RDC : guerre civile ?

La RDC est-elle au bord de la guerre civile ?

  • Il est difficile aujourd’hui de s’imaginer que les congolais se fassent la guerre entre eux pour que l’on parle d’une guerre civile au Congo. En revanche, ce qui peut s’entrevoir, c’est une revanche du Congo contre ses 7 voisins qui ont, tous, à un moment ou à un autre moment de l’histoire, causé du tort aux congolais.
  • L’absence d’un leadership politique fort, sérieux, conquérant ou rancunier, ne permet pas, elle non plus, d’entrevoir l’entrée en guerre de la RDC.

Qui est-ce que cette guerre opposerait ?

  • Pour les congolais, s’il y a guerre civile au Congo, ce n’en sera qu’un simulacre. Les congolais n’ont plus qu’un seul ennemi : le Rwanda ou, à tout le moins son président. Beaucoup de congolais sont frustrer de voir ou d’apprendre que le Rwanda malmène le Congo. Des rwandais, sans obtenir l’accord des congolais, ont obtenu de l’occupation des territoires congolais, que ces derniers considèrent comme se passant sous la bénédiction de la communauté internationale.
  • En effet, après nous être choisi, comme président, le fils déclaré de Laurent Désiré Kabila, nous nous retrouvons tous en train de le décrier aujourd’hui.  Parce que ce président nous torture, nous scie, nous décime, nous empoisonne.

Quel facteur enclencherait cette guerre ?

  • Objectivement, il n’existe aujourd’hui aucun facteur qui déclencherait dans le pays une guerre civile.  Les congolais, pour l’heure, sont dans l’oubli de toutes leurs dissensions internes et se focalisent sur un seul ennemi : le rwandais, qu’ils considèrent désormais comme leur ennemi numéro un.  La réalité de terrain est très différentes.  De plus en plus congolais s’installent au Rwanda, en Uganda, en Tanzanie et au Kenya.  Presque tout l’Est de Congo fait transiter ses marchandises par ces pays.  Des rencontres au sommet se tiennent à Kigali tout comme à Kampala.  C’est unique en son genre.  Voilà qui démontre bien la fracture entre le pouvoir et le peuple, mais aussi les contraintes géographiques qui font que la RDC ne puisse pas se passer de ces trois voisins de l’Est : l’Uganda, le Rwanda et la Tanzanie.
  • Les guerres qui ont lieux au Congo sont soit une guerre d’occupation soit des rebellions contre le régime qui trône à Kinshasa par défi.
  • Les rebellions passeront le jour où l’opposition véritable, prendre le pouvoir et instaurera la démocratie et le travail comme principe de vie de l’entité nationale.
  • Quant aux guerre d’occupation, tout indique qu’une fois le régime actuel de Kinshasa déchu, elles s’arrêteront nette.  Il faut plutôt crainte que le Congo ne prenne sa revanche sur le Rwanda et l’Ouganda.  Cette hypothèse est cependant peu probable.

Quel serait la perte résultante pour les congolais ?

  • L’occupation de l’Est par des rwandais, la trahison du Congo par le pouvoir de Kinshasa – l’imposture, ainsi que les échecs de l’opposition qui tente en vain de déboulonner cette imposture, vaut aujourd’hui au Congo la honte des hontes !
  • Non seulement est-il honteux qu’un nain africain malmène un géant africain, mais qui plus est, le congolais est aujourd’hui totalement appauvri.  Il est dépossédé de toute sa substance : sa richesse naturelle, culturelle, humaine…  Le pays est pillé dans le sens plein du terme.

Comment peut-on éviter la guerre ?

  • La guerre est là.  Inévitable, tant que nous n’auront pas encore résolu deux équations importantes.  Primo, ce que nous voudrions faire du Congo hérité de Lumumba et ses compères ; et secundo, la manière dont nous voudrions réaliser notre dessein.  La guerre, nous n’avons pas su l’éviter, même après 1959.
  • La première a été menée contre la colonisation du belge.  Nous avons cru la gagner en 1960.  Les faits démontrent le contraire : la Belgique exploiterait encore plus la RDC aujourd’hui qu’il ne l’ait jamais fait auparavant.  L’affaire du 4 € récupérés contre 1 € investi au Congo sonnera toujours et encore dans nos oreilles.  Même si cette histoire, le congolais ne l’ait jamais, par lui-même, établie.
  • La seconde guerre a été menée contre la dictature de Mobutu pendant 32 ans.  Sans réel succès.  Le soutien extérieur et la maladie du maréchal expliqueront la fausse victoire.
  • La troisième guerre finît par une fausse victoire.  La mort de Kabila dans des conditions demeurées toujours inconnues du congolais démontre que là aussi nous ayons perdu.
  • La quatrième est aujourd’hui conduite contre l’imposture de Kabange.  Pendant 15 ans, nous, en véritables chiens, aboyons !  Lui, en caravane, passe : jusqu’ici.
  • Pour éviter la guerre, il nous faut éliminer de notre vie nationale toutes les causes des guerres précédentes.  Pourquoi avons-nous été colonisés par les belges ?  Pourquoi Mobutu a-t-il pu dominer sur nous pendant 32 ans ?  Pourquoi L. D. Kabila nous a-t-il trompé et a-t-il finit dans une mort ignominieuse ?  Pourquoi J. Kabila Kabange nous trahit-il allègrement voici bientôt 15 ans passés ?

Que proposons-nous pour éloigner le spectre d’une guerre civile ?

Nous attendons présenter dans la suite de temps, notre proposition circonstantielle pour aider notre pays à aller, vers l’éradication de la guerre au Congo, si cela était possible.  Nous traiterons donc tour à tour :

  • Des causes et des solutions aux questions de la colonisation et de la néocolonisation.
  • Des causes et des solutions à la question de la dictature.
  • Des causes et des solutions à la question de l’imposture.

La RDC au « bord de la guerre civile », estime Ayrault
AFP Publié le mercredi 28 septembre 2016 à 21h05 – Mis à jour le mercredi 28 septembre 2016 à 21h07 international
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a déclaré mercredi que la République Démocratique du Congo (RDC) était « au bord de la guerre civile » et invité une nouvelle fois le soit disant président sortant Joseph Kabila à ne pas se représenter. La République Démocratique du Congo est un très grand pays, avec énormément de potentiel économique, humain, mais au bord de la guerre civile (…) parce qu’il y a un président qui est en place et qui veut garder sa place alors qu’il n’a plus le droit de se représenter, a dit M. Ayrault devant les étudiants de l’Ecole des Affaires Internationales de Sciences-Politiques à Paris.
La capitale congolaise, Kinshasa, a été secouée les 19 et 20 septembre par des violences – ayant fait entre une trentaine et une centaine de morts – entre les forces de sécurité et l’opposition qui exige le départ du soit disant M. Kabila. Son mandat expire le 19 décembre.
La constitution interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter. Mais le chef de l’Etat ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans le temps.
« Avec la communauté internationale, la France joue son rôle pour tout faire pour que le dialogue national ait lieu (…), pour que la date des élections soit fixée et pour que le président sortant, dont on garantira la sécurité – bien entendu il ne s’agit pas que cela se déroule dans la violence – annonce clairement qu’il ne se représente pas », a ajouté M. Ayrault.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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