Participer à l’injustice ?

Les partisans  du dialogue sont-ils sur la voie de la justice ?  Puisqu’ils sont nombreux, nous attireront-ils une malédiction supplémentaire ?  Comment conjurer le mal, le cas échéant ?

Dans l’interview que nous avons recopiée ici-bas, nous écoutons Félix Tshisekedi parler de démarche de l’UDPS et d’autres partis avec elle.  L’interview nous serait restituée en partie.  A quoi aura alors servi cette « révélation » qui n’en est pas une ? De quels congolais Congo Indépendant a-t-il peur et pourquoi ? Les congolais qui lisent une telle interview, ne se méfieront-ils pas davantage de l’UDPS !

La démonstration de la non-isolation de l’UDPS suite à son choix d’aller au dialogue convainc, si l’on tient compte de l’importance relative des partis impliqués sur l’échiquier politique congolais. Ceci dit, nous continuons, nous, à penser que cette démarche soit une trahison de l’opposition en un régime réputée à tout le moins être une dictature immonde. C’est aussi la démonstration, encore une fois, que nous sommes majoritairement, nous-mêmes congolais, auteur de nos malheurs. 32 ans durant, le dictature Mobutu a ainsi été reconduit à la magistrature suprême bien qu’il menait le pays au dépérissement le plus total que nous vivons aujourd’hui.
Puisque de la bouche de la bouche de FT, l’UDPS ne regrette rien, il faut en conclure que si propos représente le ressenti de l’UDPS officiel, cette dernière ait décidé en âme et conscience de tenter une négociation avec le PPRD et sa MP, comme il le tenta encore, avec beaucoup d’autres partis, à la conférence nationale. Conférence nationale qui a amener beaucoup de congolais à la tombe… Cette décision, l’UDPS l’aurait-elle prise ayant compris ce qu’affirme FT : « Nous avons compris qu’il s’agissait d’une machination » ?
« D’aucuns ont parlé d’un poste de vice-président de la République pour Etienne Tshisekedi … Il y a à boire et à manger là-dedans. Il y a eu effectivement des propositions de postes mais aussi un “ programme commun “ de gouvernement. » Une frange importante de congolais, dans l’hypothèse de la véracité de ces assertions, peut donc se conforter dans la triste idée que la trahison du pays par l’UDPS est claire et nette.
Des « données fiables » qui garantissent des « élections crédibles », peut-on les avoir de l’administration de l’imposture ? En vertu de quel principe ? Comment ? Peut-on dire des « experts » qui évaluent à deux à quatre ans la durée nécessaire au recensement de la population qu’ils soient des experts ? A quelles ressources humaines, technologiques et méthodologiques recourent-ils ?
L’ONIP (Office national de l’identification de la population) est en réalité un double emploi injustifié de nos ressources : à quoi sert le service de l’état civil de l’administration ?
« Ils ont très bien compris que c’est une expérience qu’il ne fallait pas tenter tant au regard des échéances constitutionnelles qui nous guettent que de la communauté internationale qui veille au respect de ces délais constitutionnels. » Tel est la manière dont réfléchissent nos politiciens majoritairement incompétents, traitres de la nation et complexés. C’est au peuple congolais qu’il revient d’arrêter disqualifier ces hommes qu’il a commis à la gestion de la chose publique, avec comme conséquence la situation que nous vivons aujourd’hui.
« Il n’y a que ceux qui contrôlent l’armée et la police qui pourront provoquer ces violences postélectorales. On l’a vu lors des consultations politiques de 2011. Je suis surpris de constater que ceux qui gouvernent ce pays depuis quinze ans se réveillent brusquement pour constater que les ” données “ disponibles ne sont pas fiables. Nous avons aussi des experts qui nous ont démontré qu’il est techniquement possible d’avoir un fichier électoral mis à jour et des élections irréprochables. Pour ces experts, l’enrôlement de nouveaux majeurs est faisable en six mois. A partir de maintenant, il est encore possible d’organiser l’élection présidentielle et les législatives en 2016. Il est clair que les « experts » de la majorité tentent de faire durer le plaisir … »
Si l’UDPS et ses associés savent tout cela. Comment s’engagent-ils dans un dialogue avec de tels démons et bandits ? Plutôt que de se battre pour instruire, former et éduquer leurs militants en vue d’élections libres, paisibles et constructives, après avoir disqualifier les bandits politiques qui pullulent dans l’espace politique congolais depuis 1960, cette coalition trahit le peuple visiblement VOLONTAIREMENT.
L’UDPS et la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) sont en train de perdre le nord : il n’applique pas les Écritures qui sont claires à ce sujet. « Proverbes 15:9 La voie du méchant est en horreur à l’Éternel, Mais il aime celui qui poursuit la justice. » Dialoguer avec le pouvoir de Kinshasa, est-ce poursuivre la voie de la justice au Congo ?


BREAKING NEWS 25/11/2015 – GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao

Félix révèle les liens entre Tshisekedi et Moïse Katumbi ! Il circule tellement des rumeurs sur le Dialogue et surtout sur l’engagement de l’Udps dans ce processus que Félix Tshisekedi a décidé d’éventrer le Boa. Dans une interview exclusive accordée à notre confrère Congo indépendant, le fils de son père aborde toutes les questions sensibles du moment et fait des révélations bouleversantes.

De la proposition de la Majorité pour le partage du pouvoir à Moïse Katumbi en passant par Vital Kamerhe et sa Dynamique de l’opposition, Félix met tout sur la place publique dans un style totalement décapant qui révèle combien le fils est en train d’hériter de la pugnacité et de la verdeur de son géniteur.

Mais, pour des raisons de cohésion nationale en cette veille de Dialogue, nous avons décidé de contourner certains passages particulièrement incisifs et à même d’envenimer la situation sur la scène politique. Interview.

L’UDPS est le seul parti ayant pignon sur rue qui a accepté de participer au « dialogue politique » initié par “Joseph Kabila”. A près les deux conta cts que votre parti a eu avec les délégués du pouvoir, n’avez- vous pas le sentiment d’être un peu seul face à “Joseph Kabila” ?

Ce que vous dites n’est pas sympathique’ vis-à-vis de nos autres alliés. Je pense notamment à Jean-Pierre Lisanga Bonganga ainsi qu’à Eugène Diomi Ndongala avec la MPP (Majorité présidentielle, populaire) qui est un regroupement politique qui va au- delà des frontières de la Démocratie chrétienne. Je pense également au « G14 » que dirige le Dr Kabamba Mbwebwe. Il y a enfin la base de l’UDPS qui a largement adhéré au schéma du dialogue. Comme vous pouvez le voir, tous ces alliés constituent une force politique sérieuse. Par conséquent, nous ne nous sentons nullement seuls.

Regrettez-vous les deux “contacts secrets” que vous avez eu avec les délégués du pouvoir kabiliste ? Par “ vous “, il s’agit bien entendu de l’UDPS.

Pas du tout Nous n’avons nullement fait mystère des sujets abordés lors des deux “rounds “. Le second round a été interrompu le 13 septembre sur décision de notre Président. Nous n’avions rien à cacher. Nous n’avons aucun regret.

Quelle est la raison profonde qui a poussé votre délégation à quitter la table des discussions?

Cette raison profonde se trouve dans la discordance entre l’ambiance conviviale qui régnait durant les discussions – on avait accompli des avancées sur beaucoup de sujets – et la réalité qui se passait sur le terrain. Sur le terrain, {Joseph} Kabila reprenait d’une main ce que ses émissaires donnaient d’une autre main. Nous avons compris qu’il s’agissait d’une machination. Voilà pourquoi la direction de notre parti avait décidé de quitter ces « concertations en coulisses » pour s’engager dans un “dialogue ouvert” sous la médiation internationale et la pression de la l’opinion.

Dans une interview accordée à radio Okapi mi-septembre dernier, vous avez déclaré que l’UDPS n’allait pas au dialogue “ pour faciliter le glissement “. Avez-vous reçu des « propositions » de la part du pouvoir?

Pas du tout! Nous avons senti que les « amis d’en face » entretenaient le flou en usant de la langue de bois chaque fois que nous abordions les questions relatives au processus électoral en conformité avec les échéances constitutionnelles.

Qu’entendez-vous par « flou » ?

En fait, les délégués du pouvoir n’étaient pas capables de dire si les options que nous allions lever au cours du dialogue allaient se conformer aux délais constitutionnels. Je pense précisément au “ partenariat stratégique “ qui nous a été proposé.

D’aucuns ont parlé d’un poste de vice-président de la République pour Etienne Tshisekedi …

Il y a à boire et à manger là-dedans. Il y a eu effectivement des propositions de postes mais aussi un “ programme commun “ de gouvernement. Il n’y avait rien de précis.

Se fondant notamment sur un rapport de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie), le porte- parole de la “Majorité présidentielle” André-Alain Atundu a déclaré récemment à radio Okapi que (e recensement de la population devrait précéder les élections. Selon lui, le but serait d’avoir des « données fiables » garantissant des « élections crédibles ».

Selon des « experts », cette opération pourrait prendre deux à quatre ans. Votre réaction ?

J’ai l’impression qu’on assiste à une surenchère du discours pro-Kabila. Et que M. Atundu tente de battre M. Lambert Mende, l’autre porte-parole de leur camp. M. Atundu est complètement en dehors de la réalité. Il n’y a personne – même dans leur propre camp – qui accepterait une telle chose. M. Kabila avait nommé, en son temps, M. Adolphe Lumanu à la tête de l’ONIP (Office national de l’identification de la population). Le projet a fait un “flop “. Ils ont très bien compris que c’est une expérience qu’il ne fallait pas tenter tant au regard des échéances constitutionnelles qui nous guettent que de la communauté internationale qui veille au respect de ces délais constitutionnels. Il me semble que le porte-parole de la MP a raté là une nouvelle occasion de se taire. En tous cas, ce recensement ne se passera que dans ses rêves.

Le même porte-parole de la majorité a indiqué que le dialogue est nécessaire afin de prévenir des “violences post-électorales “. Redoutez-vous des violences post-électorales?

Il n’y a que ceux qui contrôlent l’armée et la police qui pourront provoquer ces violences postélectorales. On l’a vu lors des consultations politiques de 2011.

Je suis surpris de constater que ceux qui gouvernent ce pays depuis quinze ans se réveillent brusquement pour constater que les ” données “ disponibles ne sont pas fiables. Nous avons aussi des experts qui nous ont démontré qu’il est techniquement possible d’avoir un fichier électoral mis à jour et des élections irréprochables. Pour ces experts, l’enrôlement de nouveaux majeurs est faisable en six mois. A partir de maintenant, il est encore possible d’organiser l’élection présidentielle et les législatives en 2016. Il est clair que les « experts » de la majorité tentent de faire durer le plaisir …

Que pensez-vous de la position des évêques catholiques qui ont dit « oui au dialogue » mais « dans le respect absolu du cadre constitutionnel et institutionnel en vigueur ?

L’UDPS ne dit pas autre chose ! Je suis d’ailleurs étonné que cette position de la CENCO (Conférence épiscopale nationale du Congo) fasse sursauter l’opinion. C’est la position que notre parti martèle depuis l’année passée.

Votre parti a donné au secrétaire général de l’ONU jusqu’au 30 novembre prochain pour désigner un médiateur international pour le dialogue. Qu’allez-vous faire au cas où rien ne se passait à cette échéance?

Dans ce cas, l’UDPS ne participera à aucun dialogue. A moins qu’il nous soit démontré qu’après le mois de novembre, il sera encore possible d’avoir non seulement un dialogue mais surtout un dialogue qui va respecter les échéances constitutionnelles et qui va permettre au processus électoral d’être crédible. Et qu’on aura au bout de tout pela une alternance démocratique par la passation de pouvoir entre un Président sortant et un Président entrant. Il faut craindre que nous entrions dans une période d’incertitude au cas où notre “ ultimatum “ n’était pas pris en considération. Cette période risque de déboucher sur un « glissement” dont nous ne voulons en aucun cas être comptables. Vous le savez autant que moi..

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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