Mon œil et bon sang !

Qui nous pourrit vraiment la vie ?  Sont-ce Joseph Kabila, Vital Kamerhe, Ruberwa, Emmanuel Ramazani, les autres rwandophones et leurs alliés ?  Ce sont les questions qui fâchent plus d’un d’entre nous, qui font bondir combattants et résistants.  Avec raison.  Il est question de millions de morts, à ce que nous dit la presse.  Nous les abordons ici, au mieux de notre capacité et surtout pour ce que nous pouvons en dire.  Prenez le temps de bien nous lire et nous relire.  Agissez !  Si du moins vous aimez notre pays : la RDC, comme nous pensons qu’il faille l’aimer.

Commençons par la source ce débat, une livraison WhatsApp de l’Honorable Butondo Nzangi.  À 20 heures ce soir, nous aurons des nouvelles.  Elles ne changerons rien de la quintessence de notre message à la nation congolaise.

TOUS : VITAL KAMERHE, AZARIAS RUBERWA, OPPOSITION RÉPUBLICAINE : ALLIES AUX DÉLÉGUÉS DE KABILA CONTRE LE RASSEMBLEMENT ET LA CENCO.
Au cours de la plénière d’hier soir, toutes les autres composantes de l’opposition sont ligués comme un seul homme avec la Majorité pour démonter l’accord contre les positions logiques et presque identiques du Rassemblement et de la CENCO.
Trois orateurs se sont distingués, Azarias Ruberwa, Ramazani Shadary et Vital Kamerhe. Le plus virulent de tous Vital a dit des choses que je n’aurais jamais imaginé sortir de sa bouche. En voici quelques exemples:
– Pour ce qui est du poste de premier ministre, il insiste que le chef de l’État a raison de demander plusieurs noms et donc pour lui le Rassemblement doit présenter une liste, contrairement à ce qu’il disait aux médias il y a peu.
– Pour le CNSA, il se dit lui-même candidat et soutenu verbalement à cette candidature par la Majorité. Même si cela implique la modification de l’accord du 31 décembre qui est claire à ce sujet, le CNSA est présidé par le Président du Conseil des sages du Rassemblement.
C’est bon pour un politicien d’avoir des ambitions, mais quand les ambitions se situent au dessus de l’intérêt général, il se pose un problème de moralité politique.
Le compte rendu analytique de cette plénière de la Cenco dans nos prochaines publications.
Hon nzangi.

Il ne faut pas aller à l’école pour comprendre les enjeux.  Ce sont les destins de nos peuples qui se jouent au Congo.  Il n’est pas seulement question de sous. Nous l’avons toujours dit : depuis que nous avons arraché le Congo d’entre les mains des belges ou des occidentaux, nous ne nous sommes pas assis un seul instant pour décider de ce que nous voulons faire de cet État hérité de la colonisation. Ne revenons pas sur ce que nous avons déjà longuement dit sur la question dans ce site. Les rwandaphones et alliés sont en train de jouer la carte de leur survie. Quoi de plus légitime ? La question importante aujourd’hui, n’est pas celle-là. C’est plutôt celle de savoir si nous, non-rwandophones, jouons bien notre carte ;  ou plutôt que nous sombrons tous dans l’hypocrisie ; comportement que le « rwandophonisme » veut nous voir adopter coûte que coûte, pour aider les rwandophones hégémonistes à réussir leur projet.  Un projet qui correspondrait au nébuleux empire hema-tutsi.  La réalité est autre : l’hypocrisie ne marche nulle part. Elle échoue partout ! Au Rwanda, en Uganda, dans le Burundi, dans l’Angola. Nous devons tous, rwandophones et non-rwandophones jouer franc jeu, pour notre survie, pour notre bonheur. Ceux qui appliquerons ce conseil en premier, gagneront la bataille qui ne s’arrêtera qu’avec la défaite du faux, du roublard. Si vous ne me croyez pas : ouvrer bien vos yeux. Dans l’Ituri, les conflits interethniques, que certains d’entre nous veulent nier, sont en train d’être gagner, progressivement, par ceux qui joue franc jeu. Dans le Kivu, nous vous le promettons, il n’en sera pas autrement. Les conflit est fondamentalement interculturel, pour ne pas dire interethnique. Les uns et les autres le savent. Nous sommes les seuls à le crier tout haut, pendant que notre gente, celle des non-rwandophones et celle des rwandophones, surfent pour l’instant sur les notes de l’hypocrisie. Plusieurs personnes, de l’un et l’autre côté ont investi dans la fourberie, dans l’hégémonie aveugle. Il en est beaucoup qui ont cru gagner la bataille en éliminant leurs « ennemis » en cachette. Le sang des justes rwandophones et non-rwandophones plaident au ciel aujourd’hui contre ces malicieux que nous avons le devoir civique d’appeler à la barre. Les hommes que nous aimons à citer et ceux que nous n’osons pas citer, soit parce que nous les ignorons ou que nous croyons utile de les protéger, doivent tous rendre compte, devant les congolais que nous sommes tous, des actes ignominieux qu’ils ont commis. En disant que nous sommes tous, vous avez bien compris que j’exclus la bande des méchants qui se sont appropriés notre nationalité par vol, par tricherie, mais qui un jour regretteront d’avoir usurper notre nationalité. Parlons des congolais. Des non-rwandophones qui croient ne rien avoir à se reprocher, mais qui ne sont plus en mesure de vivre ou passer dire bonjour dans leurs villages ; et, de ceux qui, de fait, n’ont rien à se reprocher, sinon que la passivité devant l’injustice que subissent les faibles qui meurent par millions, du non secours à personne en danger dont nous nous rendons tous coupables. Parlons ensuite de rwandophones : ceux qui vivent dans notre pays l’esprit sain, sachant qu’ils sont chez eux, et capables de se défendre devant celui qui leur demande raison de leur quiétude. Parlons aussi de ceux de nos rwandophones qui n’arrêtent de faire notre honte. Qui vivent le Congo comme d’un pays étranger. Le défendant ici, le trahissant là-bas, parce qu’ils ont garder leur coeur au Rwanda, en Uganda ou au Burundi, pendant qu’ils maintiennent leurs pieds dans leur pays, la République démocratique du Congo. Hisser à cette hauteur, le débat devient intéressant. Au fond, qui sont ces congolais « de souche », qui continue à cacher leurs forfaits ? Et qui sont ces congolais « non de souche » qui continuent à vivre dans la peur de se proclamer congolais ? En fin, qui sont ces congolais tanquilles qui ne veulent pas défendre le faible ? C’est ici notre vrai combat. En 1960, des peuples se retrouvent congolais, les uns rwandophones, les autres non-rwandophones. Dans son jeu diabolique, comme de tout dictateur, Mobutu utilise tantôt des rwandophones, tantôt des non-rwandophones, pour soumettre les opposants. Plusieurs congolais de souche et rwandophones et plusieurs rwandais, tire profit de cette politique, de ce pouvoir, qu’ils croient de tout coeur éternel. Aujourd’hui, quand je rencontre ces mobutistes, la plupart ne se répentent de rien du tout ! On voit, on constate, on découvre qu’ils vivent sur la foi en l’impunité qu’ils disent être éternelle au Congo. Mon oeil et bon sang !

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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