Les vrais enjeux

Nous sommes le mardi 29 novembre 2016.  La date fatidique du 19 décembre 2016 commence à faire battre les coeurs plus fort.  Kabila en effet, donne la nette impression de ne pas vouloir fuir, de ne pas vouloir se rendre à la justice congolaise.  Les mouvements de troupes de ces derniers indiquent clairement qu’il veut faire la guerre aux congolais, parce qu’il croirait mordicus à sa victoire, comme en 2001, 2006 et 2011.  Les menaces occidentales sur lesquelles comptaient ou compte encore une frange importante des congolais s’avèrent sans effet notoire ni remarquable jusqu’ici ; sauf pour les vendeurs de doux rêves. Le pire est encore à venir disions-nous en mai 2011, lorsque nous avons compris, vu que les congolais voulaient, ostensiblement, aller aux élections que de 2016 qui, désormais, ne sont plus qu’un leurre.  Des congolais sont encore morts depuis.  À l’Est comme à l’Ouest du pays.  Et même la diaspora n’est pas épargnée, comme toujours, depuis la mort de Moïse Tshombe, d’ailleurs !  Il faut s’en rappeler, pour le pas fausser l’histoire du Congo.  Joseph Kabila et son règne n’est pas le premier, mais bel et bien un énième président congolais assassin.  Cela rappelé et pendant que les benitiens, habitants de Beni, dans le Nord-Kivu au Congo, fuiraient vers l’Ituri cette fois-ci, à la nouvelle qui vient de nous parvenir et qui risque d’être vraie, véridique, d’aucuns continuent à se demander de quoi sera fait demain ; ils continuent à ignorer les vrais enjeux politiques en RDC.  Nous soulevons, encore une fois, le coin du voile, pour ceux qui se refusent toujours d’ouvrir les yeux.  Cette fois-ci, me liront-ils attentivement jusqu’au bout ?

Tout part d’un échange avec un compatriote iturien.  Dans mon Ituri natal, le gouverneur, le commissaire spécial, aurait transformer les territoires en communes…  Suivez nos brefs et rapides brouillons d’analyse et d’exposé géopolitique.

Il a fait de nos territoires des communes ?
C’est incroyable ! Ngote à lui seul peut faire plusieurs communes. Ce sont les patriarchies au plus qui peuvent ou devraient être des communes. Kabila veut continuer la colonisation, le musèlement, la décimation des congolais. C’est plus que clair. Il n’y a que le naïf congolais pour y croire, le peureux congolais pour se soumettre à lui.
S’il traverse le 19 décembre 2016, vous verrez vous même comment il nous traitera avec condescendance, avec dédain, avec mépris, avec méchanceté.
Dans l’Ituri, c’est Ndjugu, Mahagi et Aru qui doivent commencer par consulter Mambasa et Irumu avant de mobiliser pour un jour donner le glas.
Le dernier appel au secours adressé par les nande aux occidentaux est une stratégies qui portera ses fruits si tous les parlementaires nande sont associés à la démarche humaniste et amicale.
L’Ituri doit penser à s’associer Beni-Lubero, tous les Uélé, la Tshopo et le Nord-Ubangi que nous ne devons pas oublier ; avant de penser aux autres. Parce que, face à Kabila, culturellement et historiquement les peuples de ces contrées partagent totalement notre vision du Congo, avec une tout bémol vite résolu dans le Nord-Ubangi. Dans la swahiliphonie, notre bloc linguistique à ne jamais oublier, nous devons négocier quelques points mineurs avec le reste du Nord-Kivu qui nous pose quelques ennuis, avec le Sud-Kivu et le Maniema que tous les dictateurs tentent d’éloigner de notre bloc culturel pourtant suffisamment homogène culturellement, au-delà de l’argument linguistique qui n’est pas le seul à faire l’unité de l’Est ! Notre diplomatie doit absolument passer à la vitesse supérieur. Comment pouvons-nous laisser le Katanga faire route sans nous et se faire noyauter par le régime de Kabila ? C’est assez que d’avoir perdu les deux Kasaï après les années 80. Pour ce qui est de l’ancien bloc de l’Ouest, où le régime de Kinshasa a brillamment réussi à dresser le Bas-Congo contre l’ex-Équateur, à s’inféoder une partie du Bandundu, il n’est pas difficile de récupérer les brebis égarées du Bandundu et de convaincre les ngala et les kongo à taire leurs querelles du moment pour la cause commune que nous les savons ne pas renier dans les profondeurs de leurs âmes. Notre grande et difficile bataille politique c’est de raisonner les deux ex-Kasaï.
En vérité, c’est nous, Est en insécurité majeur, qui avons la clé du ralliement véritable des Kasaï au combat congolais. Ces Kasaï en effet tentent d’oublier qu’une partie importante de leur force d’atan venait de la swaliliphonie et que tant qu’ils tiendront à l’unité de notre Congo, ils n’ont pas le choix de composer avec nous ! Alula, Mbusa, Kamerhe, Cishambo, Katumbi et Tshisekedi savent de quoi nous parlons.
Chers frères, la paix après le 19 décembre dépend de la manière dont Tshisekedi gérera sa troupe. S’il continue à penser ne compter que sur les Kasaï : il n’y aura pas de B52 sur l’espace politique congolais, mais iront probablement vers une balkanisation qui isolera les Kasaï, définitivement.
En effet, maintenant que les congolais commence à nous donner raison, il commencent à se créer des laboratoires, comme l’UDPS en a toujours eu de tout temps. Pour le besoin de la cause, sous Mobutu et LD Kabila, la swahiliphonie s’était mise sous le commandement de l’état-major de l’UDPS. Les choses ne marcheront pas de la sorte après le 19 décembre : que l’opposition gagne ou pas ! Quoiqu’il advienne, après le 19 décembre, l’UDPS se découvrira de plus en plus un parti kasaïen et de moins en moins un parti national. La dictature et le tribalisme qui règnent dans ce parti politique l’ont déjà tué et il me semble que ce processus soit irréversible.
Quant à ceux qui croient à la mort de ce parti, ils se trompent. Les kasaïens ont de la force : ils sont solidaires, ils savent exploiter, capitaliser, la naïveté des congolais et des occidentaux. La monstrueuse erreur de Kamerhe leur donne encore du temps, des marges de manœuvre. L’incapacité de Mbusa à mobiliser sa troupe, dans une stratégie diplomatique gagnante qui vise à rassembler autour de la cause de l’Est en s’appuyant sur Alula, Katumbi, Matungulu, Muanda N’semi et même sur Kamerhe, Kengo et Bemba ou plutôt le mandataire de ce dernier, pour forcer Tshisekedi à la démocratie et à l’alternance dans son parti, pour sauver le Congo ; fait que le pays s’enlise.
Dans le court terme, nous ne sommes donc pas encore au bout de nos peines. Kabila tuera probablement encore le 19 décembre ; même s’il doit avoir peur. L’Occident s’irrite… Cependant, cette irritation est une fausse ! Pourquoi et comment le savoir ?
Lorsque les occidentaux conçoivent que Kabila soit sauver et arraché des mains des congolais en colère, pour vivre tranquille quelque part sur notre planète, nous comprenons clairement qu’ils n’ont pas encore divorcé, eux non plus, du racisme, de l’impérialisme, du colonialisme et des leurs inquiétés.
Spirituellement parlant, nous commençons à voir comment le roi du Nord perdra.
Et au Sud, je pense que le réveil du congolais a raison de faire peur à l’occidental. De plus en plus le congolais devrait en prendre conscience : il se peut fort bien que l’avenir de l’humanité se joue au Congo…
Nous continuerons le sujet.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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