Démagogie et décadence…

La démagogie conduit à coup sûr à la décadence d’un peuple.  Qu’elle soit plus ou moins importante, cela dépend des cas spécifiques.  Cela se vérifie dans la Région de Bruxelles-Capitale et dans la République Démocratique du Congo.

Ici, c’est la constitution de l’AFDL, qui proposait le bilinguisme, pour :

  • réduire la dépendance du congolais de la francophonie et
  • rapprocher les congolais des gendarmes du monde, le monde anglophone.

Les congolais ont cru utile de vite balayer cette proposition, du revers de la main.  Les résultats sont là : pour beaucoup d’entre nous, il faut un interprète pour traiter avec les américains ou les britanniques, ceux-là même avec qui nous croyons avoir des comptes à rendre, ultimement…

Partout, on veut faire croire que la francophonie soit la solution, sachant fort bien par ailleurs que le monde devient de plus en plus un petit village, multiculturel.

Nous proposons à nos compatriotes d’étudier, à fond, les 4 langues de nos voisins pour avoir le contrôle de politique dans l’Afrique Centrale.  Personne ne veut nous écouter, par paraisse, par esprit de dépendance.

Là, ce sont 9 à douze années de langue flamande à l’école primaire et secondaire, sans en avoir la maîtrise, chez la plupart de nos détenteurs du Certificat d’Etude Secondaire Supérieur (CESS).

Nous proposons d’enseigner la langue hors cursus scolaire.  De séparer la fonction d’enseignement de la fonction d’évaluation, pour :

  • réaliser des économies de ressources
  • renforcer la maîtrise d’une 2ème, d’une 3ème voire-même d’une 4ème langue
  • promouvoir la démocratie : la liberté de choisir sa langue de travail en fonction de ses objectifs professionnels.

Peu sont ceux qui prêtent attention à notre proposition au sein du gouvernement, au premier abord.  Cependant, il faut avouer que, bien que lentement, le Selor commence à mieux cadrer sa mission.  Du chemin reste à parcourir : la transparence n’est que partielle, les tests oraux font encore l’objet d’appréhension, surtout de la part d’allochtones et d’arabophones que nous voulons à tort prendre pour des francophones, dans une attitude néocolonialiste et négatrice des cultures des allochtones !

Dans la Région de Bruxelles-Capitale, le discours politique veut faire croire que le français et le flamand soit la solution linguistique au problème du chômage.  Pourtant, la réalité connue et démontrée par plusieurs est que Bruxelles soit, bien majoritairement, dans le fait, francophone.  Cette démagogie ne fonctionne pas et ne fonctionnera pas.  Pendant ce temps, les flamands il est vrai fournissent l’effort de facilité l’accès à l’apprentissage de leur langue.  Ces efforts ne sont pas toujours accompagnés d’une offre conséquente d’emploi.  Ils sont dont fondamentalement vains, à moins de n’être corrigés dans ce qui fait leur faiblesse.

Partout, en Région bruxelloise, comme en République Démocratique du Congo, les conflits latents sont là.  Les clivages se renforcent.  Les guerres se préparent de part et d’autre.  Les militaires descendent dans les rues ; et, bientôt, ils ne sauront pas pour quoi ils sont là.

C’est donc de l’éveil du citoyen, du patriote, qui apprend à se mettre au-dessus de la mêlée, qui dénonce et combat la démagogie, que dépend ultimement notre avenir de bonheur ou de malheur.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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