a été sérieusement débattu pour délivrer les Congolais des tueurs qui tuent devant les Forces de l’ONU au Nord-Kivu. Le M- 23 va se réveiller ce 15 octobre en train de rire, car le devoir de l’éradiquer a été exprimé comme un vœu pieux et renvoyé sine die aux bons soins du Conseil de Sécurité de l’ONU. À quand la réponse de celle-ci quand on sait que Washington, chaque fois qu’il s’agit de la mise en examen du Rwanda, la Maison Blanche brandit le veto des USA pour empêcher toute résolution punitive contre les méfaits de « Paul Kagamé ». Nous ne sommes pas encore sorti de l’auberge. La solution pour mettre fin à l’occupation du Kivu est dans la responsabilité des Congolais eux-mêmes.
En sommes, cette la guerre au Nord-Kivu, qui est un conflit de la « Mafia internationale », ne finira pas avec la demande d’aide de l’étranger, ce sont les Rdéciens qui y mettront fin, sinon les femmes vont continuer à être tuée, les enfant et les hommes aussi. J’ai mis une carte de la région pour mieux permettre aux lecteur de se faire l’idée du combat qui nous attend, la Conférence de la Francophonie qui a eu lieu à Kinshasa a été un échec pour la partie congolaise, nous restons avec notre lot des tragédies. Que tous les Congolais comprennent que nous sommes seuls devant notre destin et nous ne serons jamais aidé par personne. Les mines extraits au Kivu arrivent en Europe, en Amérique du Nord, en Russie, en Iran, en Chine au taux le plus satisfaisant de ceux qui les achètent clandestinement, notre allié; traditionnel l’Occident n’est pas prêt à nous aider, cessons de penser à son intervention.
Botala ba fakwa M-23 bazonzonze Nord-Kivu e gaze,
Kagamé alela RDC mabe soki azalaka Rdéciens toyebi te
Il importe à notre corps défendant de nous résoudre à mettre fin à ce conflit sans être caressé par des discours flatteurs comme les vociférations à récurrence de « François Hollande ». Ce Président a fait du théâtre politique de « Haute voltige ». N’en déplaise, l’opposition doit savoir que même rencontrée par le chef de l’État français, elle n’a pas fait des grands pas, elle a encore du chemin à faire. Ce qui devrait la déterminer pour arriver à une victoire sans équivoque, c’est de faire profession d’éducation politique des masses en faisant la promotion d’un patriotisme responsable, celui-ci commence par préparer les esprits à démissionner « Joseph Kabila » de la Présidence de la République. Ce même procédé doit embrasser la politique publique un discours en dirigeant son discours citoyen aux « Parlementaires ». La raison pour dégager Joseph est simple, celui-ci fait partie du problème. Durant onze ans, Joseph Kabila a collaboré avec ceux qui tuent les Congolais, on l’aura remarqué par sa vassalité :
- À Paul Kagamé en bloquant le démarrage du défilé à l’heure prévue devant le Roi des Belges, Albert II, de deux heures de retard jusqu’à ce que celui-ci soit là ;
- L’invitation en cati-mini, en janvier 2009, de l’Armée Rwandaise pour une fausse opération soi-disant « Umoja wetu » qui ne fut que la légitimation officielle de l’invasion du Nord-Kivu permise par « Joseph Kabila » ;
- L’irruption subite des soldats rwandais, au mois de juillet 2012 au Nord-Kivu, permis de séjourner au Congo à l’insu de tous les citoyen, en fait une présence due aux arrangements interpersonnelle entre Joseph Kabila et Paul Kagamé, présence dénoncé par la MONUSCO et aboutissant par le renvoie de ces troupes qui ne sont pas réellement parties, etc.
- L’impunité de tous les soldats venu du Rwanda et qui obtiennent un sauf conduit pour se faire protéger au Rwanda, à savoir :
- Jules Mutebusi ;
- Laurent Nkundabatware ;
- Bosco Natanganda ;
- James Kabarebe ;
- Bizima Karaha (Kinshasa) ;
- Azarias Ruberwa (Kinshasa).
Il y a plus, mais la nécessité de rapporter ces situations e exhaustivement, mais de montrer comment « Joseph Kabila » ne mérite pas d’être celui qui est à la tête de la RDC. On ne répare pas une faute avec un repris de justice qui a semé la faute incriminé. Ce n’est pas à meurtrier qu’il faut confier le Ministère de la Justice, les citoyens vont se révolter car celui que l’on place devant eux est une anthologie qui exhume une mémoire triste dans les souvenirs de tout le monde. L’échec du Sommet de Kinshasa est probant. TV- 5, avec la performance des enguelades de François Hollande capitalise sur le succès mitigé du sommet de Kinshasa, elle va au-delà d’un simple commentaire pour rendre épais le volume d’un triste constat du côté des Congolais. Que dit l’un de ses journaliste, « Philippe Perdrix » interrogé par « Linda Giguère » ?
Un journaliste français qui ne connaît l’Afrique à peine que François Hollande, Philippe Perdrix se perd dans l’éloge faux et encense « le régime de Kinshasa » en disant que la Conférence une « victoire de l’État congolais ». C’est bien là un jugement de façade qui trompe plus qu’il ne dit la vérité. Philippe perdrix prouve cela en alléguant que le « Président F. Hollande » a changer de ton et qu’à cause de lui, certains changements sont en train d’être faits comme ceux relatifs à la réorganisation du « Bureau des Élections’, la sinistre CENI. Et au-delà, il soutient avec conviction que l’inauguration de la plaque de « Floribert Chebeya » dans l’enceinte du « Centre Culturel Français » est un succès du chef de l’État de son pays. Ce journaliste rêve en couleur. Avant le Sommet de la Francophonie est égal après le Sommet de la Francophonie. Le Procès en Appel n’est pas accepté parce que « Justice y sera dite », c’est faux et archifaux.
Et dire comme Philippe perdrix l’évoque que les « Congolais sont touchés par la venue des nations francophones chez-eux », c’est faux. Et ce dernier dans sa condescendance va jusqu’à prétendre qu’il y a là un élan de liberté et de démocratie perçue par les Congolais grâce à la Conférence de Kinshasa, c’est rêver en couleur. Ce sont les Congolais eux-mêmes qui restaurerons ce qui est débalancé. Ce travail est fait au jour le jour sans la France qui a une part importante dans la responsabilité de la guerre à l’Est du Congo. Il n’empêche que la somme de toutes ces discussions de la Francophonie, à part la prudence du Canada à ce sommet, aura été un carrousel de la France qui tente de capitaliser pour elle-même et qui cherche à reprendre du poils de la bête en RDC après des déboires des années Mitterrand, Chirac, Sakozy.
Quand l’OIF confie à l’ONU les desideratum de sa conférence alors qu’elle réussit comme par une baguette magique de résoudre le problème du « Mali », Philippe Perdrix et les autres devraient être modeste, car demain le Mali sera sous l’action des décisions de Kinshasa, mais le Nord-Kivu reste un parent pauvre en protection de l’OIF et de l’ONU. Le Français sait que quand il parle pour l’Africain, sa suggestion l’emporte sur l’homme de race noire subsaharien. L’OIF a des problèmes à résoudre, le complexe de supériorité et la condescendance de la France sur le Continent noir. À Dakar « François Hollande » n’a pas dit : Les Africains sont mes amis », il a plutôt dit : « Je considère les Africains comme des amis ». Il y a nuance, car le Président Français ne dira pas cela aux Américains furent-ils noirs.
II. NEUVAINE OF LIFE AND LIBERTY
PEUPLE CONGOLAIS,
Femme congolaise manifestant devant l’Ambassade des États-Unis
contre les élections truquées de 2011 puis brutalisées par la Police
Au moment où j’écris ces lignes à votre intention, il se dit une messe aux États-Unis d’Amérique avec comme centre de prière la « La Vie et la Liberté ». Cette célébration eucharistique est retransmise par la chaîne catholique des USA, la fameuse « EWTN » de Mère Angelica. C’est dans le « National Shrine of the Immaculate Conception » que cet événement a lieu, en ce dimanche 14 octobre 2012. Le célébrant est l’Archevêque de Baltimore, Monseigneur William E. Lori. Comme de tous les temps, le discours américain depuis le 4 juillet 1776, jour de la « Déclaration de l’Indépendance », est un thème de « Droits et Liberté ». L’Amérique est fondée sur la proclamation de la personne humaine comme centre d’intérêt de toute action nationale, de toute entreprise communautaire, de toute initiative individuelle sans contrainte, de toute communication interpersonnelle raisonnée et garantie par la le juste milieu incarné par la règle d’or embrassant toute la vie citoyenne au cœur des États-Unis.
Ailleurs dans le monde on peut reprocher aux Américains ceci ou cela en rapport avec la disparité du partage de la richesse de la nationale, il n’en reste pas moins vrai que dans cette même Amérique, vibre chez tous une âme portée vers l’atteinte de ces buts. Quand on regarde comment les États-Unis sont nés et l’évolution de ce pays dans ses convulsion de développement, force est de constater que le discours de « Droit de l’homme » n’a pas été abandonné, les Américains renouvelle leur foi dans la nation et continuent à espérer l’établissement de cette « République » que leurs ancêtres ont rêvé. Durant l’homélie de « Mgr William » E. Lori », plusieurs référence ont été faite à Thomas Jefferson, à Abraham Lincoln, à JF. Kennedy et à Martin Luther King. Chacun de ces noms avait sa part de sens commun dans le sermon du Prélat. L’Évangile aidant, le rappel de ces noms ont fait bon ménage avec la « Parole de Dieu » et les « Principes Fondamentaux » des États-Unis, à savoir :
- To defend the Human Right (Défense des Droits humains et de l’homme) ;
- To defend the Human Dignity (Défense de la dignité humaine) ;
- To preserve the Life and Liberty (Préserver la Vie et la Liberté).
Rafle des Belges à Élisabethville dans raison qui vaille
Le XIV Sommet de la Francophonie s’est tenue dans la controverse et l’improvisation du thème. En arrivant à Kinshasa, les Délégués des différents pays ne savaient pas de quoi ils allaient parler, tous étaient préoccupés à s’inventer un exutoire argumentaire pour s’expliquer aux Congolais le pourquoi du maintien de ce Sommet décrié et refusé par 90 % des leurs. La puissance des États comme la France, le Canada, la Suisse, la Belgique a prévalu sur le desideratum de la tenue du Sommet de la Francophonie à Kinshasa. Ce faisant, chaque chef de Délégation, à savoir, Président, Premier Ministre et Ministre ont adopté une attitude de nervosité pour amadouer la déception des masses à la suite de la venue non-prévue de « François Hollande » si l’on se réfère à ses déclarations faites au cours de la campagnes électorales.
Dès lors, toutes les Délégations, en dehors de celles du Rwanda, ont cherché à se dédouaner de la responsabilité de la faiblesse constatée chez-eux par rapport à la coopération qu’ils ont avec le régime de Kinshasa. Ce donc la nervosité qui a été choisi comme option pour s’adresser à la Conférence de l’OIF. Il s’est agi d’adopter pendant les discours et les interviews d’un ton réprobateur contre le gouvernement Kabila en prenant soin de dire les mots que les Congolais veulent entendre. Or, dans le fond de la problématique, c’était plus du théâtre joué sur la plate-forme de la rencontre qui vient d’avoir lieu dans la capitale congolaise. Dans le fond, le vrai problème n’a pas été abordé. Comme aux Nations-Unis, au début de ce mois, l’Organisation de la Francophonie a évité de traiter du vrai problème crucial pour lequel les Congolais ont pensé que le forcing de tenir une Conférence à Kinshasa serait bien l’unanime entente de « prendre des fermes résolutions pour mettre fin à la guerre au Kivu », particulièrement au Nord-Kivu.
La conférence du XIV ième Sommet n’a pas dit mot sur la façon d’intervenir directement et de mettre fin à la guerre qui sévit en RDC. Tous le souci des orateurs intervenants aura fait plus des places aux problèmes qui ne touchent pas de plein fouet la crise congolaise provoquée par les pays voisins. L’OIF, comme « Joseph Kabila » n’ont pas cité le « Rwanda » qui organise la mort et la dispersion du peuple congolais en procédant tout simplement par son extermination pure et simple. La conférence de la Francophonie aura été une parodie des condamnations sans suite. Que peut-on dire aux populations qui sont sous la coupe du rouleau compresseur du M- 23 au Nord-Kivu comme cela a été pour la République du Mali face à sa population qui croupit sous l’occupation de l’AQMI qui signifie « Al Qaeda du Maghreb Islamique ».
L’échec est bel et bien là. Dans les années ’90, les problèmes du type de ceux qui ont cours au Nord-Kivu ont été résolu vite, les États-Unis, l’Union Européenne, l’ONU se sont impliquées dans la guerre en Ex-Yougoslavie. À la vue de la mort des « victimes Srebrenica », le monde occidental s’est indigné, il a pris des décisions très rapide et a organisé des rencontres en sens divers pour arriver à la fin des confrontations militaires. La « Rencontre de Dayton », celle au cours de laquelle on a vu Slobodan Milosevic, le Serbe, Ibrahim Rugova, le Kosovar, Madeleine Albright et les plénipotentiaires américains du Département d’État des Affaires étrangères et de la Défense Nationale des États-Unis, les Délégués européens venus de France, de Grande Bretagne, de Russie et ainsi de suite, fut un des moments fort de l’unanime intention de la Communauté internationale d’arrêter les massacres en Ex-Yougoslavie. Et lorsque les résultats semblaient mitigés, ce sont les bombardements et les armées occidentales qui ont pris le relais à l’échec des négociations.
Cette belle devise m’a été donnée par Augustin Dokolo dans mon enfance :
Qui dit Dokolo est pour le Congo pourquoi pas qui Djamba est pour la RDC !
La Francophonie, à travers laquelle on a entendu un discours d’un « Abdou Diouf » pérorer la solidarité entre États membres, n’est pas arrivée à s’entendre sur la nécessité de faire bloc pour arrêter la guerre au Congo avec les moyens de sa puissances. On le voit tout de suite à la lecture du communiqué final, celui-ci ne met nulle part l’urgence de venir en aide militaire pour stopper le plus grand massacre qui se perpètre à l’Est de la RDC voilà bientôt vingt ans. Par ailleurs, la Francophonie a été incapable de nommer le « Rwanda » comme étant l’épicentre du massacre sans répit des Congolais à l’Est de leur pays. Il nous suffit de relire le Communiqué final et nous y lisons des intentions, celle qui sont dans le Préambule. Qu’Est-ce que cela a comme effet pour soulager directement la souffrance des Congolais du Nord-Kivu ?
- En quoi les pays Francophones, dont la plupart sont africains, sont outillés à lutter contre la piraterie maritime ? ;
- Quels sont les dispositifs technique et les moyens pratiques des pays d’Afrique pour se prévaloir d’avoir une capacité de contrôle sur les extractions par les industries minières des pays occidentaux, de la Chine et de la Russie, lesquelles industries fomentent les guerres et financent les rébellions comme en RDC devant la MONUSCO, l’ONU et hier en face de la MONUC ? ;
- À quoi rime les termes résolutions des crises, de sortie de crise et de consolidation de la paix si toute la vocabulistique de la Conférence n’a pas su identifier par un langage clair les cibles de ces intentions dès lors que l’on sait que l’OIF a peur de nommer le Rwanda autant que Joseph Kabila et l’ONU l’ont démontré à l’Assemblée Générale de l’ONU ?
- La résolution sur la crise en RDC se focalise sur quelle priorité quand on sait que pour le Mali, le Président français a demandé la guerre aux pays de la CDEAO et a obtenu avec le cours des États membres de cette République, la permission des Nations-Unies pour attaquer l’AQMI dans les territoires qu’il occupe ?
Voilà qui devait faire réfléchir les compatriotes plutôt que de se laisser caresser parce ce qui a semblé être des reproches humiliantes à « Joseph Kabila ». Car, en politique, le cinéma est permis. François Hollande pouvait avoir bien rencontre « Joseph Kabila » à l’Ambassade de France ou vice versa chez ce dernier. Ce qui passe à l’écran de la télévision n’est pas nécessairement ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir. Le XIV Sommet de la Francophonie, malgré quelques aspects positifs, est en gros un grand échec, car il n’a pas permis de redonner l’espoir de la fin de la guerre au Nord-Kivu en donnant un échéancier précis des opérations de restauration de la paix comme la décision d’attaque l’AQMI par la France et la CDEAO a été voté.
La Conférence de la Francophonie aura été un récital de beaucoup des mots qui font plaisir aux oreilles des Rdéciens, c’est tout. Cette Conférence est un peu la chanson de « Simaro » intitulée « Biso nioso basi ya Makango » de 1967 relativement à une phrase qui stipule qu’on ne peut pas espérer dans le mari d’un autre son époux, car cette relation là est comme un séjour sur un lit d’hôpital. Et cette phrase est énoncé comme suit : « Mobali azali mbeto ya lopitalo na wela nini e e e ». C’était beaucoup des mots sans lendemain, c’est-à-dire des discours qui ne fixe pas la fin de la souffrance des masses. Kinshasa aura servi de lit d’hôpital à d’autres patients qui ont usé de ses installations hospitalière et parmi des malades, c’est le « Mali » qui s’en est tiré à bon compte. Simaro avait raison. En tout cas, pour dépasser ce sujet, force est de reconnaître que ce que les Congolais demandent à la Communauté des Francophones et à la Communauté internationale n’est pas un cadeau de la générosité de la France et de l’OIF, il est impérieux pour ces polarités qui coopère avec la RDC de montrer la justice de leur bon sens. Pas vis-à-vis du régime, amis vis-à-vis du peuple congolais.
Les États-Unis, par la « Neuvaine » que leur nation commence aujourd’hui, par l’« Église catholique » de pays, est une démonstration que les Américains restent fidèles à l’histoire de leur émergence comme nation et comme peuple. Il en va de soi pour tous les peuples puisque l’esclavage, la colonisation sont des inventions humaines. Partant, il est mal vu de se rendre compte que ces nations qui sont venues à Kinshasa n’ont pas pris une ferme résolution contre la criminalité au Kivu avec le même ton que celui du Mali. À Goma, on peut toujours continuer à rêver pendant qu’au mali les actions concrètes vont être engagées. Il est bon de proclamer le droit de l’homme dans le cadre comme l’OIF avec la conviction de dire un discours juste au peuple visité comme les États-Unis le font pour eux-mêmes, c’est-à-dire aux États confédérés en son sein. Dire que « la situation des Droits de l’homme et les libertés sont inacceptables au Congo » et finir la conférence en queue de poisson sans se résoudre à mettre fin à la guerre du Kivu, c’est de la « Démagogie internationale » à Kinshasa pour plaire aux oreilles des Congolais.
II. IL Y A DEUX FRANCOPHONIES
PEUPLE CONGOLAIS,
Quiconque connaît l’histoire du Congo comprend cette
photo sans parole, le Congo un site de l’exploitation
La fin de la Conférence de Kinshasa montre que l’OIF est une Organisation à deux têtes. « Il y a deux Francophonie », l’une composée des anciens colonie de la France et l’autre des pays non affiliée à République française par l’histoire directe à son Empire. » Le Sommet de Kinshasa vient de le faire voir et celui-ci aura servi de salle d’urgence sélective pour les problèmes dont les médecins politiques de cet organe devaient juger de la priorité des soins. Comme je l’ai exprimé ci-haut, je redis autrement que l’OIF a fait le travail de médecin sans frontière avec comme Hôpital de campagne Kinshasa. Et ce faisant, ce point de vue inspiré par la chanson de Simaro que j’ai évoqué demeure fondamentalement vrai à ma connaissance. Je me répète autrement par cette formulation :
« Durant le Sommet de l’OIF, Kinshasa était comme un lit d’hôpital qui n’appartient à personne mais à tout malade que le médecin dirige vers un numéro de couchette du pavillon correspondant au bulletin médical en rapport avec le diagnostic. Les malades cette fois-ci était le Mali et non la RDC, car les médecin de l’Organisation se sont pas à l’unanimité sur son cas que sur celui de la République Démocratique malade de la peste comme dans la Fable de « Jean-de-la-Fontaine ». Source : Djamba Yohé, le 14 octobre 2012.
Pourquoi le « Mali » et par la « RDC ». Quel est ce territoire qui est le plus exsangue depuis des décennies. On peut voir par les photos que j’ai placé en exergue ce que vivent les Congolais depuis plus de cinquante ans. Si ce ne sont pas des mercenaires occidentaux, ce sont les ONGs qui viennent, mais la fin de mission de tous ces intervenants ne signifie pas la fin des conflits. Tout a l’air que l’on vient au Congo pour pérenniser la souffrance du peuple. Dans les années ’60, les États-Unis on défendu bec et ongle la notion de la « Démocratie » contre le monde « Communiste » qui n’en était pas un. La première démocratie de l’Afrique noire, la RDC a fait les frais des invectives entre Washington et Moscou. Les batailles de la guerres froides se sont faites au Congo et des millions de personnes y ont laissé la peau.
Toutes les constantes que ces interventions ont générées, ce sont des impositions des individus que le peuple n’a pas élu pour gouverner la RDC. Les élus de 1960 ont été chassé par quelqu’un qui n’avait jamais donné de sa voix dans la marche du Congo-Belge vers son indépendance. L’Amérique étasunienne, l’Europe belge et française ont démoli la démocratie congolaise des origines au point qu’aujourd’hui, la propagande est train de faire croire aux Congolais que la « Démocratie » commence avec la fin de l’occupation du Congo en 1997 et surtout avec l’imposition de Joseph Kabila comme Président. Tout cela est pure invention. Il faut plutôt dire que le Congo est modulé par les puissances extérieures qui éliminent l’élite d’une bonne gouvernance en promouvant la pègre au pouvoir. « Bill Clinton » a chassé « Mobutu Sese Seko », un autre protégé des USA dans les années ’60 avec le prétexte d’inaugurer une ère nouvelle de la démocratie. La réalité montre autre chose, Washington, Paris et Bruxelles ont chassé l’élite loin du pouvoir en intégrant dans les mécanisme de l’État congolais des parachutés.
Pourquoi ce traitement ? Il y a deux Francophonies,
Il y a deux ONU, il y a deux Belgiques, deux Frances
Il y deux Unions Africaines, tout est double à la RDC
Joseph Kabila n’est connu de personne et n’est revendiqué par aucune tribu. La Conférence de la Francophonie avait pour but d’organiser ses assises à Kinshasa pour légitimer « Joseph Kabila », car dans les jours qui viennent, la RDC sera confronté à un imprévu constitutionnel. Autrement dit, si le Congolais n’y veillent pas, la fin du XIV Sommet de la Francophonie va devoir paraître à Joseph Kabila comme une permission de pouvoir maintenant opérer les changements qu’il souhaite à sa guise, car les caméras ne seront plus focusé sur Kinshasa, TV- 5 a joué à la démagogie, elle est rentrée chez-elle en France. Bientôt, Joseph Kabila sera l’invité de l’Élysée, on ne sait pas trop bien ce que François Hollande a organisé avec son hôte. Il est faux de penser que le chef de l’État français n’a pas rencontré ce dernier. Ce faisant, la vigilance des Congolais doit devoir construire ses zones de contrôle du pouvoir gouvernemental et parlementaire sur le régime en place. Joseph Kabila sera maintenant tenté de modifier la « Constitution » pour prolonger son mandat au-delà de la limite entrevue par la « Constitution », on n’en a vu avec le mode de scrutin tel que les « Boshab » l’ont traficoté.
Avec l’image que la Conférence de la Francophonie a donné, les Congolais ont été servi par les colère publique de « François Hollande » dont la plupart a considéré comme des remontrances en oubliant le cinéma des coulisses du pouvoir. La France et la Belgique, en ce qui me semble d’après les observations que j’ai faites, sont des pays qui ne sont pas prêts à envisager le changement à la tête du régime de Kinshasa. Au demeurant, on peut tout bonnement penser que l’impasse de la crise au Congo leur sert très bien à certains égards. Car, si le Congo peut entrevoir d’envisager son envolée sans leur médecine et leur conseil politique, ce sera-là une grande perte de contrôle sur territoire au dessus duquel Paris et Bruxelles obtiennent des faveurs à la suite de la faiblesse du gouvernement.
Car, il n’est pas dans la tradition occidental d’accepter de perdre du terrain sans se battre, c’est cela qui prévaut pour le « Mali ». Paul Kagamé est sous contrôle de l’Occident, on ne veut pas l’obliger à se ranger comme on l’a fait pour « Slobodan Milosevic » ou comme on l’a fait pour Kadhafi. Le Congo est loin d’être un cas de perte d’influence de Paris et de Bruxelles, ces antennes directes de l’OTAN. Or, cette assurance n’est pas de bonne augure, car on ne sait pas quelles sont les forces négatives souterraines qui développent leur implantation dans la région du « Nord-Kivu », espace régionale de la RDC au-dessus duquel les pirates des pays de la Corne de l’Afrique prêtent leurs services à la soldatesque de Paul Kagamé qui tuent et massacre les Congolaises et Congolais. Fondamentalement, l’analyse logique du déroulement du « Sommet de la Francophonie à Kinshasa » montre que « François Hollande » a voulu résoudre le problème du « Mali » étant donné que ce pays-là, de la zone CFA, est une État fédéré à la France d’après les Accords de la Communauté de l’Entente organisée par le « Général De Gaulle » depuis autour de 1959.
La RDC a prêté son espace. Le Canada et le Québec sont des États Nord-Américain qui doivent beaucoup apprendre, ils étaient dans le Royaume de la France qui a, d’ailleurs, fait ombrage à la Belgique. François Hollande à Kinshasa était lui-même « SM François 1er » comme à l’époque de « Charles Quint » dans cette Europe des guerres qui ont sévit pendant des siècles sur le vieux continent. Nous Congolais, nous n’avons qu’à nous faire confiance à nous mêmes. Les Déclarations du Communiqué final peuvent nous flatter, mais elles ne décident rien qui vaille et qui soit obliger de donner le résultat par rapport au Kivu, au Nord-Kivu et à tous les problèmes du déficit de la démocratie. Il y a présentement :
- Deux Francophonies, l’une exclusivement propriété de France et l’autre qui est fourre tout avec concentration d’exercice de contrôle de la RDC dont l’Hexagone ambitionne et revendique la préemption ;
- Il y a deux ONU, l’une qui décide rapidement pour attaquer la Côte d’Ivoire, la Libye et l’Ex-Yougoslavie et l’autre qui sort, par Washington, Londres, Paris le droit de veto dans les affaires des agressions congolaises ;
- Deux Communauté internationales, l’une qui s’indigne de la mort massive de deux personnes et l’autre qui ignore la mort de plus de six millions d’êtres humains ;
- Deux Unions Africaines, l’une favorable à tous les États africains et l’autre hostile aux Congolais qui se traîne les pieds en RDC et boudent les bonnes solutions proposées pour restaurer un État de Droit au Congo comme « Blaise Campaoré » qui ajoute son nom à celui de « Jacob Zuma » dont on connaît la connivence lors des dernières élections de novembre 2011, etc.
Je ne minimise pas la mort de deux personnes, je m’étonne de l’indifférence affichée par le monde entier et le Conseil de sécurité sur la perte de plus de six millions de Congolais. En d’autres mots, pour toutes les Organisations à vocations internationales qui fonctionnent pour les peuples de la terre, il y a deux polarité d’appréciation, l’une qui s’applique à l’ensemble de la terre et respectant Charte et Conventions et l’autre privant la RDC de ces considérations juridiques parce que le Congo est une zone du monde à laquelle il ne faut pas trop accorder la solidarité de proximité. On ne me contredira pas, la résolution de mettre fin à la rébellion au Mali montre bel et bien qu’il y a deux Francophonies, deux ONU, deux Communautés internationales, deux Union Africaine. la preuve pour cette dernière, l’Afrique du sud témoigne d’une adversité politique sans pareille contre la RDC, elle est ce pays qui a équipé les agresseurs du Congo sans répit et c’est elle, surtout avec ses militaire de la MONUC et de la MONUSCO qui a le plus violée les femmes en RDC. Bien sûr, les Français sont aussi dans cet ensemble, mais ils new sont pas en prison une fois retournés en France.
PS : pour mémoire : Qui dit Dokolo est une publicité qui remonte aux années 1963-1967.
Djamba Yohé,
Gaston-Marie F.
Le Congolais de l’Atlantique Nord,
Ottawa, le 14 octobre 2012,
Canada.
La seule solution…
“La seule solution c’est de prendre les armes et chasser Kanamabe. C’est tout !”
Ceux qui ont pris les armes jusqu’à présent ne combattent pas les rwandais, mais leurs propres frères congolais ! Là est la faiblesse de la thèse que tu soutiens depuis le début et à laquelle je ne peux pas adhérer.
Il faut arrêter et faire juger Kanambe démocratiquement – Dieu sait que cela est possible – et non pas le chasser, pour le laisser partir sans que justice ne soit faite aux millions de familles laisées dans la RDC et hors RDC. Il a tué, il tue et tuera encore, bien au-delà de 2016, si notre attitude à l’égard de son régime ne change pas radicalement.
Notre devoir est de le faire arrêter ; et avec lui, tous ces congolais qui lui font allégence !
Comment y arriver ?
Commençons par nous mettre autour de la table pour élaborer un plan d’attaque robuste et résistant à toute épreuve et afin d’éviter les dérapages, tels que ceux du passé : Mai-Mai, UPC, FIPI, MLC, RDC, CNDP, etc.
Si les tenors de la politique congolaise ne veulent pas venir autour de cette table entourée des patriotes, ne les attendons pas ! Travaillons avec la base : ils vont être obligés de nous rejoindre ; sinon, ils perdront leur place dans l’âme de l’électeur et ne traverserons pas le cap de 2016 ! Agir autrement, c’est manquer du bon sens, manquer du courage politique ; c’est être sans foi ni loi.
RDC : quoi faire encore ?
[4:29:51] zambuana joaquim: Diomi finalement libre…exchange contre la Francophonie http://www.youtube.com/watch?v=Z2MS7WfBBcE
[10/10/2012 21:29:24] RADIO TV KIMPWANZA LA VOIX DE LA RESISTANCE: Ce mercredi 10 octobre 2012 à 20h30 de Paris il y a grand débat politique ,Frontallement Francois Hollande frappe Hypolite Kanambe dans ce terme:<< La situation dans ce pays est tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie et de la reconnaissance de l’opposition.>>Qu’en pensent les Congolais?
Ca va se passer sur http://www.radiotvkimpwanza.info
[10/10/2012 21:34:02] bambis61: (y)
[17:17:17] yav.muyet: (n)
Non, chers frères congolais, la libération de Diomi, s’il y en est une, ne doit pas être considérée comme un échange contre la rencontre des francophones à Kinshasa.
Nous tous qui soutenons le président élu des congolais, M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, contre l’imposteur et tricheur, M. Joseph Hyppolite Kanambe, devons user des tous les moyens légaux pour que celui qui a illégalement arrêter Diomi soit jugé, fut-il celui que certains congolais accepte comme président de la RDC, malgré ces tricheries, tripatouillages électoraux et nombreux assassinats.
Nous, dans le cadre de notre participation au Projet 2014, proposons à tous les congolais patriotes de nous rejoindre dans une lutte sans merci contre l’illégalité dans notre pays, d’où qu’elle vienne, du pouvoir ou de l’opposition. Nos petits-fils, fils, frères, parents et grands-parents ne peuvent pas continuer à mourir de la sorte, dans les deux Kivu particulièrement, à cause de notre passivité, de notre trahison de la cause de la patrie.
Que la rencontre de la francophonie se tiennent ou pas à Kinshasa ne changera n’améliorera rien à la situation chaotique que prévaut au Congo. La paix et la prospérité ne seront pas notre au cours de ce mandat ni du prochain, si rien n’est fait par nous pour arrêter notre tolérance du mal. Dieu a en horreur
Nous, congolais, toujours niais, croyons aux belles paroles de certains politiciens qui connaissent nos faiblesses au bout des doigts depuis belle lurette !
Quoi qu’il en soit, il ne revient pas au président français, M. François Hollande, de sauver le Congo. Il peut nous aider à la hauteur de son humanisme si nous faisons appel à son soutien.
[17:34:49] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Pour qu’il en soit ainsi, je propose une rencontre entre nous congolais de l’opposition d’abord et avant toute chose. Cette rencontre nous permettra de dire :
[17:35:29] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 1° ce que nous désirons faire de notre Congo hérité de l’indépendance pour laquelle Lumumba a plaidé et est mort ;
[17:36:51] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 2° pour arrêter un plan qui nous permette d’engager une fois pour toute notre population derrière le président élu, M. Etienne Tshisekedi wa Mulumba, afin d’arrêter et juger les imposteurs, colonisateurs et les traitres qui pullulent dans notre Etat ;
[17:38:05] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: 3° engager un programme robuste de pacification et de promotion du développement local et national de la RDC pour jusqu’à nous hisser au rang de la 1ère puissance africaine ou mondiale, s’il le faut.
[17:39:34] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Pour ce faire, nous engageons les congolais patriotes à travailler dur comme fer pour mobiliser autour du Projet 2014 en vue de la transformation de la République actuelle en une Union d’états indépendants dans le souci de couper l’herbe sous les pieds des dictateurs qui nous subjuguent si facilement.
Rutshuru et le M23
Territoire de RUTSHURU : LE M23 DELIVRE LES CARTES D’ELECTEURS AUX ETRANGERS
tuombe kwa ajili ya ici yetu na yamaa zetu , mungu atupatie Mapendo na uruma juu ya siku zinazo kija tuzifanye zenyi kima amani kati yetu
— En date de : Mar 9.10.12, ARSENE KAMBALE <k_arsene@yahoo.fr> a écrit :
De: ARSENE KAMBALE <k_arsene@yahoo.fr>
Objet: Tr : [vathunga] Territoire de RUTSHURU : LE M23 DELIVRE LES CARTES D’ELECTEURS AUX ETRANGERS
À: « vathunga@yahoogroups.com » <vathunga@yahoogroups.com>
Cc: « kamberekalu@yahoo.fr » <kamberekalu@yahoo.fr>, « jmndaliko@gmail.com » <jmndaliko@gmail.com>
Date: Mardi 9 octobre 2012, 16h03
Maitre bonjour ,
c’est vrai la democratisation va aider , mais nous devons aussi evaluer quels sont les obstacles ….Il ya deja des murmures dans la MP a propos du changement de la constitution pour permettre un 3e mandat . Des attitudes pareilles n’aderont pas du tout
merci
—– Mail transféré —–
De : « kamberekalu@yahoo.fr » <kamberekalu@yahoo.fr>
À : vathunga@yahoogroups.com
Envoyé le : Mardi 9 octobre 2012 15h11
Objet : Re: [vathunga] Territoire de RUTSHURU : LE M23 DELIVRE LES CARTES D’ELECTEURS AUX ETRANGERS
Na bingine tungali tutabisikiyaka tu; mais pour moi; c’est de ne plus reculer dans le processus de la démocratisation! Et j’y crois! Me KKF
Sent from my BlackBerry® smartphone
From: ndebo balikwisha <amesa_asbl@yahoo.fr>
Sender: vathunga@yahoogroups.com
Date: Tue, 9 Oct 2012 10:14:11 +0100 (BST)
To: vathunga@yahoogroups.com<vathunga@yahoogroups.com>
ReplyTo: vathunga@yahoogroups.com
Subject: Re: [vathunga] Territoire de RUTSHURU : LE M23 DELIVRE LES CARTES D’ELECTEURS AUX ETRANGERS
Muthunga Bob
Autant que nous condamnons ces actes du M23 pour le recensement des étrangers, nous condamnons aussi les irrégularités de la CENI et leurs complices; partout où ils se sont posées à Goma, Masisi, Rutshuru, Beni; etc
J’ai moi-même vu un muthunga qui se plaignait d’un député qu’ils ont favorisé à la CENI et dont ils n’ont plus de ses nouvelles. Je lui ai dit que si le Congo ne décolle pas aujourd’hui c’est aussi à cause de lui.
NDEBO
De : Bob Kighoma <bkighoma@gmail.com>
À : vathunga <vathunga@yahoogroups.com>
Envoyé le : Mardi 9 octobre 2012 9h24
Objet : [vathunga] Territoire de RUTSHURU : LE M23 DELIVRE LES CARTES D’ELECTEURS AUX ETRANGERS
Bonjour Vathunga !
Je ne suis pas surprise de la nouvelle sur la livraison de cartes
d’électeurs par les citoyens de M23. Je dis bien CITOYENS étant donné
que le gouvernement et son actif porte-parole Mende n’ont jamais dit
haut et fort que M23 n’est pas à la congolite.
Le gouvernement doit être conséquent de toutes ces failles. Je cite’’
ne voyons pas seulement les cartes d’électeurs délivrés par M23. Il ya
aussi d’autres erreurs que la CENI de Ngoy en complicité avec Kabila
Joseph ont entrainé expressément. L’honorable Martin Fayulu et autres
amis de l’opposition ont insisté sur la question de l’audit du fichier
électoral, la réponse fut le langage de sourds. J’espère que ce
dossier est encore frais dans la mémoire virtuelle de plus de
congolais, qui suivent les éventements politiques en RDC et le
processus électoral. Tout cela dans quel visé ? : FRAUDER LES
ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES
J’ajoute encore un gouvernement digne de soi, ne peut pas identifier
ses citoyens en base d’une carte d’électeur…..non….non….. Loin de là.
Si cela est pris au sérieux…..Alors quel sera le travail de ministère
de l’intérieur ?, le service de l’Etat civil et autres ?
Soutenir cela c’est encourage le défi et autres faiblesses de ce gouvernement.
Si je fustige le gouvernement sur la question de la CENI de Rutshuru
et la CENI de M23, circonscription dans la quelle, j’étais candidat
député national au parti politique de l’ECIDE, j’ai mes raisons
personnelles et je suis prêt a me défendre :
1. Je suis parmi les candidats qui auraient découvert les
irrégularités dans la base de données de fichier de la CENI de liste
des électeurs dans cette circonscription le jour du vole (le 28
novembre 2011). Ce bureau de la CENI-Rutshuru aurait aussi constaté
cela, il s’était réuni pour la circonstance et le communique a été
dépêché à la radio RACU et autres, etc. vers 15h. On trouvait les
électeurs de Kibumba, de Goma, de Masisi, de Kavumu, Miriki, de
Masereka, dont leurs noms apparaissaient dans les bureaux de vote de
Kiwanja, surtout dans le quartier de Lweshe, Buzito, qui est mon
fief naturel et l’inverse fut fait. Nous étions la avec les amis de
l’UDPS, de Camps de la patrie, de PTC, de l’UNC, de DCF N, etc. Ces
irrégularités furent partout dans ce territoire. Vous vous rappellerez
que résultats électoraux de Rutshuru ont été recomptés et republié.
2. J’étais le candidat député National qui a été arrêté vers 19h00 et
relâchée après par la police et le FARDC Songa mbele vers 21h00, au
centre de vote se trouvant tout près de la MONUSCO, derrière la
mosquée musulmane. aussitôt que non innocence a été prouvée. Au motif
lointain de ce dossier précité et incident mineur qui s’était produit
ce jour là lors de vote.
Nos frères Vathunga, il ya beaucoup d’histoires dans ce pays. Et quand
nous le mettrons au lieu public, certaines personnes vont fuir ce pays
de Lumumba, de Mobutu, de Nyamwisi Muvingi.
Quand nous faisons nos analyses, ne soyons pas juge et partie. Ne
soyez pas surpris de ces genres de cartes d’enrôlement, c’est une
continuité d’exécution de ce qui était déjà officiellement fait par
les hauts citoyens congolais Mulunda et son patron. M23 connait déjà
le secret !
Lire et réfléchir sur quoi et pourquoi ?
De : africa-t@googlegroups.com [mailto:africa-t@googlegroups.com] De la part de Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu
Envoyé : lundi 8 octobre 2012 14:43
À : africa-t@googlegroups.com; ‘DC’
Objet : Lire et réfléchir ?
Il n’y a pas qu’en RDC que les citoyens n’aiment pas lire ou réfléchir.
Comme dans toute société peu instruite, nous sommes encore accros de la danse et de la mysticité. La lecture et la réflexion ne nous intéressent pas. En effet, nous ne sommes pas encore assez nombreux à savoir lire, ni assez nombreux pour avoir accès à des lectures utiles ou intéressantes. Les peuples sont pauvres et ne sauraient pas acheter les livres, si de bons étaient disponibles.
Avec des hommes d’Etat tels que ceux que nous avons eu depuis la fausse indépendance de 1960, le pays ne peut pas avancer, ne peut pas ne pas sombrer. Pour cette raison, les églises dites du réveil et celles des bokokistes sont bondées, de femmes majoritairement.
Nous avons soif que nos dieux ou même que Dieu agissent à notre faveur pendant que nous dansons, buvons et nous marions. D’un point de vue spirituel, nous sommes encore loin de prétendre à quelque bénédiction que ce soit ; l’idolâtrie caractérisant nos comportement.
Que devrions-nous lire et sur quoi faudrait-il réfléchir ? Le Projet 2014, dans son invitation à travailler autour d’une table pour décider, ensemble, de ce que nous souhaiterions faire de notre pays, la RDC.
De : africa-t@googlegroups.com [mailto:africa-t@googlegroups.com] De la part de Muke Jean-Paul
Envoyé : mercredi 26 septembre 2012 1:36
À : DC
Objet : Tr : « Les Congolais ne lisent pas beaucoup des textes de reflexion, c’est ce que j’ai remarque. La tradition orale nous a habitues a parler sans trop perdre le temps de la reflexion d’ou, tout ce qui est ecrit a ce propos fatigue » Kalombo Kabengu.
J.P.
—– Courriel transféré —–
De : Muke Jean-Paul <jpaulmuke@yahoo.ca>
À : « kivu-avenir@yahoogroupes.fr » <kivu-avenir@yahoogroupes.fr>; « mediascongolais@yahoogroups.com » <mediascongolais@yahoogroups.com>
Cc : « Congo-Uni@yahoogroups.com » <Congo-Uni@yahoogroups.com>; « congkin-tribune@yahoogroupes.fr » <congkin-tribune@yahoogroupes.fr>; Congokin Tribune X <congokin-tribune@yahoogroupes.fr>
Envoyé le : mardi 25 Septembre 2012 19h20
Objet : « Les Congolais ne lisent pas beaucoup des textes de reflexion, c’est ce que j’ai remarque. La tradition orale nous a habitues a parler sans trop perdre le temps de la reflexion d’ou, tout ce qui est ecrit a ce propos fatigue » Kalombo Kabengu. Re: [KIVU-AVENIR] Re: [MediasCongolais] Re: [Congo-Uni] Pr José Dianzungu : » 95% d’étudiants n’ont jamais lu un seul livre depuis leur naissance ! »
« Les Congolais ne lisent pas beaucoup des textes de reflexion, c’est ce que j’ai remarque. La tradition orale nous a habitues a parler sans trop perdre le temps de la reflexion d’ou, tout ce qui est ecrit a ce propos fatigue » Kalombo Kabengu.
Bien cher Arthur Kalombo Kabengu,
Le professeur José Dianzungu a raison comme tu le souligne si bien.
1. Nous sommes devenus allergiques à toute réflexion qui devient un somnifère pour nous. Nous n’avons plus de temps pour lire:
« N’etant pas dans une salle de redaction d’un journal avec un secretaire de redaction ou un directeur de publication pour veiller au grain de tous les articles avant de signer un bon a tirer, tout y passe. Des fautes de conception, de frappe, de grammaire et tout le reste. Who cares? Chacun se doit de relire son posting avant de poster s’il en a le temps. Mais ce dernier faisant toujours defaut en plus de fatigue, la plupart des postings sont des brouillons que lancons sur le net. Ainsi va la vie ». Kalombo Kabengu
2. Et à la place, nous préférons des racourcis des rumeurs et des affirmations gratuites, comme on le remarque même ici sur nos fora. L’esprit critique n’est pas toujours au rendez-vousParfois, c’est la pensée unique et inique, surtout partisanne sans probité intellectuelle et impartialité avec beaucoup de complexe, de condescendance, suivie de la chasse aux sorciers: » Qui n’est pas avec moi est contre moi » Et vous le dénoncez si bien ici:
« Les fora avaient foisonne pour la gloire de leurs fondateurs qui peuvent bloquer les postings meme les plus interessants peut-etre parce que cela porterait atteinte a leur propre gloire. Ils ont fini par exacerber les bonnes volontes ».Arthur Kalombo
En plus du virus de la JMPR avec la facilité dénoncée et la loi du moindre effort de la médiocrité, c’est plus profond que le simple système d’éducation axé sur la lecture et l’écriture. Et cela est valable à toutes les époques depuis Mobutu jusqu’aujourd’hui. Le problème est plus éthique comme le dit Mbelu en ces termes:
« Vouloir construire des institutions crédibles à partir d’un processus dont la crédibilité laisse à désirer, c’est trahir la vérité même si cela rapporte de l’argent ». ( Rev. Mbelu)
http://www.youtube.com/watch?v=k1BfRyWVIN0&feature=player_embedded
C’est ce manque de courage de la vérité qui paralyse notre pays, puisqu’il y aurait des sujets fâcheux, sensibles et tabous; et l’on peut se demander quel État de droit allons construire avec cet esprit de mutisme, puisque cela ne fait pas notre affaire comme tu le dis toi-même ici:
« Quelqu’un a demande pourquoi les Munkamba, Tshisekedi et autres survivants de l’epoque ne veulent pas parler. Les Congolais peuvent aller a la CIA poser des questions sur cela et meme sur la mort de Kennedy dont les dossiers sont encore tenus secrets parce que certains des conspirateurs sont encore vivants. Pour ne pas remuer le couteau dans la plaie, on attend que tous les temoins disparaissent. L’ancien ministre de Tshombe, Munongo, qui avait voulu parler a la CNS a ete refroidi la veille de son adresse. Qui en parle? »KK
Merci encore pour cette interpellation qui dépasse le simple aspect de l’éducation pour la lecture et l’écriture, mais qui pose un vrai problème éthique: quels congolais pour quel projet de société. Car, on n’a que le peuple qu’on a formé selon des valeurs précises. Nous l’avions déjà dit en vue de la constitution d’une unité nationale avec un peuple ayant son identité avec des valeurs qui le caractérise.
Sinon, nous aurons toujours ces conflits qui nous divisent pour mieux nous réduire en esclavage avec notre propre complicité comme nous le déplorons aujourd’hui, même si la pression est extérieur, les marionnettes, auteurs de la haute trahison sont encore et toujours parmi nous!
Au plaisir!
J.P.
De : Arthur Kalombo <arthur.kalombo@gmail.com>
À : mediascongolais@yahoogroups.com
Cc : « Congo-Uni@yahoogroups.com » <Congo-Uni@yahoogroups.com>; « congkin-tribune@yahoogroupes.fr » <congkin-tribune@yahoogroupes.fr>; Congokin Tribune X <congokin-tribune@yahoogroupes.fr>
Envoyé le : mardi 25 Septembre 2012 1h56
Objet : [KIVU-AVENIR] Re: [MediasCongolais] Re: [Congo-Uni] Pr José Dianzungu : » 95% d’étudiants n’ont jamais lu un seul livre depuis leur naissance ! »
Pour le Professueur Jose Dianzunu, 95% d’etudiants n’ont jamais lu un seul livre depuis leur naissance!
Cela frise une insulte mais puisqu’il a mene une etude qui l’a convaincu de cet etat de chose, acceptons. Mais c’est possible si on se referre a l’etat mental des parents au-lendemain de l’independance, parents qui voulaient tous voir leurs enfants poursuivre leurs etudes jusqu’à l’universite pour devenir des cadres du gouvernement. Il faut comprendre que leur eventail de connaissances a propos de la formation universitaire était limite aux cadres du gouvernement. Une technique agricole était consideree comme un echec de l’instant que les parents a la campagne ne voyaient pas leurs enfants devenir planteurs comme eux avec la pauvrete qui sevissait en milieu rural par le fait d’etre plateurs justement.
A cote de cet element parental, le système d’enseignmement belge dont nous avons herite le modele, n’était pas pour favoriser les choses : l’utilisation abusive de la mémoire qui n’était pas pour developper l’intelligence de l’enfant par un esprit de recherche a fait des Congolais plus theoriciens que praticiens. On dirait qu’il existe une separation entre la theorie et l’application dans les faits de cette theorie !
L’eleve, oblige a tout retenir par cœur disposait de peu de temps pour lire et decouvrir d’autres ecrits sur la matiere. Bref, pour la plupart de temps, l’eleve memorisait son syllabus pour passer de classe. D’autres connaissances que l’eleve pouvait apporter dans les connaissances recues devenaient un sujet de conflit entre le professeur et l’eleve qui pouvait etre considere comme pretentieux.
Or l’on sait que la connaissance est une denree perissable qu’il faut redecouvrir regulierement toute la vie en vue de la maintenir, de l’enrichir.
Revenons a la memorisation. Une fois que la mémoire a été habituee a tout retenir, elle n’a pas le temps de revoir le cours d’une manière sythetique pour la meilleure comprehension et une vision d’ensemble facile a acquerir le savoir reel. Si on arrive pas a etre capable d’analyser comparativement son cours par la lecture d’autres auteurs, le savoir devient douteux car apres les examens la mémoire ne se souvient pas de tout le syllabus. Ca c’était l’enseignement belge au Congo.
Il y avait un autre aspect et non moins important: Buser les eleves. Certains professeurs etaient meme appeles BUSEURS. Les examens etaient des joutes entre les professeurs et les etudiants. Moins les etudiants reussissaient, plus les professeurs etaient fiers d’eux-memes. Mais par contre ici aux Etats-Unis, les etudiants cotent leurs professeurs a la fin de chaque semestre, et ceux-ci peuvent perdre leur emploi si les cotes des etudiants s’averent en dessous de la moyenne.
La veritable periode qui a ete a la base du cataclisme remonte a 1967 avec la sortie de la premiere promotion du cycle d’orientation initie par l’ancien ministre de l’education en 1961, Ngalula Mpandanjila. Un probleme s’etait pose pour savoir a quels examens donner preseance: examens de maturite ou examens d’Etat. Etant donne que le cycle d’orientation avait ete ignore au Katanga, independant a l’epoque, les examens de maturite furent organises et les autres provinces organiserent ces examens d’Etat. Les criteres etaient que les 65% etaient la moyenne pour etre admis en premiere candidature, appellee aujourd’hui graduat de l’universite. Les 50 a 64%, on etait orientes en Pre-Universitaire avant de passer en graduat.
Les premieres annees avant la creation de l’UNAZA, les choses semblerent marcher et meme avant la decheance de l’Unaza.
C’est ici que les choses se degraderent avec l’implication des parents qui voulaiet tous voir leurs enfants au campus. Question d’honneur dans la societe. Mwana na nga aza na kampis! Tous les moyens etaient mis en place. Corruption depuis l’ecole primaire jusqu’a l’universite. Les meilleurs travailleurs sont ceux qui obtenaient moins de points et les farfelus nageaient dans les resultats les plus eleves surtout avec l’appartenance a la JMPR. Le systeme des recommandations.
Puisque les choses pouvaient se monnayer pourquoi perdre le temps a lire et surtout aller passer des heures entieres dans des bibliotheques.
Comme resultat, Monseigneur Tshibangu Tshishiku, Recteur de l’Unaza va s’alarmer du fait que les etudiants qui arrivaient des ecoles secondaires ne maitrisaient pas le francais, langue dans laquelle les etudes etaient donnees. Il proposa l’ajoute d’une annee pour une duree provisoire pour faire la licence en cinq annees au lieu de quatre. Que ceux des eleves doues qui ont passe cinq annees a l’universite au Congo sachent qu’ils avaient ete retardes par les « Bana ya »pas doues pour les etudes superieures.
Apres cette periode, une autre a suivi. Celle des quotas regionaux. Le pouvoir de l’epoque avait estime que dans certaines provinces on avait plus etudie que dans d’autres, on devait favoriser les provinces retardataires au detriment des autres. De recommandation en recommandantion, des bourses d’etudes avaient disparu pour etre distribuees sous les manteaux dans les nganda. La lecture des livres, pourquoi faire? Pas le temps du moment ou le lait et le miel coulaient a volonte dans le pays.
Et lorsqu’on a passe sa jeunesse en rasant les murs des bibliotheques, l’habitude s’etant installee en grandissant, ce n’est pas a la vieillesse qu’on va aimer la lecture. Quand on essaie, elle vous berse et vous endort tout comme la tele ou le cinema endorment beaucoup de telespectateurs. Un hiatus s’est cree entre les enfants nes dans la diaspora et ceux restes au pays et cela creera un choc dans la societe congolaise de demain comme cela l’a ete en Sierra Leone et Liberia ou les anciens esclaves revenus des Etats-Unis etaient plus eveilles que les autochtones. On connait la fin de l’histoire.
Donc, c’est tout le systeme educatif congolais qui est a refaire pour les generations futures.
La lutte pourra se jouer dans les postes de responsabilite avec le système de selection que dans la majeure partie les revenants pourraient briller plus que les autres et se retrouver, pour la majorite, responsables au pays. Ce qui creera une haine interne nuisible a la paix dans le pays. « Bango bakanisi nini parce que bauti poto. Bazua bisika nyonso bongo tokolia bango ? »
Merci au Professeur Dianzungu pour avoir mene cette etude qui va, surement, inspireur les educateurs congolais.
Kalombo Kabengu
2012/9/22 Axel Luyengi <aluyengi@yahoo.com>
Rien d’etonnant lorsqu’on sait comment les points sont attribues aux « etudiants » dans les « universites » et ecoles en RDC et comment toutes ces institutions sont gerees.
Dans un pays ou la culture d’analphabetisme est tres encouragee et meme veneree – Kinshasa, une ville de plus de 8M d’habitants n’a aucune bibliotheque centrale mais est plutot dotee d’une dizaine de stades de football et des milliers d’orchestres qui sont des veritables repaires des voyous nageant dans l’illettrisme absolu! (passez-moi l’expression)- on ne peut esperer le contraire.
Que c’est tristement horrible!
Axel Luyengi
From: Kikombo Ngoy <kingoy@gmail.com>
To: congo-uni <Congo-Uni@yahoogroups.com>
Sent: Friday, September 21, 2012 4:02 PM
Subject: [Congo-Uni] Pr José Dianzungu : » 95% d’étudiants n’ont jamais lu un seul livre depuis leur naissance ! »
Pr José Dianzungu : » 95% d’étudiants n’ont jamais lu un seul livre depuis leur naissance ! «
VENDREDI, 21 SEPTEMBRE 2012 13:24
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Dans une mini-enquête réalisée dans quelques universités de la RDC, notamment dans les universités de Luozi, de Mbanza-Ngungu, de Kimpese, de Kinshasa (ISP Gombe, UPN, UPC), le professeur à la retraite Dianzungu dia Biniakunu José, membre du Conseil d’administration de l’Université protestante au Congo (UPC) révèle que le niveau de l’enseignement en général en RDC est catastrophique. Selon ce spécialiste en statistiques, sur 100 étudiants interrogés, seulement moins de 5 % ont lu un livre entier, tandis que les 95% autres n’ont jamais lu un seul livre depuis leur naissance ! » Quand j’ai rapporté ces résultats à mes amis professeurs de Suède, du Canada, des Etats-Unis avec qui je corresponds sur le niveau de l’enseignement supérieur et universitaire, ils m’ont dit : »N’appelez pas ces gens des étudiants ; parce que pour nous, ils ne sont même pas des écoliers. »
Le niveau des étudiants congolais est si bas que le professeur Dianzungu en a rencontré qui ne savent pas lire.
Docteur en planification de l’éducation, Dianzungu dia Biniakunu a étudié à Nivelles, à l’Université libre de Bruxelles (Belgique), à l’Université de l’Etat de New York à Buffalo aux Etats-Unis d’Amérique. Professeur retraité de l’université Marien Ngouabi à Brazzaville, Pr Dianzungu dia Biniakunu enseigne comme professeur visiteur à Bujumbura, à Libreville, à Kikwit, aux Etats-Unis. Aujourd’hui, cet homme de sciences se consacre dans l’environnement. Il est l’auteur de »Nsi yankatu ngongo eto » (1989, Nous refusons un pays désert, NDLR) et »Endiguer la désertification » (1991), la version française de la première œuvre. Il vient d’écrire une pièce de théâtre satirique dans laquelle les jeunes critiquent les adultes, de manière acerbe, sur leur gestion du pays.
L’Observateur s’est entretenu avec cet homme de sciences qui nous a révélé bien des maux qui minent l’enseignement congolais.
Professeur José Dianzungu, vous êtes un enseignant d’université à la retraite. Que pouvez-vous dire sur le niveau actuel de l’enseignement supérieur et universitaire ?
Comme je ne suis plus un enseignant actif depuis bientôt 20 ans, même si je réalise des visitings dans d’autres pays comme les Etats-Unis, je n’ai vraiment pas pour le moment un état des lieux, mais je suis resté en contact avec les étudiants en milieux supérieur et universitaire, donc notamment par certains aspects de l’acquisition des savoirs et des savoir-faire supérieur et universitaire comme la lecture. Donc à partir de la lecture, je peux dire que l’état des lieux est terriblement fâcheux, parce que j’ai rencontré des étudiants qui ne savent pas lire, à l’université, s’il vous plaît…
Vous parlez des étudiants qui ne savent pas lire. Que voulez-vous dire ?
Je veux dire ceci : la lecture comme ayant 3 niveaux principaux : il y a la compréhension littérale, qui consiste à lire un texte et à prononcer ou intérioriser les mots qui sont dedans. C’est l’étape numéro un par laquelle passent tous ceux qui apprennent à lire : les centres d’alphabétisation, les écoliers du primaire, etc. Puis, l’étape de compréhension qu’on appelle la compréhension critique, parce que de la même manière que nous pouvons dire des faussetés, mentir, exprimer lorsque nous parlons et nous pouvons faire autant lorsque nous écrivons, il ne suffit pas à un apprenant et à un enseignant d’apprendre à ses apprenants la compréhension littérale. Elle est importante, tout doit passer par là, mais on ne peut pas s’arrêter là, autrement, on ne forme pas parce que dans ce qu’on va lire ou écrire, on doit pouvoir se critiquer soi-même ou l’auteur qu’on lit pour dire que c’est une opinion qu’il érige en fait. Et le 3ème niveau – il intéresse plutôt les artistes – c’est la compréhension esthétique, d’apprécier la beauté d’un texte, les images, la formation des phrases, les figures de style… Donc, quand je dis que beaucoup d’étudiants ne savent pas lire, j’en ai rencontré qui n’ont même pas encore acquis entièrement la première étape, c’est-à-dire la compréhension littérale. J’ai fait cela à peine une semaine à Luozi, parce que je suis en train de recruter des alphabétiseurs. Donc, je les ai soumis à un test de lecture française, un test de lecture kikongo, une dictée française et une dictée kikongo. J’ai constaté que la plupart d’entre eux n’ont même pas encore acquis la totalité de la première phase : la compréhension littérale. C’est qu’ils lisent mais ne comprennent pas ou ne peuvent même pas lire.
A qui incombe cette responsabilité ?
J’ai écrit une pièce de théâtre en kikongo que j’ai intitulé : » Tubebele « . Ce sont des adolescents qui parlent et qui disent qu’ils en ont marre de la manière dont la société est gérée, de la manière dont ils sont encadrés par les adultes, de la manière dont ils sont encadrés dans les écoles. Vraiment une critique acerbe par la jeunesse de la gestion de notre pays.
Premièrement, la faute incombe à l’Etat. Parce que c’est l’Etat qui est garant de l’acquisition par chaque citoyen et chaque citoyenne de ce pays d’un niveau de culture. La Constitution stipule que l’école primaire est obligatoire et gratuite. Or, la fonction primaire de l’école primaire, c’est les 3 objectifs fondamentaux : l’écolier doit acquérir la lecture (surtout les 2 premiers niveaux), l’écolier doit acquérir l’écriture (quand vous voyez comment nos jeunes écrivent, c’est incroyable) et l’écolier doit acquérir le calcul. Parce que ce n’est pas tout le monde qui fera l’enseignement secondaire et encore moins l’enseignement supérieur et universitaire. Il faudra donc qu’au sortir du secondaire, cet écolier ait acquis l’essentiel des outils intellectuels d’acquisition de connaissances ou de savoir-faire. Qu’il devienne charpentier, fermier ou agriculteur, etc., il devra lire. C’est vrai que ça ne se passe pas ainsi chez nous, parce que le pays est mal géré. Mais ailleurs, c’est-à-dire les pays que nous voulons imiter lorsque nous parlons de devenir pays émergent, les choses se passent tout à fait autrement.
Vous allez aux Etats-Unis, chaque fermier a un abonnement à au moins un périodique de son domaine et aux Etats-Unis, les périodiques spécialisés, domaine par domaine, c’est innombrable. C’est là qu’il va apprendre comment il va adapter son équipement, son matériel par son travail.
C’est vrai qu’il va retourner de temps en temps dans des centres d’encadrement (des fermiers, des éleveurs), mais l’essentiel de ses nouvelles connaissances, il les acquiert par la lecture. Donc, la lecture, pour moi, dire qu’un étudiant, c’est-à-dire quelqu’un qui a fait six ans au primaire, 6 ans au secondaire, ne sait pas lire, c’est simplement une hécatombe, c’est inadmissible.
Et aujourd’hui, il y a des écoles où les notes [de l’examen d’Etat] sont comprises entre 50 et 52%. Or, au départ, en 1967, quand vous n’aviez pas 60%, vous n’avez pas un diplôme, vous avez un certificat. Ce qui veut dire dans la plupart des écoles, nos élèves échouent. On accorde des diplômes à des gens qui ne le méritent pas. Je vais vous donner un exemple d’un pays développé où j’ai étudié. L’année où je quittais les Etats-Unis en 1980, il ya un ancien bachelier de l’Etat de New York où j’ai étudié qui a porté plainte contre l’Etat de New York. Pour le motif qu’on lui avait décerné un diplôme (un baccalauréat, le diplôme de secondaire là-bas) qui ne signifiait rien. La raison ? Il est passé par plusieurs entreprises pour chercher de l’emploi. Or, aux Etats-Unis quand vous cherchez de l’emploi, on vous fait lire. Et partout, on lui a dit qu’il ne savait pas lire [rires]. Alors, il a intenté un procès à l’Etat de New York au motif qu’on lui avait décerné un baccalauréat qui n’avait aucune signification. Il a gagné le procès [rires] et a été dédommagé à coups des millions de dollars. C’est pour vous dire que la lecture est tellement fondamentale que si on n’a pas acquis cette capacité-là, on n’est pas grand-chose dans la vie.
Donc, pour vous dire que, le premier responsable c’est l’Etat car c’est lui qui organise l’enseignement, c’est un monopole. Il peut, bien sûr, accorder le pouvoir à d’autres personnes, mais sous son contrôle. Il l’a fait chez nous, il a attribué des écoles à des Eglises, à des associations, mais toujours sous la surveillance et le contrôle de l’Etat. Parce que c’est l’Etat qui doit organiser, l’Etat qui doit former, recruter les enseignants. Or, quand j’étais préfet des études dans les années 1960, pour utiliser un G3 comme professeur au cycle long, en 5e et 6e secondaires, il fallait détenir l’autorisation du ministère de l’Education nationale.
Parce qu’un G3 n’est pas habilité, d’après nos textes, à enseigner au cycle long. Il peut enseigner seulement entre la première année du cycle secondaire et la 4ème année, c’est-à-dire le cycle court. Ce sont les licenciés et seuls les licenciés qui enseignent au cycle long. Et aujourd’hui, les instructions n’ont pas changé. Or, aujourd’hui, dans nos écoles, surtout en milieux ruraux, enseignent en 5ème et 6ème secondaires, des diplômés d’Etat, même les cours de spécialité sont remis à des diplômés d’Etat. L’Etat voit et accepte ça. Pour moi, c’est incompréhensible, pour moi, c’est un Etat irresponsable, d’après nos propres textes, c’est dans la Constitution, c’est dans les directives du ministère de l’Education nationale. Quand on ne fait pas ce qui revient dans le cahier des charges, on est à côté.
La responsabilité de l’Etat se situe à un tel niveau qu’elle englobe presque le reste. Parce que même les parents, c’est l’Etat qui doit les encadrer. Or, ce sont les mêmes parents qui sont dans cette situation dans laquelle on pousse l’école à faire monter de classe un enfant qui a échoué. Parce qu’il a payé ses frais scolaires, on doit le faire monter de classe. Il y a des écoliers et des élèves qui ne savent pas lire, mais qui passent de classes. Un conseiller d’enseignement primaire à qui j’ai posé la question de savoir si les instructions en matière de passage de classe ont changé, m’a répondu : » Elles n’ont pas changé, mais c’est nous les gestionnaires qui avons changé « . [Rires] Car, quand j’étais en fonction, il était inconcevable qu’un élève qui ne sait lire puisse monter de classe.
Donc, les parents, les élèves et, naturellement, l’école, ont des responsabilités. Dans certaines universités du Bas-Congo, il y a des cours qui sont assurés par des licenciés ; des fonctions comme secrétaire général académique, par des G3. Ça doit être assumé par un doctorat de thèse, c’est-à-dire qui a soutenu une thèse, c’est lui et lui seul peut être un secrétaire général académique. Faire autre chose, c’est vraiment se moquer des textes, c’est se moquer du sérieux.
Est-ce que le système d’enseignement lui-même n’est pas à incriminer dans cette situation ?
Oui, quand je dis l’Etat, c’est y compris le système qu’il a mis en place. Je vais vous donner un exemple : vous trouvez en 6ème primaire, un écolier qui ne sait pas lire. Qui est responsable ? C’est l’Etat. Parfois, cet écolier peut lire un texte écrit en écriture cursive, c’est-à-dire manuscrite, mais incapable de lire le même texte écrit en caractères imprimés [Rires]. La raison est que pendant toute sa scolarité, il n’a jamais lu dans le livre et donc il n’a jamais rencontré les caractères imprimés.
Moi, quand j’étais écolier et élève, et ensuite chef d’établissement à Nsundi Lutete et à Kimpese, [dans le Bas-Congo,NDLR] dans chaque discipline chaque élève avait au moins un livre. A l’école secondaire, il y avait des cours où j’avais jusque 2 ou 3 livres. C’est important. Parce que de la même manière qu’à l’université, l’enseignement qui se fait dans l’auditoire, la grande orientation, le guide, c’est le squelette, mais c’est la chair, le sang et l’eau, à l’étudiant de l’ajouter par la lecture, notamment des livres. C’est pour cela que dans chaque école sérieuse, il y a au moins une bibliothèque, il y a des livres pour toutes les disciplines. C’est pour vous dire que les nôtres ne sont pas sérieuses, parce que vous trouverez rarement des bibliothèques même là où on en a laissé.
On doit apprendre à lire, mais on encourage la lecture qui n’est pas spécifiquement pour les cours, mais pour l’élargissement de la culture, des connaissances, ce qui est très important pour le 3ème millénaire au début duquel nous nous trouvons.
Vous avez parlé, en l’effleurant, d’une enquête que vous avez menée dans certaines universités. A quels résultats avez-vous abouti ?
Des résultats plus que catastrophiques. C’est une enquête que je n’ai pas encore terminée car je n’ai pas encore été à l’Unikin, mais j’ai été à Luozi, à Kimpese, à Mbanza-Ngungu et ici à Kinshasa, j’étais à l’ISP Gombe, à l’UPN et à l’UPC. J’ai interrogé les étudiants de G1 à L2 sur la lecture. La question était : l’année 2010, combien de livres entiers avez-vous lus ? Mais je ne compte pas dedans les syllabus, mais des livres que vous auriez achetés, que vous auriez empruntés soit à la bibliothèque, soit auprès d’un ami.
J’ai trouvé le résultat suivant : moins de 5 % ont lu un livre entier et les 95% autres n’ont jamais lu un seul livre depuis leur naissance ! Quand j’ai rapporté ces résultats à mes amis professeurs de Suède, du Canada, des Etats-Unis avec qui je corresponds sur le niveau de l’enseignement supérieur et universitaire, ils m’ont dit : » N’appelez pas ces gens des étudiants ; parce que pour nous, ils ne sont même pas des écoliers » [Rires]
Dans les milieux américains et canadiens, par exemple, un élève qui termine l’école primaire a déjà lu des centaines si pas des milliers de livres. Moi-même, quand nous étions aux Etats-Unis, au départ, nos enfants étaient tous au primaire, mais vers la fin, un seul était au primaire et les deux autres au secondaire, nous avons trouvé que la place de la lecture dans la culture américaine était telle que nous n’avons pas hésité à faire acquérir cette même capacité à nos enfants…
Vous avez parlé des universités où il manque des bibliothèques. A qui la faute ?
Des universités sont organisées par qui ? Les grandes universités (Kisangani, Kinshasa, Lubumbashi), c’est l’Etat. Il y a d’autres institutions d’enseignement supérieur et universitaire. Même celles qui sont privées, elles sont considérées comme des établissements publics, c’est-à-dire dont les programmes et les institutions elles-mêmes sont agréées par l’Etat.
Aux Etats-Unis et dans tous les autres pays développés, quand on dit qu’aux Etats-Unis, l’université n°1, c’est Harvard, le hasard fait c’est aussi la plus ancienne (mais ce n’est pas pour cette raison). La raison principale, c’est que c’est cette université qui possède le plus de livres à la bibliothèque. Et dans ces pays, pour créer, une institution d’enseignement supérieur, il faut que vous ayez avant l’ouverture au moins 250 ouvrages dans la bibliothèque.
L’Etat congolais doit en faire une exigence obligatoire : vous ne créez pas d’institution d’enseignement supérieur ou universitaire si vous n’êtes pas capable de leur donner le nombre d’ouvrages qu’il faut.
Revenons à la vitesse de la lecture. Que voulez-vous dire à ce sujet ?
Le jour où vous voulez aller étudier aux Etats-Unis, on vous fera passer un test qu’on appelle TOEFL (test of english as foreign language). Tous les étrangers qui vont aux Etats-Unis pour des études doivent affronter ce test. C’est pour savoir si vous avez acquis le niveau de compréhension littérale et critique suffisant. Si ce n’est pas le cas, vous devez commencer par apprendre l’anglais. L’objectif est de savoir si vous devez passer par une période d’apprentissage de l’anglais.
Et dans cet apprentissage de l’anglais, l’un des éléments les plus importants qu’on va vous faire acquérir, c’est la vitesse de la lecture. C’est-à-dire combien de mots par minute vous êtes capable de lire. Et aux Etats-Unis, si vous n’êtes pas capable de lire entre 300 et 350 mots par minute, on va vous dire qu’à cette vitesse de lecture, vous n’avez pas de chance de réussir. Ils vont vous laisser si c’est vous-même qui payez les études, mais si c’est eux qui paient, il faut que vous augmentiez votre vitesse de lecture.
La raison est simple : aux Etats-Unis – et moi c’est comme cela que j’enseignais aux Etats-Unis, à Brazzaville, à Libreville, à Bujumbura, à Nairobi, – le premier jour des cours, la première rencontre entre professeur et étudiant, le professeur vous remet une feuille A4 sur laquelle sont inscrits les objectifs et les exigences du cours pour le réussir.
Parmi les exigences, il y a justement la lecture, beaucoup de lecture. Le professeur va vous dire, avant de venir à mon examen, il faut avoir lu tel ouvrage, entier alors. Ensuite, quelques chapitres dans d’autres ouvrages et naturellement 3 ou 4 articles des périodiques scientifiques.
Le président Kennedy lisait jusqu’à 1000 mots par minute. C’est des innovations qu’on doit introduire dans notre enseignement. Or, à l’école américaine et canadienne que je connais bien, la vitesse de lecture s’enseigne dès l’école primaire. On mesure à quelle vitesse l’enfant lit. Plus on avance, plus on monte aussi en vitesse.
Y a-t-il d’autres éléments à ajouter ?
J’ai commencé par dire que les 3 objectifs de l’école primaire, c’est la lecture, l’écriture et le calcul. Le ministère de l’Education nationale (EPSP, NDLR) doit faire en sorte que les instructions soient suivies en matière de gestion des écoles, notamment les conditions de passage d’une classe à la classe supérieure. On ne peut pas, à l’école primaire, faire monter une classe à un écolier qui n’a pas acquis la compréhension littérale, c’est-à-dire qui peut lire à vive voix, il faut aussi une partie de la compréhension critique. A Luozi, j’ai vu des étudiants incapables de lire silencieusement. Parce que, j’ai compris que dans nos écoles primaires, quand on n’a pas de livres, on va lire quoi silencieusement ? [Rires]
Je trouve criminel – je pèse bien les mots – de faire passer à un écolier 6 à l’école et ne pas lui faire acquérir la capacité de lecture. Pour moi, c’est un crime. Ca doit cesser. Pour cela, il faut que toutes nos écoles soient aux mains des enseignants dont l’aptitude à enseigner, l’aptitude à lire, l’aptitude à écrire ont été attestées. Il ne suffit pas de recruter sur la seule base du diplôme, parce que le diplôme dans notre pays est trompeur. Donc, il faut qu’un enseignant au primaire, au secondaire et à l’université soient recrutés sur la base des exigences de l’Etat. Nous les connaissons, il y a un vade-mecum de l’enseignement supérieur et universitaire et au niveau de l’école primaire et secondaire, il y a aussi un vade-mecum qui renferme toutes les instructions de la manière dont il faut gérer, sur tous les plans (discipline, administration, enseignement, vacances, finances, etc.).
Le ministre de l’EPSP, Maker Mwangu, dont j’admire la bravoure, doit se battre bec et ongles pour arracher un budget qui est plus que 2%. A l’époque de Kasa-Vubu, le budget de l’enseignement variait entre 20 et 25% du budget national. Parce que le ministère le plus important en matière d’effectifs, de travail et d’engagement, c’est le ministère de l’EPSP.
Dans ce pays, on achète le diplôme, on achète les notes, on achète les bulletins, on doit mettre fin à cela. Je voudrais entendre le Ministre Maker Mwangu qu’il est opposé à tout cela, sinon il devient complice. Il doit engager l’Etat dans un plan de redressement de l’école primaire et secondaire. Dans ce plan de redressement, il y a le recrutement des enseignants, l’équipement des écoles en matériel, en manuels scolaires et, naturellement, réaliser la gratuité de l’enseignement primaire. Il faut vraiment un redressement radical de notre enseignement. Je sais que la tâche est immense. Je suis réaliste. Je ne veux pas voir ça en 1 an. Mais je voudrais entendre parler d’un plan de redressement de 10 ans ; c’est-à-dire d’ici 10 ans, il n’y aura plus un seul écolier sans manuel de lecture, sans un manuel de calcul, sans un manuel d’écriture. Ce qui est vrai pour le primaire, ça doit aller aussi pour le secondaire et l’université.
J’ai des amis professeurs étrangers qui m’ont dit qu’il ya que le nom qui est resté. Quand ils voient le nombre d’étudiants dans les auditoires, quand ils examinent les laboratoires, les bibliothèques, ils disent que c’est de la farce. [Rires].
A l’UPC, nous venons de mettre en place un plan de redressement de 10 ans. Dans ce redressement, la lecture et l’écriture doivent être le numéro un. Si on ne sait lire ni écrire, on ne peut pas être un citoyen responsable au 3ème millénaire. Parce qu’il n’y a tellement de savoirs et de savoir-faire à acquérir qu’on ne peut pas acquérir sans connaître l’écriture.
La meilleure préservation de la culture et du savoir, savoir-faire, c’est l’écrit. Comme journaliste, vous avez bien fait de choisir l’écrit dans la communication parce que ce que vous allez faire toute votre vie va rester et sera consulté par des générations et des générations.
Or, pour faire cela, il faut qu’à partir du primaire, vous ayez acquis cette capacité de lire et de lire de manière critique. Il faut que vous écriviez des choses qui sont vraies, vérifiables, contrôlables. Vous n’allez pas transformer vos propres opinions en des faits. [Rires]
Propos recueillis par Kléber Kungu
Qui intente à la vie d’ETM ?
Qui et pourquoi intente à la vie d’ETM, le président élu des congolais du 28 novembre 2011, ni attend toujours d’avoir l’impérium ?
L’information qui cicule sur la question se trouve dans la livraison ci-dessous.
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Attentat manqué contre Tshisekedi?
Publié par La Rédaction le 10 October 2012.
Publiée dans Actualité, La une, Politique
Source: http://www.direct.cd http://webcache.googleusercontent.com/search?q=cache:http://direct.cd/2012/10/10/attentat-manque-contre-tshisekedi.html
Etienne Tshisekedi, président national de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) a échappé à un attentat le lundi 08 octobre 2012 au beau milieu de la journée (13 heures), dans sa résidence de la rue Pétunias, dans la commune de Limete. C’est ce qu’annonce un communiqué daté du mardi 09 octobre et parvenu au Phare sous la forme d’une « Déclaration politique », signé Bruno Mavungu, Secrétaire général intérimaire du parti.
Le coup manqué serait, selon la même source, l’œuvre d’ «un commando constitué de trois éléments armés, identifiés comme agents de l’ex-Demiap (Service de Détection Militaire des Activités anti-Patrie)… Le peloton chargé de l’exécution sommaire d’Etienne Tshisekedi, loin des regards indiscrets, a été surpris lors des derniers réglages de leur forfait dans un immeuble abritant l’école privée ECAM, dans la concession voisine à la résidence du «Lider maximo».
A en croire le Secrétaire général intérimaire de l’UDPS, « ce coup a été déjoué grâce à la vigilance de l’Unité Spéciale de Sécurité commise à la protection de la résidence du président élu par la Monusco (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo), qui est en possession du rapport complet des faits ».
Selon le constat établi par l’antenne de surveillance de la Monusco, les individus arrêtés étaient « porteurs des pistolets de fabrication italienne au numéro de série H 710387 ; N 885298 et A 7101927». Les trois suspects répondraient au signalement de capitaine, lieutenant et simple soldat.
Peu après leur neutralisation et mise aux arrêts, ils ont été remis à la police qui s’est présentée peu après à la résidence d’Etienne Tshisekedi. Quant à ce dernier, il se reposait tranquillement dans sa maison, où ses proches le considèrent comme étant en « résidence surveillée » depuis l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. Car, depuis cette date, il n’est plus libre de ses mouvements. Il ne peut quitter sa résidence que pour des raisons majeures et avec l’autorisation préalable des autorités compétentes.
Dans sa prison dorée, il se trouve sous la haute surveillance d’une équipe d’éléments de la Police Nationale Congolaise, 24 heures sur 24, assistée de l’Unité Spéciale de Sécurité de la Monusco. Depuis presqu’une année, l’entrée et la sortie de la rue Pétunias, dans le secteur de la 1Ome Rue Limete, sont bouclées en permanence et les mouvements des personnes en partance pour la résidence de Tshisekedi ou en provenance de celle-ci sont sérieusement filtrés.
La nouvelle de la tentative d’assassinat sur sa personne s’est répandue comme une traînée de poudre à travers la ville, provoquant du coup un terrible choc dans les milieux des cadres et combattants de son parti.
Dans la sphère dirigeante de l’UDPS comme au niveau de la « base », ce coup fourré avorté est perçu comme l’oeuvre d’une main noire proche du pouvoir. D’aucuns pensent que son élimination physique serait commanditée par ceux qui voient d’un mauvais oeil son rendez-vous du samedi 13 octobre 2012 avec le président français François Hollande, à la résidence de l’ambassadeur de France à Kinshasa. Le franc parler de Tshisekedi et les dossiers du contentieux électoral qu’il détiendrait feraient peur aux auteurs des tripatouillages électoraux de novembre 2011, surtout que le locataire de l’Elysée a déclaré qu’il venait à Kinshasa pour tout dire et tout entendre. Vainqueur non proclamé de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011 car victime d’un hold up électoral, le plus célèbre opposant congolais fait figure, aux yeux de ses partisans, de témoin gênant au sein de la classe politique congolaise dont la plupart d’acteurs ont accepté de passer l’éponge sur les fraudes électorales de l’année dernière. En continuant de réclamer la vérité des urnes, le président national de l’UDPS dérange.
A la lumière de cet attentat manqué, le Secrétaire général Bruno Mavungu demande au peuple congolais « de rester mobilisé et de répondre, massivement aux mots d’ordre et programme d’actions arrêté par le parti dans le cadre de la mobilisation générale contre imposteurs…». L’UDPS invite la communauté internationale à « se rendre plus préoccupée et plus consciente du danger que représente, pour la survie de la Nation congolaise, le groupe sous les ordres » de ceux qui veulent gouverner par les armes. En guise de conclusion, ce parti « considère ce cas malheureux comme une énième distraction des traîtres à la patrie ».
Kimp
José Yango W’Etshiko
(Yajovin)
La francophonie…
Le Congo emboîtera-t-il bientôt la voie du Burundi qui attend se retrouver dans le Commonwealth en se choisissant une ou plusieurs autres langues officielles ?
Dans le Projet 2014, nous proposons, dans le but de briser la colonisation linguistique, qui dérange la plupart depuis 1960, une RDC où nos enfants apprendraient 4 langues, afin de mieux communiquer avec tous nos voisins en fonction de leur positionnement par rapport à nos voisins directs : les langues vernaculaires du Congo, le français, l’anglais, le portugais. Cela ne peut, cela va sans dire, se faire correctement qu’après une préparation conséquente pour ne pas verser dans la médiocrité qui caractérise les politiques linguistiques appliquées jusqu’ici. En 12 ans, nos enfants n’arrivent pas à bien maîtriser un français qui ne se parle qu’à l’école et rarement dans les services publics. En 4 ans, l’anglais est à peine balbutié par la majorité. L’Etat gaspille dans des cours de langue utilisant des méthodes surannées.
Aujourd’hui, la francophonie pose problème. La diaspora, dans sa majorité, considère que ce n’est pas le moment de s’en occuper ; tant l’imposture continue à narguer les congolais.
Les manifestations prévues par l’opposition, notamment par la Majorité Présidentielle Populaires (MPP), parviendront-elles à faire chavirer le bâteau ? Comment sera-ce ?
La livraison ci-dessous nous présente quelques stratégies qui font espérer certains, mais qui personnellement ne nous convainquent pas pour plusieurs raison : le manque d’une stratégie nationale claire et complète, l’improvisation relative, l’engagement insuffisant de membres de l’opposition, la préparation relativement conséquente de l’imposture qui se sait tout de même menacée, un appui important de la francophonie au gouvernement congolais.
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GENERAL-KAWELE –KATA
Plus rien, d’après les sources diplomatiques n’empêche le face à face Tshisekedi Hollande le 13 octobre à la résidence de l’ambassadeur de France à Kinshasa. En marge de ce rendez-vous historique, la Majorité Populaire Présidentielle, plate-forme qui soutien la victoire électorale de Tshisekedi à la présidentielle du 28 novembre vient d’appeler à la mobilisation de la population congolaise pour accompagner le président national de l’UDPS à sa rencontre avec le président français, le samedi 13 octobre.
Dans une déclaration rendue publique par son modérateur Ezulua, samedi au siège de la DC, cette plate-forme appelle le pouvoir en place à respecter le droit de manifester reconnu à la population congolaise par la Constitution.
[13:46:35] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: COMMUNIQUE DE PRESSE
SIT IN A TORONTO CONTRE LE SOMMET DE LA FRANCOPHONIE A KINSHASA – RDC
POUR UNE LARGE DIFFUSION DANS VOS RESEAUX
LES CONGOLAIS ET LES AMIS DU PEUPLE CONGOLAIS DE LA GRANDE REGION DE TORONTO, HAMILTON, DHURAN, NIAGARA, WATERLOO, ST. KATHERINE, KITCHNER, PEEL, HALTON, YORK REGION ET AUTRES SONT CONVIES A PARTICIPER AU SIT IN QUI SE TIENDRA LE 12 OCTOBRE 2012 A TORONTO A PARTIR DE 10H00 SUR L’INTERCESSION DE YONGE ET BLOOR.
Pour en finir avec l’imposture
Pour en finir avec l’imposture – Une invitation de (Graphèle) Paluku-Atoka Uwekomu et de Léon Tuken
Cette invitation de l’opposition à une grande rencontre stratégique vise le démentèlement de l’imposture que plusieurs ont tenté et tentent encore, en vain, de réussir.
Le texte de l’invitation sera dynamiquement généré en fonction des réactions récoltées auprès des tenors de la politique congolaise et de notre base.
Merci donc de le consulter régulièrement pour en obtenir la dernière version.
Préambule
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Depuis 1960, nous congolais, ne nous sommes pas encore mis autour d’une table pour décider de ce que nous voulons faire d’un pays qui n’est pas nôtre mais une émanation de la colonisation ; nous noterons ici que ni la Conférence Nationale Souveraine ni la rencontre de Sun City ne peuvent être être opposé.
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La classe politique congolaise ne fait pas montre de patriotisme ni de sagesse pour élaborer une stratégie qui permette au pays que quitter l’imposture ainsi que l’insécurité, la pauvreté et la médiocrité généralisée qu’elle entretien en RDC.
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La contribution de l’intelligentsia congolaise est négligeable comparée à l’investissement que le pays a consenti en elle.
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La mobilisation de la masse n’est pas organisée par les partis qui sont sensés le faire ; l’ignorance, l’idolâtrie et la superstition qui l’accompagnent, le manque de patriotisme, les meurtres et assassinats règnent en maître.
L’invitation
(Graphèle) Paluku-Atoka Uwekomu du Projet 2014, ainsi que Léon Tuken (à titre personnel), invitent tout congolais qui se sens capable de contribuer à l’élaboration d’une stratégie écrite pour l’éradication propre de l’imposture du Congo de leur écrire (palukuatoka@skynet.be, avec comme objet) en vue de convenir des modalités de la préparation d’une rencontre qui couronnera la stratégie préalablement préparée, à soumettre au président élu des congolais depuis le 28 novembre 2011.
