ARDC : notre avenir ?

L’ARDC commence à se faire connaître, à petits pas.  Quelle prudence ?  Est-elle – si elle existe réellement – notre avenir ?

Qui sont ces résistants ?  Sont-ils des congolais cherchant à défendre le Congo ?  Sont-ils de nouveaux congolais manipulés par des étrangers ?  Que nous réserve leur survenue ?  Étaient-ils prédictibles et évitables ?  Quel vent les amène ?    Et pourquoi en ce moment seulement ?  Que faut-il attendre d’eux ?  Pourquoi et comment ?

La seule lecture du texte qui suit ne permet pas de répondre à ces questions, importantes à nos yeux.  Cependant, une analyse fine des événements que nous vivons peuvent nous conduire à trouver les réponses à ces questions pour ensuite comprendre nous disions en mai 2011 : le pire est encore devant.  Et alors, fort de cette connaissance, à mieux nous préparer un jour à sortir notre pays de l’ornière.

Nous n’avons pas l’habitude de répondre explicitement à nos propres questions.  La peur de nous tromper et de tromper ou d’induire en erreur.  La maïeutique : le désir de voir notre peuple mûrir, apprendre à se poser et à y répondre de lui-même.  Surtout, à une époque où toutes les églises ou presque ne nous apprennent plus qu’à scander des amen.  Les conséquences logiques de nos attitudes, face à dépérissement de notre gente sont là, devant nous.  L’ignorance tout simplement des réponses et la modestie qui nous oblige à continuer à la chercher, comme bien d’autres le font pour nous.  Le manque de temps.  Les obligations sont multiples.  Nous ne sommes pas seuls : d’autres prennent le temps de répondre.  Ce que nous saluons ici.  N’éludons pas les dix questions que nous considérons comme importantes…

  1. Qui sont ces résistants ?
    Qu’est-ce qui se dit et qu’est-ce qui est ?

    1. Qu’est-ce qui se dit, qu’est-ce qui se dira ?
      1. Pour certains, ces résistants sont des banyamulenge qui viennent sous un nouveau jour pour occuper le Kivu.
      2. Pour d’autres, ce sont des hutus rwandais qui, définitivement, travailleraient de concert avec les tutsi rwandais pour occuper la RDC que dont les congolais ne voudraient pas jouir.
      3. Pour les autres encore, on peut se douter qu’il se disent que ce sont les tutsi, « purs de sang », qui revêtent des peaux de congolais et utilisent quelques congolais, pour se camoufler, dans leur salle besogne : la création du tutsi-land afin de se débarrasser à terme de leurs ennemis jurés : les hutu.
      4. Finalement, des illuminés nous dirons : ce sont bel et bien des congolais qui veulent barrer la route au régime en place, en le déstabilisant, pour ne pas lui donner l’occasion d’organiser et de gagner encore des élections en 2016, et continuer ainsi à décimer les congolais.
    2. Qu’est-ce qui est, qu’est qui sera ?
      1. Ce que nous savons personnellement.
        1. Des congolais existent qui croient en découdre un jour avec le régime de Kinshasa par la guerre, par la lutte armée.  Ne pas vouloir le croire peut nous amener à nous tromper gravement d’ennemis et à jouer contre nos propres compatriotes, recherchant comme nous la libération du Congo de l’esclavage, de la colonisation, de la dictature, par d’autres moyens que ceux démocratique auxquels nous n’arrêtons de convier ; que ceux-ci se trompent ou pas dans leurs calculs.
        2. Une autre frange de congolais, militariste elle aussi, ne croit ni à la victoire, ni à la défaite, contre Kinshasa.  Cette portion de rebelles n’a qu’un seul but : déstabiliser Kinshasa tout le temps qu’il faut en attendant d’être qu’ils ne soient jetés dans la geôle, d’être pendus aux bois ou de mourir plus tôt, parce que, eux, comme les hommes qui trônent à Kinshasa, se savent redevables d’une chose : le sang de « paisibles citoyens » qu’ils ont tués, arbitrairement, quand bien-même leurs objectifs initiaux était, bien souvent, la libération de la RDC de la dictature ou de l’imposture.
      2. Ce qui nous échappe totalement à l’heure qu’il est.
        1. Comme tout le monde, comme tout citoyen lambda, nous apprenons de cette nouvelle rébellion, qui risque d’être une vraie ou une fausse très rapidement.  Cela ne changera rien à l’essentiel de notre prédiction : le pire est encore à venir.  Parce que nos attitudes restent les mêmes : l’incrédulité, l’attentisme.
        2. Pourquoi, encore une fois, la nouvelle nous parvient, malheureusement, par la radio Okapi et non pas par la radio-trottoir !  Le dérangement est – encore une fois – très fort.
  2. Sont-ils des congolais cherchant à défendre le Congo ?
    1. Nous pensons que tous les rebelles congolais sont partis de l’idée de délivrer le Congo par les armes.  Erreur de calcul, bien entendu !  On ne peut pas construire une démocratie avec les armes, mais bien avec la justice.  Et la justice ne se rencontre au bout d’aucun fusil.
    2. Les ARDC – s’ils existent – pourraient être des congolais, bien que la probabilité est très faible que ce le soit.  Les peuples du Kivu sont majoritaires, dans notre entourage, à ne plus se reconnaître dans les rébellions, contrairement à il y a 20 ans.  Il est donc fort à craindre que les ARDC dont on nous parlent ne soit rien d’autres que le M23 maquillé.  Cependant, il ne faut pas suputer.  Il ne se passera pas deux semaines que nous saurons beaucoup sur cette « nouvelles rébellion ».
  3. Sont-ils de nouveaux congolais manipulés par des étrangers ?
    1. Cette hypothèse n’est pas à exclure.  Depuis 1960, le congolais n’a su que très rarement se créer une milice totalement indépendante de l’étranger.  Ce phénomène rare s’observe dans trois régions de notre pays : l’Équateur, dans le Bandundu et dans le Sud-Kivu.
    2. Cependant, la déception de plusieurs congolais, dans leur amitié avec l’étranger, fait qu’aujourd’hui, peu de combattants ou résistants ne se sentent à l’aise avec l’étranger.  La tendance est donc à l’isolement…  L’Alliance des Résistants pour la Défense du Congo rappelle l’ère que nous vivons dans le mental du congolais.  Ce qui laisse penser que ce nouveau mouvement soit plausiblement congolais…  Il suffit de se donner le temps pour connaître les détails.
  4. Que nous réserve leur survenue ?
    1. Notre conviction est qu’aucune rébellion ne pourra aider notre pays à sortir de l’esclavage, de la colonisation, de la dictature, de l’imposture ni de la trahison.  La rébellion, telle qu’elle se pratique au Congo, depuis 1960, a ceci de pervers et d’inacceptable : l’arbitraire et la médiocrité.  Nous sommes un pays étendu, riche dans son sous-sol, dans ses eaux, dans son atmosphère : nous ne méritons la hauteur d’esprit et de cœur.  Quelque soit l’identité profonde de l’ARDC, nous n’y croyons pas.  Le salut se trouve dans un travail politique démocratique, auprès du peuple, avec le peuple, pour radicalement purifier notre espace politique en le débarrassant de tous les hommes véreux ou incompétents que nous avons malheureusement jusqu’ici, systématiquement ou presque, commis à la gestion de l’Etat.  Avec toutes les conséquences que nous vivons : la trahison de la nation par nos propres frères que nous ne voulons pas dénoncer – pour certains – par solidarité négative.
    2. Avec l’ARDC, naîtrons inexorablement d’autres rébellions, dans d’autres territoires de la RDC.  Le résultat sera le chaos qui nous amènera probablement vers la révolte populaire.  C’est alors et alors seulement que commencera le vrai changement.
      1. Tout le peuple aura compris la nécessité d’avoir de bons leaders.
      2. Le peuple sera aussi prêt à se sacrifier pour avoir ses bons leaders.
      3. L’imposture, la dictature, la colonisation et l’esclavage auront difficile à poursuivre leurs projets : ils devront négocier avec le peuple congolais.  Il faut du temps pour que cela arrive.  Des hommes faits, intelligents et sages, spirituels et sensibles à la cause du peuple, ne se sont pas encore levés.
        (A SUIVRE)
  5. Étaient-ils prédictibles et évitables ?
  6. Quel vent les amène ?
  7. Et pourquoi en ce moment seulement ?
  8. Que faut-il attendre d’eux ?
  9. Pourquoi  ?
  10. Comment ?

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Chers tous,

Espérons que ce soit une INTOX, cette fois-ci relayée par la MONUSCO.

Sinon, des deux choses, je présumerais une :

  1. Ou on veut créer du flou, pour carrément barrer la route aux élections en perspective et faire GLISSER,
  2. Ou alors une autre agression du pays pour venir gonfler le nombre des armes étrangères sur les épaules des éléments dénoncés par Felix Tshisekedi (informé par son ami Ambassadeur)…

Dans tous les cas, nous avons un gouvernement.  Le temps d’aller calmer les choses et…. (complétez la suite). On disait de Mobutu (même [par] les Belges) qu’il montait des PSEUDO-REBELLIONS…

Je ne suis qu’un pauvre ignorant. Les jours à venir devraient me prouver le contraire de ce a quoi je fais allusion. Ce jour-la, j’aurai tort mais mon peuple aura survecu.

En passant, où sont passes les Jean-Marie RUNIGA, Bertrand BISIMWA, Laurent NKUNDABATWARE, Jules MUTEBUSI et autre?

L’histoire serait-elle en train de se répéter ?

Aux peuples de cet Est du pays, dont on nous disait qu’il y régnait une paix relative, je dirais, « préparez-vous à d’autres larmes et aux deuils interminables ! ».

Qui vivra verra!

  1. Selemani

(Paisible citoyen)

On Monday, October 19, 2015 12:51 PM, « Tamusa Lumembo tamusa_lumembo@yahoo.fr [kivu_avenir] » <kivu_avenir@yahoogroupes.fr> wrote:

Le Lundi 19 octobre 2015 11h10, « Kasalobi Kasalobi kasalob@hotmail.com [Congo-Uni] » <Congo-Uni@yahoogroups.com> a écrit :

RDC: LA MONUSCO SIGNALE ÉMERGENCE D’UNE NOUVELLE RÉBELLION À L’EST.

18 octobre 2015

Umutekano

Dans une déclaration aux médias, la Mission onusienne en RDC-Congo, a signalé ce vendredi 16 octobre, une nouvelle rébellion à l’Est du pays. La nouvelle rébellion est dénommée « Alliance de résistants pour la Défense du Congo » (ARDC), a indiqué la Monusco, dans un point de presse. Elle est basée dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Est de la Cité de Kiwanja, à près de 75 km de Goma, l’une des principales villes du Nord-Kivu.

Lieutenant général Carlos Alberto Dos Santos Cruz, commandant de la MONUSCO

La nouvelle rébellion,-ARDC-, a pour chef, le colonel Honoré Bitamuheko.  La Monusco n’a pas donné des détails sur le nombre de combattants de cette nouvelle rébellion.

Source: http://koaci.com/

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

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