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Nouvelle Constitution : Une priorité pour la majorité de « KABIL A »


Est-il possible de stabiliser nos constitutions, dans nos pays africains ? Pourquoi et comment ?

Que peut-on tirer des reniements perpétuels ?

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune
Sent: mardi 2 septembre 2014 19:54
To: congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: [Congokin-tribune] Nouvelle Constitution : Une priorité pour la majorité de « KABILA »

Tuesday, September 02, 2014

02/09/2014 07:10:00

imageJoseph KABILA – President sortant de la RDC, en train de signer la Constitution de la RDC

Après le « Conclave » du lundi 25 août 2014 à Kingankati, les observateurs ont noté, au-delà des divergences de vues entre les camps des «pro» et « anti » révisionnistes, qu’une «troisième voie » s’est invitée à la table des discussions. Il s’agit de celle préconisant la rédaction d’une nouvelle Constitution. On a appris, à ce sujet, qu’un groupe de travail devrait incessamment se mettre en place en vue de réfléchir sur le nouveau texte constitutionnel, totalement différent de celui actuellement en vigueur.

Le débat interne autour de la révision ou non de la Constitution s’est davantage éclairci au sein de la Majorité Présidentielle, après le « Conclave » du lundi 25 août 2014 à Kingankati, dans la banlieue Est de Kinshasa, sous la modération du Chef de l’Etat.

Les observateurs ont noté, au-delà des divergences de vues entre les camps des «pro» et « anti » révisionnistes, qu’une «troisième voie » s’est invitée à la table des discussions. Il s’agit de celle préconisant la rédaction d’une nouvelle Constitution.

On a appris, à ce sujet, qu’un groupe de travail devrait incessamment se mettre en place en vue de réfléchir sur le nouveau texte constitutionnel, totalement différent de celui actuellement en vigueur, que l’on dit découler de la volonté politique des « Composantes » et « Entités » signataires de l’Accord Global et Inclusif ayant sanctionné, en décembre 2002 à Sun City, la fin du Dialogue Intercongolais. Dans l’entendement des « Faucons » de la Majorité Présidentielle, le projet d’organisation d’un référendum populaire, qui fait couler tant d’encre et de salive, viserait non pas le plébiscite, par l’électorat national, des amendements à apporter à La Constitution adoptée en décembre 2005 par voie référendaire, mais plutôt d’une nouvelle loi fondamentale. La conséquence logique de pareille initiative serait la liquidation pure et simple de la « Troisième République », née le 18 février 2006, et l’avènement de la 4me République. Dans ce cas, les compteurs seraient remis à zéro.

Concrètement, on va «effacer le tableau », selon une expression bien connue de chez nous, c’est-à-dire ne plus tenir compte des mandats déjà exercés par Joseph Kabila, lancer une nouvelle transition à conduire par un « Gouvernement de large union nationale », à l’issue de laquelle seraient organisées de nouvelles élections législatives et présidentielle, comme c’était le cas au retour de Sun City.

4me République : nouvelle aventure?

En entendant parler de l’avènement de la 4me République, nombre de Congolais s’interrogent sur l’état d’avancement de la démocratie en RD Congo. L’on craint en effet que les architectes de la nouvelle loi fondamentale du pays ne consacrent le retour de l’Etat-nation vers un Etat de non droit, où les détenteurs du pouvoir auraient tout à dire, et le souverain primaire rien à dire. L’on se demande s’il ne s’agit pas, pour le peuple congolais, d’une nouvelle aventure politique, à l’image de dellearrow-10x10.png de la Deuxième République de Mobutu, caractérisée par l’enchaînement du nombre illimité des mandats du Chef de l’Etat, la confiscation des libertés individuelles, le monopartisme, la primauté du MPR/Parti-Etat sur toutes les institutions de la République, l’érection du Président-Fondateur du Mouvement Populaire de la Révolution au statut de Chef de l’Etat de fait et de droit, l’inviolabilité de la personne du « Père de la Nation », du «Timonier national », du « Guide éclairé », du « Sauveur de la patrie », du « Rassembleur », du « Pacificateur », de « l’Unificateur», etc.

L’on se désole à l’idée que la 4me République ne soit une pâle copie de la Deuxième République, où la « parole du Président- Fondateur prononcée en public avait force de loi » et où des dignitaires du régime avaient le droit de vie et de mort sur leurs compatriotes d’en-bas. En lisant les signes du temps, l’on se demande si à l’allure où la RDC est en train de changer de constitution, on ne risque pas de déboucher sur une fréquence d’une République par année.

Interdiction de parole aux «anti-révisionnistes»

L’une des questions qui intriguent certaines forces politiques et sociales du pays est de savoir si les « pro-révisionnistes », qui s’expriment avec beaucoup de liberté et volupté en privé comme en public vont accepter le débat contradictoire avec les « anti ». Si l’on s’en tient à ce qui est arrivé au député national Jean-Bertrand Ewanga de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), après le meeting de l’Opposition le 04 août 2014 à la Place Sainte Thérèse, dans la commune de N’Djili, et à d’autres fâcheux précédents, notamment les arrestations et condamnations des députés nationaux Muhindo du MSR (Mouvement Social pour la République) et Eugène Diomi Ndongala, pour avoir émis des critiquez acerbes sur des questions politiques d’intérêt national, sans oublier celle d’un cadre de l’UDPS à Mbuji Mayi, cueilli au sortir d’un studio de télévision après avoir participé à un débat politique, l’on peut être sûr que les anti-révisionnistes s’exposeraient à des pires ennuis dans les mois et semaines à venir.

Pourtant, le jeu démocratique voudrait que tous les fils et toutes les filles du pays disent ce qu’ils pensent de la démarche de la Majorité au pouvoir. Quant au référendum proprement dit, l’annonce récente, par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), de la révocation de près d’une centaine de ses agents reconnus coupables de trafic illicite des cartes d’électeur, il n’offre aucune garantie de transparence. Dans ces conditions, il est difficile d’attendre des urnes la vraie réponse du souverain primaire à la révision constitutionnelle et à la disqualification de la Troisième République.

Regard sur l’histoire

On pourrait alors retenir, au plan historique, que la 1ère République avait vécu du 30juin 1960 au 24 novembre 1965 avec Joseph Kasa-Vubu à la magistrature suprême du pays, et la seconde du 24 novembre 1965 au 24 avril 1990, avec le maréchal Mobutu Sese Seko aux affaires. Après une longue parenthèse marquée par une Transition qui paraissait interminable (24 avril 1990- 17mai1997) sous la conduite du même Mobutu, et deux « Républiques » sans étiquette dirigées par Laurent Désiré Kabila (17 mai 1997- 16 janvier 2001) et Joseph Kabila (janvier 2001-juin 2003) et une seconde Transition (30 juin 2003- 06 décembre 2006), la Troisième République voyait le jour avec la prestation de serment de Joseph Kabila, le 06 décembre 2006, comme Président élu au suffrage universel direct. Réélu en novembre 2011, il a entamé un second mandat le 20 décembre 2011, toujours sous le label de la Troisième République. Au regard de la nouvelle option de l’aile dure de la Majorité Présidentielle de doter le pays d’une nouvelle Constitution, les jours de la Troisième République sont désormais comptés.

[Kimp/lePhare]

Mambo wa Lumona
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Décès du général Bahuma: marche de protestation des étudiants à Goma


La marche de protestation des étudiants apportera-t-elle un changement : pourquoi et comment ?

N’y aurait-il pas mieux à faire que de marcher ?

Comment le savoir ?

Qui nous écoutera un jour ?

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of vickybilonda via Congokin-tribune
Sent: mardi 2 septembre 2014 21:58
To: Lumona1@aol.com; Forum Lumumbiste des Patriotes Congolais
Subject: [Congokin-tribune] R: Décès du général Bahuma: marche de protestation des étudiants à Goma

Kabila watula mueleeeeeeeeeee

Inviato da Samsung Mobile

RDC: émotion après la mort du général Bahuma, héros discret des FARDC…


Qui sont les hommes autour ?

Connaissent-ils une part de la vérité ?

Ont-ils témoigné ou peuvent-ils témoigner et pourquoi ?

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of vickybilonda via Congokin-tribune
Sent: mardi 2 septembre 2014 23:16
To: Lumona1@aol.com; Forum Lumumbiste des Patriotes Congolais
Subject: [Congokin-tribune] R: RDC: émotion après la mort du général Bahuma, héros discret des FARDC

Les interogations commencent aupres de ceux qui ont etes plus pres de general Bahuma;pretons l’oreilles qui l’a fait aura recompence ;suivons les de pres la verite eclatera; il ete empoisonne par qui ??????congolais;vrai congolais prenez soins des vos vrai compatriotes.

Vicky

Inviato da Samsung Mobile

Nord-Kivu : le général Emmanuel Lombe succède à Lucien Bahuma


Après le Sud-Kivu, c’est le Nord-Kivu qui nous revient.

Si le général Lucien Bauma a eu des problèmes (de santé ou de politique), qu’en sera-t-il du général Emmanuel Lombe ? A-t-il des précautions où y va-t-il tête baissée ?

Je prie Dieu de protéger nos frères qui ont appris à compter sur lui et non pas sur des hommes véreux, qui peuvent changer d’avis et d’opinion, en fonction de leurs humeurs.

rom: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune
Sent: mardi 2 septembre 2014 23:16
To: congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: [Congokin-tribune] Nord-Kivu: le général Emmanuel Lombe succède à Lucien Bahuma

publié il y a 1 heure, 3 minutes, | Denière mise à jour le 2 septembre, 2014 à 9:09

Le général Lucien Bahuma sensibilise la population de Beni pour qu'elle soutienne l'opération militaire "Sokola" contre les ADF.

Le général Lucien Bahuma sensibilise la population de Beni pour qu’elle soutienne l’opération militaire "Sokola" contre les ADF.

Le général de brigade Emmanuel Lombe est le nouveau commandant de la 8ème région militaire au Nord-Kivu. Cet officier militaire succède ainsi au général Lucien Bahuma Ambamba, décédé samedi des suites d’un Accident vasculaire cérébral (AVC) en Afrique du Sud. Le nouveau promu a tenu sa première réunion de prise de contact mardi 2 septembre à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, avec les officiers des FARDC et le commandant de la brigade des casques bleus de la Monusco.

Cette réunion de prise de contact a permis au nouveau commandant de la 8ème région militaire de prendre la mesure des défis sécuritaires qui l’attendent, selon des sources militaires.

Le général Lombe devient également commandant de l’opération ‘’Sokola’’ contre les rebelles ougandais des ADF à Beni. Il devra ainsi poursuivre cette opération militaire, lancée depuis janvier dernier par son prédécesseur, avec l’appui de la Monusco.

Bien qu’affaiblis, ces rebelles mènent actuellement une véritable guérilla contre les FARDC, dans certaines zones déjà libérées, selon des sources locales.

Un autre mouvement rebelle étranger encore opérationnel au Nord-Kivu, ce sont les FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). Le processus de leur désarmement volontaire n’a toujours pas abouti et l’option militaire n’est pas écartée pour les y contraindre.

D’autre part, le général Lombe doit aussi faire face à la problématique des groupes armés locaux dans le reste de la province du Nord-Kivu. Il s’agit notamment de cas des territoires de Walikale, Masisi, Rutshuru, Lubero et Beni, où ces groupes restent hostiles au processus de Démobilisation, désarmement, réinstallation et réinsertion sociale (DDRR) du gouvernement congolais.

Technicien de formation, cet officier supérieur est issu de l’Ecole de formation des officiers (Efo) à Kananga (Kasaï-Occidental). Il a notamment commandé l’opération ‘’Rudiya 2’’, contre les rebelles ougandais de la LRA à Dungu, dans la Province Orientale de 2011 à 2013.

Avant sa nomination à la tête de la 8ème région militaire, le général Lombe était à la disposition de l’Etat-major général des FARDC à Kinshasa.

Mambo wa Lumona
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Insécurité au Sud-Kivu: 4 600 Congolais se réfugient au Burundi


Finalement, qui sont les burundais pour nos compatriotes : des amis ou des ennemis ? Le territoire congolais est grand. Pourquoi des congolais sud-kivutiens préfèrent-ils fuir vers le Burundi (à l’Est) que de fuir vers l’Ouest, le Nord ou le Sud ?

J’espère que tout congolais connait bien les réponses à cette question et travaille avec. Sinon, notre conditions s’empira en 2016.

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune
Sent: mardi 2 septembre 2014 23:17
To: congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: [Congokin-tribune] Insécurité au Sud-Kivu: 4 600 Congolais se réfugient au Burundi

Insécurité au Sud-Kivu: 4 600 Congolais se réfugient au Burundi

publié il y a 1 heure, 15 minutes, | Denière mise à jour le 2 septembre, 2014 à 8:59

Les éléments d'un groupe d'autodéfense populaire de Lemera dans les moyens plateaux d'Uvira, à Mulenge, Sud-Kivu année 2012. Radio Okapi/Ph. Fiston NGOMA

Les éléments d’un groupe d’autodéfense populaire de Lemera dans les moyens plateaux d’Uvira, à Mulenge, Sud-Kivu année 2012. Radio Okapi/Ph. Fiston NGOMA

Plus de 4 600 Congolais ont été déjà accueillis par le Burundi comme demandeurs d’asile durant le 1er semestre de cette année. L’office burundais de protection des refugies et des apatrides affirme avoir accordé l’asile à plus de 1 700 d’entre eux durant cette période. Cette population congolaise dit fuir l’insécurité grandissante dans les localités du territoire de Fizi et dans la plaine de la Ruzizi à Uvira au Sud-Kivu.

Les affrontements entre les FARDC et les miliciens Mai-Mai Yakutumba dans le territoire de Fizi sont les principales causes du déplacement massif des populations congolaises vers le Burundi. Ce mouvement s’est accentué depuis le mois de mai dernier.

Début juin, les relations malsaines entre les Bafulero et Barundi dans la plaine de la Ruzizi, ayant causé des morts et des blessés, ont provoqué d’autres fuites.

Le bilan fait état de plus de 4 600 congolais demandeurs d’asile. J.Bosco Nduwimana, coordonnateur de l’office qui accorde l’asile, indique que plus de 1 720 l’ont déjà obtenu. Plus de 2 800 personnes font des recours, car leurs dossiers avaient été rejetés.

Cet office dit continuerarrow-10x10.png à accueillir des Congolais demandeurs d’asile. Bujumbura se dit toujours prêt à être hospitalier, selon cet office.

Mambo wa Lumona
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Hybride nilotique-bantou ou un nilotique à bantouiser ?


Cher Kwebe,

Jai lu ton argumentation avec toute attention et tout lintrt quelle mrite. Non seulement vous crivez bien : clairement et naturellement ; cest–dire, de votre esprit et de votre cur ; mais aussi, je lis dans vos dtours de phrases le souci de dfendre lintrt de la gente bantoue ; souci que je rencontre trs rarement dans ma vie dhomme de 58 ans. Cest fliciter. Les bantous comme toi, je nen rencontre pas beaucoup ; et, tu as bien fait que de le faire remarquer nos lecteurs, qui je lesprent en dduiront les prochaines attitudes avoir, face au drame non seulement bantoue ni congolais ; mais au drame de tous les peuples opprims de la terre.

Bien-aim, tu nes pas dou quen franais, que tu cris bien. Mais aussi, je dois rendre grce Dieu que tu sois perspicace qui et pourquoi dit alors que les bantous soient des niais et des nafs congnitaux ?

En effet, je ne peux de toute vidence pas considrer une transaction au bout dun canon comme un acte de vente. Tu as vu juste. Et tu sais fort bien que je suis de ceux qui disent clairement que nous y reviendrons invitablement, la libration du Congo, cest–dire, trs prcisment et comme nous lavions convenu un jour avec toi ce que tu as eu lhonntet desprit de rappeler, la libration de tous les peuples du Congo. Jy ai dailleurs fait allusion dans mes propos prcdents.

Cest cependant sur ce dernier point que tu ne convaincs pas encore et pas du tout, mon cher Kwebe. Pour une raison trs simple. Tu fais comme si ton invitation tait acceptable. Et comme pour te faire bonne conscience, tu ludes deux questions essentielles que je tai poses dans mon jargon dhybride, mais auxquelles tu te refuses ostensiblement de rpondre. Pour toi, Kwebe, les alurs, les kakwa, les ndo, les gegere ( ne pas confondre aux hema !), les lendus, les mbute, les twa, les zande, les ngbetu, les ngbandi, les ngbaka et les tutsi, du Congo, devront se faire des bantous ? Dans ce cas, ton erreur est de taille, moins que tu ne veuille nous construire une autre dictature…

Cher Kwebe, ni ma mre, ni mes oncles maternels, nattendent de moi que je sois bantous, bien que, ce que tu refuses daccepter et de comprendre – et cest ton droit, dans mes veines, comme des tiens, circule du sang bantou. Ce qui tchappe, cest la complexit de la bantout ! Les bantous lest qui me lisent ici, silencieusement, me comprennent parfaitement.

Visiblement, lavantage de lhybride que je suis, de fait, sur toi, cest de la connatre, de la vivre depuis sa naissance, cette complexit. Jespre ainsi avoir apport de la lumire l o, volontairement ou par ignorance, tu essaies, mais dsesprment, de garder des zones dombre. Pour cacher la misre du bantouisme ? Tu es bantou, mon frre Kwebe. Et tu sais que lon ne fait pas dun nilotique ce quil nest pas. Les esclavagistes, les colonisateurs et les dictateurs lont essay et tu sais ce quils ont rcolt et ce quils ont apport aux congolais la fin.

Je nai toujours pas encore la raction de Wanyi

Au plaisir de te lire, toi, et de lire tes invits cet important dbat.

La bantout au Congo, cest quoi au juste : la race, lethnie, la tribu, le clan, la patriarchie, la langue, la culture ou lhgmonie politique ?

http://www.congo-tourisme.org/decouverte/population-langues/les-differents-peuples/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hima

http://www.universalis.fr/encyclopedie/nilotiques/

http://www.aequatoria.be/04frans/032biobiblio/0322Bantouisation.htm

From: Kimpele Kwebe [mailto:kwebe@hotmail.com]
Sent: vendredi 29 aot 2014 19:07
To: Graphle Paluku-Atoka Uwekomu; ‘Lumona1@aol.com’; unioncongolaise@yahoo.fr; pprd.allemagne@web.de; pprdcanada@hotmail.com; pprdfinlande@yahoo.fr; cmd@ambardcparis.com; janie-mak@hotmail.com; evaristeboshab@yahoo.fr; gmotemo@yahoo.fr; nswanahenri@hotmail.com; pprd.ireland@yahoo.ie; kilongozi.kamulete640@dbmail.com; kalemamakopa@yahoo.fr; kisangadisasi@hotmail.com; leonardtofi@hotmail.com; maddytiembe@gmail.com; marcel_ntete@yahoo.fr; mazel_joseph@yahoo.fr; mmiatudila@hotmail.com; ne@ipr-world.com; paluleo@yahoo.fr; prpkabilafrance@hotmail.fr; prpfrance@live.fr; prpfrance1@hotmail.fr; freeopinion@yahoo.fr; lusalal@aol.com; vitalkamerhe@yahoo.fr; tambakuma3@yahoo.fr; adokaulu@yahoo.fr; fredericamboka@yahoo.fr; andrekongolo2003@yahoo.fr; lecridesooprimes@yahoo.fr; banzaroger@hotmail.com; clementnzau@yahoo.fr; codackmola@yahoo.fr; coko13@orange.fr; collectifsosrdc@yahoo.fr; congoelections@yahoogroupes.net; ghislaine.dupont@rfi.fr; gonesta@europarl.eu.int; info@arc-en-tech.ch; info@atacanadaqc.ca; info@electioncongo.com; info@monuc.org; jaak.leenknegt@belga.be; jacques.barrot@cec.eu.int; jimpy.lokaso@gmail.com; kadimaleon@yahoo.fr; kanemakadisaplacide@yahoo.fr; mlc_allemagne@yahoo.fr; mlcbenelux@yahoo.fr; mlcongo@compuserve.com; mnrinformation@yahoo.fr; amulaba@yahoo.fr; adelmananga@yahoo.fr; alexiswawina@yahoo.fr; amb.rdc.paris@wanadoo.fr; actioncdr@hotmail.com; benlaba@hotmail.com; flybok_waon@yahoo.fr; nlandu.kongo@wanadoo.fr; pprd.maghreb@yahoo.fr; mvembaairkongo@hotmail.com; fisianzoko@hotmail.com; fnzinga@hotmail.com; sabitiram@yahoo.es; camhe250@yahoo.fr; rogerk2000@yahoo.fr; uncsgewanga@yahoo.fr; claudiakashama@yahoo.fr; kinshasasshf_dhrf@state.gov; cherryl.kanku@fco.gov.uk; Kimpele Kwebe; jcvuemba@mpcr.cd
Subject: La question de la nationalit des enfants « hybrides »

Mon cher Paluku,

Voil plusieurs mois dj que notre organisation, et moi en particulier, nous intressons aux propos que vous tenez sur les diffrentes radios congolaises mettant sur le Net au sujet de la tragdie congolaise, sur ses tenants et aboutissants ainsi que sur les diffrentes solutions susceptibles d’y mettre un terme. Il me souvient en particulier d’avoir particip, au moins deux reprises, des dbats radiophoniques dans lesquels vous interveniez.

Malgr plus de 45 confrences dont le principal rsultat a consist en l’aggravation de la crise congolaise, vous ralliez ceux qui continuent, encore et toujours, persvrer dans leur position en faveur de la tenue de nouvelles ngociations entre les Bantous congolais et les occupants tutsis rwandais (et non pas entre le Congo et le Rwanda). A moins d’tre un collabo, on ne ngocie pas avec un occupant. Des Franais comme de Gaulle ont-ils serr la main d’Hitler durant la Deuxime Guerre mondiale et pendant l’occupation de la France par l’arme allemande ? Finalement, d’aprs vous, quoi a servi le dbarquement de Normandie le 6 juin 1944 et pourquoi en irait-il diffremment du Congo ?

Un occupant du Congo, quel qu’il soit, qu’il s’agisse d’un Allemand, d’un Tutsi ou d’un Nilotique doit tre chass grands coups de pied dans le derrire, si on est aimable et gentil avec lui. Sinon, il faut se saisir d’une arme, surtout en cas de refus de l’occupant. Les Tutsis et les Nilotiques vivant au Congo subiront au moins le mme sort.

S’il existe encore des Bantous congolais qui, l’heure actuelle, ignorent que leur pays est occup militairement et domin politiquement par les Tutsis rwandais depuis plus d’une dcennie, je me vois contraint de leur rappeler qu’au sein des FARDC,on ne compte actuellement pas moins de 9 gnraux, 22 colonels et lieutenants colonels,77 majors et 334 capitaines tutsis rwandais. Je me dois aussi de leur rafrachir la mmoire en leur disant que James Kabarebe, l’actuel ministre tutsi de la dfense du Rwanda, occupa nagure les fonctions de chef dtat-major gnral des forces armes congolaises Kinshasa et que Joseph Kabila, alias Hippolyte Kanambe, celui-l mme qui est assis indment dans le fauteuil de prsident de la rpublique au Congo, est Tutsi de pre et de mre.

Mon cher Paluku,

Notre mouvement passe systmatiquement au crible tous vos crits accessibles sur le Net. Votre dernire livraison, lisible ci-aprs, nous confirme dans nos pires doutes. Dsormais, aucune hsitation n’est permise puisque vous confirmez en filigrane tre de parents la fois nilotiques c’est–dire tutsis et bantous congolais. A partir de ce moment, vous devenez aux yeux de tous les Bantous congolais un lment de confusion, comme tous les enfants et les descendants dont les gniteurs appartiennent ces deux groupes ethniques antagonistes mais qui ont choisi de penser, de parler, d’agir en tutsis, de dfendre la cause des tutsis et en particulier, de s’emparer des terres congolaises ainsi que du pouvoir au Congo.
J’ignore lequel de vos deux gniteurs est bantou mais je suppose, partir de votre nom de famille, qu’il s’agit apparemment de votre pre. Si c’est la cas, laissez-moi vous dire que vous avez commis son endroit un acte de haute et impardonnable trahison. Dans le mme temps, vous avez trahi la Rpublique dmocratique du Congo et les 70 millions de Bantous congolais. Attendez-vous donc recevoir le salaire que, de tout temps, travers l’histoire de l’humanit,les tratres ont toujours peru cause de leur flonie.

Les pasteurs Hema, notamment ceux qui sment la mort et la dsolation dans le district de l’Ituri, mais aussi les mystrieux « Banyamulenge » sont venus du Rwanda en franchissant la frontire congolaise, subrepticement, illgalement, en suivant leurs troupeaux de btail et en profitant de la navet ainsi que de l’aveuglement des autorits politiques et administratives congolaises depuis 1960. Sous la colonisation, rien de tel n’tait pas possible. Pourtant, partir des annes 1935, quatre vagues d’immigrs rwandais furent accueillies au Congo belge dans le cadre de la MIB, Mission d’immigration belge, pour travailler dans les mines, les usines, les plantations et, accessoirement dans l’administration. Il s’est donc agi d’immigrations officielles. Mais ces populations, qu’elles soient tutsies ou hutues, gardrent, selon les clauses du mandat confi en 1919 la Belgique par le SDN, Socit des Nations, leur appartenance ethnique et leur identit nationale jusqu’au 30 juin 1960.
Puis, l’indpendance du Congo belge octroye, chacun de ces immigrs fut cens retourner dans son pays d’origine. Les Rwandais rests au Congo, quelle que soit leur ethnie, tutsie minoritaire ou hutue majoritaire au Rwanda,ne pouvaient en aucune faon se constituer en une communaut organise sur le sol congolais c’est–dire possdant des terres au Congo. Il n’y avait pas de place, c’est–dire, pas de terres pour eux.

Par consquent, les Tutsis ne disposant pas de proprits foncires traditionnelles et historiques au Congo, leurs enfants, ne peuvent revendiquer des terres chez nous qu’ la seule et unique condition d’adopter l’ethnie de l’un de leurs parents qui est bantou et en mme temps, d’tre accept par elle. Il n’existe pas une autre alternative. Les enfants hybrides trouvent ainsi la solution leur dilemme. C’est vrai pour les cas d’hybridation tutsi-bantou comme pour tous les autres types de mtissages impliquant un Bantou. Impossible de sortir de l.

Autrement, affirmer qu’il existe des Tutsis au Congo et donc, possdant des terres congolaises signifierait que le 26 fvrier 1885, il y a peine 129 ans, Henri Morton Stanley a combattu sur le sol du Rwanda pour y confisquer des terres et les annexer ensuite au territoire de l’EIC, tat indpendant du Congo, proprit prive du roi Lopold 2. Mais cette thse est historiquement, juridiquement et logiquement insoutenable. Stanley n’a jamais mis les pieds au Rwanda, possession depuis longtemps de la redoutable et redoute Allemagne. Du reste, sur la liste des terres indignes conquises la pointe de la baonnette, annexes et fusionnes pour former l’tendue de l’EIC ne figure pas un seul nom de mwami, qu’il soit tutsi ou hutu rwandais. Comment, aprs cela, oser soutenir qu’il existe des tutsis congolais ?

L’unique faon, malgr l’accumulation des vidences contraires, de justifier la croyance en l’existence de Tutsis congolais consiste envisager que des Tutsis partis du Rwanda auraient pu transporter sur leur dos ou dans leurs « impedimenta » (leurs bagages) des terres rwandaises jusqu’au Congo. C’est impossible, n’est-ce pas ? Le transport du sol rwandais au Congo tant une impossibilit matrielle, une telle ventualit prte seulement sourire. Admettre l’existence de « Tutsis ou de Nilotiques congolais » reviendrait admettre qu’il existe des Batetela belges, ou des Baluba hollandais, ou des Basampasu amricains, ou des Mongo anglais. Pourtant, il existe des milliers d’enfants ns de couples dits « dominos » c’est–dire des mtis ns des unions dont l’un des parents est issu de ces diffrentes ethnies tandis que l’autre est un Blanc appartenant ces diverses nationalits ? L’erreur volontairement commise par les Tutsis et les Nilotiques prtendant congolais consiste confondre dlibrment leur appartenance ethnique avec leur identit nationale. Juridiquement, politiquement autant que biologiquement, il s’agit de deux notions totalement diffrentes l’une de l’autre.

Parmi les autres modes d’immigration tutsie et hutue rwandaise et burundaise au Congo, il convient aussi de signaler les tudiants venus poursuivre des tudes universitaires dans diffrents tablissements congolais ainsi que les flux de rfugis ayant fui les violences ethniques dans leurs pays d’origine.

Les Congolais d’origine, c’est–dire membres d’entits ethniques et tribales possdant des terres indignes, sont des individus dont au moins l’un des deux parents est membre d’une ethnie propritaire foncire mais dont les terres qui furent confisques sous l’EIC, annexes et fusionnes pour former la superficie de ltat indpendant du Congo dont l’actuelle Rpublique dmocratique du Congo est la seule hritire lgitime et historique. C’est le socle inexpugnable de la nationalit congolaise. Pour qu’un individu, n au Congo ou en dehors de notre pays, dont seulement l’un des deux parents est membre de l’une des 250 ethnies bantoues d’origine puisse, malgr tout, se dire congolais, (et il en a parfaitement le droit), il faut donc qu’il choisisse d’appartenir la communaut ethnique de son gniteur congolais, qu’il s’agisse de son pre ou de sa mre et qu’il soit en outre adoub, accept et adopt par cette mme entit ethnique ou tribale de son parent.

Ce postulat est vrai pour tout produit d’un mariage entre un Esquimau, un Inuit, un Lapon, un Russe, un Chinois ou un Singapourien avec un Bantu congolais ou une Bantoue congolaise. C’est aussi vrai pour les descendants des couples forms par un ou une Bantou avec un ou une Tutsi, hutu, Zulu, Xhossa, Bamillke, Yoruba, Biafrais, Hauoussa, Espagnol, Mongol, Sudois ou de Kuala Lumpur, etc.
Tout ceci tient la spcificit de l’histoire de la cration de l’EIC et du destin des Bantous congolais qui, aprs avoir t les sujets d’un monarque tranger en la personne du roi Lopold 2, se retrouvrent partir de 1908 la proprit des cranciers de leur ancien matre.

Mon cher Paluku, peu de chose prs, votre cas ressemble celui de Mobutu, n de mre et de pre togolais, mais adopt ds son plus jeune ge par Mama Marie Madeleine Yemo, une Ngbandi congolaise. Donc, par sa mre adoptive (sa gnitrice biologique tant morte alors que Mobutu, encore nourrisson, tait g de quelques mois peine), Mobutu tait un Muntu congolais.

Le sujet des enfants se disant congolais mais dont l’un des parents est tutsi empoisonne l’existence des Bantous congolais depuis trop longtemps. Dsormais, c’est l’un des dossiers brlants dont notre organisation s’occupe srieusement. C’est pourquoi, notre mouvement, dont pour le moment, je tais dlibrment le nom a dcid de le traiter une bonne fois pour toutes en y apportant la solution que je viens d’expliquer brivement ci-dessus. Le principe de base demeure le mme, quelque que soit le cas sous tude savoir, que l’enfant « hybride » doit imprativement choisir d’appartenir l’ethnie de celle de son gniteur qui est congolais d’origine c’est–dire, appartenant l’une des entits ethniques dont les terres furent spolies et fusionnes pour former l’EIC en fvrier 1885, il y a 129 ans c’est–dire, hier. Dans le cas contraire, si la personne, en toute libert et en toute connaissance de cause, dcide d’opter pour l’ethnie de celui de ses deux parents qui n’est pas congolais d’origine, il n’aura aucune chance d’tre appel congolais. Libre vous donc, mon cher Paluku, d’oprer ce choix avant qu’il ne soit trop tard.

Donc, il ne peut y avoir de Nilotiques congolais, ni de Tutsis congolais comme il n’y a pas de Flamands ou de Wallons congolais, ni de Basques, de Bavarois, de Catalans, de Gallois ou de Siciliens congolais.

Les Tutsis dont l’un des parents est bantou congolais, et c’est votre cas, ont hrit de la mentalit de leur gniteur tutsi en adoptant la stratgie de la chauve-souris: lorsqu’on juge les oiseaux, elle se dit mammifre parce qu’elle met directement au monde des petits. Mais quand c’est au tour des mammifres de passer devant le tribunal, elle se dit oiseau parce qu’elle vole. Ce lamentable stratagme ne fonctionne plus.

Mon cher Paluku, j’ai souri doucement en lisant votre affirmation selon laquelle j’aurais peur des Nilotiques. Mme vis–vis du diable, je n’ai jamais prouv un tel sentiment. Face Mobutu, le mardi 22 avril 1990, je n’ai pas craint de lui poser les questions les plus embarrassantes et mme les plus dangereuses. Qu’est-ce qui vous fait penser que je pourrais avoir peur des Nilotiques ? tant de confession bouddhiste, mme la mort ne me fait pas peur non plus. Il faut dfinitivement ter de votre tte ce genre de considration enfantine. Au demeurant, je ne vois vraiment pas ce qui, dans l’ensemble de mes productions sur le Net, pourrait prter conclure que les Tutsis ou le Nilotiques en gnral m’pouvantent.

Mon cher Paluku,

L’crasante majorit des Bantous tmoignent d’une ignorance crasse de la vritable histoire de leur pays. Ils ne savent pas, par exemple, que l’EIC et donc le RDC d’aujourd’hui, cr en 1885, obtint sa reconnaissance internationale au dtriment des entits ethniques et tribales indignes. L’entit tatique congolaise d’aujourd’hui est btie sur le mme modle que celui qui fut fond il y a 129 savoir que dans sa nature, dans sa forme , dans son mode de fonctionnement et dans ses objectifs, ltat congolais mconnait compltement les droits des ethnies et des tribus bantoues. L’organisation tatique congolaise moderne, comme son anctre de la fin du 19e sicle, a confisqu les terres , s’est ensuite empare de la vritable identit originelle des indignes, femmes et hommes confondus, pour la remplacer par la nationalit congolaise.

Mme le nom Congo, je ne vous apprends rien, fut invent de toutes pices et n’existait pas avant le 25 fvrier 1885. Tout est refaire. Tout reste rebtir. Toute l’histoire du Congo est rcrire. Le temps presse.

Ltat congolais se doit de restituer aux entits ethniques et tribales bantoues les terres annexes en 1885, fusionnes et additionnes former la superficie de l’EIC . De mme, elle est tenue de rhabiliter les femmes et les hommes bantous dans leur identit historique, immuable et inviolableen reconnaissant leur appartenance aux diffrentes ethnies et tribus . Un Wallon est d’abord wallon avant d’tre belge. Mme chose pour un Flamand. La « congolit » (excusez-moi pour cet affreux nologisme) savoir l’identit nationale congolaise n’est en ralit qu’une simple supra nationalit, l’instar de l’identit europenne par rapport aux diffrentes appartenances nationales classiques comme la franaise,l’allemande, l’italienne, l’anglaise, l’espagnole, l’espagnole, etc.

Pour le Congo, il ne saurait en tre autrement.

En effet, l’antriorit des ethnies et des tribus bantoues, apparues sur terre depuis des millnaires, par rapport ltat congolais n il y a seulement 129 ans, ne peut tre conteste ni remise en cause. Par consquent, cette organisation doit se rsoudre rentrer dans la lgitimit et la lgalit en abandonnant les terres leurs propritaires originels. Nous ne serions pas les premiers. Depuis des annes, la question de la restitution des terres leurs propritaires noirs fait rage en Afrique du sud.

Une fois les terres restitues aux ethnies et aux tribus des Bantous congolais, ltat congolais incomberont alors les tches de gardien, de garant, de protecteur de ces mmes entits ethniques et tribales, de leurs terres, ainsi que de leurs coutumes et traditions. Ltat s’occupera aussi des fonctions de battre monnaie et de reprsenter les ethnies congolaises sur le plan international. Laissez-moi vous rassurer ce sujet: il n’existe aucun risque de dislocation de notre pays, contrairement aux affirmations des oiseaux de mauvais augure. Des liens, visibles et surtout invisibles, de mme qu’un pass commun, une longue srie d’ preuves affrontes et vcues au cours des annes d’esclavage et de colonisation, sans oublier les souffrances endures ensemble, une mme vision du monde et le partage des mmes valeurs culturelles constituent un ciment prise rapide, capable de faire chec tout mouvement centrifuge ou sparatiste. C’est d’ailleurs ainsi que s’expliquent, notamment, les checs ritrs de toutes les tentatives de scession au Congo.

Pour conclure, mon cher Paluku, si vous vous considrez comme un Congolais, il vous faut d’abord choisir d’appartenir l’ethnie de celui de vos deux parents qui est Bantou congolais et tre ensuite tre accept par les chefs ainsi que par les membres de la communaut de celle-ci. Mais en aucune faon, vous ne pouvez, comme vous l’affirmez, tre la fois Bantou et Nilotique, lard et cochon, noir et blanc, chaud et froid, bon et mauvais, en haut et en bas, ici et ailleurs, homme et femme, dieu et diable, positif et ngatif, lune et soleil, poivre et sel.

Vous avez cru devoir crire votre mail et souligner en rouge vif vos arguments. Ce n’est pas la couleur de l’encre qui fonde la cohrence ou la pertinence d’un raisonnement. Lorsqu’on reoit des htes, comme l’ont fait les populations du Kivu avec les Tutsis et que ceux-ci se retournent contre vous, s’emparent de vos terres et de votre nationalit, assassinent vos femmes, violent et mutilent sexuellement vos filles, une telle conduite porte un nom. Il ne s’agit pas seulement d’ingratitude, de flonie ou de sclratesse, mais de la pure barbarie.

Je m’attendais, en lisant vos rponses mes questions, y voir la marque indiscutable que laisse le cerveau d’un ingnieur, form la logique, maniant des notions abstraites avec habilit, capable de mener avec brio la dmonstration d’une thse partir d’une hypothse, si hardie soit-elle. Mais rien de tout cela. Je n’y dcouvre que des propos mdiocres. Je n’y constate que des manuvres d’esquive.

C’est ainsi que vous mentionnez le cas de nos aeux qui auraient, selon vous, vendu les leurs comme esclaves. Je n’ai pas abord ce sujet dans mon dernier et long mail (un peu trop long mon got). De toute vidence, votre formation d’ingnieur ne vous met pas l’abri de gober des couleuvres immondes et de faire preuve d’une tonnante candeur. Comme tout le monde, vous croyez que nos anctres ont effectivement vendu les leurs des ngriers. Je m’inscris totalement en faux contre cette thse fallacieuse et cette affirmation absurde. Je m’explique.

Pour qu’il y ait acte de vente, il faut, d’un ct la prsence d’un vendeur avec sa marchandise et, de l’autre, un acheteur avec de l’argent ou un objet pouvant servir de troc . Trs bien. Mais lorsque l’acheteur arrive arm de canons et de fusils comme ce fut invariablement le cas dans la traite des ngres, que doit-on en conclure ? Manifestement, ce qu’on a toujours appel « march des esclaves » ou vente des esclaves ne correspond pas du tout un acte de cession libre d’un bien contre de l’argent.

Lors d’un court sjour pass Porto-Novo au Bnin, en juillet 2005, je fus littralement sidr de constater un fort, dot d’une impressionnante srie de canons, qui se dressait l sur le littoral de l’ocan Atlantique. Il s’est agi d’un formidable difice fortifi, bard d’obusiers aux canons rouills, installs l par les marchands d’esclaves europens. Comment, dans ces conditions, parler de vente ? Lorsqu’on veut acheter une marchandise quelconque, on ne vient pas arm d’un fusil ou d’un canon. L’usage en la matire exige qu’on se munisse uniquement d’argent. Voulez-vous une illustration ?

Mon cher Paluku, si vous voyez un individu arm d’un fusil d’assaut AK 47, une Kalachnikov donc, entrer dans une boutique, disons une bijouterie et en ressortir quelques minutes plus tard les bras encombrs de bagues de diamant, des colliers en or et des montres de grande valeur, allez-vous conclure qu’il y a eu un acte de vente entre lui et le boutiquier devant le comptoir de son tablissement ? Allez-vous pensez que le grant du magasin lui a vendu des bijoux ? Vraiment ? Tous les esclavagistes, sans exception, taient lourdement arms en venant en Afrique. D’accord ? Qu’est-ce dire selon votre logique d’ingnieur ? Les terribles razzias ralises par les Arabiss auprs des populations indignes ngro-africaines pendant 350 ans taient menes par des hommes arms jusqu’aux dents. Peut-on alors parler d’une opration commerciale ? La traite des Ngres fut en ralit une vaste entreprise d’agression, de capture par la force, de prise d’otages et de viol de toutes les liberts humaines et non pas une paisible campagne d’achat ou un innocent ngoce mettant face face un vendeur libre et un acheteur galement libre. C’est une insulte la mmoire de nos aeux que de continuer, comme vous, de soutenir qu’ils vendirent leurs populations des esclavagistes. Certes, tous les livres d’histoire rdigs par les Occidentaux l’affirment. Mais, rien n’oblige avaler leur fatras de mensonge et d’affabulation, surtout lorsqu’on est ingnieur comme vous. Qu’avez-vous fait de votre sens critique, mon cher Paluku ?

Je n’ai vraiment pas le temps de vous reprendre sur presque chacun de vos aphorismes. Mais le peu que j’en ai dit ci-dessus devrait vous persuader qu’il existe une autre faon de lire la ralit du Congo et de comprendre l’histoire du monde.

Cordialement vtre

Attiser des guerres sans le savoir…


Il est dangereux de parler de l’Ituri sans le bien connaître.

Comptez le nombre d’erreurs ici-bas, si vous connaissez réellement l’Ituri.

Vous vous rendez alors compte qu’il n’y a pas que l’occidental pour falsifier notre histoire.

Le lien : http://www.societecivile.cd/node/633

Pas de dialogue d’hypocrisie ni de mépris


Certains congolais ont pris l’habitude de travailler dans l’hypocrisie et le mépris du congolais. Qu’il soit dit ici : ils n’auront plus la tâche facile. Quelques congolais ont résolu de prendre les choses en main : il faut tenir compte d’eux ; sinon, il ne faut pas se plaindre après.

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Arthur Kalombo via Congokin-tribune
Sent: jeudi 28 août 2014 10:00
To: juchudi@aol.com
Cc: bandundu.idiofa@yahoo.com; Emmanuel Ngeleka; Forum Lumumbiste des Patriotes Congolais; Antoine LOKONGO; congo citizen; LEPOLITIQUECONGORDC; Kayenga Nsudi; vmanseka@coca-cola.com; akoto_zr@yahoo.fr; southerncocom@yahoogroups.com; Albert Puati; Victor KABAMBA Nzuzi; tharcisse loseke; norbert katanga beya; lecridesopprimes@yahoogroupes.fr; UDPS PARLEMENTAIRE DEBOUT; bifuko baharanyi; hinterland.redaction@yahoo.fr; cocomrdu@yahoogroups.com; sylvain nsenda kalala; EMOP Z.M.DILONDI; apareco_rp@yahoo.fr; eddydish@zoomtown.com; kindu-maniema@yahoogroupes.fr; Bena Kasayi; Udps Multimédia; lepolitique@yahoogroupes.fr; Godé Chiri Haguma; Gaspard-Hubert Lonsi Koko; congovirtue; Kongo dia ntotila; Bwensa Malosa; salomon Valaka; Prof. Gaspard MUGARUKA Bin-MUBIBI; bin shimpangila; kivu-avenir; Gilbert Tshilumba; udps-list@yahoogroups.com
Subject: Re: [Congokin-tribune] Compatriote A. Kalombo: Si les efforts deployes par l’UDPS, l’UNC, Sauvons le Congo, Association pour un vrai dialogue ne parviennent pas a mettre fin au systeme actuel, pourquoi ne pas se battre pour un autre Sun City?

Cher Frere Uchudi,

Ce que vous preconisez – New Sun City- n’est pas toujours la solution. Ca nous avancerait a quoi d’aller a Sun City II dans un esprit belliqueux qui ne presage rien de constructif en commun. Aller a Sun City signifierait faire le dernier sprint pour atteindre la ligne d’arrivee a une enieme distribution des postes pour une enieme transition. Dans l’entretemps, le pays devient de plus en plus exsangu.

Si et si seulement le dialogue echouait entre Congolais, bien que je ne sois pas tres chaud pour la tutelle de l’ONU- une grande premiere mondiale d’ailleurs -, je preconiserais une lutte muscle pour imposer aux Congolais un pouvoir muscle mais a visage humain pour les aider a remodeler leur facon de comprendre la vie.

Et si cela echouait encore, alors, nous accepterons, la mort dans l’ame, cette tutelle des Nations-Unies.

Est-ce une sorte de defaitisme? Je ne crois pas. Une sincerite plutot. Et bien que la sincerite ne soit pas une garantie de la verite, nous devons accepter que le probleme du Congo c’est le Congolais. Tant qu’on ne pourra pas raisonner dans le meme sens, il faudra une sorte de force centripete meme artificielle pour nous mettre ensemble.

Merci de m’avoir pose la question. C’est en toute honnetete que j’y reponds.

Salut chez vous​

Kalombo Kabengu

2014-08-27 14:16 GMT-07:00 <juchudi>:

Compatriote A. Kalombo,

Il y aura beaucoup de complications dans la bataille pour la liberation du pays et pour la construction un nouveau Congo. Si les efforts deployes par l’UDPS, l’UNC, Sauvons le Congo, Association pour un vrai dialogue ne parviennent pas a mettre fin au systeme actuel, pourquoi ne pas se battre pour un autre Sun City? Ou un controle des Nations Unies. Je dis cela parce que je commence a voir les difficultes qui commencent a s’accumuler sur le chemin qui pourra nous mener vers un autre Congo. C’est un peu cela le genre de "feeling" que nous venons de lire dans les deux emails que vous veniez de larguer sur nos fora cet apres midi.

Bien cordialement,
Joseph Uchudi

19 amnistiés mais encore emprisonnés à Kinshasa


From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune
Sent: mardi 26 août 2014 18:38
To: congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: [Congokin-tribune] RDC : 19 amnistiés sont encore en prison à Kinshasa

26 août 2014

par Christophe RIGAUD

L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme (ASADHO) s’étonne de la détention de certains bénéficiaires de la loi d’amnistie et demande leur libération immédiate.

Image 1Kinshasa en 2006 © Ch. Rigaud – Afrikarabia

Environ 845 personnes ont bénéficié de la loi d’amnistie « pour faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques » en République démocratique du Congo (RDC). Une loi qui répond notamment à l’un des engagements que le gouvernement congolais avait pris lors de la signature de la déclaration marquant la fin des pourparlers de Kampala avec les rebelles du M23. Trois semaines après l’expiration du délai officiel pour bénéficier de l’amnistie, fixé au 11 août 2014, il resterait encore des « amnistiés » en prison à Kinshasa.

Détentions « illégales »

Selon l’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme (ASADHO), 19 bénéficiaires de l’amnistie seraient encore dans les prisons de Kinshasa. Des détentions « irrégulières » et « illégales » d’après l’ONG, qui dénonce « l’indifférence totale des autorités tant politiques que judiciaires sur ce dossier« . Dans une liste constituée par l’ASADHO, deux personnes seraient encore détenues à la prison de Makala et une personne dans les geôles de l’ANR, les services de renseignements congolais. A la prison militaire de Ndolo, l’ONG a recensé trois personnes liées au groupe insurrectionnel du général Munene, cinq membres du M23 et trois autres détenus liés à un groupe satellite du M23 de Kisangani. Les autres prisonniers de la liste font partie du dossier des « ramassés de Kinshasa » de « Bukavu » – voir l »intégralité de la liste ici.

« Poursuites disciplinaires et judiciaires »

L’ASADHO estime que ces détentions constituent « une atteinte grave des droits fondamentaux » et demande au Ministère de la Justice « d’ordonner dans le meilleur délai la mise en liberté de tous bénéficiaires de la loi d’amnistie » et de « faire des poursuites disciplinaires et judiciaires contre toutes les autorités judiciaires impliqués dans la détention illégale de ces bénéficiaires de l’amnistie« . Pour le moment, Kinshasa n’a pas encore réagit sur la liste publiée par l’ASADHO.

Christophe RIGAUD – Afrikarabia

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Comment et pourquoi aimes-tu JHK ?


From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune
Sent: mardi 26 août 2014 18:48
To: congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: [Congokin-tribune] La Majorité à Kingakati: vers la 4ème République

(Le Potentiel Online 26/08/14)

kabila_joseph.jpg?itok=bw-dxqY2Les têtes couronnées de la Majorité présidentielle (MP) se sont retrouvées, hier lundi dans la cité de Kingakati, autour de leur chef, Joseph Kabila Kabange. La rencontre était cruciale. Car, elle faisait suite au coup de gueule du Mouvement social pour le renouveau (MSR) dans la déclaration du 12 août 2014. Au terme des échanges, le bureau politique de la MP a reçu de nouvelles orientations qui se résument en deux mots : cohérence et cohésion. Mais, par-dessus tout, la Majorité a annoncé les couleurs. En interne, elle travaille sur un projet de Constitution censé, selon elle, ouvrir la voie à la 4ème République. La Majorité assume son choix. A Kingakati, elle s’est donné les moyens pour le réaliser.

L’appel du 12 août du Mouvement social pour le renouveau (MSR) par lequel il réclamait un « débat interne franc » au sein de la Majorité présidentielle sur l’épineuse question de la révision de la Constitution a eu des échos favorables auprès de Joseph Kabila, autorité morale de la MP. Annoncée bien avant par Aubin Minaku, secrétaire général de la MP, au terme d’un entretien avec le bureau politique du MSR, la Majorité s’est retranchée hier lundi dans un mini-conclave autour de son chef, Joseph Kabila.

Et, comme dans des circonstances antérieures, c’est à Kingakati, cette cité isolée de la périphérie Est de la ville de Kinshasa, que le bureau politique de la MP s’est donné rendez-vous autour de son autorité morale. Tous les bonzes de la MP ont répondu présents à la rencontre – chefs des partis et personnalités indépendantes.

Comme les cardinaux qui se retirent dans la chapelle Sixtine pour décider du sort de l’Eglise catholique romaine, c’est à Kingakati, ce lieu mythique de la Majorité, que la MP a adopté la nouvelle ligne à suivre. Le lundi 25 août 2014, la tradition a été respectée.

A Kingakati, l’autorité morale de la MP a battu le rappel des troupes pour non seulement satisfaire au désiderata du MSR, deuxième force politique de la Majorité, mais surtout ramener de l’ordre dans la famille en vue de se lancer en rangs serrés dans la bataille. La bataille promet d’être rude et âpre. Une chose est vraie : la Majorité tient à son projet de révision de la Constitution. Et rien ne devait l’empêcher de le concrétiser.

A Kingakati, au-delà de l’appel à la cohérence et la cohésion lancé par Kabila, la Majorité a clairement dévoilé ses choix. Il s’agit de l’émergence d’une nouvelle République, totalement démarquée de celle qui s’est créée avec la dynamique du dialogue inter congolais de Sun City en Afrique du Sud. Exit donc, la Constitution du 18 février 2006, à en croire les personnalités ayant participé à cette grand-messe.

Quant à la révision de la Constitution, la Majorité n’en fait plus mystère. En cette matière, la Majorité a d’ores et déjà annoncé les couleurs. Elle a ouvertement révélé ses intentions d’amener le peuple à adhérer à la logique d’une nouvelle Constitution qui, selon elle, corrige les erreurs et les irrégularités contenues dans celle adoptée par référendum en 2006. La pilule est certes amère, mais la Majorité n’est pas prête à baisser prise. Mais, c’est sans compter avec les dissensions internes qui minent les rangs. La déclaration du 12 août 2014 du MSR rentre dans ce cadre. Et la sincérité des acquiescements quasi-unanimes est sujette à réflexion.

Le flou persiste

De l’avis de Lambert Mende, membre du bureau politique de la MP, présent à la réunion de Kingakati, l’autorité morale de la Majorité a appelé les membres de sa famille politique à la cohérence et à plus de cohésion.

Ancré dans la réalisation du programme qui le lie avec le peuple congolais depuis sa réélection en 2011, Joseph Kabila a invité la Majorité à privilégier les intérêts nationaux. Il a dès lors dicté une nouvelle ligne de conduite. Pour Joseph Kabila, l’urgence est de se concentrer sur le contrat qui le lie encore au peuple. Il s’est dès lors abstenu, à en croire Mende, de parler de 2016. De même, il attend voir les membres de la Majorité évoluer dans cet état d’esprit.

Dans tous les cas, Joseph Kabila, toujours selon Lambert Mende, s’est dit confiant en la capacité de la Majorité à relever les défis qu’elle s’est fixés depuis 2011. Pour Joseph Kabila, la Majorité devait, de toute urgence, resserrer davantage ses rangs pour la réalisation de son projet de société, le seul, rapporte Mende, citant Joseph Kabila, qui soit le mieux structuré.

Il y a cependant un autre son de cloche. Mais, sur la question de la révision-changement de la Constitution, la Majorité n’est pas disposée à transiger. De ce point de vue, il faut dire que la Majorité a totalement bifurqué. Elle s’est inscrite sur un schéma dont les méandres ne sont maîtrisés que par elle seule.

A Kingakati, au-delà de l’appel à la cohérence et à la cohésion, la Majorité assume désormais publiquement sa ligne. Les préoccupations et interrogations ainsi que les inquiétudes exprimées par MSR ne pèsent pas suffisamment sur la balance au point de retarder cette nouvelle orientation. A la Majorité, c’est le quitte ou double.

Pourtant à Kingakati, le MSR a tenté tant bien que mal de se défendre. Il a appelé en vain la Majorité à la raison. Par respect, se dit-il, à la charte qui crée et organise la Majorité présidentielle. Sa voix n’a pas été entendue, noyée dans les sons discordants distillés par l’aile dure de la Majorité.

Un nouveau gouvernement avant le 15 septembre

Le schéma pour y arriver a été sérieusement tracé à Kingakati. Il passe par plusieurs scenarii. La procédure en étude au niveau de la Majorité prévoit un dialogue destiné à aplanir les divergences pour mieux préparer le terrain à la proposition d’une nouvelle Constitution ; celle de la 4ème République. Le dialogue devait être ouvert à toutes les forces vives de la nation. Il s’inspirera des ratés de dernières concertations nationales. Le but ultime est de fédérer davantage les énergies autour de l’action d’un gouvernement de large union nationale. Une chose est sûre, il pourrait sortir de la voie et le format tracés par les concertations nationales. C’est ce nouveau gouvernement qui se chargera alors de proposer par voie référendaire la Constitution de la 4ème République. Ainsi en a décidé la Majorité.

A Kingakati, des rôles ont été distribués. Le MSR, réticent au regard de sa déclaration de 12 août 2014, est totalement isolé. La Majorité ne reculera devant aucun obstacle, s’est-on dit à Kingakati. Selon certaines indiscrétions, Joseph Kabila a promis un gouvernement avant le 15 septembre 2014. C’est ce gouvernement, placé vraisemblablement sous la direction de Matata, qui aura la tâche de réaliser le schéma tracé à Kingakati.

Quel est donc ce coup qui se prépare au sein de la Majorité ? La question taraude les esprits. Difficile de se hasarder cependant sur ce terrain, dont seule la Majorité maîtrise les contours. Toujours est-il que la Majorité se fixe une ligne à suivre. Elle va bien au-delà du débat de la révision de quelques articles de la Constitution. En réalité, ce débat dépasse ce cadre étriqué.

Depuis hier lundi 25 août, on sait désormais ce qui se trame au sein de la Majorité. Tout le discours est centré sur un seul et unique idéal : une nouvelle Constitution qui inaugure la 4ème République. Ce schéma n’inclut pas la révision de l’actuelle Constitution. Il est diamétralement opposé à ce schéma. Il s’agit d’une nouvelle Constitution, d’une Constitution neuve, prélude d’une 4ème République où tous les compteurs sont remis à zéro – en ce compris le mandat du président de la République. Voilà la principale conclusion de la Majorité à Kingakati.

La cohérence et la cohésion dont il a été question hier lundi à Kingakati s’inscrivent donc dans cette nouvelle ligne offensive voulue par la MP. Tout comme le MSR, quiconque se hasarderait de se mettre au travers de ce projet au sein de la Majorité, ne risque-t-il pas de se mettre en quarantaine ? La quatrième République s’annonce donc avec son lot d’espoir que vend la Majorité, mais aussi d’inquiétude sur un éventuel saut dans le vide, avec ce que cela comporte d’inconnue et de surprises agréables et désagréables.

Mambo wa Lumona
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