Nous avons introduit trois dossiers de demande d’autorisation d’activités de l’EAE ASBL dans trois villes de la RDC à ce jour : Beni, Bunia et Butembo.
Cette façon de faire devrait nous permettre de participer encore plus facilement au développement de ces villes, avec l’appui des administrations publiques, ASBL (Association sans but lucratif), ONG (Organisation non-gouvernementales) et coopératives locales. C’est aussi une façon de pousser vers l’avant nos partenaires locaux qui sont très motivés.
Les démarches sur Beni souffrent de quelques tracasseries administratives de dernières minutes, après que tout ait bien commencé. Le refus de prendre en compte nos statuts belges pourtant couverts par une apostille de notre ministre des affaires étrangères ! 330 $ nous ont été demandés pour la finalisation des démarches. Nous ne pouvons cependant pas accepter que nous soit imposé d’autres statuts que les nôtres et qui sont couverts par les accords qui obligent et protègent la Belgique et la République Démocratique du Congo.
A Bunia, les statuts ont traversé le cap du tribunal de première instance et se trouve sur la table du maire, sans anicroche. Tout va bien jusque là. 150 $ nous sont exigés que nous sommes près à débourser. Comparés aux 330 $ de Beni, il faut cependant se poser des questions sur le fonctionnement de l’administration en RDC. D’où provient cette disparité dans la tarification ?
A Butembo, le dossier est déposé sur la table du maire pour un première consultation, pour engager la procédure de demande d’autorisation de nos activités sous sa cape. Un rendez-vous avec le maire est attendu pour la semaine prochaine.
Nous avons, par rapport à ces projets, une demande à formuler aux fils de Beni, Bunia et Butembo : nous rejoindre. De la diaspora ou de l’intérieur !
Partagez ceci dans vos réseaux sociaux :
Le HCRC SE TROMPE – c’est mon impression – à plusieurs égards.
(1) La paix et la le développement en RDC ne sont pas possible tant que nous acceptons, au titre d’un autre ESSAI POLITIQUE, d’aller à des élections dont nous savons fort bien que les organisateurs ne sont pas notre peuple, mais ses bourreaux.
(2) Cette démarche ne traduit pas une maturation dans notre combat, mais bien plutôt une étourderie politique, une complaisance politique, une irresponsabilité politique. En effet, depuis 1960, des élections ont lieu au Congo. Pendant ce temps, l’insécurité et la pauvreté gagnent du terrain de plus bel ! Pourquoi en est-il ainsi ? Quels sont les autres facteurs qui font que les élections n’aient pas apporté au Congo le bonheur que nous en attendons « TOUS » ?
(3) Céder à l’usure est le propre du combattant qui n’a pas bien préparé sa mouture pour tenir longtemps contre son ennemi qui joue avec le facteur temps. Le refus de nous mettre autour d’une table, pour décider (a) de ce que nous voulons faire de notre Congo et (b) de la manière dont nous voulons le faire est la preuve par quatre que nous ne sommes pas plus, nous ne faisons pas mieux, définitivement, que l’imposture.
(4) Nous manquons de la volonté de corriger nos fautes. Avoir commis et continuer à affecter des hommes véreux, incapables, incompétents et mal motivés à la gestion de la chose publique, ne peut être considérer comme une attitude patriote ni responsable.
Dans notre travail, dans notre combat, dans le cadre du Projet 2014, nous disons que le courage politique, la maturité politique c’est refuser d’investir, cette fois-ci, dans la médiocrité, la compromission, la paresse, la rêverie, la dictature, la trahison des nôtres.
En effet, pendant que la CENI continue à tricher et que son existence même ne se justifie pas, dans tous les cas, pendant que les organisateurs des élections sont tous ou presque des bandits politiques avérés, à traduire en justice ; pendant que des congolais meurent toujours et sont violés et déconstruits comme jadis, aller s’asseoir autour d’une table avec nos assassins, c’est montrer que l’on est soit irresponsable (on a pas encore compris) soit ennemi (on ne pense qu’à son ventre) de notre peuple peuple. Le résultat sera pire qu’en 2011 : le congolais sera, encore une fois, trahi par son propre frère qui collabore avec l’esclavagiste, le dictateur, le traître, le médiocre, sciemment ou inconsciemment. Ensemble, les ennemis présents et futurs du Congo, récupérons de nous égorger, de nous spolier, de nous annihiler.
L’idéal aujourd’hui, de notre point de vue, est de mobiliser l’opposition autour d’un projet politique qui vise la purification notre espace politique congolais d’abord, démocratiquement, patiemment, mais résolument ; en refusant de travailler avec des leaders cupides, sans morale ni loi, sans qualification, sans compétence, sans expertise suffisante pour aider notre peuple à aller de l’avant. C’est pour cela que nous, nous travaillons à aider notre peuple à devenir capable, par son propre travail, de tenir le taureau de l’esclavagisme, de la colonisation, de la dictature, de l’imposture, de la trahison et de la médiocrité, par ses cornes, pour le renverser par terre ; espérer enfin acquérir notre véritable indépendance avec sous la houlette de leaders patriotes.
Concrètement, maintenant, il est question de convaincre l’électeur congolais qu’aller aux élections de 2016, c’est compromettre de plus bel notre avenir à nous tous et celui de notre progéniture, comme nous l’avons fait, sciemment ou inconsciemment, depuis 1960 jusque 2001, puis, en 2006 et en 2011. À la place, nous devons plutôt travailler à trouver comment arrêter, ensemble et définitivement, l’imposture et la trahison, par des voies démocratiques !
Ce travail là ne sera possible que le jour où, pour l’amour du Congo, nous accepterons de nous mettre autour d’une table de travail national, nous, opposition à l’esclavage, à la colonisation, à la dictature, à l’imposture, à la trahison et la médiocrité : qu’ils soient le fait d’un étranger ou le fait d’un congolais…