Noir est supérieur à Blanc

Oui, le Noir est supérieur au Blanc.  Ne perdons pas notre temps à cela : passons à l’essentiel.  Le 31 décembre approche et le pouvoir de Kinshasa risque de nous asservir en 2018 aussi !  Cependant, très rapidement, lisez ceci, rapidement écrit pour revenir sur un thème que nous avons déjà traiter ici.  Réagissez au bas de la page…  Pour notre édification mutuelle.


Cher Didier Rombault,

Voici en entrelacé ma réaction, à chaud, à vos réflexions.

« Cher Graphèle, le négationnisme serait plutôt de renier ce que fait l’Occident, au nom de la suprématie de la race blanche depuis des siècles (Esclavage, Colonisation, Néo colonisation, Mondialisation) ; et ce n’est pas une invention de notre part, encore moins un discours « anti-occidental », lorsque l’on dénonce les injustices commises contre les noirs. »

Le négationnisme est pour nous le fait de nier un fait historique majeur, telle la colonisation de l’africain, par l’européen blanc, noir et non-noir ou blanche, arabe en l’occurrence.  En effet, aujourd’hui, toute l’Afrique est « colonisée, dominée » par l’Occident dont fait partie l’Europe.  Je ne connais personnellement aucun européen qui renie l’historicité de cette colonisation « au nom de la suprématie blanche ».  Merci de m’en montrer un, pour éclairer ma lanterne.  Ce qui me perturbe dans tes propos, me choque même, ce que tu feignes ne pas savoir que le noir égyptien tint en esclavage le blanc, le colonisa.  Les israélites pharaoniques étaient des blancs sous l’esclavage des noirs.  Qui pis est, ton discours distord la vérité qui est que ce ne soit pas la couleur qui domine : c’est la force (politique, psychologique, économique, culturelle) qui fait qu’un peuple domine un autre.  Les américains qui dominent le monde aujourd’hui ne sont pas que des blancs.  Dans mon Congo natal, je connais des tribus qui n’ont jamais accepté d’être dominés par les blancs et qui n’ont jamais été colonisés, occupés, au sens où certains l’entendent.  Bref, ton racisme ne m’agrée pas !  Si toi tu considères le blanc supérieur à toi, cela ne tient en réalité qu’à ton éducation.  Ce que j’ai appris, moi, de mes pères – est qui est très faut par ailleurs – c’est que le blanc est un sous-homme : parce qu’il promène nu – en coupé – devant ses enfants, parce qu’il mange les fruits de mer, les grenouilles et les crabes, etc.  Note que dans ma culture tribale, blanc ou noir qui font la pareille sont tous considérés comme tels par bon nombre de ma gente, jusqu’aujourd’hui !

« Les Occidentaux eux-mêmes le reconnaissent du reste ; et les plus cyniques s’enorgueillissent ouvertement. »

Cette formulation traduit le complexe dont tu souffres, frère.  Tu es visiblement toi-même ta prison.  Réfléchis bien à qui tu es, à qui le blanc (le clair de peau) est.  Tu découvriras le ridicule de tout ce à quoi nous, êtres humains sommes capables de croire !  Cher Didier Rombault, moi qui t’écris, il a fallu que je rentre en moi-même, que je me remette en question pour quitter mon racisme contre le blanc.  Il a plu à Dieu j’analyse mon alurité, mon africanité, ma noirceur, pour y découvrir ce qui était de vrai et de faux, d’utile et d’accessoire.  Ma profession d’assistant aux universités des noirs puis des blancs (UNIKIN, ULB), m’a permis de vérifier que la Bible avait raison et que je ne me trompais pas à me fier à ses saints conseils.  La valeur de l’homme est ailleurs !  Entre dans la découverte de ton identité de noir, d’africain et tu découvriras ce qui fait ta vraie valeur, ta qualité, ta grandeur, ton mérite, ta classe, ta capacité, ta distinction, ton envergure, ta vertu.  En même temps, tu t’émerveilleras devant ce qui fait ta faiblesse, ton insignifiance, ton inutilité, ta non-valeur, ta médiocrité, ta limite, ton abaissement, ta petitesse, ton vice…  Plus personne ne t’apprendre qui tu es.  C’est alors que tu commenceras à vivre la vraie liberté et pas celle insensé que nous présentent noirs et blancs qui ne savent même pas ce que c’est qu’une race !

Enfin, Didier, je suis né d’un père élevé par des américains blancs de 2,5 ans à plus de 30 ans.  Je viens de la tribu alur, où, jusqu’aujourd’hui, même dans le fin fond des villages, la majorité prend le blanc et le noir qui agit comme lui, pour des sous-humains – contrairement à ce qui ce qui se passe chez bien d’autres tribus du Congo…  Chez l’alur, la race n’est donc pas ce qui détermine le jugement de valeur auquel tu penses : c’est la culture, les mœurs, les us, les coutumes !  Cela peut se comprendre.  L’alurité, contrairement à ce que beaucoup pense, n’est pas une race, mais une communauté de culture.  Il y a des alurs « noirs », mais il en est de « clairs » de peau.  Il y a de grands (la majorité), mais il y en a de taille moyenne.  Cette particularité culturelle fait que l’on grandisse avec une vision qui se focalise sur d’autres critères que la couleur de la peau ou la forme du nez, par exemple qui déroute les congolais qui ne sont pas de l’Ituri.

Aujourd’hui, je vis du dedans une société à majorité blanche.  Mon expérience ne peut pas être comparable à la tienne, même si nous nous vivions le même milieu.  Je suis arrivé en Europe avec un jugement formé, une culture construite.  Mon interaction avec ma culture présente ne produira pas les mêmes résultats qui vient d’un monde où l’on vivait dans le complexe du blanc supérieur au noir.  Aucun alur, ne perdra du temps sur les thèses que tu soutiens.  Je te décevrais en te disant que ce que tu occultes c’est la supériorité technologique, scientifique, culturelle à certains égards, de l’occidental.  Ce négationnisme-là, continué, te paierait en monnaie de singe !  Ce qu’il y a à faire, c’est d’un s’inscrire dans des projets qui aide l’Afrique, la noire en particulier, à se hisser, sans honte, pour recouvrer la place qui était sienne, dans l’ancienne Égypte ou dans l’ancienne Éthiopie : par exemple !

  Toutefois, nous pouvons apprendre l’un de l’autre : c’est le plus important.

 « Je suis ahuri de lire une personne, un black Africain, à en croire votre profil cher Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu soutenir mordicus le contraire. »

Plaise à Dieu que tu entres en détresse profonde : c’est cela ce qui te conduira à te poser de bonnes questions et non pas celles qui nous font perdre temps et vies humaines au Congo, pour du non-sens.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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