Pour faire peur…

Pour faire peur, le gouvernement congolais menace de « boucher » des numéros de téléphones aussi : http://7sur7.cd/new/les-numeros-de-telephone-non-identifies-seront-bouches/.

Qu’est-ce qui aura le dessus ?  L’amour de la patrie des congolais ou la terreur que le gouvernement congolais veut utiliser comme moyen de pression sur l’électorat de 2016 ?  Qui passera devant l’autre : Dieu ou le gouvernement ?  Comment nous y prendrons-nous ?

Le test est de taille.  Il est fort, dans un pays où le peuple est au bout de son souffle ou devrait l’être depuis longtemps.  Cependant, plutôt que de nous apitoyer de notre sort, nous pensons que Dieu veut tester notre amour du Congo et de sa personne.  Que préférons-nous ?  L’obéissance à Dieu ou aux hommes ?  Qui craignons-nous : celui qui tue le corps ou celui qui est capable de tuer l’âme ?

De prime à bord, aucun rapport ne semble exister entre l’obéissance à Dieu et l’obéissance aux hommes dans cette affaire.  Pourtant, il faut se rendre compte que participer d’une manière ou d’une autre aux assassinats du gouvernement congolais c’est pécher contre le commandement de Dieu qui dit : tu ne tueras point !  A moins que nous nous trompions, où que nous soyons influencés par notre condition particulière.

Qui tue définitivement ?  Celui qui envoie, celui qui tire, celui qui collabore, celui qui se tait ou celui qui proteste ?  Dans un pays ou les protestants ne protestants ne protestent plus, mais collaborent, que peut-on encore faire ?  Plusieurs solutions se présentent aux hommes en quête de la paix.

La résignation, la trahison, la collaboration, la participation, le sacrifice suprême et quoi d’autres encore.  Face au rugissement du lion, que peut faire un congolais qui a la foi en son Dieu ?  Faut-il déclarer ou pas son numéro de téléphone à un gouvernement bien conseillé sur les pratiques du musellement du peuple ?  Peut-on résister à un gouvernement qui utilise l’argent de la sueur des fronts des congolais pour acheter les armes qui serviront à les massacrer le cas échéant ?

Où est Dieu dans cette affaire ?  Vit-il encore ?  N’y a-t-il aucun reste, aucun fidèle au Congo ?  A quand son intervention pour son ses justifiés ?  Pourquoi se fait-il sourd à nos supplications ?

Le contrôle d’attribution des numéros de téléphone est en soi un mode de gestion qui peut être utile.  Il peut en effet encourager le sérieux dans l’usage qu’en font les citoyens utilisateurs, les vendeurs et l’État.  Le téléphone peut rendre beaucoup de service utile à la nation : la communication pour consolider les liens familiaux, professionnels, nationaux, internationaux.  Le téléphone sert aussi énormément en cas de catastrophe, de secours.  Aujourd’hui, notre téléphone peut servir efficacement dans l’éducation, la formation et l’instruction.  Le gouvernement qui profère des menaces à Kinshasa a certainement conscience de ce fait.

Cependant, le même téléphone peut servir à repérer, écouter, espionner, menacer voir même tuer.  Qui est-ce que le téléphone permet-il de repérer, d’écouter, d’espionner, de menacer voire même de tuer ?  La réponse est pourtant simple : l’usager, le fabriquant, comme le contrôleur : l’Etat.  Le gouvernement de Kinshasa, menaçant de boucher les téléphone de ceux qui ne se déclarent pas, à la veille des élections de 2016, se trompe gravement.

La première erreur est dans le choix de mode de gestion : la menace !  Elle n’est pas nouvelle.  Aucun État au monde ne peut cependant indéfiniment menacer son peuple.  Tôt ou tard, il finira par tomber.  Pourquoi ?  Parce que le royaume de Satan est diviser contre lui-même et que l’État qui menace son peuple en fait partie.  Aujourd’hui, le royaume siégeant à Kinshasa va vers sa fin.  Même dans une ville occidentale, des écoliers le savent et en parlent entre eux.  J’ai entendu des parents me dire que leurs enfants leur disent que si eux, parents, en finissaient pas avec le régime de Kinshasa, une fois devenu grands, ils l’achèveraient de leur chambres…  Probablement, en télécommandant des drones de leur centre de commandement.

La deuxième erreur est dans le choix de la cible : le peuple !  Beaucoup d’États disposent désormais de missiles de toutes les sortes.  Ces armes ne pointent plus leurs peuples respectifs.  Ils sont dirigés contre les peuples jugés ennemis.  Pourquoi ?  Parce que tous les dictateurs de ce monde ont appris à leur dépens qu’il leur coûtait plus cher de cibler les  peuples qu’ils subjuguaient que de cibler leurs ennemis.  Attention !  Certains gouvernements continuent l’exercice ancien.  Ils sont tous en souffrance.  Comptons-les au bout de nos doigts et tirons les conclusions qui s’imposent.  Le gouvernement de Kinshasa fera l’exception suivant quel principe ?

La troisième erreur est dans le choix de l’instrument : le téléphone !  Dans plus aucune nation aujourd’hui, le gouvernement ne détient le monopole du savoir technologique.  Au Congo, la situation est encore plus vrai !  L’État ne connait presque rien des télécommunications.  C’est chez le peuple que se trouve le savoir téléphonique.  Une guerre téléphonique entre l’État congolais et le peuple congolais serait d’avance gagner par qui ?

La quatrième erreur est la motivation.  La volonté de tromper, de dominer, d’asservir, d’exploiter, d’annihiler…  Son peuple.

Pour faire peur…  Il faut choisir, judicieusement :  sa motivation, son mode opératoire, sa cible, son instrument.  Ici, nous pensons, humblement, que tous les choix soient les mauvais !

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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