400 à 20 partis

De plus de 400 partis politiques à moins de 20 partis politiques : est-ce utile ? Serait-ce un objectif possible et justifiable ? Comment procéder ? Et qui paierait la note ?

Est-ce utile de réduire le nombre de partis politiques en RDC ? Plus de 400 partis politiques dans le pays cachent, bien entendu, beaucoup de misères que l’État ne cherche pas à percer ni n’aide pas le peuple à comprendre ; mais c’est le désordre qu’il nous veut, comme les autres misères sociales, salariales. La plupart, pour ne pas dire la totalité de nos partis politiques, n’existent ou ne subsistent que pour profiter de la naïveté, de la sous-instruction, de la pauvreté, de la cupidité et des hégémonismes patriarcaux, claniques, tribaux, ethniques, linguistiques, régionaux, idéologiques, etc. Leur nombre traduit non seulement une forte division du pays sur le plan politique, culturelle, phylosophique ; et, met en évidence la fragilité politique du pays face aux agressions de l’environnement politique internationnal.

Un pays de 80 à 90 millions d’habitants, de 59 années d’âge, cela donne une moyenne de moins de 10.000 membres par parti, en supposant que 50% de la population soit inscrits comme membre de partis ! Ce n’est pas raisonable si nous voulons être forts politiquement. C’est aussi une explication de faibles poids de la plupart d’entre ces partis. Avec l’UDPS, le PALU et le MLC en tête, nous pouvions nous demander pourquoi les partis du ventre traînaient toujours dans la cours ? N’étaient-ils sont-ils pas des distracteurs pour nous fragiliser, nous un peuple créé par la colonisation belge, un peuple laissé à lui-même sans leader valable en 1960. Un peuple qui n’a pas su, dès le début, se déterminer, s’affirmer dans le concert des nations. Un peuple victime de plusieurs pillages de toutes sortes, par des rapaces tant nationaux qu’internationaux.

Il est bien utile de sensibiliser la population à éviter la dispersion de nos efforts dans certaines de ses démarches politiques suicidaires que nous vivons aujourd’hui. Les hégémonies ne nous traîneront en effet que vers des guerres intestines ; que certains prendront le courage de toujours nier, dans un ogueil sans nom. Ce sont elles, ces hégémonistes, aussi qui ouvrent des portes larges aux pilleurs, aux rapaces, aux égorgeurs qui rentrent dans la bergerie.

De notre capacité de reprendre nos sens, de nous mettre citoyennement au travail, de revenir à Dieu, dépendra notre salut.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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