Transparence politique…

Il n’y a pas quelque chose qui dérange la classe politique congolaise comme la transparence. Tout notre peuple n’a-t-il appris et avalé que la politique soit le règne du mensonge ? Quelques uns commencent à comprendre qu’il faille depuis toujours prendre le risque d’agit autrement. Cela nous aurait aider à éviter bien d’embûches.

Nous nous sommes résolu d’entrer en intrus !


Source

Mambo Lumona, LumonaM8@outlook.com
dimanche 1 juillet 2018 09:59
Le cri des opprimés, lecridesopprimes@yahoogroupes.fr


Un échantillon des discussions interne au CET étalé au grand public. Qui dit que nous ne sommes pas transparents dans nos prises de postions ?
Mambo

Ndeko Pierre,

Tu as dit: Notre propos d’aujourd’hui sera en relation avec la critique des « puissances néocoloniales » et celle de la structure centralisée du pouvoir que certains compatriotes croient être à la base de l’échec de l’Etat Congolais ; et ce en faisant semblant d’ignorer que la Corée du Sud, Taiwan, et autres pays asiatiques se sont développés dans le même environnement d’exploitation capitaliste, avec des structures centralisées de pouvoir.

Moi, je dis: La Corée du Sud, Taiwan, et d’autres pays asiatiques ont connu un développement vertigineux avec des structures centralisées de pouvoir, mais ils ne se sont pas développés dans le même environnement d’exploitation capitaliste que la RDC, le Gabon, le Congo-Brazzaville et d’autres pays de l’Afrique sub-saharienne ou de l’Amérique du Sud.

Cette objection ne tient pas la route. Laissons de côté la question de la relativité et de la culturalité du développement.

  1. J’ai l’avantage d’avoir des amis taïwanais à mes côtés. Leur position est claire, même s’ils ne sont pas représentatifs des taïwanais. La dictature leur a pesé sur les épaules et l’est encore aujourd’hui, dans une moindre mesure. Cela suggère que le développement chez eux n’a rien à voir ni à comparer avec ce que nous connaissons et voyons en Chine, où le peuple est encore totalement dans l’esclavagisme, l’inhumanité, d’un point de vue congolais…
  2. Taïwan fait grosso modo une culture. Le Congo pas comparable à Taïwan, sous ce rapport. Centraliser, dans notre environnement nous freinera toujours, quelque soit les qualités des hommes au pouvoir. D’ailleurs, quel congolais de qualité continuerait la centralisation ? Il serait un fou comme ses prédécesseurs… Il n’est question que de nous congolais seulement. La Belgique, mon pays depuis voici bientôt 22 ans, est aussi multiculturel. Au moins 4 cultures s’y combattent déjà tous les jours : la flamande, la germanique, la wallonne et l’arabe (marocaine principalement). Au plus leur nombre augmente, au plus nous découvrons les revers de la mixité. Voyez vous-mêmes comment le pays recule, sur plusieurs points, à cause d’une décentralisation timide ! La RDC fait au moins 250 cultures qui se complètent, mais aussi, qui s’opposent, radicalement parfois, sur plusieurs points, que l’on cache inutilement à notre jeunesse, croyant ainsi construire notre unité l’hypocrisie !

Pour avancer à pas de géant, nous devons absolument décentraliser. Si cela ne se fait pas, nous continuerons à être en guerre. Quelques guerres entre congolais sont niées par certains ou rejetées sur le Rwanda et l’Uganda par d’autres… Qu’est-ce que cela donne ? La désolation, non plus à l’Est seulement, mais déjà dans le cœur même de Kinshasa, qui se croyait à l’abri. Comme en plus de cela, nous investissons dans des tribalistes, des violents, des pilleurs, des couards et des traîtres ; nous établirons nos comptes du mandat du pouvoir 1er janvier 2019.

On ne joue pas avec la liberté des peuples, car c’est de cela qu’il s’agit, dans le cas de notre préoccupation ici. À l’Est comme à l’Ouest, au Nord comme au Sud de la RDC, nous avons besoin de l’indépendance de nos peuples. Et cette indépendance ne peut être confondue avec la balkanisation que tous les congolais ou presque refuse : avec raison. L’unité fait la force des peuples. Nous devons nous méfiez de ceux qui nous disent le contraire de ce qu’ils font au grand jour : chercher à nous garder sous leur joug.

Un capitaliste n’est pas facile à ménager avec un socialiste. Un matriarcal n’a pas les réflexes d’un patriarcal. Un musulman ne sait pas symbioser avec un chrétien qui n’est pour lui qu’un bâtard ! Un royaliste peut-il vivre en paix avec un républicain ? Regardons aux expériences des autres nations. Comment la vie de la nation s’entretient-il là où les cultures diffèrent trop fort ? La Yougoslavie : où est-elle. La Russie : qu’est-elle devenue ? L’Afrique du Sud et le Soudan, plus près de nous, où en sont-ils ? Comment anticiper les ruptures ou les préparer ?

Nous savons qu’en RDC, les musulmans voudraient prendre le pouvoir sous l’instigation des islamistes depuis l’époque de Idi Amin Dada et Kadhafi. Ce danger pour un pays chrétien à plus de 85%, cela est un danger que nous ne pouvons minimiser. Faut-il se le cacher, se préparer à la guerre des religions ou plutôt préparer la coexistence déjà précaire avec les musulmans ?

Nous savons aussi que l’Est vit mal son envahissement pas la lingalaphonie. Elle en a toujours recusé les mœurs et les exploitations de ses richesses sans contrepartie pour lui. Comment comptons-nous gérer tout cela si nous ne prêtons pas attentions à ces conflits latents linguistiques latents. Parce que, pendant que certains s’accrochent au français qui ne sert que leur cause, l’Est a plus besoin de l’anglais pour communiquer avec l’Uganda, le Soudan du Sud, le Rwanda, la Tanzanie, la Zambie et le Kenya, par où transitent ses marchandises. L’Ouest n’a que cirer de tout cela ou presque et sabote volontiers le bilinguisme français-anglais proposé par Kabila… Pendant que nous proposons le trilinguisme qui rajoute le Portugais afin de faciliter notre rapport à l’Angola, un voisin de taille de part son rapprochement économique, géographique, politique et culturel.

Je n’ai pris là que quelques échantillons des problèmes que nous ne résoudrons qu’au travers de l’indépendance véritable et non pas factice de nos peuples et non pas une simple décentralisation ! Voilà pourquoi, dans le cadre de notre travail dans le Projet 2014, nous demeurons formels : il n’y aura pas de paix au Congo sans l’indépendance de nos peuple. Et pour y parvenir, il faut ABSOLUMENT que la RÉPUBLIQUE meurt d’abord ! Par par nos caprices, mais de suite de la compréhension par le grand nombre de la nocivité pour nous de ce mode d’organisation du pouvoir qui profite aux dictateurs et aux colonialistes.

Tu as dit: Le CET demeure opposé à l’exploitation par l’étranger ainsi qu’à toute forme de concentration de pouvoir de l’Etat. Nous sommes pour l’unité dans la diversité.

Moi je dis: Je demeure opposé à la concentration de pouvoir du Souverain Primaire entre les mains des mandataires de la Res publica (Chose publique, Republique), quels qu’il soient, ainsi qu’a toute forme d’exploitation des ressources d’un pays par des étrangers au detriment des peuples autochtones. Je suis pour l’unité dans la diversité. Unus ex pluribus, voila un ideal pour lequel je me bats comme l’a fait Tshibinda wa Ilunga, le Fondateur de l’Etat precolonial lunda. Tshibinda a mieux reussi que Staline, Tito et d’autres fondateurs d’Etats fortement centralises. Des faits montrent que la centralisation excessive alimente les forces centrifuges.

La République, cette chose immonde, où l’avez-vous vu apporter la paix à une nation, quelle qu’elle soit ? Dans le monde entier, les Républiques sont les règnes de la dictature. Des dictatures supportables ici, insupportables là-bas. Suivant les sensibilité et les motivations des peuples. La concentration du pouvoir dans la personne du Président est inacceptable pour la plupart à l’Est et ontologiquement parlant à bannir chez une nation épris de respect pour ses citoyens ou ses peuples. Nous savons que c’est la République qui nous freine et nous ne pouvons donc que la combattre, démocratiquement jusqu’à sa disparition totale de notre pays.

Au besoin, les défenseurs de la République prendrons leur chemin et nous, défenseurs de la liberté des peuples, prendrons le nôtre ; dans l’ordre et le respect mutuel, si les points de vue devaient encore demeurer inchangé d’ici une autre cinquantaine d’années, très probablement. L’unité factice instaurée par les lumumbistes sert qui jusque ce jour ? Depuis Kasa-Vubu jusque Kanambe, c’est la loi de la République qui règne et c’est elle qui nous freine, qui nous détruit partout : spirituellement, intellectuellement, professionnellement, moralement, ontologiquement pourrais-je dire. La pensée unique nous empêche de nous épanouir et nous réduits à de véritables esclaves les uns des autres.

Strictement parlant, rien n’autorise personne à s’accaparer de tout le pouvoir de ces concitoyens. Dans le Congo, depuis la colonisation, le congolais est soumis à la fameuse autorité de l’État, sans qu’il ne soit consulter quand à la part d’autorité qu’il confie à ce dernier ni convaincu de la valeur de cette cession d’autorité sur lui. Cet ainsi que certains se permettent d’utiliser l’argent du peuple, pour acheter des armes qui serviront à le tuer, à l’empoisonner, à le torturer. Au 21ème siècle, ne pas s’élever contre cette barbarie relève d’une étourderie collective inexplicable. Si certains s’en accommode, convenons que nous sommes nombreux, mais il est vrai, minoritaire, à ne pas accepter cet esclavage abject. Au peuple congolais d’en décider.

Tu as dit: Le CET croit que pour combattre un mal il faut d’abord bien l’identifier et que le discours populiste contre les puissances occidentales ne sert pas la cause de notre peuple. Dans les négociations avec l’occident, le CET est pour une solution Gagnant-Gagnant (Win-Win).

Moi, je dis: Le médecin que je suis est paye pour savoir que pour combattre correctement une maladie ou tout autre forme de mal, il faut d’abord bien l’identifier. Par ailleurs, je crois que exposer les compagnies multinationales et nationales qui, comme Glencore, exploitent les ressources de la RDC au grand détriment des Congolais sert la cause de notre peuple. Dans les négociations avec les étrangers qu’ils soient de l’Occident ou de l’Orient, du Nord ou du Sud, ou meme de notre propre Région, je suis un adepte des solutions Gagnant-Gagnant (Win-Win). Voila pourquoi je ne cesse de répéter ceci: Nous n’avons pas le DROIT d’interdire aux autres de défendre leurs intérêts; par contre, nous avons le DEVOIR de connaitre et de défendre nos intérêts. Voila pourquoi j’insiste sur la nécessite pour la RDC de disposer d’un ensemble d’institutions et de mécanismes susceptibles d’assurer, au mieux, la défense de nos intérêts et d’accroître ses capacités de négotiation.

Il n’existe pas de solution gagnant-gagnant quand l’une des parties est littéralement faible, incapable de toute lutte. Quelle force a la RDC aujourd’hui pour faire face aux USA ou à la Chine ? N’est-ce pas que ces derniers tuent qui ils veulent et quand ils veulent pendant que nos gouvernants ferment la bouche ? Qui au Congo sait lever le doit lorsque la Belgique décide de boycotter l’une ou l’autre initiative qui ne l’arrange pas ? N’est-ce pas qu’ils retournent ici les queues entre les pattes, dès que leur stock de dette est épuisé ? Regardez les menaces dont fait l’objet la RDC à cause de notre président sans scrupule ni pouvoir !

La vérité est plus simple que cela.

Le jour où le congolais refusera d’être payé 2 €/jour pour EXIGER et OBTENIR 150 €/jour, comme tous les autres humains sensés de la terre, tout sera débloqué, MIRACULEUSEMENT.

Rassurez-vous, le ciel ne tombera pas sur nos têtes ce jour-là comme prétendent nos minables économistes : c’est tout le contraire. Du matin au lendemain, les gens nous ferons des courbettes dans les rues de Washington, Tokyo, Pyongyang ou Lomé. Nous nous rendrons compte de notre sottise : n’avoir pas saisie notre indépendance plus tôt !

Cette décision, ce n’est pas avec des bandits politiques que les congolais seront capables de la prendre. C’est avec des hommes faits, éprouvés, juste solidement soutenus par notre population. Pour l’instant, je vous en ai présenté un : Dr Georges Alula Makita. Soutenu, il est capable de nous amener à prendre une décision qui ne nous coûte qu’un bien petit courage politique, que nos politiciens du moment n’ont pas dans leur peur bleue, justifiée, de la mort. Et notre peuple, dans sa superstition, sa parentalité et son idolâtrie se suicide lui-même !

A propos de la decentralisation, vous dites: Pour le CET, l’objectif d’une décentralisation n’est pas de distribuer le pouvoir aux élites originaires de l’entité locale, mais d’augmenter la performance de l’Etat dans les services rendus à la population en se rapprochant d’elle. En politique, cela répond au principe de «subsidiarité», le principe selon lequel une autorité centrale devrait exécuter uniquement les tâches qui ne peuvent être accomplies à un niveau local. C’est l’idéal. C’est la détermination de ces taches qui devrait être une plus grande préoccupation avant de choisir un model réel.

Et moi, je dis ceci: Je partage totalement ce point de vue sur la decentralisation. D’ailleurs, c’est cet ideal que nous avons commence a mettre en place dans notre Secteur de la Sante, avec la creation des Zones de Sante. Et on peut deja voir quelques resultats de la decentralisation.

Les peuples qui ont compris ou qui croient comprendre où se trouve leur bonheur ne nous attendent pas, nous membres de ce forum. Ils sont en pleine action. L’indépendance commence dans la tête. Un compatriote a dit avec raison : « N’ayez pas pitié des esclaves ; parce qu’ils ne s’apitoient pas de leur propre sort ! »

Nos choix fondamentaux sont suicidaires. Citons quelques exemples.

1. Nous acceptons d’avoir pour chefs de l’État des hommes sans bagage appréciable, depuis 1960 !

2. Nous admettons que des rebelles et pilleurs connus de tous nous dirigent.

3. Nous optons pour la République, conscient qu’il n’est pas compatible avec notre multiculturalité extrême.

4. Nous acceptons d’aller aux élections des tiers, des étrangers, même quand ceux-ci en excluent nos propres compatriotes.

5. Nous pensons que continuer dans l’impénitence nous attirera la pitié, la magnanimité de Dieu, nous lavera notre malédiction et nous versons dans l’idolâtrie partout en nous tapant mains et pieds, comme si Dieu avait besoin de ces orgies.

6. Nous dormons 16 heures sur 24, alors que les riches dorment 6 heures sur 24.

7. Nous travaillons sans plan et nous attendons que ceux qui veillent nous viennent au secours.

8. Nous voulons tuer ceux qui nous dérangent, pour éliminer les assassinats dans notre pays.

9. Nous participons volontiers et fièrement aux les injustices sociales et nous clamons et attendons un État de droit.

Nous sommes véritablement un peuple maudit. Il faut être aveugle, pour ne pas s’en rendre compte. Nous débarrasser de cette malédiction est notre premier devoir. Le Devoir de tout ceux qui sont en quête de la paix et de l’enrichissement de notre nation. Toute attitude contraire est une traîtrise, comme celle de notre Raïs.

Tu as dit: Le CET estime que choisir la structure décentralisée tout simplement afin d’assouvir la soif aux postes des élites autochtones n’est pas diffèrent de ce qui est fait actuellement. Une forme de corruption aux conséquences désastreuses!

Moi, je dis: Choisir la structure décentralisée tout simplement afin d’assouvir la soif de postes des élites autochtones n’est pas différent de ce qui se fait actuellement. Ce serait même un schéma aux conséquences qui seraient très probablement plus désastreuses que celles observées actuellement. Car elles peuvent être particulièrement terribles, les violences que la soif de pouvoir peut amener les politiciens locaux a fabriquer pour opposer des communautés qui vivent dans le même secteur ou dans le même groupement. Rappelons-nous le conflit Balari-Bakongo du Congo Brazzaville.

Dire cela de quelqu’un, chez lui, c’est vraiment être un vilain colonisateur et dominateur effronté ! Qui voulez-vous voir diriger une collectivité locale ? Des étrangers ? Pour quelles raisons que nous devrions encore apprendre ?

Cela nous renforce dans la conviction que nous, congolais, devons nous mettre autour d’une table. Nous rencontrer pour décider, ensemble, calmement et librement, ce que nous voulons faire du Congo que nous a légué Kasa-Vubu et ses congénères. Sans cela, nous garderons nos armes en mains pour nous tirer les uns sur les autres, comme cela se passe depuis 1960. Le pouvoir et ses sbires peuvent dormir tranquilles dans leurs propriétés à Kinshasa, comme ils le font d’ailleurs.

Tu as dit: Le CET affirme qu’a court terme, le modèle d’une décentralisation poussée telle que la structure fédérale ou confédérale que proposent d’autres organisations risque d’exacerber le mal plutôt que de le guérir.

Moi, je dis: Une décentralisation poussée a l’extreme risque d’exacerber le mal plutôt que de le guérir. Car tout exces nuit. In medio virtus. Or qui dit milieu dit qu’il existe une droite et une gauche. Dans le cas qui nous concerne, il y a, a droite, lA DECENTRALISATION EXTREME et a gauche, lA CENTRALISATION EXTREME. Le milieu, que nous proposons, c’est comme la couleur orange entre la jaune et le rouge. l’orange a plusieurs tons: certains tons sont plus pres du jaune et d’autres, du rouge. A regarder de pres, la difference entre toi et moi ne porte que sur le ton de l’orange. C’est tout-a-fait normal: toi et moi, nous sommes du CET. Salutations fraternelles et amicales.

Malonga Miatudila

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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Un commentaire pour Transparence politique…

  1. Ceux qui voudraient savoir ce qui s’est dit avant cela.
    NOTRE REACTION AUX DISCOURS POPULISTES ET CONFEDERALISTES.
    Chers Compatriotes et amis du Congo :
    Notre propos d’aujourd’hui sera en relation avec la critique des « puissances néocoloniales » et celle de la structure centralisée du pouvoir que certains compatriotes croient être à la base de l’échec de l’Etat Congolais ; et ce en faisant semblant d’ignorer que la Corée du Sud, Taiwan, et autres pays asiatiques se sont développés dans le même environnement d’exploitation capitaliste, avec des structures centralisées de pouvoir.
    Néanmoins, le CET demeure aussi opposé à l’exploitation par l’étranger ainsi qu’à toute forme de concentration de pouvoir de l’Etat. Nous sommes pour l’unité dans la diversité.
    Toutefois, nous croyons que pour combattre un mal il faut d’abord bien l’identifier et que le discours populiste contre les puissances occidentales ne sert pas la cause de notre peuple. Dans les négociations avec l’occident, le CET est pour une solution Gagnant-Gagnant (Win-Win).
    Par ailleurs, l’option d’une structure confédérale pour notre pays, maintenant ou à court terme, risque d’empirer une situation déjà fort désastreuse de notre peuple. C’est ce que nous allons démontrer par ce message.
    Nous parlerons donc du néocolonialisme, de la structure de l’Etat Congolais avant de rappeler notre proposition dans le « Que Faire ».
    Concernant le néocolonialisme :
    Il est vrai qu’après la fin de la deuxième guerre mondiale et avec la reconnaissance par l’ONU du droit à l’autodétermination des peuples, une autre forme de colonialisme apparaissait. Le colonialisme juridique céda la place à une forme de domination moins visible marquée par la dépendance économique nommée « néocolonialisme ».
    L’important n’est pas de crier jour et nuit le fait que nous soyons exploités par les puissances capitalistes par le biais du néocolonialisme, mais de savoir identifier les facteurs de dépendance qui rendent la RDC beaucoup plus exploitable que d’autres Etats.
    La théorie de la dépendance nous apprend que cette dernière se présente sous trois formes : (1) la dépendance coloniale caractérisée par une économie d’extraction dans laquelle le capital financier et commercial de la métropole exploite la colonie; (2) la dépendance financière et industrielle dominée par le capital du centre pour produire à la périphérie des produits semi-finis ou finis pour le centre ; (3) La dépendance des multinationales.
    Comme nous l’avons dit dans la présentation vidéo du CET, contrairement aux autres Etats d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine, la RDC n’a jamais fait un effort pour changer l’économie basée sur l’exportation des matières premières héritée de la colonisation belge qui est une économie des colonies du 19ieme siècle !
    L’économie congolaise est demeurée une économie d’extraction produisant exclusivement pour l’étranger malgré « l’indépendance » donnant ainsi au Congo le statut de grand réservoir des matières premières de l’occident. Elle n’est pas une économie pour les congolais ! Les compagnies étrangères y exploitent les ressources naturelles qu’elles exportent du pays vers l’étranger ou ces dernières seront transformées en produits finis et commercialisables.
    Cette économie est marquée par la détérioration continuelle des termes d’échange et le maintien du pays à flot seulement par l’aide économique étrangère. Certes, quelques multinationales sont maintenant présentes dans l’exploitation des mines. Mais étant donné la faiblesse de participation de l’Etat congolais dans le capital des sociétés locales d’exploitation, ces dernières sont indépendantes des décisions des pouvoirs de l’Etat congolais. De ce fait, plutôt que de contribuer à un plan de développement durable du pays, Elles ne constituent qu’une source à l’enrichissement illicite des hommes au pouvoir.
    Selon la théorie récente en Economie de développement de Daron Acemoglu et James Robinson, les institutions reflètent l’image de leurs économies. Aux économies d’extraction correspondent des institutions extractrices fonctionnant au bénéfice d’une Elite compradore qui vit non pas pour servir le peuple mais pour extraire des rentes économiques du reste de la population. Le cas de Mobutu est cité dans cette théorie. La situation a continué après Mobutu. C’est ce qui explique le vote par le parlement congolais de gros salaires pour l’élite alors que la population croupit dans la misère.
    La Banque Mondiale elle-même a fini par reconnaitre que la poursuite de la prévalence de l’économie d’extraction est un danger pour le monde. Car selon elle, l’économie d’extraction est liée à un taux élevé de corruption, de prédation, de clientélisme, d’instabilité politique et de guerres civiles.
    Si la RDC, malgré ses grandes potentialités, se trouve au bas de l’échelle de développement par rapport aux autres Etats, eux aussi exploités par le néocolonialisme, c’est surtout parce qu’elle n’a pas encore des dirigeants capables de changer l’économie héritée de la colonie qui siphonne les richesses vers l’extérieur.
    Certes, ce changement de l’économie a un coût élevé. Mais il n’est pas impossible à réaliser. D’autres pays ayant été dans une situation similaire à celle que vit la RDC, l’ont fait. La Corée du Sud n’est-elle pas devenue une puissance économique grâce à la technocratie? Il en est de même pour l’Indonésie, la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie et de Singapour.
    C’est pourquoi nous au CET avons un plan de sortie de cette situation néocoloniale dans une vision Win-Win. Nous refusons d’accepter que la RDC demeure éternellement le réservoir de matières premières pour les puissances étrangères.
    Quid de la décentralisation:
    L’objectif d’une décentralisation n’est pas de distribuer le pouvoir aux élites originaires de l’entité locale, mais d’augmenter la performance de l’Etat dans les services rendus à la population en se rapprochant d’elle. En politique, cela répond au principe de «subsidiarité», le principe selon lequel une autorité centrale devrait exécuter uniquement les tâches qui ne peuvent être accomplies à un niveau local. C’est l’idéal.
    C’est la détermination de ces taches qui devrait être une plus grande préoccupation avant de choisir un model réel. Choisir la structure décentralisée tout simplement afin d’assouvir la soif aux postes des élites autochtones n’est pas diffèrent de ce qui est fait actuellement. Une forme de corruption aux conséquences désastreuses! A court terme, le model d’une décentralisation poussée telle que la structure fédérale ou confédérale que proposent d’autres organisations risque d’exacerber le mal plutôt que de le guérir.
    En général, quand l’Etat est affaibli, des tendances centrifuges émergent. En terme de gestion organisationnelle, on ne décentralise pas le pouvoir dans une période de crise mais bien au contraire, on le centralise afin d’uniformiser et de contrôler les coûts ; et ceci est corroboré par les conseils du Pr. belge Van Bilsen lors de la décolonisation en 1960 ainsi que par les études publiées en 1996 dans un article préparé par Hommes pour la Banque Mondiale :
    Conseils de Van Bilsen
    Face à l’empressement des certains dirigeants congolais en 1960 pour la fédéralisation du Congo, le professeur Van Bilsen qui avait été le précurseur du model Fédéral pour le Congo dans son livre publié en 1956 ( Un Plan de Trente Ans pour l’Emancipation Politique de l’Afrique Belge ), et qui deviendra plus tard à la fois conseiller de Kasavubu et Tshombe lors de la décolonisation, estimait pour sa part, qu’il n’y avait peut-être pas d’inconvénient à ce qu’ ’il y ait au Congo durant les années après 1960, une décentralisation administrative impliquant, par exemple, la création de nouvelles provinces mais, que le risque de balkanisation était très grand avec la fédéralisation du Congo.
    En effet Van Bilsen écrira :
    «En 1955, je proposai comme hypothèse de travail une fédération congolaise. Je crois encore aujourd’hui que cette solution est idéalement la meilleure et que quelque jour, peut être lointain, après l’indépendance, le Congo évoluera dans cette voie. Mais je dois constater que, depuis, la notion fédéraliste a été compromise aux yeux des Africains par la façon dont elle a été définie par certains milieux financiers d’abord, soutenue ensuite par divers groupes et même par un distingué sociologue d’opinion socialiste. Si l’idée fédéraliste doit servir à couvrir un véritable découpage, une balkanisation du Congo, elle devient évidemment, dès lors, politiquement et psychologiquement une arme du colonialisme… C’est dans la même optique que je comprends ceux-Africains et Belges d’Afrique- qui combattent le fédéralisme. Ils veulent en premier lieu préserver l’unité de leur patrie congolaise et en cela ils ont raison »
    Hélas ! Le pauvre Van Bilsen ne fut pas compris face à l’argent utilisé pour la manipulation des congolais. La Conférence de Tananarive en Mars 1961 durant laquelle les politiciens de Léopoldville, Elisabethville et Bakwanga décidèrent de transformer le Congo en une confédération d’Etats Indépendants sonna presque la fin de l’existence du Congo.
    Voici ce qui était rapporté par le Monde Diplomatique du 03 Avril 1960 :
    … la solution confédérale préconisée par la conférence de Tananarive semblait à première vue ouvrir des perspectives encourageantes. Encore faudrait-il, pour que ces perspectives se réalisent que soient définies la répartition des revenus des Etats de la confédération, notamment du Katanga, et les fonctions du Conseil des Etats – gouvernement central rudimentaire présidé par M. Kasavubu. Il faudrait également que tous les Etats de ladite confédération soient d’accord pour y adhérer. Or rien n’a été défini à Tananarive, où les participants ont abouti à un simple accord de principe.
    C’était donc la dilution de l’Etat Congolais à Tananarive. Heureusement que le President Kennedy n’accepta pas d’être mis devant un fait accompli par les belges et les français !
    Etudes de la Banque Mondiale :
    En effet, selon les études effectuées durant les trois dernières décennies, il y a des préconditions avant qu’une décentralisation ne soit bénéfique pour un Etat. La premières d’elle est l’existence d’un Etat fonctionnel ou un Etat fort.
    Ci-dessous un extrait de l’une des études faites par Rudolf Hommes publiée en 1996 pour la Banque Mondiale.
    « La décentralisation n’est pas intrinsèquement «une bonne chose» qui devrait être recommandée sans la moindre réserve. Dans certains cas elle peut faire plus de mal que de bien. On peut repérer quatre cas où le risque est grand. Le premier se rapporte au degré d’efficacité de l’ État central : si l’État est inefficace ou corrompu, la décentralisation a de grandes chances d’augmenter plutôt que de décroître l’inefficacité. L’importance des différentiels de revenus (entre ménages et/ou entre territoires) est le second critère : plus ils sont importants moins la décentralisation est souhaitable. Le revenu par tête est le troisième aspect : plus le PIB par habitant est faible plus la décentralisation sera dangereuse ; le fonctionnement d’une collectivité locale implique des coûts fixes ; dans les pays à très faible revenu, ces coûts fixes, qui seront gonflés par la décentralisation, viendront accroître les dépenses publiques et exercer un effet d’éviction sur les dépenses de biens et de services. Le degré d’urbanisation est le dernier critère. La possibilité de percevoir des impôts locaux est plus faible dans les zones rurales réduisant de ce fait les moyens d’un contrôle politique local efficace. Par conséquent, plus le degré d’urbanisation est faible, plus il est difficile de décentraliser. Il s’en suit que la décentralisation apparaît appropriée pour des pays à faible disparités de revenus, à revenu par tête relativement élevé, largement urbanisés et où l’État est efficace. On peut douter que les 63 pays en développement engagés dans des réformes de décentralisation correspondent à cette description. »
    (Hommes, Rudolf. 1995. Conflits and Dilemmas of Decentralisation, Washington, La Banque Mondiale, article préparé pour l’Annual Bank Conference on Development Economies, Washington, D.C.Mai, 1995.)
    Depuis trois ans le régime au pouvoir a procédé à une « décentralisation ». Il est important de remarquer que les conditions pour la décentralisation n’étaient pas réunies. On ne peut donc pas être surpris de remarquer que cette décentralisation n’a rien apporté de positif dans la performance des services rendus à la population.
    C’est compte tenu de toutes ces études et l’histoire, que le CET bien qu’étant pour l’unité dans la diversité, demande aux congolais d’être prudents et patients avant d’adhérer aux stratégies « fédéralistes » ou « confédéralistes » alors que la cohésion nationale est frêle à cause de l’absence d’un Etat fonctionnel.
    Que Faire :
    « Une option réaliste en vue de la construction d’un État démocratique passe par le choix d’une feuille de route comportant des priorités claires sous tendues aux théories acceptées. L’établissement d’une administration efficace devrait être la première priorité, suivie par le processus de démocratisation (dont l’organisation d’élections démocratiques), dans le cadre d’un processus qui devrait durer 36 mois.

    Dans son état actuel, la RDC souffre d’un déficit des capacités de l’État, notamment d’un manque d’institutions efficaces, d’infrastructures publiques ainsi que d’un manque de volonté de la classe politique pour servir d’abord les intérêts de la nation. Ce sont ces handicaps qui empêchent d’organiser des élections régulières.

    C’est donc pour cette raison, que nous demandons à toutes les forces vives de la nation de s’unir derrière le CET.
    Avec votre soutien, avec le soutien du peuple congolais, au-delà des querelles partisanes, le CET installera une administration neutre, sur une base technocratique, imprégnée de sens du bien public et affranchies des contingences politiciennes, pour lancer la feuille de route de la construction d’un État congolais fort et démocratique.
    Le CET est opposé à tout schéma de balkanisation du pays.
    La RDC est indivise ! Rejetons l’agenda confédéraliste !
    Parlez-en partout autour de vous !
    Faites passer le message !
    Merci,
    Pierre Vile-Linda Sula
    DBA, MS, IT Architect
    MESSAGE DU CET CONCERNANT LES ELECTIONS EN RDC
    http://www.cet-online.com

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