26 provinces ou états ?

26 provinces en RDC : pour quoi faire ?

Dans tous les pays de la terre, c’est connu.  La province est, dans sa définition même, une inféodation au pouvoir central.  Les gouverneurs sont bien des gouverneurs !  Ce ne sont pas des chefs de gouvernements, mais des agents d’un pouvoir.  Ce n’est donc certainement pas ce dont les peuples opprimés de la RDC ont besoin aujourd’hui.  Au lieu d’une colonisation continuée, nous avons besoin de nous rapproprié notre droit à l’autodétermination de nos destins, dans le strict respect les uns des autres et dans l’unité nationale qui nous permettent de nous défendre correctement face aux nombreux rapaces qui pululent la face de la terre.

Les preuves ?  Elles sont là, devant nous.  Le Katanga refuse d’être divisé, même si le Nord  du Katanga se sait différent du Sud Katanga.  Le Kongo (Bas-Kongo + une partie du Bandundu) revendique son unité culturelle, lui aussi ; sans pour cela demander de quitter la RDC !  L’Orientale, les Kivu et le Maniema veulent sans doute plus !  Foncièrement et depuis toujours, plus que ces abjectes et maudites provinces.  Ce sont des états autonomes, indépendants, libres et solidaires qui retiennent les discours toujours très discrets de ses provinces.  Les Kasaï se recherchent plus difficilement depuis qu’ils se sont sépararés du bloc de l’Est des années 70 et 80, depuis leur chef charismatique n’arrive pas à assurer sa succession de la manière dont les autres souhaiteraient qu’il le fasse.  Nous autres, oublions que le kasaïen, s’il existe, a ses voeux qui ne sont pas toujours le nôtre.  En revanche, l’idée du Grand Kasaï revient de temps à temps dans les discours.  Il y a donc là aussi un identité culturelle (linguistique ?) qui s’affiche.  Mais en même temps, eux aussi, veulent que le Congo demeure cet État indivisé, parfois, envers et contre tout : ce que recuse la swahiliphonie.  L’Équateur est sérré au coup, très fort ; qu’il ne sait pas sortir un seul mot !  Quelques dissensions internes, mal dissimulées, ne permettent pas à ce « pays », de s’en sortir.  Surtout que le reste du pays ne le soutient que bien timidement et qu’en même temps, d’autres de ses fils jouent le jeu de l’imposture !  Ce qui rappelle aux autres congolais un des plus grands traîtres de notre nation, un équatorien…

Que proposons nous dans cette intrigue, dans cette complexité ?

Une table de travail pour extirper nos craintes injustifiées de la liberté du congolais et de l’indépendance de nos peuples.  Les leaders de nos peuples, chargés d’iniquités, refusent de se mettre à cette table.  Seuls, nos peuples, qui les ont mandatés, ont le devoir et le pouvoir de les interpeller, de les disqualifier s’il le faut.

Une disqualification des hommes véreux que nous avons commis à la gestion de la chose publique, par nous-mêmes.  Les  disqualifier pour les remplacer par des hommes faits, que nous aurons-nous mêmes choisis en raison de leurs intelligences, de leurs compétences et de leur sagesses.

Faire autrement, ne produira qu’une grande désolation après les élections de 2016 à laquelle la majorité de congolais souscrit béatement.

Tout semble donc indiquer que nous tendons vers la précision de ce que nous appelions les « affinités culturelles » de nos peuple qui définiront, d’ici une vingtaine ou trentaine d’années probablement, la carte des futurs états indépendants du Congo.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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