Paris contre qui ?

Quelles relation peut-il y avoir entre le Projet 2014 et la ville Paris du 13 novembre 2015 ?  En d’autres termes : en quoi le développement intégral du Congo concerne-t-il le français ?    C’est ce que nous tenterons de montrer ici !

Le 13 novembre 2015 restera graver dans les mémoires de certains parisiens, de quelques français, d’une frange d’européens et d’un certain échantillon de citoyens du monde.  Les autres l’oublient ce matin déjà.  La preuve ?  Allez dans les lieux de réjouissance, dans les lieux de fêtes et vous me comprendrez mieux.  Nous avons l’habitude d’oublier l’Afrique et le Moyen-Orient, après les avoir spoliés, exploités et quittés.  Aujourd’hui, nous oublions notre propre Europe, nous européens, après y avoir admis des africains et des moyens-orientaux.  Dieu fera la pareille de nous.

Les congolais eux, c’est pour longtemps encore qu’ils ont des comptes à régler avec la France, avec l’Occident.  Cela peut surprendre d’aucuns d’entre nos lecteurs.  Pourtant, tant que le régime de Kinshasa, qui subjugue les congolais,  aura des relations diplomatiques normales avec la France, nous pouvons avoir la certitude que les congolais aussi, s’occuperont de la France, dans leur faiblesse, avec leurs ressources.  Il s’en occuperont comme les autres : les djihadistes, les citoyens de l’État Islamique, les adeptes ou supporteurs d’Al-Qaïda, etc.  Cet État Islamique qui compte probablement déjà quelques membres au Congo aussi, nous fait peur.  Mais quel genre de peur ?  Nous avons tort, mais nous avons aussi raison d’avoir peur, d’avoir la trouille même.  En effet, si nos politiques à nous ont des couleurs de peau – à ce que certains pensent, ce dont ils sont fermement convaincus – l’État Islamique, lui, n’a pas de couleur.  Il est avant tout une lutte, un combat idéologiques, religieux, culturels.  Une lutte d’homme et de femmes qui considèrent les païens, les mécréants que nous sommes comme étant les responsables des conditions misérables dans lesquelles sont nos frères arabes dans le Moyen-Orient et africains.  Les congolais, sur un autre registre, nous considèrent aussi comme étant les responsables de l’imposture qu’ils souffrent en RDC.  Notons en passant que l’ambassade du Congo à Paris est aujourd’hui, la plus honnie de toutes les ambassades du Congo dans le monde…  Quand cela s’ajoute à l’image que les congolais ont du français de tout temps, cela produit chez plusieurs, l’envie d’aller dans les centres d’entrainement d’Al-Qaïda…  Nous pouvons avoir la certitude que notre retard à corriger ce qui doit l’être profite à ceux qui nous terrorisent.  Le rang s’agrandit.  Leur puissance se renforce et avec elle, le capacité de dissuasion.  Nos discours n’y changeront rien tant qu’ils ne seront pas accompagnés d’une recherche de conciliation.

L’Occident a colonisé beaucoup de pays du Tiers-Monde, le Congo en particulier.  Ensuite, suites aux revendications d’indépendance, l’Occident a fait semblant de se retirer.  La lecture de l’histoire nous montre que cette attitude d’hypocrisie, le Tiers-Monde l’avait bien perçu de loin, l’a remarqué après chaque indépendance, dans l’ensemble des relations qu’il tisse avec l’Occident, dont l’Union Européenne fait partie.  Subjuguer par les dictatures entretenues par l’Occident, le Tiers-Monde rumine sa colère, sa souffrance, son désappointement.  Ce Tiers-Monde regrette aujourd’hui de n’avoir pas anticipé le cours de l’histoire en se préparant à gérer cette hypocrisie méchante, moqueuse, sadique de l’Occident.  Très difficilement, en raison de l’impréparation incriminée, il prépare sa revanche.  Pendant ce temps, l’Europe s’estime encore invincible sur quelques décennies, si pas sur quelques centenaires d’années encore.  Elle est probablement assez juste dans ses calculs.  Dans le cas du Congo, voici bientôt 130 ans que dure la colonisation et l’incapacité du congolais, créé par elle, de s’en débarrasser.  Les expériences de vielles gloires ne nous instruisent pas.  Nous sommes donc des niais, comme nos colonisés que nous croyons toujours sauvages, fanatiques, bêtes…  Pourquoi donc cette indépendance tarde-t-elle ?  Plusieurs explications sont possibles.

  1. La colonisation a été possible parce que le congolais d’aujourd’hui – principautés et empires d’alors – était un traître, un royaume divisé, contre lui-même.  C’est ainsi qu’il vendit ses peuples à des étrangers.  Il les vendit contre l’or, l’argent, le bronze, le fusil, le miroir, l’habillement de luxe et des choses semblables.
  2. Aujourd’hui, la colonisation exploite la cupidité des nos chefs.  Pour le sexe et l’argent, ceux-ci vendent volontiers nos nations aux colonisateurs, au dictateurs, aux imposteurs, contre quelques milliers et rarement contre quelques millions d’Euros.  Juste le prix d’une petite concession  immobilière bruxelloise…  Ces colonisateurs, blancs, noirs ou jaunes, se réjouissent.  Ils se réjouissent d’être les maîtres du monde.
  3. Le congolais n’a pas su capitaliser les bénéfices tirés de la colonisation.  La scolarisation, la christianisation, l’amorce du démantèlement des royautés, l’ébauche d’une industrialisation, d’une nation, etc.  Ce sont autant d’opportunités capitalisables encore aujourd’hui.  Sans préparation, il était et il reste encore impossible d’attendre un miracle : il faut du temps pour que la vrai nation congolaise se crée, se façonne, se consolide…

Que faire pour avoir la paix, la sécurité à Paris, en Europe, dans l’Occident ?  Qui doit le faire et pourquoi ?  Comment agir, de quelle manière procéder ?  Les résultats que nous sommes en droit d’attendre de nos actions, de nos projets, sont-ils possibles ?  Contre qui et contre quoi sommes-nous en guerre ?  Avec quelles conséquences pour nous et pour nos progénitures ?  En quoi les congolais peuvent-ils nous être utiles dans la lutte pour notre paix, pour notre développement et pour le maintient de notre ascendance civilisationnelle ?  Nous avons réservé cette page pour tenter notre réponse à ces questions.  Elles nous paraissent importantes pour l’avenir de Paris et de l’Union.

Que faire pour avoir la paix, la sécurité à Paris, en Europe, dans l’Occident ?

La question de la paix dans l’Occident dans le Tiers Monde passe aujourd’hui par la résolution de la question de la colonisation et de ses conséquences.  L’Occident, tout comme le Tiers Monde doivent se rendre compte d’une évidence : l’homme est un et non multiple.  Partout, nos peuples ont droit à une vie digne d’humains.  Penser que les uns doivent vivre dans des huttes pour nourrir ceux qui sont dans des villas c’est manquer de l’humanité, c’est s’imprégner de bestialité.  Avec les nouvelles technologies de l’information et des communications, tout le monde apprend.  Même les paresseux, savent désormais que leurs pères, leurs aïeux ont été roulés ou les ont trahi.  De plus en plus d’hommes ne confondent plus colonisation et racisme.  Le colonisateur occidental n’est venu que succéder à un autre colonisateur local.  Seulement, pour beaucoup de ces peuples colonisés, la solution au problème de la paresse, de la trahison, de l’incivilité, n’est ni la mise au travail, ni la loyauté, ni la civilisation de leurs sociétés ; mais plutôt la guerre contre l’occupant, le pilleur, le dominateur, le meurtrier, le spoliateur.

Pour le Tiers Monde en l’occurrence, c’est à l’Occident de le relever de sa chute, de sa pauvreté en annihilant les dictateurs qui sont au service de ce dernier.  Absurde direz-vous.  Si le raisonnement nous paraît nous bizarre, dans le Tiers Monde, la réflexion demeure celle-là depuis les années 60, depuis que les africains ont convaincu le conquérant occidental de rentrer chez lui, de leur céder ce qu’ils considèrent comme étant leurs terres, même quand il ne l’ont pas connu avant l’arrivée de leurs métropoles.  Or, que constate le Tiers Monde ?  L’occidental passe ses nuits en Occident, mais passe ses journées dans le Tiers Monde à piller, à spolier, à décimer…  Le racisme, la xénophobie prend le dessus sur l’humanisme.  Personne ne parle de colonisateurs congolais en RDC.  C’est le belge qui y est colonisateur.  Les terres occupées successivement par les pygmées, les bantous, les soudanais et les nilotiques, sont congolaises ; mais pas celles occupées par les belges.  C’est cela le RESSENTI du congolais, du citoyen du Tiers Monde.  La conséquence logique de cette conviction, de cette mentalité est l’hostilité qu’a cultivé le congolais face à un belge, à un occidental, considérés comme têtus et imbus d’eux-mêmes, racistes et que sais-je encore ?  C’est la guerre…  L’oriental d’abord, le moyen-oriental ensuite ont pris les armes de l’occidental pour riposter, pour résister, pour terroriser le chevaleresque…  L’africain est aujourd’hui parti dans le même processus.  La paix à Paris, en Europe, dans l’Occident, dans le Moyen-Orient, l’Amérique Latine et dans l’Afrique n’est donc plus possible sans un dialogue, sans une « négociation » Occident-Tiers Monde.  Ce dialogue ou cette négociation, c’est nous tous qui devons les amorcer, sur d’autres bases.  Cela demande une préparation psychologique et matériel.  De nombreux pays d’Afrique ne sont pas encore prêts d’engager cette préparation.  En raison des dictatures qui sont entretenues dans ces pays, par leurs peuples, avec la bénédiction de quelques pays occidentaux, un travail stratégique et impossible.  Il n’y a pas de citoyens autour de la table de travail.  Beaucoup d’africains sont encore prisonniers de leurs égoïsmes.  Ceux qui sont mis autour d’une table de travail par leurs maîtres à penser, ne peuvent rien produire de bon pour leurs peuples.  Téléguidés, ces hommes ne peuvent rien développer de propre à l’Afrique, qui réponde aux besoins des africains.  Ennemis du peuple, il se maintiennent aux arènes du pouvoir ou du service public par la force, par le fait de la dictature, de la colonisation ou de l’imposture.

Beaucoup de démarches ont été engagées pour tenter de trouver une solution au différend qui oppose les peuples du Tiers-Monde aux peuples de l’Occident, par rapport à la question de la colonisation.  Sur la base d’une définition « raciste » du colonialisme, d’un traitement hypocrite des questions, nous ne pouvons pas attendre grand chose des « négociations » éternellement en cours.  Plusieurs distractions sont créées.  Elles font perdre du temps à tout le monde.  Certains finissent par s’irriter.  D’autres finissent pas désespérer.  L’économie, la politique, la culture et l’industrialisation ne peuvent pas être traitées par des peuples qui ne s’aiment pas.  Des nations qui ne se disent pas la vérité, qui ne se font pas confiance ne peuvent rien bâtir de solide ensemble.  Comment alors s’en sortir ?  Les derniers attentats de Paris font s’interroger plusieurs.  Pourquoi ces horreurs, ces haines, ces désespoirs, ces barbaries ?

Qui doit agir ?

Après l’attentat de Paris, plusieurs ont seulement, aujourd’hui, pris conscience que nous étions en guerre les uns contre les autres.  Cependant, peu connaissent encore les protagonistes véritables de cette guerre qui date de la nuit des temps.

Qu’a-t-il à faire ?

Pourquoi ?

Comment ?

Les résultats entendus sont-ils possibles ?

Contre qui sommes-nous en guerre ?

Contre quoi sommes-nous en guerre ?

Quelles conséquences nos progénitures ?

Les congolais peuvent-ils être utiles ?

Ascendance civilisationnelle maintenable ?

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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