Plus que 2016…

Nous rencontrons toujours, et encore, plusieurs congolais qui parlent, qui écrivent, qui réfléchissent sur 2016.  Comme si, cette année-là était une échéance fatidique.  Pour nous, dans le cadre de notre analyse, dans le Projet 2014, 2016 est une autre date, où nous, congolais d’abord, avons choisir le pire, comme si nos malheurs présents ne nous disaient rien.  Cependant, quel est notre vrai problème ?  Pourquoi 2016 n’est-il pas l’essentiel ?  Comment le savoir ?

En 2001, Monsieur Joseph Hyppolite Kanambe (http://www.congovision.com/forum/ekabila.html) prenait le pouvoir.  Un pouvoir qui lui aurait été confié par une bande de (7, sept ?) congolais, mal connue de nous-mêmes.  Il se serait fait appeler Hippolyte Kabange Mtwale dans clandestinité (https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Kabila).  Ici, ce n’est pas la question du nom ni de la nationalité qui nous intéresse nous intéresse au premier chef.  C’est celle de la responsabilité des uns et des autres.  Il s’agit de parler de nous, peuple congolais, que nous sommes.  Et, le cas échéant, de ceux des nôtres qui décidèrent de nous affecter, en 2001, un président que nous ne connaissions qu très mal.  Nous nous intéressons à l’accessoire : des fautes politiques graves ont été commises dans notre pays qu’il faut sanctionner ; si du moins notre désir est de construire un État digne de ce nom dans le centre de l’Afrique.  Vouloir avancer avec une écharde dans notre pied nous prolongera nos échecs.

Qui sont donc ces hommes qui ont conduit Kanambe au pouvoir et qui ont ainsi entraîner le pays dans le gouffre où il se trouve aujourd’hui ?  Pourquoi le firent-ils ?  Comment avons-nous pu laisser passer cette entorse à la loi et ce mépris de notre gente ?  Qui devrait nous mettre en branle pour corriger les fautes ; et surtout, pourquoi et comment ?  Faut-il répondre à la place du congolais lui-même ?  En quoi cela serait-il une perte ?

Notre malheur aujourd’hui est qu’aucun congolais, ou presque, ne veuille se poser ces questions.  La conséquence en est que d’ici 2016, si nous ne changeons pas d’attitude, le pire adviendra.  Nos 26 provinces ne s’en sortirons pas.  Ils ne s’en sortiront pas parce que la plupart seront dirigées par des hommes sans scrupules, sans compétence, sans expertise, sans autorité, sans sens de responsabilité politique.  Ces opportunistes politiques, participeront, comme ceux de nos jours, à faire pourrir la situation sécuritaire dans le pays.  Ils rendront définitivement un travail sérieux de développement difficile.

Nos appels au travail, autour d’une table virtuelle ne trouvant pas jusqu’ici un accueil favorable, nous ne pouvons que déplorer le nombre de tombent que nos frères et pères creuseront encore en RDC, en plus ce ceux d’aujourd’hui.  Le surplus de nos cadavres, nos dépouilles, iront encore, hélas, dans des fosses communes, comme celle de Maluku, dont plus personne, sinon que les autorités de Kinshasa eux-mêmes, s’occupent à leur manière habituelle.

A bon entendeur : salut !

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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