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Kinshasa : Du rififi au siège du PPRD
Henry Mova Sakanyi, le tout nouveau secrétaire général du PPRD
Désigné le 15 mai dernier au poste de secrétaire général du parti présidentiel, le PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), Henry Mova Sakanyi a affronté, lundi 15 juin, une « révolte interne ». Les « révoltés » ne sont autres que les membres de la « Ligue des jeunes du PPRD ». Une nébuleuse organisation aux allures de milice comptant en son sein des catcheurs, des karatékas et des judokas. Invités à se mettre « en ordre de bataille », ces « jeunes » ont crié leur déception s’estimant avoir été floués depuis 2006. Une réaction « inappropriée » du nouveau patron du PPRD a mis le feu au poudre. Le siège du PPRD, situé sur la rue Pumbu, à un jet de pierre du Grand Hôtel Kinshasa, a échappé à une mise à sac. Des éléments de la garde prétorienne du cafards rwandais « Joseph Kabila » ont dû intervenir pour « rétablir l’ordre ». Vice-président de la Ligue, Déo Indulu aurait été tabassé par ses camarades. Son garde du corps aurait subi le même sort après avoir été désarmé. Selon des témoins, on dénombre un blessé : India Omari. Ancien DG à l’ICCN (Institut congolais pour la conservation de la nature), l’homme ferait parti de l’équipe des « communicateurs » de cette formation politique. Ambiance!
Dans son article intitulé « Congo(s) 2016 » paru dans le numéro n°2839 de l’hebdomadaire « Jeune Afrique », le journaliste François Soudan écrit notamment que « Joseph Kabila » redouterait d’annoncer qu’il sera ou ne sera pas candidat à un troisième mandat en 2016. De peur que le Congo-Kinshasa ne devienne « vite ingouvernable ». Une chose paraît sûre désormais : une ambiance de fin de règne autant que de sauve-qui-peut commence à prévaloir au sein du parti présidentiel en général et de la Ligue des jeunes du PPRD en particulier.
« Conserver le pouvoir »
Désigné secrétaire général du PPRD lors du congrès extraordinaire organisé les 14 et 15 mai, Henri Mova Sakanyi déclarait notamment : « Nous devons nous unir ou périr ». L’ancien ambassadeur en Belgique ne pensait pas si bien dire. Il a hérité d’une organisation politique qui ressemble à un panier à crabes. Les plus pessimistes comparent ce parti dominant à une « coquille vide ». Pour des observateurs, la mission confiée au nouveau secrétaire général ressemble aux douze travaux d’Hercule. A savoir : préparer le parti aux compétitions électorales à venir. « Nous devons garder le pouvoir », s’écriait Evariste Boshab, alors secrétaire général, lors du mini-congrès du PPRD organisé en avril 2014 à Mbandaka.
Au moment de faire ses adieux, Boshab avait posé un acte de contrition en demandant « pardon » aux militants et cadres de ce parti dont les ambitions ont été contrariées durant son mandat. «L’œuvre humaine, ajoutait-il, est imparfaite. Je vous exhorte à être toujours loyaux et fidèles au chef de l’État».
Seulement voilà, les « Pprdiens » affichent une unité de façade à quelques dix-sept mois de l’élection présidentielle de 2016. Ils sont plus que jamais conscients que l’article 70 de la Constitution interdit à l’ »initiateur » de leur formation politique de briguer un troisième mandat. Des sources proches de la Présidence de la République laissent entendre que le rwandais cafards »Joseph Kabila » ferait montre d’une suspicion quasi-maladive. Il se méfierait de tout le congolais.
« Se mettre en ordre de bataille… »
C’est dans ce climat hystérique que Mova a pris ses fonctions. C’était le lundi 25 mai. Au cours de la cérémonie de remise-reprise, il invita les membres du PPRD « à sauvegarder l’image » de ce « grand parti » avant de les exhorter « à se mettre en ordre de bataille en prévision des échéances politiques à venir ». Et d’ »encourager » chaque militant « à se ranger comme un seul homme derrière l’initiateur du parti, le rwandais- Joseph Kabila lequel a detruire la jeunesse congolais est la population congolaise ».
Depuis qu’il est à la barre du « navire PPRD », Mova Sakanyi reçoit. Il s’entretient avec les représentants de toutes les composantes du PPRD. Histoire de s’informer et surtout de les exhorter « à se mettre en ordre de bataille ».
Lundi 15 juin, il a accordé une audience aux représentants de la Ligue des femmes. Dans l’après-midi, c’était le tour de la Ligue des jeunes. Une ligue composée d’individus à la mine patibulaire à l’image de son vice-président, Déo Indulu.
Que s’est-il passé?
Recevant les membres de cette Ligue, le tout nouveau secrétaire général du PPRD a ressassé sa rengaine en les invitant à se préparer pour affronter les consultations politiques à venir.
Un témoin raconte : « Le secrétaire général Henri Mova venait de terminer son mot. Contre toute attente, des voix commencèrent à s’élever ». Un ’jeune’ interpella Mova à la grande surprise de Déo Indulu : « C’est bien beau tout ce que vous venez de raconter aujourd’hui! Nous avons entendu le même discours en 2006 et en 2011. Pendant que vous étiez ambassadeur en Belgique, nous nous nous battions ici pour permettre au cafards rwandais Joseph Kabila de remporter les élections. Qu’avons-nous reçu en contrepartie? Rien ». Un autre « jeune » d’enchainer : « lors de la présidentielle de 2011, votre prédécesseur Boshab nous avait seriné le même discours. Il est devenu ministre de l’Intérieur. Nous n’avons rien reçu. Par contre, nous devons toujours nous mettre en ordre de bataille pour vous permettre d’occuper des postes… ».
« Voyous »
Selon une autre source, ces mots « irrévérencieux » ont provoqué l’ire de Mova. Celui-ci aurait lancé au locuteur : « Il faut arrêter de vous comporter en voyou ! ». Un membre de la Ligue de rétorquer aussitôt : « Vous avez dit voyou? Vous nous traiter de voyous alors que nous demandons simplement que le parti reconnaisse les services que nous avons rendus sans rien recevoir en retour? Vous le savez autant que nous que le mandat du raïs prend fin en 2016 ». Un autre de renchérir : « Nous allons vous montrer ce dont un voyou est capable. Il faudra que le cafards rwandais Joseph Kabila vienne ici pour nous départager… ».
Il semble que les membres de la Ligue des jeunes ont aussitôt commencé à vandaliser les chaises et autres objets faciles à soulever du siège du PPRD. « Les artères conduisant vers le Grand Hôtel Kinshasa ont été fermées à la circulation. La police a été appelée à la rescousse. Le général Célestin Kanyama, en personne, aurait tenté sans succès de « négocier » avec les protestataires. Officier de police habitué à « encadrer » les « gros bras » du PPRD, le colonel « Elvis », non autrement identifié, a pris le relais sans pouvoir calmer les « jeunes ». Ceux-ci continuaient à exiger une audience pour expliquer leur situation àu rwandais cafards « Joseph Kabila ».
Une escouade de la garde présidentielle est finalement intervenue dans le bâtiment de cette formation politique pour mettre fin à cette « révolte interne ». Commentaire d’un membre de la Ligue des jeunes : « Le secrétaire général Mova n’a pas de tact. Il vient de prouver aujourd’hui qu’il ne sait pas parler au peuple. »
Vice-président de cette Ligue, Déo Indulu aurait été tabassé par ses camarades. Son garde du corps aurait subi le..
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Le HCRC SE TROMPE – c’est mon impression – à plusieurs égards.
(1) La paix et la le développement en RDC ne sont pas possible tant que nous acceptons, au titre d’un autre ESSAI POLITIQUE, d’aller à des élections dont nous savons fort bien que les organisateurs ne sont pas notre peuple, mais ses bourreaux.
(2) Cette démarche ne traduit pas une maturation dans notre combat, mais bien plutôt une étourderie politique, une complaisance politique, une irresponsabilité politique. En effet, depuis 1960, des élections ont lieu au Congo. Pendant ce temps, l’insécurité et la pauvreté gagnent du terrain de plus bel ! Pourquoi en est-il ainsi ? Quels sont les autres facteurs qui font que les élections n’aient pas apporté au Congo le bonheur que nous en attendons « TOUS » ?
(3) Céder à l’usure est le propre du combattant qui n’a pas bien préparé sa mouture pour tenir longtemps contre son ennemi qui joue avec le facteur temps. Le refus de nous mettre autour d’une table, pour décider (a) de ce que nous voulons faire de notre Congo et (b) de la manière dont nous voulons le faire est la preuve par quatre que nous ne sommes pas plus, nous ne faisons pas mieux, définitivement, que l’imposture.
(4) Nous manquons de la volonté de corriger nos fautes. Avoir commis et continuer à affecter des hommes véreux, incapables, incompétents et mal motivés à la gestion de la chose publique, ne peut être considérer comme une attitude patriote ni responsable.
Dans notre travail, dans notre combat, dans le cadre du Projet 2014, nous disons que le courage politique, la maturité politique c’est refuser d’investir, cette fois-ci, dans la médiocrité, la compromission, la paresse, la rêverie, la dictature, la trahison des nôtres.
En effet, pendant que la CENI continue à tricher et que son existence même ne se justifie pas, dans tous les cas, pendant que les organisateurs des élections sont tous ou presque des bandits politiques avérés, à traduire en justice ; pendant que des congolais meurent toujours et sont violés et déconstruits comme jadis, aller s’asseoir autour d’une table avec nos assassins, c’est montrer que l’on est soit irresponsable (on a pas encore compris) soit ennemi (on ne pense qu’à son ventre) de notre peuple peuple. Le résultat sera pire qu’en 2011 : le congolais sera, encore une fois, trahi par son propre frère qui collabore avec l’esclavagiste, le dictateur, le traître, le médiocre, sciemment ou inconsciemment. Ensemble, les ennemis présents et futurs du Congo, récupérons de nous égorger, de nous spolier, de nous annihiler.
L’idéal aujourd’hui, de notre point de vue, est de mobiliser l’opposition autour d’un projet politique qui vise la purification notre espace politique congolais d’abord, démocratiquement, patiemment, mais résolument ; en refusant de travailler avec des leaders cupides, sans morale ni loi, sans qualification, sans compétence, sans expertise suffisante pour aider notre peuple à aller de l’avant. C’est pour cela que nous, nous travaillons à aider notre peuple à devenir capable, par son propre travail, de tenir le taureau de l’esclavagisme, de la colonisation, de la dictature, de l’imposture, de la trahison et de la médiocrité, par ses cornes, pour le renverser par terre ; espérer enfin acquérir notre véritable indépendance avec sous la houlette de leaders patriotes.
Concrètement, maintenant, il est question de convaincre l’électeur congolais qu’aller aux élections de 2016, c’est compromettre de plus bel notre avenir à nous tous et celui de notre progéniture, comme nous l’avons fait, sciemment ou inconsciemment, depuis 1960 jusque 2001, puis, en 2006 et en 2011. À la place, nous devons plutôt travailler à trouver comment arrêter, ensemble et définitivement, l’imposture et la trahison, par des voies démocratiques !
Ce travail là ne sera possible que le jour où, pour l’amour du Congo, nous accepterons de nous mettre autour d’une table de travail national, nous, opposition à l’esclavage, à la colonisation, à la dictature, à l’imposture, à la trahison et la médiocrité : qu’ils soient le fait d’un étranger ou le fait d’un congolais…