Il n’y a pas quelque chose qui dérange la classe politique congolaise comme la transparence. Tout notre peuple n’a-t-il appris et avalé que la politique soit le règne du mensonge ? Quelques uns commencent à comprendre qu’il faille depuis toujours prendre le risque d’agit autrement. Cela nous aurait aider à éviter bien d’embûches.
Nous nous sommes résolu d’entrer en intrus !
Source
Mambo Lumona, LumonaM8@outlook.com
dimanche 1 juillet 2018 09:59
Le cri des opprimés, lecridesopprimes@yahoogroupes.fr
Un échantillon des discussions interne au CET étalé au grand public. Qui dit que nous ne sommes pas transparents dans nos prises de postions ?
Mambo
Ndeko Pierre,
Tu as dit: Notre propos d’aujourd’hui sera en relation avec la critique des « puissances néocoloniales » et celle de la structure centralisée du pouvoir que certains compatriotes croient être à la base de l’échec de l’Etat Congolais ; et ce en faisant semblant d’ignorer que la Corée du Sud, Taiwan, et autres pays asiatiques se sont développés dans le même environnement d’exploitation capitaliste, avec des structures centralisées de pouvoir.
Moi, je dis: La Corée du Sud, Taiwan, et d’autres pays asiatiques ont connu un développement vertigineux avec des structures centralisées de pouvoir, mais ils ne se sont pas développés dans le même environnement d’exploitation capitaliste que la RDC, le Gabon, le Congo-Brazzaville et d’autres pays de l’Afrique sub-saharienne ou de l’Amérique du Sud.
Cette objection ne tient pas la route. Laissons de côté la question de la relativité et de la culturalité du développement.
- J’ai l’avantage d’avoir des amis taïwanais à mes côtés. Leur position est claire, même s’ils ne sont pas représentatifs des taïwanais. La dictature leur a pesé sur les épaules et l’est encore aujourd’hui, dans une moindre mesure. Cela suggère que le développement chez eux n’a rien à voir ni à comparer avec ce que nous connaissons et voyons en Chine, où le peuple est encore totalement dans l’esclavagisme, l’inhumanité, d’un point de vue congolais…
- Taïwan fait grosso modo une culture. Le Congo pas comparable à Taïwan, sous ce rapport. Centraliser, dans notre environnement nous freinera toujours, quelque soit les qualités des hommes au pouvoir. D’ailleurs, quel congolais de qualité continuerait la centralisation ? Il serait un fou comme ses prédécesseurs… Il n’est question que de nous congolais seulement. La Belgique, mon pays depuis voici bientôt 22 ans, est aussi multiculturel. Au moins 4 cultures s’y combattent déjà tous les jours : la flamande, la germanique, la wallonne et l’arabe (marocaine principalement). Au plus leur nombre augmente, au plus nous découvrons les revers de la mixité. Voyez vous-mêmes comment le pays recule, sur plusieurs points, à cause d’une décentralisation timide ! La RDC fait au moins 250 cultures qui se complètent, mais aussi, qui s’opposent, radicalement parfois, sur plusieurs points, que l’on cache inutilement à notre jeunesse, croyant ainsi construire notre unité l’hypocrisie !
Pour avancer à pas de géant, nous devons absolument décentraliser. Si cela ne se fait pas, nous continuerons à être en guerre. Quelques guerres entre congolais sont niées par certains ou rejetées sur le Rwanda et l’Uganda par d’autres… Qu’est-ce que cela donne ? La désolation, non plus à l’Est seulement, mais déjà dans le cœur même de Kinshasa, qui se croyait à l’abri. Comme en plus de cela, nous investissons dans des tribalistes, des violents, des pilleurs, des couards et des traîtres ; nous établirons nos comptes du mandat du pouvoir 1er janvier 2019.
On ne joue pas avec la liberté des peuples, car c’est de cela qu’il s’agit, dans le cas de notre préoccupation ici. À l’Est comme à l’Ouest, au Nord comme au Sud de la RDC, nous avons besoin de l’indépendance de nos peuples. Et cette indépendance ne peut être confondue avec la balkanisation que tous les congolais ou presque refuse : avec raison. L’unité fait la force des peuples. Nous devons nous méfiez de ceux qui nous disent le contraire de ce qu’ils font au grand jour : chercher à nous garder sous leur joug.
Un capitaliste n’est pas facile à ménager avec un socialiste. Un matriarcal n’a pas les réflexes d’un patriarcal. Un musulman ne sait pas symbioser avec un chrétien qui n’est pour lui qu’un bâtard ! Un royaliste peut-il vivre en paix avec un républicain ? Regardons aux expériences des autres nations. Comment la vie de la nation s’entretient-il là où les cultures diffèrent trop fort ? La Yougoslavie : où est-elle. La Russie : qu’est-elle devenue ? L’Afrique du Sud et le Soudan, plus près de nous, où en sont-ils ? Comment anticiper les ruptures ou les préparer ?
Nous savons qu’en RDC, les musulmans voudraient prendre le pouvoir sous l’instigation des islamistes depuis l’époque de Idi Amin Dada et Kadhafi. Ce danger pour un pays chrétien à plus de 85%, cela est un danger que nous ne pouvons minimiser. Faut-il se le cacher, se préparer à la guerre des religions ou plutôt préparer la coexistence déjà précaire avec les musulmans ?
Nous savons aussi que l’Est vit mal son envahissement pas la lingalaphonie. Elle en a toujours recusé les mœurs et les exploitations de ses richesses sans contrepartie pour lui. Comment comptons-nous gérer tout cela si nous ne prêtons pas attentions à ces conflits latents linguistiques latents. Parce que, pendant que certains s’accrochent au français qui ne sert que leur cause, l’Est a plus besoin de l’anglais pour communiquer avec l’Uganda, le Soudan du Sud, le Rwanda, la Tanzanie, la Zambie et le Kenya, par où transitent ses marchandises. L’Ouest n’a que cirer de tout cela ou presque et sabote volontiers le bilinguisme français-anglais proposé par Kabila… Pendant que nous proposons le trilinguisme qui rajoute le Portugais afin de faciliter notre rapport à l’Angola, un voisin de taille de part son rapprochement économique, géographique, politique et culturel.
Je n’ai pris là que quelques échantillons des problèmes que nous ne résoudrons qu’au travers de l’indépendance véritable et non pas factice de nos peuples et non pas une simple décentralisation ! Voilà pourquoi, dans le cadre de notre travail dans le Projet 2014, nous demeurons formels : il n’y aura pas de paix au Congo sans l’indépendance de nos peuple. Et pour y parvenir, il faut ABSOLUMENT que la RÉPUBLIQUE meurt d’abord ! Par par nos caprices, mais de suite de la compréhension par le grand nombre de la nocivité pour nous de ce mode d’organisation du pouvoir qui profite aux dictateurs et aux colonialistes.
Tu as dit: Le CET demeure opposé à l’exploitation par l’étranger ainsi qu’à toute forme de concentration de pouvoir de l’Etat. Nous sommes pour l’unité dans la diversité.
Moi je dis: Je demeure opposé à la concentration de pouvoir du Souverain Primaire entre les mains des mandataires de la Res publica (Chose publique, Republique), quels qu’il soient, ainsi qu’a toute forme d’exploitation des ressources d’un pays par des étrangers au detriment des peuples autochtones. Je suis pour l’unité dans la diversité. Unus ex pluribus, voila un ideal pour lequel je me bats comme l’a fait Tshibinda wa Ilunga, le Fondateur de l’Etat precolonial lunda. Tshibinda a mieux reussi que Staline, Tito et d’autres fondateurs d’Etats fortement centralises. Des faits montrent que la centralisation excessive alimente les forces centrifuges.
La République, cette chose immonde, où l’avez-vous vu apporter la paix à une nation, quelle qu’elle soit ? Dans le monde entier, les Républiques sont les règnes de la dictature. Des dictatures supportables ici, insupportables là-bas. Suivant les sensibilité et les motivations des peuples. La concentration du pouvoir dans la personne du Président est inacceptable pour la plupart à l’Est et ontologiquement parlant à bannir chez une nation épris de respect pour ses citoyens ou ses peuples. Nous savons que c’est la République qui nous freine et nous ne pouvons donc que la combattre, démocratiquement jusqu’à sa disparition totale de notre pays.
Au besoin, les défenseurs de la République prendrons leur chemin et nous, défenseurs de la liberté des peuples, prendrons le nôtre ; dans l’ordre et le respect mutuel, si les points de vue devaient encore demeurer inchangé d’ici une autre cinquantaine d’années, très probablement. L’unité factice instaurée par les lumumbistes sert qui jusque ce jour ? Depuis Kasa-Vubu jusque Kanambe, c’est la loi de la République qui règne et c’est elle qui nous freine, qui nous détruit partout : spirituellement, intellectuellement, professionnellement, moralement, ontologiquement pourrais-je dire. La pensée unique nous empêche de nous épanouir et nous réduits à de véritables esclaves les uns des autres.
Strictement parlant, rien n’autorise personne à s’accaparer de tout le pouvoir de ces concitoyens. Dans le Congo, depuis la colonisation, le congolais est soumis à la fameuse autorité de l’État, sans qu’il ne soit consulter quand à la part d’autorité qu’il confie à ce dernier ni convaincu de la valeur de cette cession d’autorité sur lui. Cet ainsi que certains se permettent d’utiliser l’argent du peuple, pour acheter des armes qui serviront à le tuer, à l’empoisonner, à le torturer. Au 21ème siècle, ne pas s’élever contre cette barbarie relève d’une étourderie collective inexplicable. Si certains s’en accommode, convenons que nous sommes nombreux, mais il est vrai, minoritaire, à ne pas accepter cet esclavage abject. Au peuple congolais d’en décider.
Tu as dit: Le CET croit que pour combattre un mal il faut d’abord bien l’identifier et que le discours populiste contre les puissances occidentales ne sert pas la cause de notre peuple. Dans les négociations avec l’occident, le CET est pour une solution Gagnant-Gagnant (Win-Win).
Moi, je dis: Le médecin que je suis est paye pour savoir que pour combattre correctement une maladie ou tout autre forme de mal, il faut d’abord bien l’identifier. Par ailleurs, je crois que exposer les compagnies multinationales et nationales qui, comme Glencore, exploitent les ressources de la RDC au grand détriment des Congolais sert la cause de notre peuple. Dans les négociations avec les étrangers qu’ils soient de l’Occident ou de l’Orient, du Nord ou du Sud, ou meme de notre propre Région, je suis un adepte des solutions Gagnant-Gagnant (Win-Win). Voila pourquoi je ne cesse de répéter ceci: Nous n’avons pas le DROIT d’interdire aux autres de défendre leurs intérêts; par contre, nous avons le DEVOIR de connaitre et de défendre nos intérêts. Voila pourquoi j’insiste sur la nécessite pour la RDC de disposer d’un ensemble d’institutions et de mécanismes susceptibles d’assurer, au mieux, la défense de nos intérêts et d’accroître ses capacités de négotiation.
Il n’existe pas de solution gagnant-gagnant quand l’une des parties est littéralement faible, incapable de toute lutte. Quelle force a la RDC aujourd’hui pour faire face aux USA ou à la Chine ? N’est-ce pas que ces derniers tuent qui ils veulent et quand ils veulent pendant que nos gouvernants ferment la bouche ? Qui au Congo sait lever le doit lorsque la Belgique décide de boycotter l’une ou l’autre initiative qui ne l’arrange pas ? N’est-ce pas qu’ils retournent ici les queues entre les pattes, dès que leur stock de dette est épuisé ? Regardez les menaces dont fait l’objet la RDC à cause de notre président sans scrupule ni pouvoir !
La vérité est plus simple que cela.
Le jour où le congolais refusera d’être payé 2 €/jour pour EXIGER et OBTENIR 150 €/jour, comme tous les autres humains sensés de la terre, tout sera débloqué, MIRACULEUSEMENT.
Rassurez-vous, le ciel ne tombera pas sur nos têtes ce jour-là comme prétendent nos minables économistes : c’est tout le contraire. Du matin au lendemain, les gens nous ferons des courbettes dans les rues de Washington, Tokyo, Pyongyang ou Lomé. Nous nous rendrons compte de notre sottise : n’avoir pas saisie notre indépendance plus tôt !
Cette décision, ce n’est pas avec des bandits politiques que les congolais seront capables de la prendre. C’est avec des hommes faits, éprouvés, juste solidement soutenus par notre population. Pour l’instant, je vous en ai présenté un : Dr Georges Alula Makita. Soutenu, il est capable de nous amener à prendre une décision qui ne nous coûte qu’un bien petit courage politique, que nos politiciens du moment n’ont pas dans leur peur bleue, justifiée, de la mort. Et notre peuple, dans sa superstition, sa parentalité et son idolâtrie se suicide lui-même !
A propos de la decentralisation, vous dites: Pour le CET, l’objectif d’une décentralisation n’est pas de distribuer le pouvoir aux élites originaires de l’entité locale, mais d’augmenter la performance de l’Etat dans les services rendus à la population en se rapprochant d’elle. En politique, cela répond au principe de «subsidiarité», le principe selon lequel une autorité centrale devrait exécuter uniquement les tâches qui ne peuvent être accomplies à un niveau local. C’est l’idéal. C’est la détermination de ces taches qui devrait être une plus grande préoccupation avant de choisir un model réel.
Et moi, je dis ceci: Je partage totalement ce point de vue sur la decentralisation. D’ailleurs, c’est cet ideal que nous avons commence a mettre en place dans notre Secteur de la Sante, avec la creation des Zones de Sante. Et on peut deja voir quelques resultats de la decentralisation.
Les peuples qui ont compris ou qui croient comprendre où se trouve leur bonheur ne nous attendent pas, nous membres de ce forum. Ils sont en pleine action. L’indépendance commence dans la tête. Un compatriote a dit avec raison : « N’ayez pas pitié des esclaves ; parce qu’ils ne s’apitoient pas de leur propre sort ! »
Nos choix fondamentaux sont suicidaires. Citons quelques exemples.
1. Nous acceptons d’avoir pour chefs de l’État des hommes sans bagage appréciable, depuis 1960 !
2. Nous admettons que des rebelles et pilleurs connus de tous nous dirigent.
3. Nous optons pour la République, conscient qu’il n’est pas compatible avec notre multiculturalité extrême.
4. Nous acceptons d’aller aux élections des tiers, des étrangers, même quand ceux-ci en excluent nos propres compatriotes.
5. Nous pensons que continuer dans l’impénitence nous attirera la pitié, la magnanimité de Dieu, nous lavera notre malédiction et nous versons dans l’idolâtrie partout en nous tapant mains et pieds, comme si Dieu avait besoin de ces orgies.
6. Nous dormons 16 heures sur 24, alors que les riches dorment 6 heures sur 24.
7. Nous travaillons sans plan et nous attendons que ceux qui veillent nous viennent au secours.
8. Nous voulons tuer ceux qui nous dérangent, pour éliminer les assassinats dans notre pays.
9. Nous participons volontiers et fièrement aux les injustices sociales et nous clamons et attendons un État de droit.
Nous sommes véritablement un peuple maudit. Il faut être aveugle, pour ne pas s’en rendre compte. Nous débarrasser de cette malédiction est notre premier devoir. Le Devoir de tout ceux qui sont en quête de la paix et de l’enrichissement de notre nation. Toute attitude contraire est une traîtrise, comme celle de notre Raïs.
Tu as dit: Le CET estime que choisir la structure décentralisée tout simplement afin d’assouvir la soif aux postes des élites autochtones n’est pas diffèrent de ce qui est fait actuellement. Une forme de corruption aux conséquences désastreuses!
Moi, je dis: Choisir la structure décentralisée tout simplement afin d’assouvir la soif de postes des élites autochtones n’est pas différent de ce qui se fait actuellement. Ce serait même un schéma aux conséquences qui seraient très probablement plus désastreuses que celles observées actuellement. Car elles peuvent être particulièrement terribles, les violences que la soif de pouvoir peut amener les politiciens locaux a fabriquer pour opposer des communautés qui vivent dans le même secteur ou dans le même groupement. Rappelons-nous le conflit Balari-Bakongo du Congo Brazzaville.
Dire cela de quelqu’un, chez lui, c’est vraiment être un vilain colonisateur et dominateur effronté ! Qui voulez-vous voir diriger une collectivité locale ? Des étrangers ? Pour quelles raisons que nous devrions encore apprendre ?
Cela nous renforce dans la conviction que nous, congolais, devons nous mettre autour d’une table. Nous rencontrer pour décider, ensemble, calmement et librement, ce que nous voulons faire du Congo que nous a légué Kasa-Vubu et ses congénères. Sans cela, nous garderons nos armes en mains pour nous tirer les uns sur les autres, comme cela se passe depuis 1960. Le pouvoir et ses sbires peuvent dormir tranquilles dans leurs propriétés à Kinshasa, comme ils le font d’ailleurs.
Tu as dit: Le CET affirme qu’a court terme, le modèle d’une décentralisation poussée telle que la structure fédérale ou confédérale que proposent d’autres organisations risque d’exacerber le mal plutôt que de le guérir.
Moi, je dis: Une décentralisation poussée a l’extreme risque d’exacerber le mal plutôt que de le guérir. Car tout exces nuit. In medio virtus. Or qui dit milieu dit qu’il existe une droite et une gauche. Dans le cas qui nous concerne, il y a, a droite, lA DECENTRALISATION EXTREME et a gauche, lA CENTRALISATION EXTREME. Le milieu, que nous proposons, c’est comme la couleur orange entre la jaune et le rouge. l’orange a plusieurs tons: certains tons sont plus pres du jaune et d’autres, du rouge. A regarder de pres, la difference entre toi et moi ne porte que sur le ton de l’orange. C’est tout-a-fait normal: toi et moi, nous sommes du CET. Salutations fraternelles et amicales.
Malonga Miatudila
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