Un pacte de non-belligérance de plus


    COMMUNICATION OFFICIELLE


    Refonder notre indépendance.
    Reconstruire notre souveraineté.

    Congolaises, Congolais,
    Frères et sœurs d’Afrique,

    Depuis 1960, notre pays vit sous le poids d’un mensonge historique : celui d’une indépendance proclamée, mais jamais assumée, ni construite. Ce que nous avons appelé « indépendance » n’était qu’une passation de relais entre maîtres coloniaux d’hier et valets d’aujourd’hui.

    Les peuples congolais, dans leur diversité, n’ont jamais été sérieusement consultés sur le projet de société commun.
    Jamais réunis pour décider librement de leur avenir.
    Jamais associés à une vision nationale issue de leurs réalités et de leurs aspirations profondes.

    À la place, nous avons eu une succession de régimes autoritaires, corrompus ou complaisants.
    À la place, nous avons toléré – parfois élu – des imposteurs, des marionnettes ou des traîtres, qui se sont servis du pouvoir pour maintenir le peuple dans l’ignorance, la peur, ou la division.

    Ce système doit cesser.
    Il ne tombera pas tout seul. Il faut le démonter.


    Le Projet 2014 : une alternative réelle, structurée et souveraine

    Face à l’échec des élites politiques actuelles, le Projet 2014 s’est donné une mission claire :
    offrir une alternative durable, crédible et enracinée, pour la refondation politique, culturelle, économique et éthique du Congo.

    Depuis plusieurs années, en dehors des projecteurs, nous avons ouvert un espace de travail stratégique, un laboratoire de propositions, un cadre d’analyse et d’action destiné à :

    • concevoir un projet de société complet,
    • le tester sur le terrain, dans différentes provinces et communautés,
    • former une nouvelle génération de leaders conscients, compétents et intègres,
    • bâtir les fondations d’une gouvernance post-coloniale, décentralisée, enracinée dans les réalités locales,
    • rompre avec les cycles de dépendance, de domination et de manipulation imposés de l’extérieur… et entretenus de l’intérieur.

    Agir localement. Penser souverainement. Résister éthiquement.

    Nous affirmons que toute tribu, toute alliance locale, tout peuple du Congo qui choisit de prendre en main son espace de vie avec dignité, dans un esprit de liberté et de responsabilité, participe déjà à la libération nationale.

    C’est par le bas, par les communautés vivantes, par le travail concret et la solidarité de terrain, que surgira un nouvel ordre congolais, libéré du centralisme mafieux et de la soumission volontaire.

    Le Projet 2014 n’est pas un parti.
    Il est une structure stratégique pour la refondation.
    Il ne promet ni postes, ni avantages.
    Il appelle à l’éveil, au travail, à la lucidité.


    Un appel à ceux qui refusent la résignation

    Aux Congolais de bonne foi, où qu’ils soient – au pays ou dans la diaspora – nous disons :
    il est encore temps de reconstruire.
    Mais il faut se lever autrement, penser autrement, agir autrement.
    En dehors des mécanismes de trahison qui régissent la scène politique actuelle.

    Le Projet 2014 reste ouvert à tous ceux qui veulent œuvrer sérieusement à une nouvelle fondation nationale.
    Nous ne cherchons pas la majorité numérique.
    Nous cherchons une minorité décisive, disciplinée, visionnaire, capable de penser à 20 ou 30 ans, et non à la prochaine élection.


    Notre indépendance reste à acquérir.

    Nous ne sommes pas encore libres.
    Mais nous pouvons le devenir.
    Par le travail. Par la vérité. Par la rupture avec les impostures.

    Le combat continue.
    Le Projet 2014 reste en marche.


    Projet 2014 et jeunesse congolaise


    Réponse au compatriote Patient – À propos du Projet 2014 et de la jeunesse congolaise

    Cher Patient,

    Ta question mérite le respect. Elle reflète une inquiétude partagée : *où en est le Projet 2014 ? Qu’a-t-il réellement changé ?*

    Mais pour y répondre sérieusement, il faut commencer par se demander :

    *Qu’attendait-on du Projet 2014 ? Quels étaient ses objectifs ?*

    Et surtout : *comment mesure-t-on réellement un “avancement” dans un projet de transformation profonde ?*

    Des fruits invisibles pour ceux qui cherchent le spectaculaire*

    Très franchement, sans le Projet 2014, *la situation du Congo serait aujourd’hui encore plus déplorable*.

    Quelques exemples concrets, sur le terrain :

    * Une femme injustement détenue à Makala a retrouvé sa liberté après deux ans, grâce à notre sans armes.

    * Le projet de société de la *RDC Libre* et celui porté par *Georges Alula Makita*, ont vu le jour grâce à une dynamique issue du Projet 2014.

    *17 familles entières ont échappé à des massacres* à Rutshuru et Kiwanja grâce à notre présence stratégique.

    *Une dizaine de jeunes ont terminé leurs études supérieures*, contre toute attente, avec notre accompagnement.

    * Et dans le Nord-Kivu, *des jeunes affirment avec conviction* que, sans le Projet 2014, il ne resterait aucun espoir pour le pays.

    Est-ce spectaculaire ? Non. Mais c’est *réel, humain, vital.*

    Des chiffres modestes, mais *une rigueur assumée*

    Tu as raison de dire que nos chiffres sont faibles.

    * Pas 50% de ministres favorable au projet 2014, mais à peine 2%.

    * Pas 3.000 rédacteurs du projet de société, mais *trois personnes dont *une seule très active*.

    * Pas 2.500.000 membres dans Kongo Ya Sika, mais *7 membres engagés*, dont je suis souvent le seul à rédiger 50 pages d’analyse et de proposition par trimestre.

    *Mais est-ce là un échec ?*

    Non. Car dès le départ, le Projet 2014 s’est construit *sur la rigueur, la durée et la qualité*, pas sur le populisme ni la masse.

    Notre objectif était clair dès 1999 à Bruxelles : *30 années de préparation*. Nous y sommes à peine à 25 ans.

    *Ce que le Projet 2014 n’est pas*

    Ce que tu sembles attendre du Projet 2014, Patient, ce sont des *aides humanitaires, des financements, des miracles institutionnels rapides.*

    Mais le Projet 2014 ne propose rien de tout cela.

    Au contraire, nous *appelons à la suppression complète de l’aide humanitaire en RDC*. Elle aliène, elle infantilise, elle retarde notre véritable indépendance.

    Et surtout :

    *Nous refusons tout partenariat avec ceux qui déresponsabilisent le Congolais.*

    *Une vision exigeante pour une jeunesse libre*

    La jeunesse congolaise, disons-le avec franchise, *n’a pas encore pris conscience de son rôle historique*.

    Nos ancêtres ont été ont vendus nos parents, nos parents nous sacrifient en votant pour leurs bourreaux, et nous-mêmes, *nous choisissons chaque jour la résignation, la malédiction, l’ignorance, l’incompétence, l’indiscipline et la peur.*

    Mais tout n’est pas perdu.

    Car *chaque jeune peut décider, ici et maintenant, de son avenir*. Il lui suffit de faire un choix :

    * Continuer à subir ?

    * Ou entrer dans la rigueur, l’engagement, la dignité ?

    *Conclusion : Ce que nous semons aujourd’hui nourrit le Congo de demain*

    Dans 4 ou 5 ans, les chiffres vont grimper. Pas par miracle, mais par *la fidélité à notre méthode de travail.*

    Nous avons vu venir l’échec des accords de Washington et de Doha.

    Nous avons semé sur du roc en avertissant Washington comme Kinshasa.

    Et même si je ne suis plus là dans 30 ans, *ma fierté restera d’avoir tenu la ligne*, avec droiture, comme le doit un Alur qui veut se respecter.

    Patient, si tu nous suis vraiment, tu comprendras que *le Projet 2014 n’a jamais été conçu pour faire plaisir.*

    Il a été conçu pour *changer les fondements d’un pays trahi, détruit, abandonné*.

    Merci pour ta critique : elle nous renforce.

    Les guerres entre frères !


    Sur terre, beaucoup de peuples sont en guerres les uns contre les autres. L’expérience montre que ces guerres se rapportent bien souvent à des luttes entres « frères ». Existe-il une explication à ce phénomène ? Si du moins je suis dans le bon !

    Oui, tu es dans le bon — tristement dans le vrai. L’histoire humaine regorge de conflits entre peuples proches, parfois même issus d’une même souche culturelle, ethnique, religieuse ou géographique. Ces « guerres entre frères » sont bien connues et ont plusieurs explications. Explications à la fois historiques, psychologiques, politiques et symboliques.

    Voici quelques pistes d’explication :


    1. La proximité nourrit la rivalité

    « Il n’y a pas de haine plus tenace que celle entre frères. » — Proverbe commun à plusieurs cultures.

    Les conflits les plus violents surviennent souvent entre groupes proches, car :

    • ils partagent une histoire commune chargée de blessures non guéries ;
    • leurs différences, aussi minimes soient-elles, prennent une signification symbolique exacerbée (langue, religion, statut politique, etc.) ;
    • la rivalité pour des ressources est d’autant plus forte qu’on se sent en « concurrence directe ». Les ressources peuvent être celles du pouvoir ou de la reconnaissance.

    Exemples :

    • Hutus et Tutsis au Rwanda : deux groupes historiquement proches, mais divisés par des constructions politiques et coloniales.
    • Israël et Palestine : deux peuples sémites, enracinés dans la même terre, revendiquant la même histoire sacrée.
    • Corée du Nord et Corée du Sud : un même peuple divisé artificiellement par la géopolitique.
    • Conflits interethniques ou intra-tribaux en Afrique : les tensions sont souvent plus vives entre ethnies voisines qu’avec des groupes lointains.

    2. La logique du « frère ennemi » ou du double

    En psychologie et anthropologie, il existe une théorie appelée « la rivalité mimétique » (René Girard), selon laquelle :

    • ce n’est pas la différence, mais la trop grande ressemblance qui engendre la violence ;
    • plus deux personnes ou groupes se ressemblent, plus ils désirent la même chose — et donc entrent en conflit.

    C’est le mythe de Caïn et Abel, de Romulus et Rémus, de Jacob et Ésaü. Le frère n’est pas seulement l’égal, il est aussi le miroir, donc un rival existentiel.


    3. La division par des intérêts extérieurs

    Beaucoup de conflits entre « frères » sont aussi attisés ou instrumentalisés par des puissances extérieures qui :

    • exploitent les divisions internes pour affaiblir un peuple ou en tirer profit ;
    • redessinent les frontières (colonisation, traités arbitraires, accords géopolitiques) sans respect des affinités historiques ou culturelles.

    Exemples :

    • La partition de l’Afrique (Conférence de Berlin, 1884–1885) a fracturé des peuples et créé des frontières artificielles.
    • La division de l’Inde et du Pakistan a transformé des communautés proches en ennemis héréditaires.
    • Au Congo ou ailleurs, des groupes armés dits « communautaires » sont souvent manipulés par des intérêts économiques ou politiques, locaux et étrangers.

    4. Une guerre intérieure projetée à l’extérieur

    Parfois, ce sont des conflits internes non résolus qui s’extériorisent dans une guerre fratricide. Un sentiment d’injustice, des blessures identitaires, inégalités, etc. Ce sont des peuples en souffrance, qui se cherchent eux-mêmes. Cependant ils n’ont pas de lieu de médiation ou de réparation.


    En résumé

    Les « guerres entre frères » sont souvent les plus cruelles parce qu’elles mélangent :

    • la proximité (ceux qu’on connaît trop bien),
    • la blessure historique (ceux qu’on n’a jamais pardonnés),
    • la manipulation extérieure (ceux qu’on laisse nous diviser),
    • et la douleur intérieure (ceux qu’on voudrait être, mais qu’on n’arrive pas à devenir).

    Léonce Akilimali : Un plaidoyer pour le Nord-Kivu.


    LETTRE OUVERTE

    À Mesdames et Messieurs les Agents et Représentants de l’État affectés dans la région de Beni.

    Objet : Le cacao de Beni – Une résilience trahie, un peuple abandonné, une fiscalité inhumaine.

    De : Léonce Akilimali
    Chercheur – Acteur communautaire – Porte-voix de Beni
    Beni
    Nord-Kivu
    📞 +243 998 811 841
    📩 leonceakilimali9@gmail.com


    Mesdames, Messieurs,

    Je vous adresse cette lettre non comme une plainte ordinaire, mais comme le cri profond d’un peuple qu’on refuse d’écouter. Ce message ne s’inscrit pas dans le cadre protocolaire des correspondances administratives ; il est le fruit d’une indignation lente, douloureuse, accumulée au fil des enterrements sans fin, des récoltes ruinées, et des espoirs systématiquement trahis.

    Beni n’est pas une simple localité de la République. C’est une plaie ouverte que l’on regarde cicatriser seule, puis que l’on vient ponctionner sans vergogne, comme si elle n’avait pas déjà tout donné.


    Une terre meurtrie qui nourrit encore

    Au cœur de l’horreur et du chaos, Beni n’a jamais cessé de produire. Non par miracle, mais par héroïsme. Nos paysans, nos femmes, nos jeunes, ont continué à semer et à récolter, dans la peur, dans le silence, dans l’oubli. Le cacao, fruit de cette persévérance, est devenu bien plus qu’un produit agricole. C’est un symbole de dignité. Un dernier souffle de vie. Une promesse de renaissance.

    Mais à peine avons-nous commencé à nous relever que c’est l’administration de notre propre État qui nous écrase. Non pas par la brutalité armée, mais par une machine fiscale froide, rigide, déconnectée du terrain, et parfois plus paralysante que les groupes armés eux-mêmes.


    Ce que vous exigez de nous : un inventaire d’absurdités

    Voici ce que vous imposez à nos producteurs, sans état d’âme :

    • Des certificats de l’ONAPAC, alors qu’aucun encadrement technique n’a jamais atteint nos collines.
    • Des contrôles de l’OCC, alors que ses agents disparaissent à la moindre alerte sécuritaire.
    • Des droits exigés par la DGDA, dans une région où ce sont les groupes armés qui contrôlent les axes d’exportation.
    • Des autorisations de la Banque Centrale, dans une zone où le moindre guichet bancaire relève de la science-fiction.
    • Des documents du *Commerce extérieur, de l’Industrie, de la *DGRAD, aux formulations incompréhensibles pour ceux qui n’ont que la machette comme crayon et la terre comme cahier.
    • Des prélèvements tels que l’IPR, l’IBP, et toute une litanie de sigles froids, désincarnés, indifférents à notre réalité.

    Ces démarches ne sont pas des politiques publiques : elles sont devenues des pièges administratifs, des murs invisibles, des machines à exclure et à décourager.


    Où étiez-vous quand nous avions besoin de l’État ?

    Où étiez-vous quand les ADF massacraient nos enfants ? Quand des femmes mettaient au monde dans les forêts, en fuite ? Quand nos villages brûlaient et que nos routes devenaient des pièges mortels ?

    Nous avons pleuré seuls. Nous avons enterré seuls. Nous avons reconstruit seuls.

    Et maintenant que nous produisons *malgré tout, que nous survivons **sans vous, vous venez non pour nous soutenir, mais pour nous **surveiller, nous **taxer, nous *culpabiliser.


    Une fiscalité sans légitimité morale

    Vous réclamez des recettes, mais vous n’avez rien semé. Vous nous exigez des déclarations, mais vous ne nous avez jamais accompagnés. Vous nous parlez de normes et de textes, alors que vos administrations ne descendent jamais sur le terrain.

    Vous récoltez sans avoir protégé. Vous percevez sans avoir investi. Vous sanctionnez sans avoir écouté.

    L’agriculteur de Beni est devenu, dans le regard de ses propres autorités, *un suspect permanent, **un contribuable sans citoyenneté, *un survivant réduit au silence.


    Ce que nous demandons, c’est la justice

    Nous ne mendions pas. Nous ne fuyons pas nos responsabilités. Nous demandons simplement que l’État reconnaisse la souffrance de sa population et qu’il cesse d’agir comme une puissance étrangère dans nos propres champs.

    Voici ce que nous appelons de nos vœux, avec gravité mais aussi avec espoir :

    1. La suspension immédiate de toutes les tracasseries fiscales et administratives dans les zones sous état de siège.
    2. La présence effective sur le terrain des services agricoles, commerciaux et douaniers, avec une approche d’accompagnement, non de répression.
    3. L’harmonisation, la simplification et la réduction des taxes liées à la production et à l’exportation du cacao, pour favoriser une filière transparente et compétitive.
    4. La fin des barrages routiers illégaux, véritables rançons institutionnalisées sur nos axes de transport.
    5. La reconnaissance officielle du cacao de Beni comme filière stratégique nationale, levier de reconstruction, de paix et de fierté.

    Le peuple de Beni n’a pas besoin de discours. Il a besoin de respect.

    Si vous n’êtes pas venus à nos funérailles, venez au moins à notre moisson. Non pas pour la spolier, mais pour la protéger.

    Ce peuple, que vous croyez vaincu, est encore debout. Mais il ne tiendra pas éternellement face à une double violence : celle des armes et celle de l’indifférence institutionnelle.

    Je vous écris au nom de ceux qui n’ont plus de voix, de ceux dont les mains parlent plus que les lèvres, de ceux qui ont fait du cacao un cri silencieux, une offrande de paix, un acte de foi en l’avenir.

    Que cette lettre ne reste pas lettre morte. Elle parle pour des milliers. Et elle attend des actes, pas des signatures.

    Léonce Akilimali
    Chercheur – Porte-voix communautaire
    Beni, Nord-Kivu
    Le 25 juillet 2025

    L’erreur occidentale face à la résilience congolaise.



    📰 L’erreur occidentale face à la résilience congolaise

    Alors que certains se congratulent et que les puissances étrangères distribuent les éloges avec insouciance, une autre réalité se construit en silence : celle d’un peuple qu’ils croient encore domptable.

    Ils ont tort. Et bientôt, l’histoire le démontrera.

    ✊🏿 Le réveil congolais : une force ignorée

    Les Congolais d’aujourd’hui ne sont plus les spectateurs passifs de leur propre destin.
    Ils écoutent, analysent, résistent. Ce ne sont ni les mensonges médiatisés ni les armes qui soumettront ce peuple — mais peut-être la vérité, enfin entendue.

    L’éveil politique s’est insinué dans tous les foyers. La barbarie, elle, ne fait qu’aiguiser leur lucidité et attiser une colère réfléchie.

    « Régir efficacement ne signifie pas prendre les armes, mais comprendre un peuple. »

    Ce que les puissances occidentales peinent à intégrer, c’est que la peur ne suffit plus.
    Et dans cette erreur d’analyse, une nouvelle guerre couve — non pas provoquée par les Congolais, mais née des contradictions et des calculs des puissances elles-mêmes.

    📉 Des louanges qui deviendront des pleurs

    La distribution aveugle de médailles diplomatiques aux bourreaux du peuple congolais se retournera contre ceux qui les applaudissent :

    • Les Congolais seront les premiers à pleurer, et à se relever.
    • Les Qataris, les Américains et d’autres puissances complaisantes seront les suivants à comprendre que l’erreur coûte cher lorsque le terrain est mal lu.

    ⏳ Que chacun se souvienne : l’histoire juge sans appel

    La RDC ne peut être analysée avec les filtres d’hier.
    Il est temps de briser les illusions diplomatiques et de reconnaître que certains sont déjà sur la muraille — et veillent.


    🖊️ Par Graphèle
    📍 Laeken, Belgique

    Être parlementaire en Ituri, en RDC…


    🎯 Appel à la lucidité et à l’intégrité pour les parlementaires de l’Ituri.

    Face à des menaces explicites pesant sur plusieurs élus de l’Ituri, il est impératif d’agir avec courage et discernement. La situation exige non pas de la témérité, mais une sagesse éclairée.

    🛡️ Conseil essentiel
    Prenez de la distance, à temps, vis-à-vis des comportements et des alliances qui mettent en péril votre sécurité physique, morale et politique. Ne cheminez pas avec ceux dont les actes vous exposent à la chute. Le courage n’est pas de persister dans l’erreur, mais de savoir s’en éloigner lorsque le danger devient évident.

    📜 Responsabilité politique
    Rappelez-vous que vous avez été partie prenante dans certaines décisions. Reconnaître cela et prendre vos responsabilités vous honorera davantage que de fuir les conséquences. Approchez le gouvernement en toute transparence, dialoguez, agissez sans craindre l’avenir.

    🙏🏽 Sagesse spirituelle
    La Bible nous enseigne : « Ne marche pas en chemin avec un chien méchant, de peur qu’il ne te morde sur ce chemin. » Ce message n’est pas une métaphore vide — c’est une mise en garde. Ceux qui auront le courage de se distancer des forces nocives préserveront leur vie et leur âme.

    ⚖️ En conclusion
    Ce n’est pas une incitation à la rébellion, mais un appel à une survie digne et juste. Celui qui agit selon la vérité, sans arrogance ni peur excessive, trouvera une voie — peut-être étroite, mais réelle — vers le salut.

    La fausse indépendance !



    ✊🏿 Congo, l’heure de vérité a sonné

    Indépendance ? Quelle indépendance, si depuis 1960 nous vivons sous le joug de maîtres déguisés en dirigeants ? Le MNC voulait une liberté immédiate et sans conditions. Le PNP, lui, proposait une indépendance différée… Mais aujourd’hui, que reste-t-il de cette vision ?

    En 1999, nous avons tendu la main à l’histoire en proposant 30 ans de transition. Une sortie douce vers une union d’États indépendants fondée sur nos affinités culturelles — un barrage contre les dictatures kleptocratiques de Kinshasa, contre l’extension silencieuse de la colonisation.

    Et pourtant, notre peuple refuse de se regarder en face. Il refuse d’admettre l’erreur : avoir remis sa destinée entre les mains d’hommes véreux. Résultat ? Une nation qui pourrit, pendant que nos ennemis rient et nos frères deviennent instruments d’oppression.

    Mais Dieu veille. L’étau se resserre. Les imposteurs s’agitent, leur hypocrisie mise à nu devant les patriotes lucides. Leur règne est compté.

    Il nous faudra du temps. Oui. Mais pas une éternité. Le jour approche où le Congolais, fier et debout, dira NON à l’imposture. NON à l’esclavage déguisé. NON à l’idolâtrie suicidaire.

    Ce que Dieu attend, ce n’est pas notre silence : c’est notre engagement. C’est la repentance. C’est la lucidité.

    Le Projet 2014. Congo Ya Sika. Ce n’est pas un slogan. C’est une prière d’action. Une invitation à l’introspection. Une vérité : Dieu est juste. Il nous châtie, mais aussi nous délivre.

    Alors levons-nous. Confessons. Changeons. Pour que Satan quitte nos terres. Pour que les écluses du ciel s’ouvrent à nouveau sur le vrai Congo — celui des patriotes, des justes, des libres.


    Du Projet 2014 aux Chrétiens Congolais


    « Où sont les prieurs ? »

    « Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le avec ta force ; car il n’y a ni œuvre, ni projet, ni connaissance, ni sagesse dans le séjour des morts, où tu vas. »
    — Ecclésiaste 9:10 (LSG)

    Frères et sœurs en Christ,

    Ce verset n’est pas une simple exhortation morale. Il est un cri divin, un appel au réveil. Il nous rappelle une vérité essentielle : la vie que nous avons reçue est un temps d’action, de responsabilité, de transformation. Le Royaume de Dieu ne s’installe pas seulement dans les chants, les veillées et les prières – il s’incarne dans le travail, dans l’engagement, dans l’histoire des peuples.

    Où est donc l’œuvre du Saint-Esprit en nous ?

    Nos églises sont pleines, nos groupes de prière se multiplient, nos jeunes jeûnent, chantent, prophétisent… mais où sont les fruits visibles de cet Esprit que nous invoquons ? Où sont les écoles chrétiennes modèles ? Où sont les hôpitaux bâtis par la foi ? Où sont les chrétiens dans les institutions, les affaires, les partis politiques, les médias ? Pourquoi les autres peuples voient-ils l’impact de leur foi dans leurs nations, pendant que nous prions comme si nous n’étions pas aussi appelés à bâtir, à gouverner, à créer ?

    Le Projet 2014 : Foi, Initiative, Responsabilité

    Le Projet 2014 est un chantier prophétique, basé sur trois piliers puissants :

    • Le christianisme, comme fondement éthique et spirituel ;
    • Le capitalisme, comme moteur de création de richesse et d’indépendance économique ;
    • La démocratie, comme cadre juste et participatif pour l’exercice du pouvoir.

    Ce projet ne peut réussir sans les chrétiens. Sans vous. Il ne peut porter du fruit si ceux qui prient ne bâtissent pas. Il ne peut avancer si ceux qui jeûnent refusent d’investir, de voter, de diriger, de former, de s’organiser.

    L’heure est venue : engageons-nous !

    Il ne suffit plus de dire « Dieu va faire ». Dieu veut faire *avec toi, par toi, en toi. Le temps du désert est fini. *Il faut maintenant entrer dans le pays promis.

    • Que chaque pasteur mobilise pour le développement local.
    • Que chaque chrétien soit acteur économique dans sa communauté.
    • Que la jeunesse chrétienne devienne une force politique constructive, pas seulement une chorale.

    Le monde attend la manifestation des fils de Dieu. Nous avons prié. Maintenant, bâtissons.

    Injustice territoriale en RDC : appel à un débat urgent.



    Capitale, injustice territoriale et avenir de la RDC : posons le vrai débat

    Le positionnement actuel de la capitale de la République Démocratique du Congo est une question centrale, trop longtemps ignorée. Il est urgent d’ouvrir un débat national sérieux à ce sujet.

    Certaines régions du pays sont littéralement abandonnées. Pour obtenir un simple document administratif, accéder à la justice, poursuivre des études supérieures, faire du commerce ou même purger une peine de prison, leurs citoyens doivent parcourir des centaines, voire des milliers de kilomètres. Ce déséquilibre géographique renforce l’exclusion, la pauvreté et le ressentiment.

    Cette situation n’est pas un hasard. Elle résulte d’un système hérité et entretenu par des élites complices. Dictateurs, colonisateurs modernes, dominateurs de toutes sortes – que le peuple, trop souvent, laisse agir sans résistance.


    Le Projet 2014 : c’est penser autrement, construire ensemble

    Le Projet 2014, c’est une invitation à penser l’avenir de notre pays avec audace, intelligence et humanité.
    C’est l’idée de commencer aujourd’hui une réflexion nationale pour imaginer des solutions durables, non violentes et inclusives.

    Quelques questions urgentes à se poser collectivement sont :

    • Comment répartir nos infrastructures politiques, économiques, judiciaires et éducatives sur l’ensemble du territoire ?
    • Faut-il repenser la centralisation du pouvoir ? Aller vers une Union d’États autonomes au sein de la RDC ?
    • Comment garantir l’accès égal aux services essentiels pour chaque Congolais, peu importe sa province ?
    • La volonté de changement existe-t-elle ? Chez qui ? Et comment la détecter, la soutenir, l’organiser ?

    Construire le Congo de demain commence aujourd’hui

    Ce débat n’est pas un luxe. C’est une nécessité historique.

    Nous devons briser le cycle de la domination géographique et institutionnelle.
    Réfléchir au repositionnement de la capitale ou à une meilleure répartition des centres de pouvoir n’est pas diviser le pays. C’est l’unifier avec justice et équilibre.

    Osons rêver un Congo équitable.
    Osons penser, planifier, et construire une République réellement démocratique.