Perplexité : pourquoi ?


Perplexité : pourquoi ?

D’un côté nous n’avons pas tort de nous dire que les peuples doivent arranger eux-mêmes leurs problèmes ; d’un autre côté nous ne pouvons pas laisser certains peuples brimer par d’autres et rester passifs.

La question qui demeure est pourquoi la RDC et le Rwanda, tout particulièrement, ne peuvent-ils pas d’eux-mêmes faire la paix ?

Dans le cadre du Projet 2014, où nous plaidons pour un démantèlement progressive (50 ans à se donner) de la république au profit d’une union d’états indépendants, états fondés sur les affinités culturelles entre nos peuples du Congo ou de l’Afrique Centrale toute entière, nous constatons que d’aucuns sont occupés à préparer une guerre qu’ils ne sont pas capable de commencer ni de finir avec succès.

Les incapacités sont partout manifestes pour des raisons multiples : le colonialisme, la dictature, l’imposture, la trahison…

L’observation fine des comportements de nos politiciens, qui ont presque tous les mains ensanglantées, montre qu’ils ne sauront pas faire la paix, même si ils étaient aidés par la communauté internationale. Pourquoi ? Parce que l’Afrique ne connaîtra pas la paix jusqu’au jour nos populations arrêter de commettre à la gestion de la chose publique des hommes sans foi ni loi.

Ce refuser de le comprendre et d’agir en conséquence est le comportement actuel de la plus part des nôtres ; de sorte que pour la RDC, nous pensons que sans l’intervention d’un génie, il faille encore compter 20 à 30 ans d’une misère qui ira, pour l’instant, croissante.

C’est pour cela, que nous invitons nos compatriotes épris de paix et du progrès, de se joindre à nous, pour mobiliser nos masses en vue d’une compréhension plus profonde des enjeux et des solutions efficaces à l’insécurité semée à l’Est de notre patrie.

De : lecridesopprimes@yahoogroupes.fr [mailto:lecridesopprimes@yahoogroupes.fr] De la part de yvon ramazani
Envoyé : samedi 8 septembre 2012 14:00
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Objet : [lecridesopprimes] YAMINA BENGUIGUI : Les élections de 2011 ont été contestées, mais validées par la communauté internationale

LU POUR VOUS

YAMINA BENGUIGUI : Les élections de 2011 ont été contestées, mais validées par la communauté internationale

Les élections de 2011 en RDCongo ont été contestées, mais validées par la communauté internationale.

(Interview réalisée par Pierre Boisselet de Jeune Afrique)

Yamina Benguigui au ministère de la Francophonie, le 28 août, à Paris.

                       Yamina Benguigui

Après avoir hésité, le président français François Hollande participera finalement au sommet de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), le 12 octobre, à Kinshasa.

Sa ministre déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, s’en explique.

Jeune Afrique : Le président François Hollande se rendra au sommet de l’OIF à Kinshasa. Y étiez-vous favorable ?

YAMINA BENGUIGUI : Absolument. Avec Abdou Diouf [le secrétaire général de l’OIF, NDLR], nous avons longuement discuté de l’importance de tenir ce sommet en Afrique. Sa localisation a été décidée lors du sommet de Montreux, en 2010. La RDC est le plus grand pays francophone du monde. Les élections de 2011 y ont été contestées, mais validées par la communauté internationale. On ne pouvait pas pratiquer la politique de la chaise vide.

En juillet, la France avait demandé au président Joseph Kabila des preuves de sa « réelle volonté de promouvoir la démocratie et l’État de droit ». Qu’en est-il ?

Le 22 août, Aubin Minaku, le président de l’Assemblée nationale, a annoncé deux lois importantes. D’abord, sur la Commission électorale nationale indépendante [Ceni], dont l’organisation, le fonctionnement et la composition du bureau seront revus. Ensuite, sur la mise en place d’une commission des droits de l’homme. Il a précisé que ces lois seraient adoptées avant le sommet. Ce sont là des engagements forts.

Des menaces de mort vous ont été adressées à propos de l’organisation de ce sommet. D’où venaient-elles ?

Je ne sais pas, elles étaient anonymes. Nous avons alerté le ministère de l’Intérieur, mais nous n’avons pas de nouveaux éléments pour l’instant. Je peux simplement dire qu’elles ont été proférées avant, pendant et après mon séjour à Kinshasa, fin juillet. Par e-mail et via Facebook.

Lors de cette visite, vous avez déclaré que la France voulait « voir cesser tout soutien extérieur aux groupes armés » dans l’est du pays…

La RDC est un pays agressé. Dans l’Est, des femmes sont violées, des enfants et des jeunes femmes sont enrôlés de force. J’ai senti les Congolais tristes que la France ne prenne pas position. J’ai appelé le président ainsi que le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et il y a eu cette intervention. Cela a été possible parce que j’ai passé quatre jours sur place.

Ce sommet sera-t-il pour François Hollande l’occasion de prononcer un discours fondateur sur l’Afrique ?

Oui, je pense que le président tiendra un discours en rupture philosophique avec le gouvernement précédent. Tout n’est pas parfait sur le continent, c’est certain, mais c’est parce qu’il a hérité d’un système postcolonial, de la façon de voir et de se comporter de l’Occident. Nous devons changer notre regard sur lui.

Un déplacement de Hollande en Algérie avait été évoqué pour septembre. Est-il encore d’actualité ?

Nous continuons d’en discuter. Je me rends à Alger le 6 septembre pour préparer cette visite au niveau culturel. Le président ira avant la fin de l’année.

Vous avez des liens personnels avec ce pays qui n’est pas membre de l’OIF. Avez-vous pour objectif de l’y faire entrer ?

C’est mon souhait. L’Algérie peut enrichir l’espace francophone à tous les niveaux. Mais on ne peut effacer l’Histoire, je comprends qu’il n’en soit pas encore membre. Le précédent gouvernement français a été très maladroit. Nous devons à présent faire des gestes.

Quelle touche personnelle souhaitez-vous apporter à la Francophonie ?

Je veux promouvoir la place des femmes et faire que le français soit une langue créatrice, ouverte et dynamique. L’Afrique et les pays arabes ont été touchés par ma nomination en raison de mes combats, de ce que je représente et de mes origines. Cela facilite le dialogue.

Kampala III


Kampala III nous apportera-t-il une solution à notre problème d’insécurité à l’Est de la République ?  Le cas échéant, comment sera-ce ?

De : congocitizen@yahoogroups.ca [mailto:congocitizen@yahoogroups.ca] De la part de Sandra Bushiri
Envoyé : samedi 8 septembre 2012 13:43
À : congocitizen@yahoogroups.ca; congovirtuel@yahoogroupes.fr; congo@yahoogroupes.fr; congoelite@yahoogroupes.fr; hinterland1-owner@yahoogroupes.fr
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Objet : [congocitizen] SOMMET DE KAMPALA : KAGAME BLOQUE LA PAIX ET TRAHIT LONDRES

SOMMET DE KAMPALA : KAGAME BLOQUE LA PAIX ET TRAHIT LONDRES

Le Président rwandais a décidé de sécher le sommet de Kampala III en préférant se faire représenter par Kabarebe et Mushikiwabo. Objectif : faire commettre à Kinshasa une faute diplomatique qui conduirait à une reconsidération des choses et une redistribution des rôles dans ce conflit. Entre-temps, convaincus d’un nouvel acte contre la paix de la part du Rwanda, des analystes occidentaux interpellent Londres sur sa récente décision de rétablir son aide à ce pays.

Ce sont des Chefs d’Etat et de Gouvernement désabusés qui ont attendu en vain de participer au sommet de la CIRGL qui devait se tenir le vendredi 8 septembre 2012. Le sommet de Kampala aura lieu en vue de finaliser le projet de déploiement d’une force internationale neutre aux frontières entre la RDC et le Rwanda, notamment pour traquer les forces négatives à commencer par le M-23. Alors que le calendrier était arrêté d’avance et que, depuis le début de la semaine, experts puis ministres des pays de la sous-région se réunissaient pour préparer les dossiers, le Président rwandais, Paul Kagamé a décidé de sécher la rencontre des Chefs d’Etat. Ce rendez-vous – le troisième de la série en deux mois – était pourtant calé de longue date pour ce 8 septembre, mais a dû être repoussé au 9 septembre puisque les ministres de la défense n’avaient pas terminé leurs travaux à temps.

C’est dans la foulée que l’on apprendra que Paul Kagamé, qui a participé aux deux précédents sommets, a préféré se faire représenter par ses ministres de la défense, James Kabarebe, et des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo. Selon des sources médiatiques, le président rwandais auraient préféré ne pas se rendre à Kampala parce que la RDC et la Monusco l’accusent d’être le responsable de la nouvelle déstabilisation de l’Est de la RDC.

Pour les observateurs, cependant, cette attitude de Paul Kagamé ne devrait étonner personne, car le président rwandais se trouvait déjà, depuis quelques temps, dans une logique d’enlisement. Plusieurs actes posés par lui-même et ses principaux collaborateurs attestent cette thèse, en effet.

Paul Kagamé : prix Nobel de la conflictualité

La plus grande fut l’interview de James Kabarebe accordée à Colette Breackman. Cet entretien était considéré par tous les spécialistes de la diplomatie comme une provocation, pire un piège visant à faire écrouler tout l’édifice diplomatique érigé, jusqu’à ce jour, pour sortir l’Est de la RDC de ce nouveau bourbier de l’insécurité. Tout, dans les propos du ministre rwandais de la défense, était articulé pour provoquer des incidents diplomatiques à tous les niveaux : avec Kinshasa, avec la Belgique dont Didier Reynders en appelle à des sanctions concertées contre le Rwanda, avec l’ONU et même avec ses pairs de la région des Grands Lacs.

Le deuxième acte, qui découlait du précédent, fut l’annonce, par Kigali, du retrait de ses « soldats » qui, selon ses autorités, se trouvaient sur le sol congolais depuis 2009 dans le cadre de la traque conjointe des FDLR. Une manière, pour Paul Kagamé d’ébranler les convictions internationales sur la version d’agression de la RDC, et de discréditer le Gouvernement congolais aux yeux de sa propre opinion. La finalité, dans cette équipée, était certainement, pour Paul Kagamé, de reprendre l’initiative diplomatique en se faisant maître du processus de paix.

Le dernier acte en date a été celui des experts du Rwanda qui, jeudi dernier, avaient voulu bloquer les discussions sur le profil de la force internationale neutre qui, manifestement, n’arrange les affaires ni de Kigali, ni du M-23. Les experts congolais de la défense ont, en effet, accusé leurs homologues rwandais de refuser l’examen de la proposition des ministres de la Défense sur l’implication des Nations unies et de l’Union africaine dans la force neutre.

Il est connu que le Rwanda n’est pas favorable à la participation de la mission onusienne déployée en RDC dans cette force neutre, comme le proposent certaines personnalités et organisations. D’ailleurs, les ministres de la Défense des pays des Grands lacs avaient déjà décidé, lors de leurs précédentes rencontres, que cette force neutre devrait être placée sous le mandat de l’Union africaine et de l’ONU.

L’estocade manquée de Kampala

Après avoir ainsi placé le décor du chaos politique, Paul Kagamé a ciblé Kampala III comme le théâtre de l’accomplissement de sa démarche. L’homme sait, en effet, qu’en diplomatie, tout se joue sur un mot, un geste ou un rendez-vous sur mille. Après avoir soumis le leadership congolais à un rude exercice d’emmerdement maximum, Paul Kagamé a voulu confronter directement James Kabarebe à Joseph Kabila à l’endroit de qui il avait été plus que désobligeant dans son entretien avec Colette Braeckman. Ce faisant, Paul Kagamé escompte un écart de comportement de la part de Kinshasa et ses autorités afin de boucler son plan de chaos diplomatique visant à faire redistribuer les cartes et les rôles dans ce nouveau conflit.

Seulement, le Rwanda a oublié que l’expérience forme et forge l’homme plus que les études livresques. La récurrence de ses croisades meurtrières a permis à tous les observateurs de cerner les visées et les stratégies de Kigali afin, aujourd’hui, de savoir les déjouer. Depuis le début de ce conflit, en effet, Kinshasa a su se montrer plus qu’exemplaire dans sa croisade diplomatique qui fera certainement école dans les facultés des relations internationales.

Quand Kigali trahit son grand allié britannique

Finalement, on en arrive à s’interroger sur les motivations qui ont été à la base de la décision de la Grande Bretagne de rétablir son aide au Rwanda. Londres a justifié cette décision par le fait que le Rwanda aurait beaucoup fait pour la recherche de la paix en RDC. Une justification qui sonne radicalement faux par rapport au contexte de la décision du Royaume Uni. Laquelle décision est caractérisé par les graves révélations du rapport des Nations Unies sur l’implication du Rwanda dans la crise à l’Est de la RDC. Et jusqu’à ce jour, rien n’a changé à la donne. La preuve c’est que la plupart des diplomates qui avaient assisté à la présentation des moyens de défense du Rwanda au Conseil de sécurité ne les avaient pas trouvés convaincants.

D’aucuns se convainquent que Londres a dû se faire duper par la dernière pichenette de Kigali qui avait voulu présenter ses officiers de renseignements présents en RDC dans le cadre de la « Joint Military Commission » comme des soldats de l’opération « Umoja Wetu » datant de 2009. Mais lorsque le Gouvernement britannique se réveillera sur la supercherie de Kigali, personne ne paiera cher la peau de Paul Kagamé…

Pascal Debré Mpoko