Policiers et militaires…

Depuis 1960, policiers et militaires congolais d’une part ; et, civils congolais d’autre part, n’arrêtent pas à se considérer comme des ennemis.  Au Congo, pendant près de 28 ans, rencontrer un policier ou un militaire, quelque intensément noir qu’il fût, n’était pas mon souhait ; sauf dans quelques situations particulières, quand ils parlaient la langue de mon père ou celle de ma mère, notamment…  Cela attriste, agace, énerve même plusieurs d’entre nous !  Depuis que je suis dans le pays de ceux qui ont fouetté ou fait fouetter mes aïeux, dans le pays des colons belges, cela m’attriste, m’agace et m’énerve encore plus de voir que la présence d’un policier, même le plus blanc que je rencontre et même celui qui parle la langue du Nord de mon pays, me rassure, me calme ; dans la plupart de cas en tout cas, pour ne pas dire dans tous les cas, quant à ce qui me concerne, depuis que je suis dans le pays, depuis 28 ans déjà passés.

Grrrrrrrrrrr!  Ne nous énervons pas !  Hier, j’ai vu plusieurs femmes, toutes, blanches de peau, aux mains drôlement ligotées : à l’aide d’attaches en plastique, d’électriciens, à la Porte de Namur, étant au volant…  J’ai pu comprendre à nouveau ce que j’explique à mes enfants, noirs de peau, blanches de culture, dans un pays originellement et traditionnellement de blancs : je ne suis qu’un privilégié !

Quel est le problème ?  Est-ce celui d’un mauvais traitement, d’un solde de misère ?  D’une formation bâclée ?  D’un abus de pouvoir ou d’autorité ? D’une complicité ou d’une compromission d’un grand nombre ?

Comment sortir les policiers et les militaires du drame qu’ils vivent, comme tous nos autres compatriotes épris de paix et de progrès, mais subjugués par les hommes forts de Kinshasa ?  Si une solution existe, pourquoi alors souffrons-nous depuis 1960 ?  Pourquoi continuons-nous à prétendre que le sort de l’armée soit bel et bien améliorable sans emprunt extérieur ?  Notre rêve peut-il devenir réalité à des conditions humainement raisonnable ?

Écoutons notre colonel cagoulé, sans nous demander pourquoi il l’est.  Répondons nous-mêmes, congolais et ensuite, aux questions posées ci-dessus – si du moins les réponses à ces questions nous tiennent à cœur.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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