Femme, universitaire et congolaise.

Source : http://kin24.info/2018/03/30/unikin-faculte-de-droit-conference-debat-organisee-par-les-etudiants-pour-cloturer-le-mois-de-la-femme/

UNIKIN. Faculté de droit: Conférence débat organisée par les étudiants sur les défis à relever par les femmes
20 heures ago5 Lecture Min

La femme dans la science universitaire défis à relever pour son épanouissement, tel a été le thème de la conférence organisée par les étudiantes de l’UNIKIN, ce jeudi 29 mars. C’est à l’occasion de la clôture du mois consacré à la femme, que c’était interaction scientifique ait eu lieu.

La cérémonie a commencé par l’hymne nationale suivi par le mot de bienvenue de la Doyenne de la faculté de droit de l’UNIKIN, le Pr Marie-Thérèse Kenge Ngomba Tshilombayi. Cette dernière, a enchaîné avec le mot d’ ouverture pour expliquer aux participants l’importance de la conférence qui va renforcer le droit de la femme. La doyenne, a profité de cette occasion pour » remercier la délégation facultaire ainsi que les étudiants de la faculté de droit d’avoir organisé cette conférence débat sur le thème:

« La femme dans la science universitaire défis à relever pour son épanouissement « . Je remercie également mes collègues professeurs, qui ont accepté d’animer cette conférence débat. « .

Concernant les interventions, on a compté quatre au total : le mot de l’étudiante Diembi; le mot du Pr Dorothée Tshibanda; le mot du Pr Elodie Musafiri et le mot de madame Nicole Coco Tumba Buatsha, professeur à la faculté de droit.

Prenant la parole en premier lieu, l’étudiante Sheila Diembi, trouve aberrant et non judicieux de voir la femme revendiquer la parité. Puisqu’ il existe plusieurs types de documents juridiques et lois au niveau national ( Art.14 de constitution) qu’international depuis 20 siècle, qui ont d’ores et déjà reconnu les droits des femmes.

A en croire cette juriste de formation, la solution n’est pas de réclamer une liberté quelconque, mais plutôt la femme doit assumer la responsabilité de ses choix.

» Le problème n’est pas l’homme. Nous devons apprendre à reconnaître que nos actions ont des conséquences et par là même prendre la responsabilité de formuler des choix cohérents ».

Pour relever le défis, l’étudiante, estime que la femme congolaise en général et universitaire en particulier, doit dorénavant travailler de manière active pour son épanouissement.

Prenant la parole, Madame Dorothée Dinangayi Tshilanda, professeur de Chimie à la faculté des sciences, a consacré le préambule de son allocution d’une quarantaine de minutes, à développer le thème: « L’apport de la femme dans l’émergence et le relèvement de l’élite intellectuelle ».

Elle regrette avec amertume de constater, bon nombre d’étudiantes réservent beaucoup d’intérêt aux choses ayant trait au sensationnel que peuvent les coûter cher à l’avenir.

» La femme congolaise, connaît une régression presque à tout le niveau », a-t-elle martelé.

Cette baisse est due non essentiellement au fait que les femmes passent le temps sur les réseaux sociaux, téléphone, série télévisée, mais aussi à la conjoncture du pays. Cela se traduit par manque de salaire décent au personnel académique; et le gouvernement n’offre pas de bourses d’études aux filles.

Pour clôturer son exposé, le Pr Dorothée Tshilanda, a demandé, aux femmes de » travailler pour émerger dans tout le domaine; d’éviter la fraude et la légèreté et d’avoir la confiance en soi. » .

De son coté, le Pr Élodie Musafari qui s’est penchée sur la » Femme, fille universitaire face à la société », a donné l’image que l’on donne à la femme ainsi que ses inégalités et conditions sociales de la femme.

Pour l’image de la femme, » il arrive quotidiennement que la femme soit, rabaissée à un objet de désir ou de fantasme. »

» Considérée comme un être faible, il lui a été attribué la tenue de la maison et l’éducation des enfants, autrement dit la sphère domestique. »

Madame le professeur, n’a pas parlé que de l’image. Elle a aussi lister les différents phénomènes qui rongent l’image de la femme. Et a demandé, aux jeunes filles à ne plus exposer leurs corps par un style vestimentaire non scandaleux.

La dernière intervenante, c’est Madame Nicole Coco Tumba Buatsha, professeur de droit international public. Cette dame de fer de faculté de droit de l’Université de Kinshasa, a parlé sur » L’ apport de la femme congolaise et universitaire sur la scène internationale ».

Comment la femme doit rayonner sur la scène nationale et internationale ?

» Tout doit se faire avec la complicité de sa propre prise de conscience. La femme doit se rendre compte, qu’elle a de la valeur. Et, ses valeurs sont traduites par un champ socioculturel, certes, et doit s’adapter et doit être en symbiose avec un champ juridique des conventions qui sont cooptées à l’extérieur. Une fois on réalise que ce champ existe, on le met ensemble pour aboutir à un droit qui parle en même temps au champ socioculturel congolais et au champ juridique extérieur, afin d’avoir un droit de la femme, adapté à nos champs sociaux-culturels. » , a expliqué, Pr Tumba.

La fin de l’intervention pertinente et magistrale, du professeur Tumba, appelée par les étudiants, » professeur facilitateur », marquait aussi la fin des interventions, laissant la place aux questions et contributions des étudiants.

Béni Kinkela.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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