Combattants de Bruxelles et forum de la Troisième Voie…


Pourquoi les combattants de Bruxelles s’en prennent-ils à Mfumu Ntoto, géniteur de la Troisième Voie, et se lèvent-ils contre le forum organisé par cette dernière à Bruxelles, le 5 janvier dernier ; forum qu’ils contraignent à l’arrêt en son plein milieu ?  Suivez dans la vidéo ci-dessous leur argumentaire, par vous-mêmes et appréciez !

Dans la lutte que nous sommes nombreux à mener contre la colonisation, la dictature, l’imposture, la trahison et la médiocrité, lequel, des combattants et de la Troisième Voie, est-il une force démobilisatrice ou plutôt une force mobilisatrice mal comprise ?

Le temps ne tardera pas à nous le dire !  En attendant, nous aurons, encore une fois raison d’avoir dit que, dans l’opposition congolaise, tant que nous ne nous mettrons pas autour d’une table pour définir ensemble et démocratiquement la manière dont nous attendons conduire la destinée de notre cher pays, notre difficulté à affronter victorieusement les ennemis du peuple congolais, que sont aujourd’hui incarnés par les colonisateurs, les dictateurs, les imposteurs, les traîtres et les médiocres qui  trônent à Kinshasa, demeurera grande.

Vous trouverez ici la première intervention de ce forum : exposé de Laurent Louis (Député belge), débat et question réponses : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=VBEw0hKP95o.

Après Lemera : Nice !


Nous sommes confortés à l’idée que, jusqu’ici, personne n’arrive à faire mieux que ce que nous proposons dans le cadre du Projet 2014, depuis décembre 1999.

Tous commencent à se confondre.  Les signataires ci-dessous, que cherchaient-ils, très honnêtement ?

Pouvons-nous féliciter l’APARECO ?  Oui ou non et pourquoi ?

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De : congocitizen@yahoogroups.ca [mailto:congocitizen@yahoogroups.ca] De la part de Remy Paluku Kambere
Envoyé : dimanche 6 janvier 2013 15:25
À : congo-abonnement; congovista-abonnement; ami.amisi@yahoo.co.uk; Alain Mbonigaba; Albert Lokitsha; Aluwanga Angebi; Andre Khasa; andré kalimu; arthur bokuma; Bale Nyoyi; beatrice yombe; Benoit Lokonga; Bernard Mumbaya- Kimbing; Berry MIANTUDILA; btoutpasse@yahoo.com; celestin boito; jean-marie botela; tonton ometa; Congo Vision; congocitizen@yahoogroups.ca; coco kalala; Front Com. des Patr. Congolais; issabotuli2006@yahoo.co.uk; debout_congolais@yahoo.fr; dada; Damase Kiwanda; Dido Mambo; Henri frère Diatomba; Nadine Domo; dany santu; raphy kiz; Eddy Mosoko; ekanga fils; patriote congomani; Richard Ngbale; Eric Monsheju; Georges Mulopo; Manu Wa kanyanga; michel ekarre; famillebahimana@yahoo.fr; flavien kaleta tshikaya; fofe le jeune; François Kayembe tshovo; nlasaj@yahoo.fr; papy filleuil; FirminBondo; gaby mwanga; guy mbuyamba; Guygain Kanua; GBRT SGA; makombodo@hotmail.com; jaco kolomoni; Jacques Kebo Mokuba; John-T JOHN T; jose mongboma; Jean Paul Miakukila; jean pierre mbala; Balangani Mangbau; kasaiwetu-list@yahoogroups.com; lecridesopprimes@yahoogroupes.fr; lafraco@yahoogroups.fr; lomama celestin; Me Thino; 11masua crimino; pierre nzoussi; parfait tela; Pasteur Samuel Kengele; paulin mulumba; thomas oloho; singa odju; olivier; Armand Otshudi; olivier bozobi; Ilashi; Isaac Combattant; Robert Augusto; Isamboyo; willy tshimbalanga; Théodore Baelongandi; Richard Mwamba; roger ngembo; wasuta raph; roger nkoko; Pamphile Widila; m.j. wandja samudju; Jerôme Watukwa; Z. Nkola; norbert zeka; Clovis Nkunga
Objet : [congocitizen] Fwd: FLASH/ Des congolais impliqués dans un accord de cession de terres congolaises !!! :Communiqué du Comité national de l’APARECO:Traité de Nice ou remake des accords de Lemera

COMMUNIQUE DU COMITE NATIONAL

DE L’APARECO

« Traité de Nice » ou remake des accords de Lemera ?

Ce samedi 05 janvier 2013, sous la direction du Président National, le Comité National de l’APARECO s’est réuni en séance extraordinaire en présence du Vice-Président National, du Trésorier Général et du Secrétaire Général adjoint en charge de l’administration, en vue d’examiner le document intitulé «Traité de Nice» que les réseaux de renseignement de l’APARECO viennent à peine d’intercepter. Le Comité national a été particulièrement interpelé d’abord par le contenu de ce document et ensuite, par l’identité de ses signataires.

S’agissant de son contenu, le « Traité de Nice » est constitué de 9 textes comportant une série d’accords successifs conclus et signés dans la période allant du 17 janvier au 28 septembre 2012 entre d’une part le «Collège Hospitalier» et d’autre part, le «Conseil National Congolais». L’examen du contenu de ce traité a révélé qu’il s’agit d’un remake de l’« Accord de Lemera» signé par l’AFDL, parce qu’il porte gravement atteinte à la souveraineté de la RDC et ampute un territoire entier à la République démocratique du Congo, au profit d’un nébuleux « Collège Hospitalier » qui aurait « en fait et en droit une souveraineté absolue », c’est-à-dire, « la pleine propriété, pouvoir exclusif et absolu et juridictionnel souveraine sur le territoire de l’île de MATEBA », avec l’obligation de« le rendre libre de toute servitude et de ses occupants éventuels qui pourront revenir par la suite » (Traité de Nice, paragraphes 3 et 4, et article 5)!

Quant à l’identité des signataires de ce document, ils sont constitués en deux groupes dont le premier, le «Collège Hospitalier» non autrement identifié, ressemble plus à une obscure confrérie qui prétend disposer des moyens et de l’appui de la communauté internationale pour placer au pouvoir en RDC le deuxième groupe, le « Conseil National Congolais » constitué d’une dizaine de personnalités congolaises dont principalement Messieurs Faustin SHUNGU OKITAWUNGU et Dr. François TSHIPAMBA MPUILA qui lui affirme signer au nom de Mr Etienne TSHISEKEDI.

Or, les membres du Comité National de l’APARECO tiennent à préciser que, contacté en 2011 par les initiateurs dudit «Traité de Nice», Monsieur Faustin SHUNGU avait en son temps sollicité l’avis du Comité national pour prendre part aux rencontres préliminaires à Nice. 

Mais après avoir pris des renseignements sur les organisateurs de cette rencontre, le Président national avait opposé un refus catégorique et avait illico instruit le Secrétaire Général de rompre tout contact avec ceux-ci. Or, quelques mois après, ayant eu vent de la poursuite de ces rencontres à Nice, le Vice-président National, sur instruction du Président national, rappela au Secrétaire général la position du Comité national. Ce dernier lui confirma qu’il avait rompu tout contact avec les organisateurs qui continuaient cependant d’insister vainement auprès de lui. Quel ne fut donc pas le choc des membres du Comité national de constater que malgré les nombreux rappels à l’ordre, le nom et la signature de Monsieur Faustin SHUNGU figurent quand-même en première place dans ce fameux traité!

Devant la gravité de la situation, le Comité national de l’APARECO tient à informer l’opinion nationale et internationale de ce qui suit :

1. Il dénonce et condamne avec force le « Traité de Nice » parce que son contenu est en parfaite contradiction avec les nobles idéaux du combat que mène l’APARECO pour la défense de la souveraineté du peuple congolais et pour l’intégrité du territoire national ;

2. Il estime par conséquent que pour tout congolais, adhérer à un tel projet constitue bel et bien une haute trahison vis-à-vis de la patrie.

3.Par conséquent, il déclare que la signature de Mr Faustin SHUNGU OKITAWUNGU n’engage pas l’APARECO. Et même posée à titre personnel, cela constitue une violation flagrante de la fonction de Secrétaire Général d’un mouvement politique, qui requiert la cohérence politique et la discipline du groupe en toutes circonstances. Ce qui n’est pas le cas en l’espèce ! C’est pourquoi, conformément aux dispositions du statut de l’APARECO et à son Règlement d’ordre intérieur, le Comité National a invité le Secrétaire général, Faustin SHUNGU OKITAWUNGU, à fournir des explications dans les 48 heures devant cette instance.

4. Il invite également les congolaises et congolais à protester massivement et fortement contre le comportement des lobbies mafieux internationaux qui travaillent avec l’appui et la complicité de certaines personnalités politiques des pays industrialisés tapis derrière l’anonymat et la nébuleuse de la communauté internationale, dans le but de piller la RDC et semer la terreur et la violence parmi son peuple.

5. Il dénonce la cupidité, l’égoïsme et l’inconscience de certains cadres politiques congolais qui n’hésitent pas à sacrifier la souveraineté de leur peuple et l’intégrité de leur pays pour des intérêts matériels mesquins. Il invite donc le peuple congolais à dénoncer avec force tous ces traîtres à la nation et à les empêcher par tous les moyens de réaliser leurs projets machiavéliques et diaboliques.

6. Pour ce faire, nous publions ci-dessous, l’intégralité de ce fameux «Traité de Nice». A chacun d’en juger !

Fait à Bruxelles, le 06 Janvier 2013

Pour le Comité National

Rapporteur

Vice-président national

NDALA WA NDALA

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Document annexe  complet : « Traité de Nice »
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– Partie 1 :
http://www.apareco-rdc.com/images/pdfdocs/cabinet/Trait%20de%20Nice_premiere%20partie.pdf

– Partie 2 :

http://www.apareco-rdc.com/images/pdfdocs/cabinet/Trait%20de%20Nice_deuxieme%20partie.pdf

– Partie 3 :

http://www.apareco-rdc.com/images/pdfdocs/cabinet/Trait%20de%20Nice_troisieme%20partie.pdf


Extraits du Traité de Nice (Signataires)

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APARECO  – 4 RUE DES COSMONAUTES –  94600 CHOISY LE ROI – FRANCE

Website:  www.apareco-rdc.com / Email: apareco.rp@gmail.com / Tél.: 00 33 6 20 21 21 31

Combattons les sophismes en 2013 !


Quelle est l’erreur de ce sophisme ?

En 2013, combattons la médiocrité de toutes nos forces, de toute notre âme, de tout notre esprit !


De : congocitizen@yahoogroups.ca [mailto:congocitizen@yahoogroups.ca] De la part de Masika Kiku
Envoyé : mercredi 2 janvier 2013 11:23
À : undisclosed-recipients:
Objet : [congocitizen] Roger Lumbala: « Il n’ya pas d’agression rwando-ougandaise à l’Est de notre pays. Si c’est vraiment le cas, pourquoi Kabila préfère garder nos ambassades dans ces deux pays et leurs ambassades à Kinshasa, au lieu de déclarer la guerre contre

Roger Lumbala est bel et bien dans le fief du M23

Roger Lumbala: « Il n’ya pas d’agression rwando-ougandaise à l’Est de notre pays. Si c’est vraiment le cas, pourquoi Kabila préfère garder nos ambassades dans ces deux pays et leurs ambassades à Kinshasa, au lieu de déclarer la guerre contre ces deux pays ? »

http://www.m23mars.org/roger-lumbala-chez-le-m23.html/

Causes et conséquences…


Dans le cadre de la confection d’un projet de société pour la RDC, qui soit le plus complet et le plus démcratique qu’ait connu notre pays, nous aimons à analyser les pensées, les propositions des autres.

Ces analyses nous permettent à la fois d’enrichir et d’harmoniser notre vocabulaire, de l’adapter au language du congolais, et surtout, de nous assurer de ne pas être dans l’erreur : cette erreur qui nous guête tous, si nous ne prêtons pas attention à nos propos, à nos production.  Pendant 52 ans, le congolais est habitué à évoluer dans la dictature.  La confrontation n’est pas autorisée.  Ceux qui sont au pouvoir

M. Robert MBELO, de « MWANGAZA », le Groupe de Recherche et d’Etudes sur le Congo, de Londres, nous a livré son analyse que nous confrontons ici-bas à la nôtre, pour dégager des points de convergence et de divergence.  Le but final étant de susciter un débat qui participe à l’élaboration d’un projet société robuste, viable, complet, démocratique.

Nos insertions sont mises entre crochets !

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CAUSES ET CONSEQUENCES DE LA GUERRE EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

[
En réalité, nous avons déjà connu plusieurs guerres en RDC, depuis notre indépendance de nom du 30 juin 1960.
La rébellion des molelistes de 1964 à 1966 ;
la première guerre du Shaba en 1977 et la deuxième en 1978 guerre du Shaba ;
la guerre de Moba I en 1984 et et celle de Moba II en 1985 ;
la première guerre dite du Congo de 1997 à 1998 et la deuxième guerre dite du Congo, aussi appelée la Première guerre continentale africaine, de 1998 à 2002 ;
la guerre du Kivu qui dure de 2004 à 2009 avec le CNDP, que nous pourrions appeler la rébellion du CNDP ;
la guerre du Kivu qui dure depuis environ avril 2012 à ce jour…

Des analyses sont faites des causes et des conséquences de ces guerres.  Elles ne sont pas suffisamment diffusées en RDC même et ne bénéficient que très peu à nos peuples qui restent d’ignorance de la plupart de choses qui se trament dans les coulisses des états-majors et de la politique.  Dans cette ignorance de vrais enjeux de la guerre, de ses causes, sources et origines ; dans cette ignorance des vrais suites, conséquences et effets futurs de ces guerres, nos peuples ne savent pas correctement agir, et les guerres ne peuvent pas cesser définitivement, faute d’une stratégie qui supprime les problèmes à leurs sources.

Tous les partis politiques congolais ne travaillent pas comme ils le devraient pour instruire, former et éduquer politiquement leurs membres afin de les mobiliser dans une recherche collective de solutions fiables, durables aux conflits, aux crises.  Toutes les énergies sont investies dans la défense des chefs des partis qui sont souvent coupables de morts d’hommes dans le cadre de l’une ou l’autre de ces guerres.  Les énergies sont ainsi dissipées ailleurs que dans la résolution de vrais problèmes qui se posent à notre Etat : la colonisation, l’imposture, la trahison, la dicature, la médiocrité.

Faute d’avoir reçu une éducation, une formation et un instruction politiques conséquentes, faut de ne s’être jamais réunis pour décider démocratiquement de quoi faire de la République issue de l’indépendance lumumbienne, nos peuples réagissent mal.  Soit qu’ils se combattent, soit qu’ils ne se montrent pas solidaires face aux agressions multiformes que nous imposent nos ennemis : subordination de nos chefs, pillages des ressources nationales, spoliation de nos moeurs, incitation à des divisions intestines, décimation de nos populations…
]
INTRODUCTION : La politique américaine pour le III° Millénaire
Pour avoir une vision claire de ce qui se passe dans notre pays, notamment au sujet de la guerre
d’agression que nous subissons directement de la part des Rwandais, Ougandais et Burundais, il
faudra, pour une meilleure compréhension, que nous entrions un peu plus en profondeur dans les
méandres de la politique américaine pour le IIIè millénaire et leur projection en République
Démocratique du Congo.
En effet, le rêve morbide des Américains est de bâtir une Amérique toujours plus forte et
toujours plus dominatrice. C’est du néo-nazisme. Ainsi, si nous faisons une brève incursion dans
la grande histoire de la II° guerre mondiale, nous remarquerons des similitudes troublantes entre
la politique que menait Hitler pour dominer le monde avec celle qu’appliquent actuellement les
Etats-Unis d’Amérique dans le monde. Le cas de l’éclatement de l’URSS, de la disparition de la
Yougoslavie, et de la division de la Tchécoslovaquie en deux Etats distincts, n’était-t-il pas
inscrit dans l’agenda de Hitler ? En bref, la politique américaine pour le IIIè millénaire n’est
qu’une copie mieux élaborée de la politique allemande du IIIè Reich.
Dans leurs visées de domination mondiale, les vies humaines sont moins importantes que la
raison d’état ; les massacres qu’ils avaient perpétrés dans les années 65-75 au Viêt-Nam, au Laos,
au Cambodge et sur d’autres terrains militaires, illustrent à suffisance leur barbarie et leur culture
de violence.
Lorsque Reagan est: arrivé au pouvoir, après un passage plutôt jugé médiocre de Jimmy Carter,
Reagan et les républicains étaient résolus à rebâtir une Amérique forte, toute puissante en
réaction à la politique « laxiste » de Jimmy Carter qui s’était fait damer le pion par les
communistes soviétiques. L’on se souviendra que c’est sous la présidence de Carter que
l’Ethiopie, l’Angola, le Mozambique avaient viré dans le camp communiste, sans oublier
l’Afghanistan, le Cambodge avec l’arrivée des Khmers Rouges, pour ne citer que ces pays là, «
perdus » par l’Amérique à cause de la mollesse de la politique que menait alors Carter qui voulait
amener les Etats-Unis à faire respecter les droits de l’homme dans le monde, chose qui n’existe
pas dans la culture américaine ; car pour les Américains, seul la violence et la loi du plus fort
sont le leitmotiv de leur politique.
C’est pourquoi, aussitôt arrivé au pouvoir, Reagan va user du muscle pour restaurer le « paradis »
perdu. Il va multiplier des agressions : Benghazi en Libye, la guerre Iran-Irak, le soutien apporté
aux Britanniques pendant la guerre des malouines etc. Reagan va accroître la coopération
militaire avec le Zaïre à l’époque de Mobutu, lequel devait faire la police de l’impérialisme
américain en Afrique centrale. Il va également surarmer l’Afrique du sud pour contrecarrer le
Mozambique et l’Angola considérés à l’époque marxistes-léninistes. Il va consolider la
coopération militaire avec le Chili d’Augusto Pinochet pour faire le gendarme en Amérique
Latine.
Reagan parti, son alter ego, George Bush continua sur la lancée de son prédécesseur: il va
surarmer l’Irak contre l’Iran pour écraser la révolution islamique. Ironie du sort, Saddam Hussein
s’est retourné contre eux pour non-respect de leur part des engagements financiers; c’est l’une des
raisons de son limogeage aujourd’hui. Pendant son règne, Bush père engagea la guerre du Golfe I
en remorquant sous sa bannière la « communauté internationale » et l’ONU, en entretenant un flou
artistique sous le calicot d’une action humanitaire, plutôt humanitariste, en brandissant « le droit »
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et la défense du droit comme leitmotiv. Il s’en était suivi une série d’agressions: Grenade,
Panama, Haïti et un sévère revers subi en Somalie. Toutes ces bavures l’ont été avec la
bénédiction de l’ONU et du Conseil de Sécurité.
Bill Clinton emboîta le pas à ses prédécesseurs: Somalie, Soudan, Ethiopie-Erythrée, Sierra-
Léone, Golfe II, la RDC, le démantèlement de la Serbie. C’est sous sa présidence que la CIA a
planifié et préparé l’assassinat du président Mzee Laurent Désiré KABILA.
Le comportement de l’actuel Président George Bush Jr. ; non seulement il traduit l’attitude
belliciste de l’establishment américain, mais franchit un autre seuil, une nouvelle étape
d’agressions américaines dans le monde: la nouvelle donne est la suivante; agresser des pays
riches en vue de faire main basse sur leurs richesses, les occuper territorialement, les coloniser et
réduire les peuples de ces pays en esclavage. C’est ce qui se passe malheureusement en R.D.C.
(qui est en train de devenir une colonie des Etats-Unis) et en Irak où il serait question de mettre en
place une administration américaine.
Ainsi, pour mener à bien cette politique d’agression et d’hégémonisme dans le monde, les Etats-
Unis s’appuient sur les organes et Institutions suivantes: La CIA, la DIA (Defence Intelligence
Agency), le Pentagone, la NSA, le State Department , la Maison-Blanche etc. Ce sont là, les
organes officiels. Mais, les socles sur lesquels est assise cette politique américaine d’agression et
de domination sont les suivants:
1. L’autocolonisation (le fait de faire croire aux gens que l’on vient les libérer, les conduire vers
la démocratie, les aider à reconstruire leurs économies etc. alors que tout cela n’est que du
bluff et des mensonges). Les Etats-Unis n’ont jamais conçu aucun projet de développement
nulle part en Afrique noire.
2. Les multinationales ( Pétrolières, minières, et surtout les vendeurs d’armes regroupés au sein
du « Complexe militaro-industriel » ainsi que des multinationales pharmaceutiques et
d’autres multinationales technologiques) .
3. Les organisations Internationales gouvernementales et non gouvernementales (l’ONU,
l’OUA, l’UNICEF, le HCR, le PAM, la Croix-Rouge, Médecins sans frontières, Human
Rights Watch, Amnesty International etc.).
Quel organe qui mène et dirige les agressions américaines sur le terrain ? C’est la CIA avec
l’appui de sa Direction des Etudes, la Black Financial services, et surtout la Direction des
Opérations clandestines.
Et d’où provient l’argent pour le financement des opérations clandestines? De l’argent de la
drogue en provenance des cartels de Medelline et de Cali que la CIA a créé en vue de lui
procurer de l’argent nécessaire pour des opérations clandestines dans le monde: coup d’Etat,
insurrection populaire, des opérations d’intoxication médiatique, corruption des bandes rebelles,
payement des collaborateurs extérieurs, financement de la presse locale, financement et
corruption de leaders politiques et leurs parties etc.
Oui ont élaboré la politique américaine du IIIème millénaire ?
Ayant essuyé plusieurs défaites sur le terrain des opérations clandestines, des réunions et des
débats se sont succédés dans les états-majors de la CIA, du Pentagone et du Congrès dès les
années 90′ en vue de préparer une nouvelle politique mondiale pour le IIIè millénaire: « The
American Policy for The Third Millenary ».
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Et pourquoi une nouvelle politique ? Et comment la mettre en pratique ? L’innovation prévue par
les Américains ne s’inscrit pas dans une dynamique naturelle du changement harmonieux et de la
paix dans le monde, mais plutôt dans la vision hégémonique d’exploiter le monde. Ainsi, faisant
le bilan des échecs subis sur le terrain: la guerre de Corée en 1954, au Cuba, avec le
débarquement raté de la Baie des cochons en 1962, le Viêt-Nam, le Laos, les Cambodge, l’Iran,
l’Irak, la Somalie, la RDC etc.. C’est ainsi qu’ils ont fait appel à des spécialistes dont les noms
suivent pour élaborer cette nouvelle politique étrangère basée sur la domination, la force et la
violence.
1.William CASSEY: on ne le présente plus. Ancien Directeur de la CIA, cet homme a été dans
tous les mauvais coups: Viêt-Nam, Cambodge, Angola, en Libye où il avait préparé l’attentat
contre le Colonel Khadafi, en RDC où il a joué un rôle décisif dans les préparatifs de l’agression
rwando-ougandaise du 2 Août 1998 contre notre pays. Notons en passant que c’est lui qui avait
recruté tous les Congolais qui avaient trahi notre pays d’intelligence avec nos agresseurs. Il s’agit
de Wamba dia Wamba, Tambwe Mwamba, Endundo Bononge, Emile Ilunga, Lunda Bululu, etc.
et d’autres traîtres congolais dont la plupart se retrouvent chaque fois en Afrique du Sud pour des
soi-disant négociations sur des documents rédigés par des étrangers. C’est également lui qui avait
recruté Mandela pour servir la cause de la CIA en Afrique Centrale et dans les pays des Grands
Lacs.
2. un certain Colonel ROBINSON: surnommé « Black Panther », (la panthère noire); c’est un
spécialiste dans la stratégie politico-militaire. Il a été dans le contingent des marines lors du
débarquement raté des Américains dans l’opération de la. «Baie des Cochons » à Cuba, il a
combattu au Viêt-Nam, au Nicaragua, au Panama où son commando avait organisé l’enlèvement
de Manuel Noriega. Il a été également dans le commandement américain lors de la première
guerre du Golfe. C’est un spécialiste de coup d’état. C’est le philosophe du Pentagone.
3. Douglas SHEREAR: administratif chevronné, il est entré tout jeune dans l’administration
Démocrate à la Maison Blanche depuis J.F. Kennedy puis sous Lyndon Johnson où il avait pris
du gallon lors de l’engagement américain au Viêt-Nam. Il fut également membre du dernier
cabinet de Bill Clinton.
4. Max POWER: C’est le spécialiste de la médiatisation et de l’intoxication du type « Timisoara »
en Roumanie. En effet, c’était lui qui avait suggéré l’ingénieuse idée de faire extraire des
cadavres dans des morgues pour en faire porter la responsabilité d’un massacre imaginaire à
Nicolae Ceaucescu, l’ancien Président de Roumanie en vue de justifier son exécution, alors que
ce fut un Nationaliste que les Roumains regrettent aujourd’hui. Max Power est également
spécialiste de la désinformation. Il est membre de la Direction des Etudes à la CIA. C’est lui qui
avait conçu le plan du démembrement de l’URSS. Spécialiste de coup d’Etat de palais, c’est lui
qui avait monté le scénario du coup d’Etat de palais qui avait porté un ivrogne au pouvoir en
Russie en la personne de Boris Eltsine, pour mieux le manipuler. Il en est devenu son mentor et
propagandiste. C’est également lui qui avait préparé l’ascension de Vladmir Poutine au pouvoir.
5. Jackie NAZAKI: immigrée d’origine japonaise devenue Américaine en 1960, membre de la
CIA, elle a surtout travaillé dans des Ambassade américaine en Asie du Sud-Est. Elle avait été
affectée tour à tour au Viêt-Nam, au Laos, au Cambodge. C’est une spécialiste de la politique
américaine dans le Tiers-Monde.
6.Jimmy CARTER: ancien US Président, consultant à la CIA pour encadrer l’équipe et présider
les réunions.
7.Henry KISSINGER: ancien US Secretary of States pour donner ses avis et considérations
compte tenu de son expérience dans les affaires du monde.
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Après avoir fait un tour d’horizon de tous les déboires qu’ont connus les Etats-Unis dans le
monde, leur discussion portaient sur les sujets ci-après:
* Qu’en serait-il du droit de Cuba de retrouver sa souveraineté sur une partie de son territoire de
Guantanamo Bay, transformée en forteresse aéronautique de la US Navy, étant donné que la
concession arrivera à échéance vers la fin de l’an 2003 ?
* Qu’en sera-t-il du droit du Panama de retrouver sa souveraineté sur le canal qui
traverse son territoire? * Quel souvenir garde de nous les peuples du Viêt-Nam, du
Laos, du Cambodge.
* En Somalie, qu’aurions-nous du faire pour éviter l’humiliation ?
* Quelle politique devrons-nous poursuivre en vue du processus de paix au Moyen-Orient?
* Quelle sera la place de la RDC dans l’ensemble des pays des Grands Lacs et quelle devra être
notre nouvelle politique pour l’Afrique noire en général?
Après cette brève incursion au sein de la politique globale des Etats-Unis pour le IIIè millénaire,
attardons-nous un peu sur l’approche prévisionnelle de l’ensemble de la politique des pays
occidentaux sur la RDC.
En effet, après l’assassinat de Lumumba, le calcul des occidentaux visait la formation d’un
bastion blanc d’exploitation des matières premières allant du Katanga jusqu’en Afrique du sud
afin de prendre pied sur les richesses du Continent. Ce plan des années 60′ était l’oeuvre du
cabinet Eisenhower, alors Président des Etats-Unis, de la Couronne de Belgique, du Grandduché
de Luxembourg et des pays du BENELUX. Celui-ci n’a pas connu d’issue à cause de la
haine de l’homme blanc en Afrique du sud raciste. Il leur a été donc difficile de le réaliser en ce
moment-là. C’est pourquoi ils avaient préparé le jeune Mobutu pour le besoin de la cause; à
savoir l’exploitation à moindre frais des richesses du Congo : et ils avaient réussi. Mais après 3
décennies, Mobutu, n’étant plus en odeur de sainteté avec ses maîtres de la CIA, et, du fait que
la guerre froide, ayant pris fin, les occidentaux ont jeté leur dévolu sur Nelson Mandela comme
futur pion de la réalisation de leur plan de former un bastion d’exploitation sur l’axe Lubumbashi
– Johannesburg. C’est la raison pour laquelle ils avaient résolu à le faire libérer et le hisser à la
magistrature suprême. Après l’avoir porté au pouvoir, ils vont commencer à le médiatiser pour
préparer l’opinion nationale – en Afrique du sud à cause des extrémistes blancs, – ainsi que
l’opinion internationale pour lui donner une forte personnalité mondiale. Deux choses ont milité
à son choix: son âge et sa race.
* Son âge: la CIA et les occidentaux, sachant pertinemment bien que les Africains noirs
s’attachent à la tradition d’âge comme étant le symbole de la sagesse, c’était l’homme indiqué,
selon eux, de les amadouer. Cela tant au niveau national, en Afrique du sud ainsi que sur le
plan international, en Afrique noire tout entière.
* Sa race: étant Noir, la personnalité de Mandela, pensaient-ils, allait susciter la nostalgie de ses
frères de couleur qui croiraient à une « victoire » effective de leur lutte de plusieurs décennies;
ils avaient réussi à manipuler tous les Africains pour célébrer le culte de personnalité de ce
dernier, qui en fait, sert les intérêts des occidentaux.
Lors de l’arrivée au pouvoir du Président Kabila, les occidentaux avaient espéré le voir servir
leurs intérêts comme ce fut du temps de Mobutu, mais les choses ne se sont pas passées comme
prévu. C’est ainsi qu’ils vont se déchaîner contre lui jusqu’à le faire assassiner.
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Ceci étant, nous allons analyser les causes de la guerre en suivant étape par étape les différentes
opérations conçues et panifiées :par la CIA et le Pentagone pour coloniser notre pays et
assujettir les Congolais.
CHAPITRE I : OPERATION « NO PAPER ZAIRE »
Il s’agit d’une vaste opération de stabilisation du Zaïre du temps de Mobutu afin de le pousser
vers la sortie car n’ayant plus le soutien de la plupart de ses anciens lobbies de la CIA et du
Pentagone. L’arrivée de Bill Clinton à la Maison Blanche et la fin de la guerre froide sonneront la
fin de Mobutu. La CIA et le Pentagone avaient alors programmé la somalisation du Zaïre afin
qu’il devienne un territoire sans maître et où des fractions rivales vont s’entretuer et se massacrer,
et, pendant ce temps, ils continueraient à exploiter les richesses du pays.
L’opération visait les objectifs suivants:
1.-avant sa mise en oeuvre, éliminer physiquement Mobutu;
2.- mettre en place un régime dictatorial dirigé par des Tutsis;
3.- consacrer la partition du pays et changer les frontières actuelles du Congo en attribuant des
territoires aux Rwandais, Ougandais et Burundais;
4.- la mise en place des structures pour le pillage et vol des nos matières premières par des
étrangers. C’est le sens qu’il faudra donner aux « accords de Lemera », lesquels, loin d’être un
acte salutaire de libération du pays contre la dictature de Mobutu, comme l’avaient prétendu
naguère leurs signataires, or ce fut en fait un accord maffieux donnant aux Rwandais et aux
Ougandais une autorité tutélaire sur la population et la partie du territoire qu’ils occupent. On
s’étonne aujourd’hui pourquoi les Rwandais et les Ougandais sont toujours sur le sol
congolais; mais en fait, ils ne font que respecter les accords maffieux signés à Lemera !
Mobutu, une fois éliminé par empoisonnement au rayon laser en lui inoculant le virus mortel du
sida, la voie était libre pour la CIA d’accomplir ses desseins. Novembre 1995 empoisonné au
Sommet Franco-africain de Biarritz, Mobutu, paralysé physiquement et malade avait perdu
l’imperium de son pouvoir de commandement militaire. Novembre 1996, les Rwandais,
transportés dans des camions de l’UNICEF et du HCR, c’est-à-dire de l’ONU, ont pris toutes les
villes frontalières de l’Est du Zaïre : l’opération « No paper Zaire » entrera alors dans sa phase
d’exécution.
Dans l’entre-temps, sur place à Kinshasa, la CIA entreprit une vaste campagne de déstabilisation
de Mobutu, en corrompant les officiers supérieurs de l’armée et en la désorganisant pour ainsi
avoir la possibilité de faire tomber facilement le régime Mobutu. Elle (CIA) commença par
lancer des bruits sur « les massacres de Lubumbashi » et de rappeler que » Mobutu est un dictateur »
et qu’il fallait libérer le peuple zaïrois de la dictature etc. Bref, des stratagèmes qu’elle a toujours
usé afin de préparer l’opinion tant nationale qu’internationale d’épouser sa thèse. On a entendu ce
refrain avant l’agression contre l’Irak en disant qu’ils viennent libérer le peuple irakien de la
dictature de Saddam! Mais, qui avait installé Mobutu et Saddam au pouvoir ? Et qui lui ont
donné les moyens d’imposer la dictature, et qui les avait enrichi n’est-ce- pas les Américains ?
Dans le même temps, la classe politique fut aussi manipulée ; non seulement elle s’était opposée
à Mobutu, ce qui était son droit, mais elle s’était fait piégée par la CIA qui s’était infiltrée au sein
de la Conférence Nationale, en empêchant la Commission des Biens Mal acquis et assassinat de
déposer ses conclusions au sein de la plénière, ceci dans le but de couvrir ses crimes. Ce fut une
erreur grave du fait que le Gouvernement Tshisekedi, issu de cette Conférence n’a pu insister à ce
que cette Commission tant redoutée, ait pu déposer ses conclusions. Comme ce fut le cas pour la
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Conférence Constitutionnelle de Lualuabourg de 1964, les politiciens congolais ont raté un grand
rendez-vous avec l’histoire. Il faut signaler ici que, de toutes les rencontres, conférences,
conciliabules ou autres, ce sont, la Conférence Constitutionnelle de Luluabourg de 1964 ainsi
que la Conférence Nationale Souveraine où les politiciens congolais avaient rédigé eux-mêmes
leurs propres textes et documents de travail. On les avait empêché d’appliquer la Constitution de
Lualuabourg parce qu’elle allait mener le pays vers une démocratie voulue par les Congolais en
leur imposant le coup d’Etat de Mobutu de 1965. Il en avait été de même quant à l’application des
résolutions de la Conférence Nationale.
Sur le plan diplomatique, Mobutu fut également isolé et n’avait plus d’emprise sur les finances de
la République car le FMI lui avait imposé Kengo comme Premier Ministre et gestionnaire de la
chose publique. C’est ainsi que, se retrouvant coincé sur le plan financier, il vendra de l’uranium à
la Chine pour lui permettre de financer ses lobbies extérieurs: erreur fatale ! Qui lui vaudra les
foudres de la CIA et des Américains. Vendre de l’uranium à la Chine ?! leur ennemi politique,
militaire et idéologique ! Ce fut le comble ! Et, ceci entraînera ipso facto sa descente aux enfers
ainsi que son élimination au moyen d’un poison mortel au rayon laser. .
La page Mobutu fut complément tourné un matin du 15 mai 1997. Il prirent le chemin de l’exil,
lui et ses proches, l’opération « No Paper Zaire » a réussi : ainsi la CIA eut les coudées franches
pour imposer au Zaïre, qui devint dans l’entre-temps la RDC, la mise en place de l’Empire Hima-
Tutsi aux travers des accords de Lemera signé entre les membres de l’AFDL et les représentants
de l’American Mineral Fields
CHAPITRE II : LES DEBUTS DE LA SOMALISATION DE LA R.D.C.
L’entrée des Forces de l’AFDL à Kinshasa fut saluée avec enthousiasme par la population
congolaise, laquelle, mobilisée autour de l’UDPS, avait rendu la tâche facile au mouvement dit
de libération du Congo contre la dictature de Mobutu. Mais la population avait très vite déchanté
lorsqu’elle commença à faire face aux exactions et meurtres que les troupes rwandaises
commettaient chaque nuit à Kinshasa. Elle fit face à des vols, viols extorsions en tout genre,
occupation illégales de maisons, bref, le malaise et la peur s’installèrent. C’est ainsi que,
Tshisekedi exigera et demandera au Président L.D. Kabila, le retour immédiat des Rwandais et
Ougandais dans leurs pays respectifs.
Mais, les Rwandais avaient un tout autre calendrier; pour eux, il s’agissait, comme le prévoyaient
les accords de Lemera, de s’installer durablement et d’exploiter les richesses de notre pays sur les
portions territoriales qui leur avaient été accordées en vertu de ces accords car, selon eux, ce fut
le prix à payer pour leur contribution d’avoir aidé Mzee Laurent-Désiré Kabila de prendre le
pouvoir.
Et cela, Paul Kagame le rappelle souvent à qui veut bien l’entendre. Pour ce faire, ils avaient
réussi à convaincre les Américains que les Congolais n’avaient aucun sens de responsabilité et
n’étaient animés d’aucun esprit patriotique. De ce fait, ils sont incapables de gérer un très grand
territoire, il faudra que l’on puisse revoir les frontières issues de la Conférence de Berlin de 1885.
Ils ont dit qu’eux étaient mieux disposés intellectuellement à gérer ce pays. Ils prétendirent
également que les Congolais/Zaïrois n’avaient aucun sens de loyauté républicaine; voyez
comment les officiers généraux, que Mobutu avaient façonnés l’ont tous trahi: Ce sont des bons à
rien. Aujourd’hui encore ils disent la même chose après l’assassinat du Président Kabila en
faisant voir aux Américains comment est ce que les Congolais manquent de loyauté du fait qu’ils
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ont comploté contre leur propre Président ; ce sont des irresponsables ! Tout ce qu’ils savent faire
c’est danser, écouter la musique, fréquenter les belles femmes, brefs s’occuper des futilités. C’est
ce qui est enregistré dans les esprits des dirigeants américains impliqués dans le processus de la
colonisation du Congo par les Etats-Unis d’Amérique. Et ce discours rwandais contre nous passe
bien auprès des occidentaux. C’est ainsi que l’on impose aux soi-disant politiciens n’importe quel
médiateur étranger parce qu’on les a placé sous tutelle à cause de leur immaturité politique.
Toujours respectant leur agenda, les Rwandais de l’ADFL avaient pour mission de détruire toutes
les archives compromettantes les concernant, surtout celles relatives à leur immigration et celles
relatives aux dossiers de leur nationalité. C’est ainsi qu’ils firent installer les bureaux de la
Présidence au Palais de la Nation afin de détruire les annales parlementaires. Devenu directeur
de cabinet du Président L.D. Kabila, Yerodia avait fait déplacer d’autres archives parlementaires
du Palais de la Nation vers un recoin lugubre du Palais du Peuple où leur conservation n’est pas
garantie. Dans d’autres villes de province où les Rwandais avaient élu domicile, ce sont des
camions de l’UNICEF et du HCR qui transportaient toutes les archives vers Kigali. Ainsi, non
seulement on chosifie les Congolais, mais en plus on est en train de faire disparaître la mémoire
de tout un peuple dont le tort est d’être né sur un territoire immensément riche: ceci en est la
cause principale de la guerre que nous subissons et que nous font subir les Américains à travers
leurs hommes de main: les Rwandais, les Ougandais et des traîtres congolais, ceux-là même que
les Américains nous imposent comme membres du futur gouvernement. Cela veut dire
qu’aujourd’hui, pour avoir le pouvoir, c’est simple: il suffit de se faire créer une faction criminelle
que l’on baptise » rébellion » dans un petit coin du territoire congolais pour se voir attribuer un
maroquin ministériel: pauvre Congo !
Poursuivant les objectifs de leur calendrier macabre, les Rwandais avaient poussé Kabila à
commettre plusieurs erreurs politiques à savoir :
– la suspension des activités des partis politiques;
– le rejet de toute proposition faisant référence à la Conférence Nationale;
– son refus de conférer avec ses anciens collègues, nationalistes historiques;
– le fait de placer les Rwandais dans des postes où ils avaient la main mise sur les finances de
l’Etat (en effet tous les conseillers financiers des Ministères étaient des Rwandais) ;
– il avait nommé un Rwandais au Ministère des Affaires Etrangères;
– il avait nommé un Rwandais chef d’Etat-major de l’armée;
– il avait refuse d’entretenir des rapports politiques soutenus avec E. Tshisekedi;
– il avait fait procéder à des nominations fantaisistes et complaisantes et avait porté sur des
personnages sans envergure qui l’ont par la suite trahi;
– il avait pratiqué le tribalisme qu’il reprochait naguère à Mobutu;
– son entourage était corrompu et avait perpétué les pratiques mobutistes dans
la mégestion; – il n’avait pas su assurer aux fonctionnaires des salaires
décents qu’il promettait tant;
– il avait abandonné l’armée entre les mains de James Kabarehe, lequel a su manipuler les ex-Faz
pour les préparer à soutenir plus tard l’opération « Short Cut »;
– Il avait commis l’erreur de faire un soit-disant « recyclage » de ex-Faz à la base de Kitona, où ces
derniers se sont fait ridiculiser par des sous-fifres sans qualité ni grade. Ce fut une astuce pour
les Rwandais de préparer ces ex-Faz à se retourner contre lui; et ce qui arrivera le 2 août 1998
lors de l’enclenchement de l’opération « short cut ». On pourrait multiplier la liste de ses erreurs
notamment une certaine tribalisation trop affichée dans la gestion des affaires publiques.
Les Rwandais avaient leur calendrier et le Président L.D. Kabila le sien:
– il avait su insuffler aux Congolais le souffle du nationalisme et du patriotisme;
– il avait donné des orientations claires aux populations en disant que » nous devons compter
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d’abord sur nos propres efforts avant de compter sur l’apport de qui que ce soit;
– il avait réussi, alors qu’on s’attendait le moins, de faire battre la monnaie;
– il avait commencé à réorganiser l’armée en procédant à de nouveaux recrutements; ce qui n’était
pas du goût à plaire à ses détracteurs.
Ayant échappé à plusieurs attentats dont celui monté par Masasu début 1998 qui voulait le faire
assassiner au cours d’une réception qu’il donnait en sa résidence de Mont-fleury, le Président
Kabila prit la décision de mettre fin à la « coopération » militaire avec les Rwandais qui devaient
rentrer chez eux. La suite on la connaît; ce fut le début de l’enclenchement de l’opération « short
Cut » ainsi que celui de la « somalisation » de la R.D.C.
CHAPITRE III: LE DEROULEMENT DE L’OPERATION « SHORT CUT ». LA GUERRE
D’AGRESSION DU 2 AOUT 1998
Comme on le sait, la volonté irréductible et envieuse des Tutsi de vouloir s’accaparer une portion
de notre territoire national a réveille les appétits gloutons des occidentaux. Les Etats-Unis par la
voix de leur Secrétaire d’Etat de l’époque, Mme Madeleine Albrigth, ont mis la main dans la pâte
en évoquant des raisons de sécurité de la minorité tutsi qui serait susceptible d’être écrasée par la
majorité des bantoues. Ce sont là les causes phénoménales de l’agression contre notre pays. Mais,
ce mensonge fallacieux n’a trompé personne car les Américains, dans leur conception politique
de tout temps, n’aiment pas voir la résurgence de fortes personnalité à travers le monde; cette
observation est l’une des causes nouménales, c’est dire la face cachée des causes de la guerre. Les
Américains croyaient pouvoir manipuler Kabila, mais ils n’ont pas réussi.
La lutte nationaliste du Président Kabila avait beaucoup exacerbé les services secrets
occidentaux. C’est ainsi qu’ils avaient tenu coûte que coûte à le fragiliser. C’est ainsi qu’ils
avaient grincé les dents lorsqu’ils avaient appris que le Président L.D. Kabila avait été plébiscite
« l’homme politique africain de l’année 1998 » à cause de son engagement pour la cause nationale
et panafricaine par les auditeurs de la radio AFRICA No 1. C’est ainsi que l’on entendit des
auditeurs africains de toutes parts dire: « quand est-ce que nous aussi, nous aurons notre Kabila ? »
Ce que l’on doit savoir ici est que, les Etats-Unis, dans leur politique pour le IIIè millénaire,
veulent, au nom de la démocratie ou plutôt de la « démocrature », fractionner l’humanité en
micro-Etats, mieux en « étaticules » aux fins d’imposer leur loi. De cette évidence, la partition de
notre pays en plusieurs morceaux est en marche.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous allons tout d’abord faire une analyse du rôle néfaste joué
par Mandela et l’Afrique du Sud contre notre pays, ainsi que celle de la situation géostratégique
et politique de la région des Grands Lacs.
1. Situation géostratégique au moment de l’opération « short cut »
Comme on le sait déjà, l’agression américaine dans notre pays est la démonstration de leur
hégémonie et d’oppression contre les peuples du tiers-monde dans le but avoué de s’accaparer de
leurs richesses. Ainsi donc, une analyse globale de ce phénomène de domination a donné
naissance à une théorie structurelle de l’impérialisme. Cette analyse structurelle de la relation de
puissance mise en place par les Américains divise le système international en « centres » et «
périphéries ».
De cette évidence, les « nations- centres » exploitent et contrôlent les « nations périphéries » sur
le plan économique, militaire, politique, culturel etc. Ainsi donc, la mise en place permet aux
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nations puissantes (USA, Canada, France , Grande-Bretagne, Belgique etc.) de contrôler les pays
de la périphérie à l’aide d’un affidé dans la région, en l’occurrence le « centre de la périphérie ».
Pour l’Afrique des Grands Lacs, c’est l’Afrique du Sud qui a été choisie pour jouer le rôle de «
centre de la périphérie ». Telle est la réalité actuelle de la spécificité de l’impérialisme ; c’est-àdire
une relation de domination qui s’appuie sur une tête de pont que le centre de la « nation
centre » en l’occurrence, Washington, établit dans le centre de la « nation périphérie » (Pretoria,
pour l’Afrique du Sud). Ainsi donc, c’est l’Afrique du Sud qui régente l’Afrique centrale et la
région des grands lacs. C’est elle qui pourvoit armes, munitions et logistique aux Rwandais ainsi
qu’à l’armée burundaise de Pierre Buyoya. Pour mener à bien cette mission de supplétif à la
politique américaine dans la région, la CIA dote chaque année à Mandela et Thabo Mbeki un
budget annuel de 6 milliards de US $ afin qu’ils accomplissent pour son compte différentes
missions clandestines dans la région.
2.Le déclenchement de l’opération « short cut »
Ayant constaté que Kabila gênait la réalisation de leur plan de partition de la RDC et le fait qu’il
avait mis fin à la « coopération » avec les Rwandais, les Etats-Unis ont commencé à élaborer le
plan d’attaque sur Kinshasa afin de l’évincer du pouvoir car il avait refusé d’appliquer les
dispositions de l’accord signé à Lemera. C’est cela la vérité. En d’autres termes, les Congolais
sont victimes d’une guerre dont ils ne connaissent ni les tenants et les aboutissants. C’est
pourquoi, nous, patriotes Congolais devrons en tout temps interpeller le gouvernement et ceux-là
qui étaient allés « boutiquer » ces accords maffieux de les rendre public.
Ceci étant, ce que les Congolais doivent savoir c’est que cette opération a été conçue et mis en
place par la CIA et le Pentagone aidés par les membres du « Tutsi International Power » ainsi
que par des Congolais recrutés pour la mise ouvre de l’agression.
3. L’équipe américaine qui avait préparé le plan de l’opération.
1. Colonel Rogers : il est du pentagone, c’est un spécialiste de l’Afrique centrale. C’est lui qui
est chargé du dossier RDC, notamment pour des questions de coopération militaire. C’est un
ancien du Viêt-Nam.
2. Colonel Dennis : il a commencé de travailler pour le pentagone dès l’âge de 24ans. Il
appartient au corps des marines. Il a combattu au Viêt-Nam, il a participé aux côtés des Anglais
dans la préparation du plan d’attaque pendant la guerre des Malouines, des îles que se sont
disputées la Grande-Bretagne et l’Argentine dans les années 80′. Il travaille de connivence avec
la CIA et a participé activement à l’élaboration du plan d’attaque contre notre pays. Spécialiste
des coups fourrés, c’est son commando qui est allé chercher Manuel Noriega au Panama. Son
plus grand problème était la reprise de la coopération militaire avec Kabila comme ce fut du
temps de Mobutu. Mais Kabila ne voulait plus de ce genre de coopération où des gens venaient
avec des cahiers de commande, et avant même que la marchandise ne soit livrée, ils touchent
des grosses commissions auprès des « complexes militaro-industriels ». Pendant tout le temps
que Mobutu était au pouvoir, il s’était fait beaucoup d’argent et cela était son gagne-pain. Kabila
lui a ôté le fromage dans la bouche, c’est pourquoi il était résolu à le combattre à tout prix. C’est
lui qui avait monté le manège contre l’Angola en soutenant militairement le F.N.L.A d’Holden
Roberto contre le MPLA. Il a par la suite apporté son soutien à l’UNITA de Jonas Savimbi. La
vente des armes étant devenu une obsession pour lui, il est prêt à éliminer quiconque qui se
mettrait de travers sur son chemin. On a là une des explications de l’assassinat de Mzee Laurent-
Désiré Kabila. Aujourd’hui encore, le Colonel Dennis est très actif dans ce commerce juteux de
vente d’armes en Afrique. Il est en contact avec plusieurs « complexes militaro-industriels où il
continue à toucher des grosses commissions.
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3. William Casey : ancien directeur de la CIA qui succéda à George Bush père, ami personnel
de Mobutu, il a été dans tous les coups fourrés en Afrique noire. Il avait fomenté des coups en
Angola en soutenant Savimbi ; au Rwanda, il était de ceux, avec Kofi Anan, qui avaient conçu
et planifié le génocide rwandais ; en Ouganda, il avait fomenté le coup d’Etat contre Idi Amin
Dada. C’est lui qui avait recruté Mandela et d’autres marionnettes congolais dont Wamba dia
Wamba, Emile Ilunga etc. Ainsi, dès le mois de mai 1998, il est allé donner des instructions à
Kagame et Museveni sur la projection du plan d’attaque contre notre pays.
Tous ces personnages américains cités ci-haut se sont retrouvés au mois de Mai 1998 à l’hôtel
Intercontinental de Nairobi au Kenya pour mettre la dernière touche sur le plan d’attaque qui ne
devrait prendre tout au plus que 15 jours. L’opération « short Cut » devait avoir lieu au mois de
Juin 1998. Mais Jacques Chirac intervint auprès de la CIA pour qu’on la repousse après la coupe
du monde, car cela risquerait d’ébranler la communauté africaine de France et que les risques
d’attentats étaient à craindre. C’est ainsi qu’une semaine avant la coupe du monde, Chirac
entreprit un périple africain qui l’avait conduit en Afrique du Sud où il s’est mis d’accord avec
Mandela, ensuite il arriva à Luanda en Angola pour convaincre le Président Dos Santos de ne
pas intervenir pour sauver Kabila, en échange, la France n’allait plus soutenir militairement
Savimbi. Tout était alors conclu ainsi. Mais dans l’entre-temps, Kabila sentant l’imminence de
l’agression, fit un voyage à Cuba où il avait exposé à Castro toutes les manigances des services
secrets occidentaux ourdies contre lui. C’est ainsi qu’il convainquit Dos Santos, qui était en ce
moment-là en vacances au Brésil de rentrer vite à Luanda pour soutenir Kabila, car s’il ne le
faisait pas, les occidentaux allaient faire installer l’UNITA aux portes de Luanda. C’est donc
l’Angola dans le Bas-Congo qui fit échouer l’opération « short cut », et dans la ville de Kinshasa,
ce sont les jeunes de Macina, Ndjili, Kingasani, Kimchaek, Lemba Riflar qui ont fait échouer ce
plan de la CIA.
4. Les membres du Tutsi International Power qui participé à l’agression
1. Ntarantibu : ancien administrateur de la Compagnie sucrière de Kwilu Ngongo, c’est l’un des
plus grands financiers du « TIP >. Il vit en Belgique et au Canada. Il est arrivé à Kinshasa à la
faveur de Bisengimana Rwema. C’est Ntarantibu qui avait fourni à ses frères tutsi rwandais le
plan de la Province de Bas-Congo et il a participé à l’élaboration du plan d’attaque de l’opération «
short cut » du 2 Août 1998.
2. Michombero Marumbi : tutsi burundais ; c’est le neveu de l’ancien Président burundais,
Michel Michombero. Il vit au Canada et aux Etats-Unis. Il a également financé l’agression contre
notre pays. Il possède deux brasseries, l’une à Bujumbura et l’autre à Kigali.
3. Ntare : neveu de l’ancien Roi Ntare V du Burundi. Il vit aux Etats-Unis. Il a également financé
la guerre.
4. Bizimungu : neveu de l’ancien Président rwandais, Pasteur Bizimungu. Il vit aux Etats-Unis et
en Belgique.
En fait le TIP n’est pas une organisation structurée. Quoique Museveni en préside les réunions, il
fonctionne comme une organisation ancestrale du type mafieux. Ses membres sont très astucieux
et ont plusieurs lobbies dans le monde : aux :Etats-Unis, en Grande-Bretagne, au Canada, en
Belgique, en France, en Allemagne et même en Israël ! Ainsi pour mener à bien leurs activités
criminelles en RDC, la CIA avait mis leur disposition, à l’époque, c’est-à-dire dans les années
1995-1998 la somme de 2,5 milliards de US $ provenant du blanchiment de l’argent de la drogue
en provenance de Colombie. Ces fonds ainsi blanchis sont logés dans deux comptes, à la Barclays
Bank de Kampala et à celle d’Entebbe. C’est Museveni qui gère ces deux comptes. Et ce n’est pas
pour rien qu’il s’est lié d’amitié avec Jean-Pierre Bemba, parce que celui-ci fait cultiver la coca
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sous les caféiers de son père à Linge, Molegbe, Zongo et dans les environs de Gbadolite. Des
avions cargos de Museveni partaient de l’Ouganda, atterrissaient sur l’aéroport de Gbadolite,
chargeaient des sacs pleins de feuilles de coca et reprenaient le chemin de retour pour Kampala
ou Entebbe où les agents de la CIA leur versaient des sommes importantes d’argent. Les
Américains sont au courant de cette situation, mais laissent faire tant que ces deux amis servent
leur cause à savoir la déstabilisation de la RDC.
Après l’échec de l’opération « short cut », la CIA commençait à réfléchir sur comment éliminer
physiquement le Président Kabila. Dans l’entre-temps, les Tutsi, ayant perdu plusieurs de leurs
commandos d’élite formés à Fort Bragg en Caroline du Nord sous la direction du Général John
Jumper, Museveni a fait demander un « cessez-le-feu » entre lui et le Président Kabila et ce via
l’Ambassadeur des Etats-Unis de l’époque, M. Swing. La CIA proposera alors que les deux
protagonistes puissent se rencontrer et signer cet accord de cessez-le-feu. C’est ainsi que les
Américains passeront par le canal de leurs amis arabes : l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite et
le Koweit afin de persuader Khadafi de faire la médiation. Ce qu’il accepta croyant que cette
proposition venait de ses pairs arabes, alors que celle-ci venait des Américains. Ni Khadafi, ni
Kabila ne le savaient, sauf Museveni bien entendu. C’est ainsi que furent signés, fin Février 1999,
les accords dits de Syrte, du nom d’une ville de Libye, entre Khadafi, Museveni et Kabila.
Connaissant la perfidie des Tutsi, rentré à Kinshasa, le Président Kabila, au faîte de sa
popularité entreprit une vaste campagne de recrutement. On a vu des jeunes venus de toutes les
communes de la capitale envahir le Stade des Martyrs pour se faire enrôler dans l’armée afin de
défendre la patrie en danger. Ce qui n’était pas du goût à plaire à la CIA et aux occidentaux qui
voyaient ainsi leurs projets d’en finir avec Kabila renvoyés aux calendes grecques, et inquiéta
Museveni. C’est ainsi que ce dernier, suite aux conseils de son conseiller occulte, un certain
George Bartmouth de nationalité britannique, convoqua du 7 au 10 Mars 1999, une réunion
secrète à Kampala où se sont retrouvés : le 1er conseiller de l’Ambassade de Belgique, le
conseiller britannique chargé des questions du Commonwealth, le 1er conseiller de l’Ambassade
de France et enfin le 1er conseiller de l’Ambassade des Etats-Unis tous en poste à Kinshasa,
venus spécialement répondre à l’invitation de Museveni pour lui rendre compte de l’évolution
politico-militaire en RDC et lui indiquer les moyens de contrer Kabila.
Sur le terrain des affrontements militaires, le Président Kabila a dû faire face à plusieurs
trahisons venant de l’Etat-Major des Forces Armées Congolaises et de son entourage propre.
L’offensive des FAC s’enlisait de plus en plus et Kabila commençait à subir des pressions
diplomatiques, politiques et économiques.
CHAPITRE IV : LE BILAN DE CETTE AGRESSION
Il serait incorrect de parler de 5 années de guerre car il faudra y ajouter les 2 années de la soidisant
guerre de libération qui n’étaient ni plus ni moins les débuts de l’agression étrangère
contre notre pays. Mais avant de faire le bilan, il faudra que nous sachions qu’il s’agit d’un
génocide Pour être bref, le bilan pourrait se chiffrer comme suit :
1.-génocide du fait des massacres et assassinats : 4.500.000 de morts
2.-génocide du fait de la transmission du virus VIH : 1.500.000 de morts (chiffre en prévision).
3.-génocide in vitre du fait de la vaccination-polio etc. Les spécialistes prévoient une
catastrophe humanitaire, car la population infantile sera décimée du fait des effets nocifs de
ces campagnes successives de vaccination.(explications)
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A.- LES RESPONSABILITES
1. Le rôle de l’Administration Clinton ( accord de Lemera, accord de Lusaka etc..) ;
2. la responsabilité directe du Secrétaire Général de l’ONU et du Conseil de Sécurité ;
3. la responsabilité de la Communauté internationale (USA, France, Belgique) ;
4. l’implication des pays africains agresseurs (Afrique du sud, Zambie, Congo-Brazzaville,
Centrafrique, Gabon, Cameroun) ;
5. la Responsabilité criminelle du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi ;
6. le rôle négatif de la Monuc.
Comme la guerre continuait à s’enliser et que les fronts militaires de part et d’autre ne bougeaient
plus, les services secrets occidentaux commençaient à accuser Kabila de violation des droits de
l’homme par l’envoyé spécial des Nations-Unies pour les questions des droits de l’homme, M.
Roberto Garreton, membre de la CIA. C’est ainsi qu’au cours de l’année 1999, le Président Kabila
a dû subir des pressions diplomatiques de toutes sortes, dont la principale était de lui faire signer
coûte que coûte les accords de Lusaka.
Arrêtons nous un peu sur ces accords pour en faire une analyse succincte :
a) Selon les concepteurs de ces accords, dont le diplomate américain Howard Wolpe, le pouvoir
congolais sous le régime du Président Laurent-Désiré Kabila ne représente qu’une des factions en
présence, il devait négocier un partage du pouvoir, à égalité avec les autres parties c’est-à-dire
avec les soi-disant rebelles.
b) Il doit apparaître clairement dans les esprits de tous les Congolais aujourd’hui que cet accord
n’est ni un accord de cessez-le-feu et encore moins un accord de paix. C’est ni plus ni moins un
acte de reddition et de capitulation que l’on a fait signer au Président L.D. Kabila. En clair cela
voulait dire qu’il avait perdu et qu’il n’avait aucune chance de survivre s’il se maintenait au
pouvoir.
c) Il faut également que l’on signale ici que ce texte n’a aucune valeur juridique du fait que des
individus, qui ne sont pas des sujets du Droit International Public aient pu apposer leurs
signatures sur un document qui engage la responsabilité des Etats : ce qui est une violation
flagrante des conditions de validité des traités et accords internationaux
d) La toute dernière condition de validité des traités veut que : pour être pleinement valide, un
traité doit être enregistré auprès du Secrétariat Général des Nations-Unies en tant que garant et
dépositaire des traités. Mais nulle part cet accord n’a été enregistré auprès du Secrétariat Général
de l’ONU, conformément aux dispositions de l’article 120 de la Charte. En conclusion l’accord
de Lusaka ne vient que confirmer le mensonge et la perfidie des Américains.
Pour des plus amples informations, ce que l’on doit savoir est que, c’est au cours d’une réunion
secrète tenue au mois de juin 1999 à l’hôtel Livingstone de Pretoria qu’avait été discutées les
dispositions de l’accord de Lusaka, rédigé par le diplomate américain Howard Wolpe.
Présidaient cette réunion : Mandela et Thabo Mbeki. Participaient à cette rencontre : Museveni,
Kagame et Buyoya. Après discussion, la mouture finale avait été transmise à Bill Clinton,
Madeleine Albright, Kofi Anan via l’Ambassade américaine à Prétoria. Un autre document fut
remis pour la forme à Bongo en tant que doyen des présidents d’Afrique Centrale, une autre
copie à Blaise Compaoré en tant que Président en exercice de l’OUA en ce moment-là, et à
Tshiluba, en tant qu’organisateur de cette rencontre. Le pays concerné à savoir la RDC a été
superbement oublié ainsi que les pays le soutenant militairement, à savoir l’Angola, le
Zimbabwe et la Namibie. C’est pour dire que les Congolais ont été appelés en dernière minute
sans savoir le contenu du texte, et puis les négociateurs du côté congolais, à savoir les Ministres
Yerodia et Kalume n’étaient pas à la hauteur car ne sachant pas flairer le piège. Ils avaient
entraîné Kabila à signer cet acte de capitulation, qui est lourd de conséquences actuellement à
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savoir la présence de la MONUC en RDC, chargée, non pas du respect des accords de cessez-lefeu
de Lusaka, mais plutôt pour accompagner la réalisation de l’opération « Alpha », c’est-àdire,
le début de la colonisation du Congo par les Etats-Unis d’Amérique, puis plus tard, de toute
l’Afrique noire.
Des pressions venaient également de l’ONU : le gouvernement congolais voulait que les forces
onusiennes d’interposition soient stationnées aux frontières, mais Kofi Anan parlait des forces
d’observation. L’ONU a du attendre 9 mois pour reconnaître que la RDC est agressée. Elle se
contentera de faire voter par le Conseil de Sécurité des résolutions timides sans force juridique
obligatoire.
Les pressions diplomatiques contre L.D.Kabila continuèrent pendant toute l’année 2000 où il fut
invité à participer à plusieurs réunions bidons dans le but de le distraire pour l’éliminer
physiquement.
B. LES PERSPECTIVES
1. Erreurs sur le plan politique interne
Dès son arrivée au pouvoir, le Président L.D. Kabila a dû faire face à une fronde conjuguée à la
fois de ses anciens amis nationalistes qu’il ne voulait plus revoir, et de celle de l’opposition qui
existait déjà du temps de Mobutu. Suite aux mauvais conseils de son entourage tutsi et katangais,
il refusa de recevoir la délégation de membres de la diaspora venus répondre à l’appel qu’il avait
lui-même lancé pour l’aider dans la reconstruction du pays. Ce sont là quelques unes des erreurs
majeures commises par Kabila tout au long de son règne, sans compter des nominations
fantaisistes et sentimentales qui lui ont fait perdre tout crédit.
Quant aux partis politiques d’opposition, noyautés par les services secrets occidentaux, ils
avaient reçu des instructions de ne soutenir en aucun cas aucun projet politique de L.D. Kabila et
de ne respecter aucune loi qu’il décréterait, même si c’était pour l’intérêt du pays. Sinon, ils se
verraient couper leurs subventions. C’est ainsi qu’ils avaient boycotté le nouveau décret-loi qui
devait réglementer les activités des partis politiques. Pour mener à bien leur campagne de
désobéissance aux directives politique de Kabila (notamment, le débat national, le préférant à la
terminologie occidentale et onusienne du dialogue inter-congolais), ils s’étaient coalisés pour
créer l’UFAD (Union des forces d’Action Démocratique), groupuscule subversif financé par la
CIA via l’Ambassade américaine de Kinshasa. On y retrouve comme par hasard des anciens et
nouveaux membres du groupe de Binza dont Jonas Mukamba, Nzuzi wa Mbombo du MPR,
Etienne Tshisekedi, Me Mukendi de l’UDPS, Olengankoy du FONUS et tant d’autres, et comme
porte-parole Kamitatu Massamba du PDSC. C’est une alliance contre nature surtout si l’on
considère des années de l’UDPS contre le MPR et la dictature de Mobutu, c’est à n’y rien
comprendre. D’autres membres de l’opposition comme Thambwe Mwamba, Endundo Bononge,
Lunda Bululu, Z’ahidi Ngoma, Lambert Mende et d’autres ont été assignés par ces mêmes
services occidentaux d’aller soutenir les rangs de la rébellion.
2. Les pressions économiques
La pression économique est une des méthodes dont use la CIA lorsqu’elle veut affaiblir un
pouvoir politique quelconque, et surtout lorsqu’elle veut se débarrasser d’un chef d’Etat « gênant
» pour leur politique. On l’avait vu au Chili alors que Allende était au pouvoir, le rôle joué par la
multinationale ITT, inféodée à la CIA, comment elle avait organisé des grèves sauvages pour
justifier le coup d’Etat qui devait porter leur agent au pouvoir, en la personne d’Augusto
Pinochet, alors qu’Allende était démocratiquement élu ! On le voit aujourd’hui encore au
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Venezuela où le président Hugo Chavez, pourtant démocratiquement élu a dû affronter les
manipulations de la CIA qui a organisé la rareté des produits pétroliers.
Dans le même registre, la CIA avait organisé le rationnement des produits pétroliers à Kinshasa
chaque fois que le Président Kabila était absent du pays. De même, son entourage détournait des
sommes d’argent qui étaient destinées à l’achat du pétrole.
D’autre part, elle (CIA) avait organisé des augmentations anarchiques des prix, la rareté des
produits alimentaires de base, l’augmentation du taux d’échange du dollar, et pour couronner le
tout, son Ministre des finances de l’époque, Mawampanga Mwana Nanga, agent de la CIA, avait
refusé de verser à temps les salaires des fonctionnaires et encore moins de payer leurs arriérés.
Ce qui entama considérablement la popularité de L.D. Kabila.
3. La chasse à l’homme ou au « gibier rare d’Afrique »
Les services secrets occidentaux avaient conçu plusieurs plans pour l’élimination physique du
président Kabila à savoir :
1. faire abattre son avion en utilisant la méthode du tour de contrôle pirate ;
2. coincer son cortège lors d’un aller ou retour de l’aéroport ;
3. l’empoisonner ;
4. ou l’abattre à l’aide d’une arme à balles explosives, etc.
Pour ce faire, la CIA et le Pentagone avaient déjà chargé Mandela au mois d’Avril 1999, c’est-àdire,
deux mois avant la signature des accords de Lusaka, de mettre sur pied des antennes
d’espions pour suivre l’évolution de la situation dans les pays de grands-lacs. La CIA et le
Pentagone avaient alors sélectionné 12 de leurs meilleurs agents réputés pour leur atrocité et leur
violence. Ces indics étaient regroupés en 3 groupes que voici :
a) Au KENYA : le chef d’antenne est le Colonel Blood : cet ancien attaché militaire américain
est ancien du Viêt-Nam où il s’était illustré par sa cruauté, il avait aussi participé au
débarquement raté des marines américains à Cuba. Il a été en poste en tant qu’Attaché militaire
au Mexique et au Paraguay.
b)En ZAMBIE : le chef d’antenne est le Colonel Carrington. Il avait également servi au Viêt-
Nam, et à la première guerre du Golfe. C’est un ancien attaché militaire américain en Egypte au
Caire.
c)En OUGANDA : le chef d’antenne est le Colonel Karl. Fils d’un fermier de l’Etat de Virginie
(USA), il fut attaché militaire en Israël et au Koweit. C’est au Koweit où il était chargé après la
première guerre du Golfe en 1991, d’espionner Saddam Hussein avec le concours de 84
barbouzes de la CIA.
Ces équipes fournissaient régulièrement des informations à la CIA et au Pentagone sur l’évolution
de la situation politique, militaire, économique et de sécurité de notre pays sous la présidence de
Mzee L.D. Kabila.
Au cours du mois d’août 1999, deux espions britanniques avaient été arrêtés aux abords de
l’aéroport de Ndolo à Kinshasa puis relâchés et remis à l’Ambassade de Grande-Bretagne à
Kinshasa. Interrogé sur ces entrefaites, l’Ambassadeur britannique se contentera de répondre que
c’était des membres de l’Ambassade qui venaient voir comment est-ce que l’on pouvait procéder à
l’évacuation des étrangers européens au cas où il y aurait une attaque dans la ville de Kinshasa.
Or, il s’agissait bien sûr d’étudier un plan d’attaque en pleine ville de Kinshasa où devaient atterrir
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les troupes du MLC et du RCD. Au cours de la même période, 3 autres espions, américains cette
fois-ci avaient été appréhendés à Lubumbashi, porteurs de fusils d’assaut avec balles explosives :
il s’agissait en fait d’un commando venu de Lusaka qui était chargé d’étudier les moyens d’abattre
le Président L.D. Kabila à Lubumbashi où il se rendait souvent pour se ressourcer. Ils avaient été
également relâchés et remis à l’Ambassade américaine à Kinshasa. Interrogé sur ces faits plutôt
flagrants, l’Ambassadeur américain de l’époque, M. Swing répondit que ce sont des missionnaires
privés qui étaient venus faire du tourisme. Interrogé sur le fait qu’ils détenaient des armes d’assaut
de grosse calibre, il mentira encore en disant que ces armes leur servaient à abattre du gibier pour
se nourrir : double mensonge, car ces espions n’étant munis d’aucun visa congolais, ils avaient été
expulsé. Dans le même temps au cours de la même période, 3 espions de la CIA étaient
également arrêtés à Harare au Zimbabwe. Ceux-là ont été emprisonnés, jugé et condamnés. Les
Américains enverront leur homme de paille, M. Kofi Anan pour les faire libérer ; mais cela avait
pris beaucoup de temps avant qu’ils ne puissent être relaxés et ce moyennant compensation
financière.
Toujours dans la chasse au « gibier rare d’Afrique », l’Afrique du Sud avait « accrédité »
discrètement un diplôme sud-africain aux fins d’éliminer physiquement le Président L.D.
Kabila. Il s’agit d’un certain Ian Davidson. C’est un métis d’origine boers. Il était en poste à
Luanda, à Windhoeck en Namibie et son dernier poste au moment de fait fut le Lesotho. Il avait
vite rebroussé chemin lorsque ses collègues espions britanniques et américains avaient été
appréhendés.
Finalement, un matin du 16 Janvier 2001, ils l’ont eu.. Nous n’allons pas commencer ici à
spéculer sur les circonstances de cet: odieux assassinat ; il appartiendra à l’histoire de faire la
lumière un jour. Mais la question que l’on doit se poser tous est de savoir : « que faisait
l’Ambassadeur de Belgique, M. René Eyskens dans les enceintes des Cliniques de Ngaliema,
lorsque l’on y avait amené le corps de Mzee L.D. Kabila » ? Souvenez-vous, dans les années 60′
son père, Gaston Eyskens, alors Premier Ministre de Belgique avait activement participé à
l’assassinat de P.E. Lumumba ! 40 ans après, son fils se retrouve sur les lieux du crime d’un
autre nationaliste congolais ! Ceci devra nous interpeller ; Kabila, qu’on l’aime ou qu’on ne
l’aime pas a su susciter ce rêve du nationalisme, il fait désormais partie de notre patrimoine
historique comme le sont Lumumba, Kasavubu et Mobutu. Mais sachons une chose ; tous ceux
qui trahissent finissent toujours mal. Les assassins de Kabila ne verront jamais la lumière.
Condamné à mort sans avoir été jugé, il a été abattu par des forces occultes de la CIA.
CHAPITRE V : L’OPERATION « ALPHA » EN AFRIQUE NOIRE
« Let’s go to Africa for an America always strong and powerful » : Ceci est le leitmotiv de la
politique américaine du IIIè millénaire pour la RDC. C’est le début d’une ère nouvelle des
rapports nouveaux entre le Congo et les Etats-Unis. En clair, les Etats-Unis veulent reconquérir
l’Afrique noire comme jadis ne le firent les Européens dans les Siècles écoulés. Dans cette
croisade ils veulent être les seuls à pouvoir jouir des richesses des pays africains nouvellement
colonisés par eux. C’est ainsi qu’après avoir commandité l’assassinat du Président L.D. Kabila,
ils l’ont fait remplacer par son fils pour calmer les tensions et faire croire à la population et aux
nationalistes que son fils pourrait faire mieux que son père parce qu’il est ouvert au dialogue
avec les Occidentaux et les institutions financières internationales que ne l’était son père.
Mais l’espoir suscité après son arrivée au pouvoir ne fut que de courte durée; car la situation des
masses populaires est restée inchangée. Les gens ne vivent plus, mais essayent plutôt de
survivre.
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Dans l’entre-temps, la MONUC dont le rôle est de surveiller l’application de l’accord de cessezle-
feu, s’occupe d’autres choses à savoir la concrétisation de l’opération « Alpha », c’est-à-dire
préparer la colonisation de la RDC par les Etats-Unis d’Amérique.
Il était convenu que la MONUC serait une force d’interposition entre les forces
gouvernementales et les rebelles et qu’elle serait basée aux frontières, mais elle implante ses
bases partout dans la partie occupée par les forces gouvernementales. Ces bases ne sont que des
préfigurations de bases américaines futures.
Dans cette perspective les Américains veulent s’installer pour toujours au Congo en vue d’y
exploiter et piller les matières premières, notamment le pétrole dans les lacs Edouard et Albert,
le gaz du lac Kivu, le coltan et surtout être maître de l’uranium, matière première stratégique,
bref régenter le pays comme bon leur semble.
Vivant aujourd’hui dans un monde unipolaire, monde du discours unique et inique, les Etats-
Unis régentent tout dans les pays qui sont sous leur occupation comme le nôtre où ils contrôlent
le gouvernement, ils financent l’opposition, la presse locale, ils financent les ONG de défense
des droits de l’homme et autres, ils corrompent les politiciens et les membres de la société civile,
etc.
Ce sont eux qui avaient provoqué via les Rwandais et les Ougandais, les 3 guerres dans la ville de
Kisangani, les massacres des hema et des lendu, les massacres de Kasika, Mwenga, Makobola et
tant d’autres, ceci dans le but de rendre le pays ingouvernable en créant des potentats locaux à qui
ils imposent leur diktat. Ainsi par la somalisation du pays, rendu possible par les Nations-Unies et
la MONUC, ce sont eux qui ont chargé les différents médiateurs pour nous imposer des textes qui
ne cadrent pas avec notre environnement politique et culturel : l’accord de Lusaka, le compromis
républicain de Gaberone, l’accord de Sun City, l’accorde global et inclusif de Pretoria, et
l’adoption de la constitution et l’accord de transition de Sun City, sont là des textes rédigés
ailleurs par des étrangers, dans le but de nous distraire. Dans l’entre-temps les Rwandais et les
Ougandais s’en moquent pour eux, ce sont les accords de Lemera qui leur donnent le droit de
rester et d’exploiter, pour le compte des Etats-Unis les richesses du Congo.
De l’autre côté ils ont installé à Kinshasa un gouvernement au profil bas qui ne fait que se
plaindre, au lieu de prendre ses responsabilités. Prendre ses responsabilités c’est :
1.) Prendre la ferme résolution de gagner la paix en chassant les agresseurs de notre territoire,
droit nous reconnu par l’art. 51 de la charte, relatif à la légitime défense ;
2.) Réorganiser l’année et armer les résistants Maï-Maï, car il n’y aura pas de paix tant que les
Rwandais et les Ougandais seront sur notre sol. D’où cela rendra désuets tous les textes censés
ramener la paix chez nous.
En d’autres termes Kagame et Museveni n’entendent qu’un seul discours ; celui des armes ! Ceci
étant, les conséquences de la guerre d’agression sont catastrophiques pour notre pays.
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CHAPITRE VI : LES CONSEQUENCES DE LA GUERRE D’AGRESSION
Compte tenu de ce qui précède, les conséquences sont en effet très néfastes pour notre pays,
notre économie, notre environnement etc.
1. SUR LE PLAN DES STRUCTURES ETATIQUES
– la perte de notre souveraineté sur toute l’entendue du territoire national ; – un gouvernement de
façade et de complaisance ;
– une partie de la population soumise à l’esclavage dans des territoires occupés, et celle sous «
contrôle » gouvernemental abandonnée à elle-même ;
– une administration détruite ;
– des archives détruites ou volées, d’où le pays perd sa mémoire de plus de plusieurs siècles de
son existence ;
– la partition de fait de notre pays, consacrée juridiquement aujourd’hui par l’accord global et
inclusif de Pretoria ;
2. SUR LE PLAN DIPLOMATIQUE
– une inefficacité criante de notre diplomatie due par le manque d’expérience de ses acteurs et
surtout du fait qu’ils ont vendu la souveraineté nationale à des étrangers : aux Américains, aux
Français, aux Belges, aux Rwandais, aux Ougandais, aux Sud-Africains, aux Zimbabwéens etc.
– une vision hypertrophiée de la politique internationale ;
– manque de sens de responsabilité et de vision futuriste pour anticiper et agir au
moment opportun ; – dossiers mal ficelés et un manque de suivi des événements ;
– absence totale de termes de négociation dans des rencontres où se joue l’avenir du pays ; (le cas
flagrant est celui des négociations de l’accord de Lusaka) ;
– le manque d’opinion internationale à l’instar du lobby tutsi ou du lobby arabe ;
– En ces moments difficiles, le Ministre des Affaires Etrangères, au lieu resserrer les rangs,
envoie par complaisance en poste diplomatique des non diplomates inexpérimentés et
inefficaces;
– le manque de dissuasion diplomatique, par manque de dissuasion militaire ;
– complaisance vis-à-vis de nos agresseurs du fait que, ni le gouvernement, ni l’opposition et la
société civile et encore moins les rebelles n’ont osé exigé d’eux des réparations des dommages
qu’ils nous ont causé du fait de leur agression, et surtout de l’indemnisation des familles des
victimes civiles.
3. SUR LE PLAN POLITIQUE
Nous assistons ici à un spectacle ahurissant. On glorifie la rébellion et l’on déroule le tapis rouge
sang pour des hommes qui ont les mains tachées de sang que l’on loge dans des hôtels de luxe.
C’est tout simplement le monde à l’envers. On assiste là à une complicité d’un autre monde où les
méchants sont gratifiés et les justes sont condamnés. Aujourd’hui, le fait que tous ces acteurs
obscurs de la vie politique aient signé l’accord global et inclusif de Pretoria, ils appartiennent
désormais dans un même monde, du gouvernement à la rébellion en passant par l’opposition dite
non-armée et à la soi-disant société civile. Ils vont siéger dans un même gouvernement et il n’est
plus question qu’ils s’en dérobent. Ici, notre analyse est la suivante : Comment ces gens peuventils
croire qu’ils vont construire quelque chose de durable avec ce monstre à cinq têtes qui
provient des profondeurs obscures du monde des ténèbres ?
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4.SUR LE PLAN MILITAIRE
Le défunt Président Kabila avait le souci de bâtir une nouvelle armée, mais n’avait pas les
moyens de sa politique. Tout de suite après sa mort, on a commencé à désarmer les troupes qu’il
avait fait recruter soi-disant que la RDC est en train de respecter les accords de Lusaka, alors que
pendant ce temps, les Rwandais et les Ougandais continuaient à renforcer leurs positions dans
notre territoire. C’est à ne rien comprendre ! Pour le moment, nous n’avons pas une armée
capable de chasser les Rwandais et les Ougandais de notre territoire parce qu’ils ont hérité une
grande partie de la logistique militaire que les Américains avaient amené en Somalie et en plus
ils reçoivent des armes en provenance d’Afrique du Sud via les ports de Mombassa au Kenya et
de Dar-es-salam en Tanzanie. C’est pour dire que les pays limitrophes au nôtre sont en train de
jouer un rôle actif dans la destruction de notre pays.
5. SUR LE PLAN ECONOMIQUE ET SOCIAL
Comme on le sait bien, un pays déchiré par 8 années de guerre ne peut mieux espérer que de
connaître la misère sur tous les plans. Les Rwandais ont tout détruit, volé, pillé, violé. Nos parcs
nationaux ont été dépouillés de tous les animaux qui faisaient notre fierté nationale tels que
l’okapi et les gorilles des montagnes.
Dans la partie gérée par l’actuel gouvernement, le peuple est train de lutter pour sa survie. En
bref, nous vivons dans un désastre total.
CONCLUSION
Avons-nous compris que ce pays ne nous appartient plus désormais ? Si nous avons compris, que
devons-nous faire ? Les causes de la guerre sont dues à la fois à la position géostratégique et
géologique de notre pays : c’est cela la situation existentielle de la RDC ; mais aussi elles sont
dues surtout à l’immaturité et à l’irresponsabilité de nos politiciens : C’est cela sa situation
existentielle. Ceci dit, Mobutu aurait pu nous léguer un testament politique qui pouvait nous
éclairer sur les rapports qu’il avait entretenus avec les puissances occidentales. Mobutu pouvait
mieux faire que le Président Houphouet Boigny ! Et Kabila n’aurait pas dû signer les accords de
Lemera ! Pauvre Congo !
Par Robert MBELO,
« MWANGAZA », GROUPE DE RECHERCHE ET D’ETUDES SUR LE CONGO
(G.R.E.C). Londres, le 27 Avril 2003.

Oeufs d’or noir


Chers frères,

Comme à l’accoutumée, la livraison ci-dessous demande que nous réagissions rapidement et intelligemment afin que ne se perpétuent pas une série de contre-vérités qui nous empêchent d’aller vers la résolution de notre humiliation.

C’est ce que nous comptons faire ici.


De : Alasha Bahemurwaki [mailto:b_alasha@hotmail.com]

Envoyé : vendredi 28 décembre 2012 12:16

À : lomsf@swing.be; motokokwete@hotmail.com; elisabethbaseza@hotmail.com; bs245857@skynet.be; davidkanda@googlemail.com; paluku.atoka@skynet.be; josephketha@hotmail.com; fa262634@skynet.be; lobofafou@yahoo.fr; justinekika@hotmail.de; ndjangosbb@hotmail.com; afeko.ezawa@telenet.be; fatoukwezi@yahoo.fr; fngity@yahoo.fr; manda.mupai@coditel.net; kisokebulemu@yahoo.fr; fmatchusi@hotmail.com; calmarini@yahoo.fr; christianekamara@hotmail.com; djangeinga@yahoo.fr; kabazungupissi@yahoo.fr; ayenya09112002@yahoo.fr; gizela_maria@yahoo.fr; nyakunoba_antoinette@hotmail.com; sarah_mtk@hotmail.com; mandamtaligo@freegates.be; josephketa@hotmail.com; ucoun@yahoo.fr; nesbebwa@msn.com; stevekas86@hotmail.com; marieroseudubi@yahoo.fr; didbebwa@msn.com; faustinezaty@hotmail.com; didopas@hotmail.com; nesbebwa@yahoo.fr; eric_kamara@yahoo.fr; chantal.amoti@gmail.com; budza13@hotmail.com; dinojos@scarlet.be; bisi_k@hotmail.com; cmfulayembe@yahoo.fr; associturibunia@yahoo.fr; lasibunia2006@yahoo.fr; bonabana_c@yahoo.fr; mugisamusinguzi@un.org; basilebulemu@yahoo.fr; irkisembojacques@yahoo.fr; moses-mugisa@hotmail.com

Objet : LE LAC ALBERT : LA POULE AUX OEUFS D’OR

Le Lac Albert: la poule aux œufs d’or

(Les Afriques 27/12/2012)

«Pour comprendre une partie de la guerre de l’Est de la RDC, il faut s’arrêter sur le lac Albert».

Anciennement appeler Lac Mobutu Sese Seko, le lac Albert est l’un des plus grands lac d’Afrique, il se trouve dans la région dite des Grands Lacs, sur la chaine des lacs de la vallée du grand rift, à la frontière entre l’Ouganda et la république Démocratique du Congo. Le lac Albert est bordé au nord-ouest par les montagnes bleues qui forment la ligne de partage entre les eaux du bassin du Nil et celle du bassin du Congo. Au Sud-Est, il est limité par le lac Victoria, l’une de ses sources provenant du Nil, et au Sud-ouest par la rivière Semliki en provenance du lac Edouard. A l’extrémité nord, il y a le Nil Albert, connu sous le nom de Nil des montagnes, lorsqu’il pénètre au Soudan.

[Notons que le lac Victoria n’est pas “l’une de ses sources provenant du Nil”, mais bien “l’une des sources du Nil”]

L’Ouganda possède 57% du lac Albert, alors que la RDC n’en possède que 43%, il est l’un des lacs les plus poissonneux au monde, du côté ougandais par exemple, les captures de poissons sont évaluées à 22 000 tonnes/an dont 60% sont des tilapias (le lac Albert a un nombre important d’espèces de poissons, mais 50% sont en voie de disparition), la flotte de pêche sur le lac est passée de 760 bateaux au milieu des années 1960 à près de 6 000 en 2011.

[S’agit-il ici de 6000 bâteaux ou de 6000 bâteaux et pirogues ?  Que représente ce nombre par rapport aux objectifs raisonables dans le domaine ?  Qu’en disent nos spécialistes de la pisciculture lacustre ?  Combien de tonnes par an sont exploitées sur la côte congolaise ?  Que représente cette production par rapport à l’équilibre à entretenir ?]

Le lac Albert est une poule aux œufs d’or noir, puisque se trouvant sur le bassin sédimentaire du Graben Albertine qui contient près de 2 milliards de barils d’hydrocarbures et de gaz naturels qui de ce fait, se trouve au centre d’une grande querelle entre la RDC et l’Ouganda à cause de la limite maritime des deux états . Cette querelle est l’un des grands enjeux de la situation dans la région des grands lacs, l’une des épines dorsales de la guerre de l’Est de la RDC. La présence de pétrole sur le lac Albert a été décelée depuis longtemps. Le côté ougandais a été exploré, dès 1938 par Shell et entre 1952 et 1954 du côté congolais.

[La présence du pétrole sous le lac Albert (Mobutu) aurait été détecté en 1938.  Plusieurs questions viennent à l’esprit : pourquoi avoir attendu si longtemps pour programmer son exploitation ?  N’y aurait-il du pétrole que là-bas ?  La manière sont certains achètent des terres dans la contrée doit faire réfléchir.  Logiquement, à qui appartient ce pétrole ?  Dans la réalité, qui s’arroge des droits sur ce pétrole et pourquoi ?  Pourrait-il en être autrement et à quelle condition ?  Les princes saoudiens sont riches.  Que seront les ituriens dans 30 ou 40 ans ?  De riches aussi et pourquoi ?]

*************** à bientôt pour la suite…

Il a fallu attendre 1997 et la signature d’un premier contrat d’exploration entre le gouvernement ougandais et Heritage Oil et ensuite avec le gouvernement congolais, le 02 juin 2002 portant sur l’exploration d’un immense périmètre de 30 000 km2, allant de la ville de Rutshuru au sud du lac Edouard jusqu’à Mahagi à la pointe nord du lac Albert.

L’Ouganda étant très avancé dans la phase d’exploration, le gouvernement congolais accuse les sociétés travaillant en Ouganda de forer dans la nappe pétrolière congolaise, donc de voler le pétrole congolais, de son côté Kampala accuse Kinshasa de violer son territoire, les autorités ougandaises reprochent, à Kinshasa d’avoir établi un poste sur la rive transfrontalière du lac Albert. GOLI par exemple, dans le territoire de Mahagi (en Ituri, RDC) limitrophe du district ougandais de Nebri, fait l’objet d’un contentieux entre les deux pays, car la RDC y a établi un poste frontière. Les deux pays convoitent également l’île de Rukwanzi à la pointe sud du lac, une véritable éponge saturée de pétrole.

Selon un expert ougandais, les inquiétudes émises par le gouvernement congolais qui accuse l’Ouganda de forer sur sa nappe pétrolière ne sont pas techniquement fondées, car le pétrole du Graben Albertine n’est pas une nappe souterraine unique sur un champ, mais plutôt plusieurs blocs qui regorgent chacun une quantité bien évaluée, l’exploration et l’exploitation des blocs qui se trouvent sur la zone de démarcation font toujours l’objet d’un accord entre les deux Etats concernés, selon une législation internationale bien connue de tous les opérateurs pétroliers. Malgré ces affirmations, des intellectuels congolais parlent de pompage criminel du brut congolais sur le bassin commun du Graben Albertine par l’Ouganda.

Tant bien et malgré, un face à face officieux à exister et existe entre les armées des deux pays. Début août 2007, un ingénieur Britannique qui prospectait pour Heritage Oil, sur la partie ougandaise du lac a été retrouvé mort, Kampala avait accusé l’armée congolaise d’être l’auteur, du meurtre et quelques temps après, les forces armées congolaises (Fardc) ont fait prisonniers 4 soldats des forces de défense patriotique ougandaise (UPDF), deux jours plus tard, les deux armées, se sont affrontées autour d’une embarcation de la compagnie pétrolière Heritage Oil. Le 08 septembre 2007 Joseph Kabila Kabangue et Yoweri Kaguta Museveni signent un accord «Les Accords De Ngordoto (Tanzanie) «pour le respect des frontières hérités de la colonisation et prévoir, l’exploitation commune des nappes pétrolières du lac Albert. Le 25 Septembre, 17 jours seulement après les accords, un accrochage mortel entre Fardc et UPDF à eu lieu, un véritable échec pour le dialogue Ougando-congolais, mise en scène ou oiseau de mauvais augure pour les deux Etats, En tous cas, le président Joseph Kabila est accusé de haute trahison par l’opposition en étant de mèche avec le Rwanda et l’Ouganda (avec une main noire occidentale derrière) dans la déstabilisation de l’Est de la RDC, une déclaration de l’opposition existe et parle de preuve de complicité. L’ancien ministre de la justice de Laurent Désiré Kabila Père : Mwenze Kongolo dans son point de presse du 13 aout 2012 à corroborer cette accusation. A côté de cela, il y a une attitude commune au niveau des deux gouvernements, c’est celle d’écarter systématiquement la société civile, des activités liées au domaine pétrolier, les deux gouvernements ont, par le passé, été accusés de secrets et de mise en œuvre des politiques d’exclusions de la société civile. En 2007, des membres de la société civile ont été exclus des commissions mixtes de sécurité entre les deux pays et des négociations des accords de pétrole. Pour preuve, un groupe de journalistes et d’activistes de la société civile de l’Afrique de l’Est qui ont accompagné des membres de l’Assemblée législative dans la visite des puits de pétrole dans le comté de Tonya Kaiso du côté ougandais furent impitoyablement refoulés, ce qui a fait croire que le gouvernement ougandais avait quelque chose à cacher dans l’exploitation des sites. Il faut noter aussi que ces sites sont gardés par Saracen Uganda une compagnie de sécurité proche du général Salim Saleh, le frère de Museveni.

Les territoires de Rutshuru et Lubero, autour du lac Albert côté RDC sont les zones à forte densité miliciennes où les groupes armées se battent régulièrement entre eux. C’est un véritable sanctuaire de milices. Déjà en mars 2003 Amnesty International avait accusé l’Ouganda d’instrumentaliser le conflit ethnique dans cette zone et que tous les groupes armés présents étaient, d’une manière ou d’une autre, des protégés du gouvernement ougandais et rwandais pour des raisons liées à l’exploitation des richesses. Certains observateurs pensent également que le président ougandais c’est immensément enrichi dans le pillage de l’or, autres minéraux précieux et l’exploitation du bois rares et précieux de cette zone de la RDC. Le 08 juillet 2012, la rébellion du M23 s’était emparé de la ville de Rutshuru et y a établi sa base. Le nouveau rapport de l’ONU sur la guerre de l’Est de la RDC, qui été publié en novembre 2012 et dont les principaux points ont été commentés par l’agence Reuters, accuse l’Ouganda et le Rwanda de soutenir la milice M23 depuis avril 2012, l’armée ougandaise aide ce mouvement à étendre son contrôle sur ce riche territoire, elle aurait également appuyé le M23 dans une série d’attaques autours desquelles un casque bleu a été tué en juillet 2012. Le gâteau du lac Albert, côté ougandais est subdivisé en 5 blocs, évalués autour de 1,1 milliards de barils. Les blocs 1, 2, 3 et 4 réputés potentiellement rentables sont partagés entre 3 grandes compagnies à savoir : Tullow Oil, Cnooc et Total. C’est Tullow Oil qui a signé le contrat de partage de la production avec le gouvernement ougandais et a cédé pour 2,9 milliards de dollar américain, un tiers de ses actifs à Cnooc et Total. Un oléoduc passera par le nord du Kenya pour atteindre la côte Est (Port de Mombassa), Les travaux sont estimés entre 2,5 et 5 milliards de dollars, Tullow Oil, Cnooc et Total joignent leurs forces sur un projet de développement composés de 3 centres pétro-gaziers : Buliisa, Kaiso Tonya et Kingfisher. La production visée, totalise 200 000 barils /jours sur 700 puits, pendant 30 ans. Le coût de développement sera compris entre 8 et 12 millions de dollars.

Le côté congolais du lac est subdivisé en 5 blocs, les données sismiques, évaluent les réserves pétrolières dans les entrailles du côté RDC, à 800 millions de barils soit 150 000 barils/jours et le gouvernement congolais envisage de construire un oléoduc de plus de 6500 km reliant l’Est du pays à la côte Atlantique «hydrocarbures du cœur de l’Afrique à l’Atlantique», un projet irréaliste.

Les blocs 1 et 2 qui couvrent la rive ouest du lac sont les plus convoités, d’abord par Tullow Oil en 2006, mais le Président Joseph Kabila a refusé de donner à Tullow Oil l’autorisation d’exploration et le 18 juin 2010, il avait approuvé le contrat de partage de production en faveur de Caprikat Ltd et Foxwhelp Ltd contrôlé par le très influent et jeune homme d’affaire Israélien Dan Gertler (il est née en 1973), également présent dans le  Diamond et le cuivre en RDC, président de DGI (Dan Gertler International) l’un des plus grands vendeurs de diamants au monde.

Lors de la signature du contrat, Caprikat Ltd a été représenté par l’un de ses actionnaires Clive Zuma Khulubuse, neveu du Président Sud-Africain Jacob Zuma et Foxwhelp Ltd par Michael Hulley, l’avocat privé de Jacob Zuma qui d’ailleurs a été accusé d’avoir été très actif dans la signature du dit contrat.

Les bonus versés par Caprikat Ltd et Foxwhelp s’élève à 3 millions de dollars US par blocs, alors qu’une estimation de la valeur du seul bloc II est de 20 millions de dollars. Le 21 Septembre 2010, la Haute Cour de Justice des Îles Vierges, dans une décision temporaire, a opté pour le gel des activités de Capriktat Ltd et de Foxwhelp Ltd qui sont domiciliés aux Îles Vierges, suite à une plainte de Tullow Oil, domicilié également aux Îles Vierges. La même année Capriptat Ltd et Foxwhelp Ltd avaient dépensé 50 millions de dollar pour des études sismiques 2D. Cette année, les 2 sociétés ont conduit à des études sismiques 3D et foré 2 forages d’exploration pour un coût de 50 millions de dollars et négocié un partenariat avec Total et Cnooc. Le bloc III a été accordé à Total et ce dernier est en partenariat avec la société Sud-Africaine Sac Oil. Le bloc IV a été accordé fin 2011 à Albatros Oil DRC filiale congolaise d’un consortium canado-américain basé à Houston (USA). Cette société a injecté pour les deux premières années pour la phase de prospection un peu plus de 700 millions d’USD, y compris pour le permis octroyé sur le Graben Tanganyika au nord de la Ruzizi et Kigoma. Le bloc V a été attribué le 05 Décembre 2007 à Dominion Petroleum Congo, une société sud-africaine, SOCO PLC et Cohydro, le bloc couvre 50% de la superficie du Parc National des Virunga, le plus vieux parc d’Afrique, patrimoine mondial de l’humanité. En octobre 2011, SOCO a été autorisée à mener des activités d’exploration dans le Parc National des Virunga, se confrontant à deux logiques contradictoires, celle du profit généré par l’Or noir et celle de la conservation de la nature.

En somme, un minimum de 5 années séparent, l’Ouganda et la RDC en matières de recherches et d’exploitation proprement dite, l’Ouganda compte débuter sa production d’ici 2014. La situation de sanctuaire de plusieurs groupes armés et de jungle politique du côté de la RDC, organisé de main de maître par l’Ouganda qui deviendra bientôt un producteur de «pétrole du sang» pour prendre l’expression d’Edward Zwick, le réalisateur du film «le Diamond de sang», la fait traîner. Georges Clemenceau, n’avait-il pas dit «qu’une goutte de pétrole vaut une goutte de sang». Quant au pétrole congolais du Lac Albert, il sera produit aux prix des larmes et du risque de la disparition de 200 espèces de mammifères dont plus d’un quart de la population mondiale des gorilles, 700 espèces d’oiseaux, près de 2000 plantes dont 10% sont endémiques à cette zone, donc la perte du statut de patrimoine mondial de l’Humanité du Parc National des Virunga.

Enfin, en ouvrant grand mon œil sur l’Est de la RDC, nous constatons que les Etats Unis entretiennent une très importante ambassade à Goma dans le KIVU (comme à l’époque, le Camp Bondsteel à l’Est du Kosovo avec sa «Task Force East»). Seront-ils, comme pour le Kosovo, les premiers à reconnaître 2 nouveaux états, à savoir le Kivu et l’Ituri ? Nous nous souviendrons que dans une brève histoire de l’avenir, édition Fayard 2006, Jacques Attali avait parlé de la disparition de la RDC d’ici 2020, en d’autres termes, la balkanisation de la RDC, par les puissances occidentales via l’Ouganda et le Rwanda qui tiennent cette zone avec des tenailles pour s’assurer l’accès illimité de ses immenses richesses minières pour les prochaines décennies avec la complicité des multinationales anglo-américaines.

La récente offensive militaire du M23, qui s’est soldée par la prise de Goma, en dit long sur la complexité de la crise et des enjeux géostratégiques de la région des Grands Lacs, où se développe, au grand dam des Nations Unies qui dispose de l’une des plus importantes missions militaire, soit 19000 hommes, un courtage militaro-minier et politique dont le peuple de la RDC paie le plus lourd tribut. Devrons-nous comprendre, malgré les appels et la réaffirmation l’intangibilité des frontières, que l’avenir de la RDC est en train d’être une fois de plus scellée par les firmes occidentales qui profitent du chaos permanent entretenu par les groupes armées à la solde du Rwanda pour mettre en exergue le plan de la balkanisation de la RDC ?

En se rappel, lors de l’avancée du mouvement de Laurent Désiré Kabila, encadré par le Rwanda et l’Ouganda, avait révélé au grand jour l’ambition démesuré du Rwanda d’envahir une partie du Congo pour les cause d’espace vitale. Et on s’en souvient en son temps que le président Kagamé avait demandé clairement la révision des tracés frontaliers hérité de la colonisation. Plus tard, il demande à Nicolas Sarkozy de demander la gestion régionale des richesses de la RDC. Face à toutes ces pistes, si les congolais n’y prennent garde, cette situation conduira lentement mais sûrement le pays vers le morcellement, planifié par les puissances du mal qui opèrent dans l’Est de la RDC. Le président Kabila devrait revoir son positionnement diplomatique dans la région et consulté l’ensemble des forces vives de la RDC pour éviter au pays un psychodrame car le pays de Lumumba ne mérite pas cette humiliation. Ce dernier l’avait perçu au lendemain des indépendances, c’est ce qui l’avait emmené à opter pour l’Etat unitaire au détriment de l’Etat fédéral souhaité par les belges et les occidentaux qui n’avaient pas hésité un seul instant de soutenir la sécession de Moise Tchombé. La RDC devrait se rappeler du message de Henri Kissinger au sujet du Soudan. Ce dernier déclarait en 1960 que «tôt ou tard le Soudan du sud se détachera du Soudan du nord et nous nous y emploierons». Quelque 50 ans plus tard ce vœu machiavélique de l’axe qui imposa au monde le nouvel ordre mondial actuel se réalisa.

C’est dans ce contexte qu’il est impérieux d’instaurer un dialogue régional entre le Rwanda, l’Ouganda et la RDC avec l’implication de la Belgique, des Etats Unis, de la Grande Bretagne, de la France, en vue de trouver une issue à la crise qui secoue l’Est de la RDC.

Les groupes armées, qui opèrent dans à l’Est de la RDC, ne sont que des marionnettes téléguidés par le Rwanda qui met en exergue sa politique de la légitime défense préventive dans laquelle elle se camouffle pour continuer à maintenir son influence dans une partie de la RDC dont il dispose de puissantes ramifications à travers les congolais d’origine rwandophones connu sous le vocable de Banian Mulengué, qui constituent l’ossature du M23.

Arsene Frankeur Nganga et Rodrigue Fénelon Massala

© Copyright Les Afriques

Odimba Marcus

Le confédéralisme n’est pas suffisant !


Pendant un temps, nous avons aussi pensé qu’il nous fallais une confédération en RDC, pour couper l’herbe sous les pieds des colonisateurs, des dictateurs et des imposteurs.  Après une longue analyse, nous devons nous raviser, mieux, nous améliorer.

L’exemple de la souffrance des kongo évoqué ci-dessous est éloquent.  S’il peuvent parler leurs langues, on veut presque les obliger à converger sur le munukutuba, comme l’on voudrait que les autres tribus parlent soit le swahili, soit le lingala, soit le tshiluba.  Ce n’est pas tout : pourquoi obligerait-on les congolais d’être monogames, sans qu’ils n’aient acceptés de devenir un état chrétien ?  Voici que l’Europe que l’on veut singer dépénalise l’adultère déjà…  Pourquoi les obligerait-on, surnoisement, à devenir tous patriarcaux ?  Ou plus simplement encore, pourquoi nous oblige-t-on, vainement, à parler tous français dans nos bureaux ?

L’exemple des alurs permet, lui aussi, de voir d’autres aspects généralement négligés de la colonisation qui se prolonge.  Les alurs du Congo sont organisés en patriarchies (les jupa… pour dire les gens de … ; par exemple, les jup’ugulo sont les décendants d’un certain Ugulo).  Les patriarchies sont regroupées en chefferies.  Celles-ci sont, politiquement, totalement autonomes et indépendantes les unes des autres (Par exemple les angal, les panduru, les mukambu, les jukoth, les war, etc.).  Ces chefferies à leur tour forme la tribu alur qui n’a pas un roi contrairement à ce qu’on rencontre ailleurs.  Un roi ugandais qui tentait, récemment, de prendre autorité sur les chefferies alur du Congo s’est vite vu remis à l’ordre !  Le principe chez les alurs étant l’autonomie totale des chefferies et la séparation politique entre le Congo et l’Uganda n’ayant jamais fait l’objet de doute…  Tous les alurs parlent une même langue (l’alur) et se comprennent parfaitement, bien que parlant des dialectes différents entre chefferies.  Ils ont des moeurs communes – règles pour se marier, pour s’installer dans l’étendu du territoire de la tribu, manière de se saluer ou de se rendre service, etc.  Il n’en reste pas moins vrai que un principe sacro-saint chez les alurs est par exemple de ne jamais être dirigé par un étranger, ou de se laisser asservir par autrui !  Pourquoi, la République imposerait-il des administrateurs étrangers à cette tribu, comme à d’autres d’ailleurs ?

Une confédération, certe, serait, pour l’ensemble peuples du Congo, un soulagement.  Son inconvénient serait de garder un relent de la république, pendant que notre peuple ont besoins, dans sa multiculturalité et sa triste et longue histoire coloniale, a besoin de recouvrer son droit à l’autodétermination.  L’union d’états construits sur la base des affinités culturelles de nos peuples et totalement indépendants les uns des autres, est le seul gage du respect des nos cultures congolaises.  Non seulement cela, réalisée dans un souci de respect et d’unité utile, elle est le rempart solide et civilisateur contre la colonisation et l’imposture sous lesquels ploient nos peuples, nos tribus.

En résumé

Une confédération en RDC ne permettrait aux peuples congolais de recouvrer leur indépendance perdue depuis la colonisation jusqu’à nos jour.

C’est une union d’états indépendants qui peut, dans le contexte congolais, permettre à nos peuples de durable recouvre leur indépendance perdue depuis plus d’un siècle.  Le confédéralisme n’est donc pas suffisant pour notre multiculturalité.

(Graphèle) Paluku-Atoka Uwekomu


De : Victor Adam Kombwe [mailto:vicadamkombwe@yahoo.fr]
Envoyé : samedi 29 décembre 2012 0:13
À : Leonard BADIBANGA; Tshilombo Majimbu; semel66@yahoo.fr; VENUS BAYADIKA; Léonard UMUMBU; basileakiele@yahoo.com; Michael Sakombi; Aimé LOLINGA; Adolphe Bina Ngala; Uriel Nawezi; Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu; Barthelemy Lokoka; Ngimbi Kibutu; Brigitte MILAMBU
Objet : Il faut un Etat fédéral autonome au Congo !

To: From: die@yahoo.fr

Date: Fri, 28 Dec 2012 17:37:05 +0000

Subject: Re: [] Etat fédéral autonome du Congo

Les Suisses ont constitué une confédération en quelle année ? Le Royaume Kongo était une confédération des tribus et des clans, oui ou non ? ! Il suffit d’analyser l’architecture institutionnelle du Congo pour comprendre la dupérie ! Par exemple, comment peut-on donner au Président de la République la prérogative de négocier et de signer les traités ? Et vous êtes surpris d’apprendre qu’on vend des espaces terriens à des multinationales à l’insu de tout le monde ! Où en sommes-nous avec le plateau pétrolier de Muanda ? Quand vous sollicitez l’intervention des troupes étrangères au Congo contre le M23, quelles sont les contre-parties et qui signent ces traités ?

Soyons mâtures ! La Conférence Nationale Souveraine avait proposé une Constitution pour un Etat Fédéral au Congo; le texte a été publié en français et en 4 langues nationales par le Professeur Ndayi Wel aux éditions l’Harmatan. Prenons ce texte, essayons d’en faire des amendements pour avoir une Constitution voulue par les Congolais, et non imposée…! Le fédéalisme tout de suite..!

De : EMOP Z.M.DILONDI <patoudilondi@gmail.com>
À : mfuma_nekongo@yahoogroups.com
Envoyé le : Vendredi 28 décembre 2012 14h34
Objet : Re: [Mfuma Ne Kongo++>] Etat fédéral autonome du Congo oriental

La progression par étape pour bâtir des capacités.

Si on va trop vite ou trop lent sur une route on va créer des accidents.

Le fédéralisme dans plusieurs pays notamment aux Etats Unis est une relation d’évolution entre les gouvernements des états fédérés des Etats Unis et le gouvernement fédéral des Etats Unis d’Amérique.

Le Nigeria a adopté le fédéralisme mais il y a toujours des problèmes communautaires et de religion.

Une société humaine harmonieuse ne s’obtient pas en soi même.Nous la créons par nos idées, lois,institutions,plans et actions.

Revons,Concevons,Developpons et Delivrons cette societé humaine harmonieuse.

Bonne Année 2013!!!

2012/12/28 Basile Diatezwa <diatezwabasile@yahoo.fr>

Un Etat Fédéral du Congo devient un impératif ! L’ordre politique actuel a été imposé subtilement par certains milieux conservateurs belges pour leurs objectifs inavoués…! La Constitution actuelle élaborée en Belgique donne des prérogatives inacceptables au Président de la République; sommes-nous encore à l’époque des rois nègres ?

De : Franck NIOKA <francknioka@yahoo.fr>À : « mfuma_nekongo@yahoogroups.com » <mfuma_nekongo@yahoogroups.com>

Envoyé le : Jeudi 27 décembre 2012 22h38
Objet : [Mfuma Ne Kongo++>] Etat fédéral autonome du Congo oriental

Analyste pointu, Steve Hege a témoigné devant le Congrès américain et pulvérisé toutes les raisons « objectives » qui auraient pu amener le Rwanda à intervenir au Congo : protection des Tutsis rwandophones, traque des combattants hutus génocidaires, maintien d’une administration parallèle, contrôle des régions minières. Tous ces atouts, observe-t-il, le Rwanda en jouissait déjà avant le début de la guerre et aurait aisément pu les préserver…
Pourquoi alors une telle obstination, qui risque même de priver Kigali d’une partie de l’aide internationale dont le développement du pays a tant besoin ?
La conclusion de l’ analyste américain rejoint l’inquiétude du roi des Belges. Pour lui, «l’implication du Rwanda et son orchestration de la rébellion du M23 devient plus compréhensible lorsqu’elle est comprise comme un vecteur déterminé et calculé pour frayer un chemin à la création d’un Etat fédéral autonome dans l’Est du Congo. »
Et de citer l’exemple du Sud Soudan, qui a finalement choisi de se détacher définitivement de Khartoum…
Autrement dit, l’objectif réel de la rébellion et de ses commanditaires serait d’aboutir, tôt ou tard, à un Etat autonome du « Congo oriental », lié à l’Afrique de l’ Est et à ses voisins, et par conséquent délié d’un Etat central présenté comme gourmand, inefficient voire illégitime…
Un tel fédéralisme, imposé de l’extérieur, ouvrirait ainsi la voie à la désintégration du Congo. Un pays qu’ à la fin du 19eme siècle déjà, d’aucuns jugeaient trop vaste et surtout trop riche pour être administré par le seul roi Léopold II puis par la petite Belgique. Un pays qui, au lendemain de son indépendance, fut miné par les rébellions et les tentatives de sécession. Un pays dont l’intégrité territoriale et la souveraineté sont aujourd’hui défendues par le roi Albert II, au nom de l’histoire, au nom surtout des populations congolaises qui ont toujours démontré qu’elles refusaient le démembrement de leur héritage…

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Il n’existe aucun accommodement durable entre ceux qui sont capables de penser demain autrement qu’aujourd’hui et ceux qui affirment croire et obligent sous peine de mort leurs semblables à en faire autant.Befu kuna ngoyo, nje viokila va zu, tebukanga moyo (proverbe woyo)

De : Franck NIOKA <francknioka@yahoo.fr>
À : « mfuma_nekongo@yahoogroups.com » <mfuma_nekongo@yahoogroups.com>
Envoyé le : Jeudi 27 décembre 2012 22h27
Objet : [Mfuma Ne Kongo++>] obama appelle kagame pour le mettre en garde

Obama appelle Kagame pour le mettre en garde

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« Ca va aller…Même les plus pessimistes osent à nouveau respirer, Goma ne sera probablement pas attaquée… »L’appel téléphonique du président Obama au chef de l’Etat rwandais Paul Kagame a rasséréné Goma, où la population redoutait un mouvement des forces rwandaises, sous prétexte d’une attaque imminente des miliciens hutus FDLR. De nouveaux combats auraient rendu difficile sinon impossible le déploiement de la « force neutre » composée de pays d’Afrique australe (Tanzanie, Zimbabwe, Afrique du Sud sinon Angola). Ce détachement de 800 hommes, sitôt qu’il sera à pied d’œuvre, aura pour mission de désarmer les « forces négatives » c’est à dire les miliciens hutus mais aussi les militaires mutins du M23 et il se chargera de surveiller la frontière entre le Congo et le Rwanda.Sous l’influence de Susan Rice qui représentait son pays aux Nations unies et qui vient de renoncer à prendre la succession d’Hillary Clinton au département d’Etat, la diplomatie américaine s’était jusqu’à présent montrée très circonspecte, refusant d’évoquer explicitement la responsabilité rwandaise dans la déstabilisation de l’Est du Congo. L’appel du président Obama vient de briser cette omerta : selon un communiqué de la Maison Blanche, le chef de l’Etat a mis en garde son homologue rwandais contre « tout soutien au groupe rebelle M23, incompatible avec le désir de paix et de stabilité du Rwanda ». Les deux hommes ont aussi discuté des problèmes de gouvernance en République démocratique du Congo au Congo et le président Obama, prenant sans doute Paul Kagame au mot, a salué son engagement « à promouvoir la recherche d’une solution pacifique dans l’Est de la RDC. » et il a lancé un appel en faveur d’un accord politique, adressant le même message à Joseph Kabila.Entre les lignes et au delà des formules de politesse, le message d’Obama représente un tournant dans la politique américaine, puisque Kigali se voit directement interpellé, sinon mis en garde, à quelques heures peut-être de nouveaux bouleversements dramatiques qui avaient déjà plongé Goma en état de psychose.Didier Reynders, en voyage au Koweit, ne s’y est pas trompé : il a qualifié d’ « important » l’engagement du président Obama dans le dossier, rappelant que toute solution passe aussi par la restauration de l’Etat de droit en RDC et par la « transparence » de la frontière entre le Rwanda et l’Ouganda.A Kampala aussi, les négociateurs ont compris que la donne avait changé : alors que, les jours précédents, les porte parole du M23 avaient haussé leur niveau d’exigence, allant jusqu’à revendiquer l’administration de la ville de Goma et mettre en cause le président Kabila, ils ont choisi mercredi de suspendre les pourparlers avec la délégation gouvernementale. De leur côté, les représentants de Kinshasa s’étaient plaints du climat de peur et d’insécurité régnant à Goma, l’attribuant à des actions de propagande menées par les rebelles. Ils avaient aussi rappelé le dernier incident en date : après avoir volé un million de dollars dans un fourgon de la banque BIAC, des inconnus ont traversé avec leur butin la frontière rwandaise avec leur butin, laissant derrière eux un blessé et des armes.

Collete Braeckmann  du 19/12/2012

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Il n’existe aucun accommodement durable entre ceux qui sont capables de penser demain autrement qu’aujourd’hui et ceux qui affirment croire et obligent sous peine de mort leurs semblables à en faire autant.  Befu kuna ngoyo, nje viokila va zu, tebukanga moyo (proverbe woyo)

Que Dieu bénisse la R.D.C.                                                                                                  God bless the D.R.C.

EMOP Z.M.DILONDI «Consulter pas vos craintes, mais vos espoirs et vos rêves. Ne croyez pas sur vos frustrations, mais au sujet de votre potentiel inexploité. Ne vous préoccupez pas de ce que vous avez essayé et échoué dans, mais avec ce qu’il est encore possible pour vous de faire . Le pape Jean XXIII (1881-1963)»

Tribalité contre tribalisme


Notre pays traverse une période difficile : l’occupation de notre territoire par plusieurs troupes étrangères.  Le M23, considéré comme telle par une frange importante de l’opposition s’ajoute à la désormais très controversée MONUSCO.

Dans l’opposition de la diaspora, des voies s’élèvent, qui vont dans tous les sens.  Certains n’oublient pas la promesse faite à Etienne Tshisekedi wa Mulumba (ETM) en 2011, de le soutenir jusqu’à la victoire contre l’imposture.  Ils insistent, comme nous, pour que tous les efforts soient conjugués de manière à lui accorder l’impérium qui lui manque cruellement.  Sans cette impérium, il ne sais pas concrétiser sa politique et le peuple congolais n’aura pas l’occasion d’apprécier ni de jouir de la différence entre ETM et Joseph Hyppolithe Kanambe (JHK).  D’autres en revanche, sombrent dans un tribalisme suicidaire.  Dans le souci sans doute de combattre l’hégémonisme présumé des tutsi rwandais, qu’ils confondent, pour la bonne cause de la libération de la RDC, aux nilotes, ils distraient ou démobilise les peuples congolais par leurs discours bantoutisants.

Face à ces dérives, à ces erreurs, il convient que les patriotes se serrent les coudes pour tenir ferme.  L’usure peut profiter à notre ennemi qui en a grandement besoin pour s’échapper et se moquer de nous comme des chiens qui aboient sans mordre, laissant la caravane passer.  Un sursaut de tribalité n’est pas à confondre avec le tribalisme !  Non plus que l’appartenance à un groupe culturel ne peut être confondu au non respect des autres groupes culturels !

Les USA s’éveillent-ils ?


Les Etats-Unis vont déployer des troupes dans 35 pays africains
Posté par philippehua ⋅ décembre 27, 2012⋅ Laisser un commentaire

L’armée américaine va déployer des troupes dans près de trois douzaines de pays africains dans l’année à venir. Les soldats basés à Fort Riley, 2e brigade du Kansas et la 1st Infantry Division vont générer une formation en Mars 2013 afin de mettre en place un projet pour envoyer des troupes dans 35 pays africains suivant un rapport d’Associated Press.   Citant une menace croissante de groupes extrémistes, y compris ceux ayant des liens avec Al-Qaïda, le ministère de la Défense espère installer des soldats américains à l’étranger afin de préparer les troupes locales pour d’éventuelles crises futures avant que les tensions ne dégénèrent.

sic…

En outre, l’AP dit que les soldats américains se rendront en particulier en Libye, au Soudan, en Algérie et au Niger dans le but de se préparer à toutes les attaques possibles d’Al-Qaïda. Les américains permettront également de former et d’équiper des forces au Kenya et en Somalie, paraît-il, dans le but de faire face à des militants d’al-Shabab. Malgré les troupes déployées dans plus de la moitié des pays d’Afrique, cependant, les AP rapporte que l’Oncle Sam va essayer d’éviter de donner l’impression que les États-Unis laissent une empreinte importante sur tout le continent. «Le défi que nous avons est de toujours comprendre le système dans leur pays», explique Rodriguez. « Nous ne sommes pas là pour leur montrer notre système, nous sommes là pour faire en sorte que leur système fonctionne.

http://philippehua.com/2012/12/27/les-etats-unis-vont-deployer-des-troupes-dans-35-pays-africains/

Combien de temps encore ?


Pendant combien de temps encore certains d’entre nous resteront-ils dans l’ignorance de la vérité au sujet de Joseph Hyppolite Kanambe ou resteront-ils encore prisonniers de leurs cupidités ?  Qui est le diable ci-bas : Ngbanda  , ou plutôt Kanambe qu’il n’arrête de dénoncer ?  Ne suffit-il pas de lire et de confronter au vécu quotidien ce qui est écrit ?

Peuple congolais, lève-toi, toi qui dors depuis le 30 juin 1960 !  Autrement, tu mourras dans ton sommeil.  Kanambe ne voudra pas mourir seul…


Ngbanda est diabolique


From: Apareco France <apareco_frct@yahoo.fr>;
To: kivu avenir <Kivu-Avenir@yahoogroupes.fr>; congocitizen@yahoogroups.ca <congocitizen@yahoogroups.ca>; Htl <hinterland1@yahoogroupes.fr>;
Subject: [congocitizen] Texte VIDEO : H.Ngbanda réagit au discours de « Joseph Kabila » !
Sent: Thu, Dec 20, 2012 6:30:52 AM

FLASH !

Honoré Ngbanda réagit  au discours de « Joseph Kabila »


devant le «Congrès» !!! VIDEO

« MWANA MBOKA KEBA KABILA ALINGI ALATA POSO YA MEME ! »


Cliquez ci-dessous pour visionner la video : 

http://youtu.be/t68J5vmMAzk

« Acculé face aux évènements qui les mettent à nu, le gouvernement congolais copie et défend désormais

les mêmes thèses que  l’APARECO pour tenter de camoufler sa complicité avec Kagame  , Museveni et le M23 ! »

Chers Compatriotes,

Comme vous le savez, je n’ai pas comme habitude de répondre aux nombreuses inepties d’Hyppolite KANAMBE débitées dans ses rares discours que ces «nègres» de profs collabos lui griffonnent et lui apprennent durant des nuits entières à les réciter comme un perroquet.

Mais si j’ai décidé de réagir cette fois-ci, c’est parce que le commandant «Hyppo» vient d’adopter une stratégie extrêmement dangereuse : Il a choisi de récupérer à son compte tous les thèmes et le discours patriotiques du combat de libération de l’APARECO et des patriotes résistants!

Chacun se souviendra que lorsque l’APARECO a démarré son combat en 2006 pour mobiliser les Congolais contre l’occupation rwandaise, le bouillant Secrétaire Général du PPRD à cette époque-là a sillonné l’Europe pour prendre le contre-pied de l’APARECO en disant aux Congolais de ne pas suivre NGBANDA qui les trompait ! Les Congolais se rappellent encore des violentes campagnes lancées ces derniers mois dans la presse congolaise par le porte-parole et perroquet du Gouvernement de «Kabila» contre le président de l’APARECO parce qu’il dénonçait l’agression de la RDC par le Rwanda à travers les milices du CNDP et du M23.

1.Qu’est ce qui justifie donc ce brusque changement d’attitude, ce volte-face apparent deet ses collabos pour qu’ils adoptent  totalement le discours de l’APARECO ?

Ils y ont été contraints parce qu’ils ont compris que le peuple congolais est maintenant majoritairement acquis au combat de libération de la RDC.  Ils ont réalisé que la jeunesse congolaise a pris conscience du danger et elle est débout  et déterminée à se battre son pays. Hyppolite KANAMBE a compris que désormais, il n’a plus la possibilité ni de corrompre ce peuple comme il l’a fait avec une bonne partie de la classe politique congolaise. Il sait que désormais, il ne peut ni intimider la jeunesse congolaise, ni stopper son élan patriotique.

Alors pour endormir les patriotes congolais et détourner le réveil patriotique de notre peuple, Hyppolite KANAMBE adopte la ruse : Il choisit de récupérer toutes les thèses défendues par l’APARECO  et la Résistance congolaise pour brouiller l’esprit des congolais en vue de les endormir. Voilà pourquoi j’interviens pour dénoncer cette nouvelle ruse en relevant dans ce discours quelques cas frappants de cette supercherie:

2. Le Rwanda est-il enfin reconnu comme l’agresseur de la RDC?

KANAMBE reconnaît dès le début de son discours que la responsabilité du Rwanda dans l’agression de la RDC est établie. Il affirme en effet et je le cite: «Tout a été dit sur l’agression de notre pays par le Rwanda. Des preuves suffisamment documentées sont fournies par les Services et les rapports des Nations Unies ». Dans le même ordre d’idée, il a affirmé encore et je le cite : « des éléments à la solde des étrangers ont entrepris de semer le trouble et la désolation dans la province du Nord-Kivu » !

Alors je lui pose la question suivante: S’il savait que c’est le Rwanda qui est l’auteur de l’agression de la RDC, pourquoi a-t-il confié à son oncle James KABAREBE, ministre de la Défense du Rwanda, le rôle de médiateur entre les agresseurs rwandais du M23 et le Gouvernement congolais? Alors que par ailleurs il sait, mieux que quiconque, que c’est le même James KABAREBE qui est le cerveau et les bras séculier de Paul Kagamé dans la conception et l’exécution de l’agression de la RDC depuis 1996. KANAMBE le sait bien d’autant plus qu’il fut lui-même sous les ordres du même James KABAREBE, son oncle, au sein de l’armée rwandaise depuis le début de l’invasion du  Zaïre!

3. L’armée devient «désormais» la priorité?

S’agissant du domaine stratégique de l’armée qui constitue le thème sacré du combat de l’APARECO depuis le début, KANAMBE recourt une fois de plus à la supercherie en empruntant du bout des lèvres le discours de l’APARECO pour endormir les militaires et les jeunes patriotes congolais . Ainsi KANAMBE déclare sans sourire : « Désormais, au-delà de toutes nos actions pour le développement, notre priorité sera la défense de la patrie. La défense, rien que la défense, avec une armée dissuasive, apolitique et professionnelle qui rassure notre peuple» !

  • KANAMBE a atteint ici le sommet du cynisme à l’état pur! Depuis onze ans qu’il s’emploie à détruire l’armée congolaise depuis qu’il a été placé à la tête de la RDC, depuis onze ans que la Communauté internationale dont l’Union Européenne en particulier, met des budgets colossaux à sa disposition et le presse sans succès d’ériger une armée moderne, depuis onze ans qu’il s’est chargé d’éliminer les meilleurs officiers généraux et supérieurs congolais pour les remplacer par leurs homologues rwandais   au sein de notre armée…., voilà que brusquement, onze longues années après, comme par miracle, le fils d’Adrien KANAMBE se réveille pour décréter qu’enfin, «désormais», la défense de la patrie devient sa priorité ! De qui se moque-t-il ?
  • Et avec quelle Etat-major  va-t-il monter une armée républicaine? Avec quelles troupes ? Lorsque nous savons que ces dernières années, sa mission fut d’injecter des milliers de soldats et des généraux rwandais du CNDP et du RCD au sein du haut commandement des FARDC ? Comment pourra-t-il parler d’une armée républicaine pour la RDC avec des troupes rwandaises qu’il a massivement injectées à travers l’opération de brassage qui a été justement décidée dans les fameux accords du 23 mars 2009 dont le M23 réclame l’application totale aujourd’hui?
  • Et KANAMBE sait qu’au moment où il tenait son discours au Palais du peuple, plus de trois bataillons rwandais étaient en état d’alerte à Kitona, à Maluku et dans la ville même de Kinshasa !
  • Bien plus, KANAMBE savait qu’au moment où il promettait aux Congolais une armée républicaine, le général zimbabwéen Zengeni Bonda Maggi organisait une expédition de trois bataillons de l’armée zimbabwéenne dont les 1500 éléments sont arrivés à Goma le lendemain du discours de KANAMBE. Et chaque congolais garde encore en mémoire des gisements de minerais de notre pays que le Zimbabwe a pillé en 1998 en guise de son soutien à la RDC ! La série de pillage reprend donc !  
  • Aujourd’hui le Gouvernement congolais a accepté de débloquer 20 millions de dollars pour financer la force neutre qui devrait assurer la sécurité de nos frontières à l’Est du pays , pourquoi ne pouvait-il pas débloquer cette somme pour financer une meilleure prise en charge de nos militaires congolais qu’il a volontairement clochardisé depuis des années ?  Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de sanctions significatives contre ceux qui ont détourné depuis des années les soldes de ces mêmes militaires ou qui se sont rendus coupables d’actes de trahison favorisant la déroute de notre armée ?
  • Lors de la transition conduite par le 1+4, on parlait d’un effectif de plus de cent mille militaires congolais, où sont –ils passés, à qui « Kabila » et Ruberwa ont-il versé les soldes destinées à tous ces  militaires « fantômes » ? Sur la totalité du matériel militaire acheté par « Kabila » depuis qu’il a accédé au pouvoir de quelle quantité dispose réellement aujourd’hui l’armée congolaise ? Pourquoi n’y a-t-il pas de véritable enquête pour déterminer la manière dont une bonne partie de ce matériel est passé aux mains de nos ennemis ?
  • « Kabila » peut-il rappeler aux congolais qui a nommé les nombreux infiltrés rwandais tels que Bosco Ntanganda ou Laurent Nkunda au sein des FARDC en sachant très bien que c’était des rwandais (comme lui )? Kanambe et eux ont servi ensemble dans l’armée rwandaise.

Bref, tout ceci confirme sans équivoque le travail minutieux de sabotage de l’armée congolaise,  orchestré par « Kabila » lui-même . Maintenant qu’il a réussi cette mission il tente de camoufler ses forfaits par tous les moyens… même les plus grossiers !

4. Appel à la jeunesse pour s’approprier l’enjeu de la défense nationale. Mais contre qui ?

Kanambe pousse en effet l’outrecuidance jusqu’à son comble. Jusqu’à la folie suicidaire. Il lance un appel patriotique à la jeunesse congolaise. Exactement l’appel que lance l’APARECO aux congolais depuis le début de son combat. Sans pudeur KANAMBE lance : « C’est ici pour moi, l’occasion de lancer un appel à la Nation toute entière pour que, désormais, elle s’approprie l’enjeu de la défense nationale. De même, … je demande à chacun d’entre nous, dans sa sphère d’action et d’influence, de sensibiliser notre jeunesse à s’enrôler massivement eu sein de nos forces de défense et de sécurité afin que celles-ci deviennent le rempart implacable de la défense de la patrie ». Formidable!

Ainsi  craignant  que la jeunesse congolaise , notamment à l’Est du pays où on l’a vu demander des armes pour se battre, devienne une véritable menace pour lui Kanambe vient de lancer l’un des processus qui devrait lui permettre de neutraliser ces jeunes patriotes congolais  en les appelant à s’enrôler massivement dans l’armée. Cette même armée dont il prive de moyens depuis si longtemps.

Il est vrai que les collabos congolais qui sont autour de KANAMBE lui ont fait comprendre qu’à ce jour, malgré les violentes campagnes de dénigrement et de diffamation menée contre l’APARECO et son leader, le peuple congolais est de plus en plus convaincu et adhère à leur discours sur l’occupation de la RDC et sur le plan de balkanisation de la RDC par le Rwanda. Ainsi donc, selon nos sources proches de KANAMBE, les collabos congolais qui lui ont écrit le discours qu’il a répété toute la nuit pour en maîtriser le texte, l’ont conseillé d’emprunter carrément le discours et les thèses de l’APARECO et de la résistance congolaise de la diaspora pour, pensaient-ils, leur couper l’herbe sous leurs pieds. Mais ce faisant, c’est KANAMBE qui s’est plutôt tiré une balle dans le pied! Il s’est lui-même transformé en propagandiste de l’APARECO !

En effet, en lançant officiellement cet appel du haut de sa tribune, sans le savoir peut-être, Hyppolite KANAMBE vient de signer lui-même son arrêt de mort !

Il vient de se mettre la corde au cou pour sa propre pendaison ! Car, ce qu’il ignore, c’est que la jeunesse congolaise compte réellement et sérieusement «s’approprier l’enjeu de la défense nationale». Oui ! La jeunesse congolaise estudiantine, sportive, active et oiseuse va s’assumer dans le domaine de la défense de la patrie ! Oui ! Chacun des Congolais va mobiliser autour de lui notre jeunesse afin qu’elle  identifie clairement les vrais ennemis du Congo, en commençant notre premier ennemi qui est justement Hyppolite KANAMBE alias « Joseph KABILA » !!!

4.  Appel à la cohésion nationale, mais contre quel ennemi ?

Jusqu’à la conclusion finale de son discours, sous forme d’appel, Hyppolite KANAMBE a voulu se comporter en porte-parole de l’APARECO. Dans son appel final au rassemblement il conclut son adresse en ces termes: «Face à une situation historique qui met la Nation en péril, plus qu’une responsabilité, la cohésion nationale s’impose à nous tous : acteurs politiques, Société civile, Forces de défense et de Sécurité et toutes les forces vives de la Nation. » Et la messe est dite !

L’appel à la résistance est bel et bien lancé ! Face au péril identifié et qui se nomme le Rwanda dont le premier représentant en RDC s’appelle Hyppolite KANAMBE, effectivement, «la cohésion nationale s’impose » à tous les Congolais ! Nous devons d’abord nous débarrasser de l’agent rwandais placé à la tête de nos institutions. Nous devons d’abord et avant toute autre chose neutraliser le « Cheval de Troie »  que l’ennemi a infiltré au cœur de la RDC! Et notre « Cheval de Troie » a un nom : Hyppolite KANAMBE alias « Joseph KABILA » 

On ne peut que déplorer  le rôle des députés et des sénateurs congolais   qui ont suivi et même applaudi béatement ce discours plutôt que de lancer la procédure  de déchéance de cet imposteur pour Haute trahison etc…. Ces congolais qui préfèrent ignorer les souffrances de nos compatriotes pour leurs intérêts personnels et continuent à s’accrocher aux miettes que « Kabila » leurs jette, porte une grave responsabilité dans la tragédie qui perdure en RDC.

Qu’à cela ne tienne, il y a un temps pour tout « Kabila » vient lui-même de prophétiser la fin de son règne en RDC. J’appelle chaque congolais où qu’il soit à se mobiliser plus que jamais pour la Libération de la RDC !

Que Dieu bénisse la République démocratique du Congo !

Paris, le 18 Décembre 2012

Honoré NGBANDA NZAMBO KO ATUMBA

Président national de l’APARECO

Les résolutions de la CAERI du CCD


[13:28:16] ALINGABO EDETTA GUY: CONGRES DES CONGOLAIS DE LA DIASPORA
RESOLUTION DE LA COMMISSION DES AFFAIRES ETRANGERES ET DES RELATIONS INTERNATIONALE
Rés. /CAERI/CCD /RM /002/12/2012
Les Membres de la commission des Affaires Etrangères et de Relations Internationales;
Ayant fait le tour d’horizon des questions de politique internationale, notamment, de la position humiliante et d’inféodation de la République Démocratique du Congo au Rwanda et à l’Ouganda  et que cette inféodation est le fait de l’invasion des armées rwandaises et Ougandaises sous les labels de l’AFDL, RCD/GOMA, du PPRD, du CNDP, du M23 et de l’ARC;
Considérant que les agressions successives de notre pays par les forces armées rwandaises et ougandaises ont pour but l’occupation de fait de notre pays, et que ces agressions ont déjà causé  8 millions de morts congolais, elles ont également entraîné  des viols effrénés de femmes, les déplacements massifs des populations autochtones de leurs lieu de vie, la destruction méchante de l’écosystème, ainsi que le pillage de ressources naturelles ;
Considérant que la MONUC, aujourd’hui la MONUSCO n’ont jamais rempli leur mission de maintien de la paix en République Démocratique du Congo, au contraire, elles  se sont montrées complaisantes et complices des actes criminels des troupes d’occupation ;
Considérant que  de par leurs activités criminelles sur le territoire congolais, les armées régulières  du Rwanda, Ouganda et du Burundi  sont devenues des forces négatives qu’il faut bouter hors de notre pays, et que la force internationale neutre, constituée d’officiers et soldats des armées d’occupation n’est que un des stratagèmes pour confirmer la balkanisation de notre pays ;
Considérant que les Résolutions de la CNS demeurent Souveraines   jusqu’à ce jour et qu’elles ont force de référence jurisprudentielle indéniable ;
Considérant que ces résolutions de la CNS avaient comme objectifs la restauration de l’Etat et d’un Etat de droit afin qu’il n’y ait plus jamais, en République Démocratique du Congo  ni dictature qui résiste, ni chaos, ni vide politique ou juridique ;
Considérant que pour mettre fin a cette situation de barbarie et du chao, la République Démocratique du Congo a besoin d’hommes et des femmes intègres, compétents et dévoués à la cause nationale ;
Vu les dispositions fondamentales de la Charte du Congres des Congolais de la Diaspora notamment ses articles 2, 3 et 4 sur les buts et la vision du Congrès ;
Avons décidé ce vingtième jour du mois de décembre de l’An deux mille douze de prendre en main les destinées de la République Démocratique du Congo afin de mettre fin a la dictature et avons recommandé au Congres de prendre les décisions suivantes :
Art.1.- Déclarons ce jour que Laurent-Désiré Kabila, de par son rôle actif dans l’invasion de notre pays par des tueurs-tutsi rwandais, et s’étant rendu lui-meme auteur et complice des massacres des populations congolaises au cours des années où il exerça le pouvoir supreme, ne doit plus être considéré comme Héros National et ne peut en aucun cas mériter d’être cité parmi les Grands Hommes d’Etat de l’histoire du Congo. Par  conséquent, demandons au Peuple Congolais de démolir le mausolée qui abrite son corps.
Art.2.- Accusons Joseph Kabila Kabange de HAUTE TRAHISON de par sa complicité et du fait qu’il est d’intelligence avec les nnemis du Peuple Congolais et de la République Démocratique du Congo. Nous l’accusons également de crimes de guerre, crimes contre l’humanité et de crimes de génocide et de crimes économiques.
Art.3.- Accusons également les membres des gouvernements qui se sont succédés en Republique Democratique du Congo : de Gizenga, Muzito et Matata Mpoyon de :
Haute trahison pour avoir fait voter une loi d’amnistie en faveur des criminels tueurs-tutsi-rwandais, du CNDP, aujourd’hui M23 leur accordant ainsi l’impunité et le droit de tuer les bantous du CONGO.
D’avoir signé un accord avec le CNDP qui oblige le gouvernement congolais à verser des indemnités de l’ordre de 7 millions de dollars américains du contribuable congolais aux membres et aux familles de CNDP, victimes des guerres à l’Est de la RDC, ignorant le sort des familles martyres congolaises.
Nous accusons également les membres de ces gouvernements précités de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, crimes de génocide et crimes économiques, ainsi que leurs parrains occidentaux, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Belgique , l’Allemagne et le Canada.
Art.4.- Se conformant aux dispositions des articles 51 et 52 de la Convention de Vienne de 1969 sur les Droit des Traitres dont les stipulations sont les suivantes nous citons :
Article 51
CONTRAINTE EXERCÉE SUR LE REPRÉSENTANT D’UN ETAT
“L’expression du consentement d’un Etat à être lié par un traité qui
a été obtenue par la contrainte exercée sur son représentant au moyen
d’actes ou de menaces dirigés contre lui est dépourvue de tout effet juridique.”
Article 52
CONTRAINTE EXERCÉE SUR UN ETAT PAR LA MENACE OU L’EMPLOI DE LA FORCE
Est nul tout traité dont la conclusion a été obtenue par la menace
ou l’emploi de la force en violation des principes du droit international
incorporés dans la Charte des Nations Unies.”
Par conséquent, dénonçons tous les actes ou  accords signe par l’actuel Président de la République du Congo et son gouvernement pour vice de fond et de forme car n’étant pas conforme aux dispositions précitées et parce que leurs consentements ont été vicié du fait des allégeances du de celui-ci et de son gouvernement aux puissances étrangères, entrainant leur caducité et leur nullité en droit.Declarons en sus que ces actes et accords ne constituent que des actes sous-seing privé n’engageant que leurs auteurs et non pas le Congo et encore moins le Peuple Congolais.  Il s’agit des actes et accords ci-après :
Accord de Paix de Lusaka
Accord de Sun City
Accord de Paix RDC/CNDP
Accords de Nairobi I, Nairobi II
Accord d’Addis-Abeba
Accords de Kampala I, II, III, IV, V, VI, VII …
Tout accord avec le M23
Il en est de meme pour tous les contracts miniers et autres, qui seront purement et simplement abrogés.
De ce qui precède, exigeons LA RUPTURE DES RELATIONS DIPLOMATIQUES  AVEC LE RWANDA, L’OUGANDA ET LE BURUNDI.
Art.5.- Déclarons que les armées régulères du Rwanda de l’Ouganda et du Burundi comme étant des forces négatives commettant des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et crimes de génocide en République Démocratique du Congo et que leurs responsables devront répondre de leurs actes devant la Cour Pénal Internationale. Une plainte formelle sera introduite devant cette juridiction dès l’avènement d’un Gouvernement responsable au Congo.
Art.6.- Déclarons que le M23 n’est pas un mouvement de rébellion congolaise, mais plutôt une bande de criminels rwandais, créature des multinationales racistes et prédatrices avec la complicité de la « Communauté Occidentale » dont les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne, la Belgique et de l’Union Européenne en vue de s’adjuger les richesses du Congo.
Art.7.-Compte tenu de sa complicité avérée pour le compte des ennemis de la Republique, ainsi que dans le vol et le trafic des matieres premières -du Congo, nous nous opposons à la signature d’un nouvel accord avec la MONUSCO qui sera obligée de quitter le territoire congolais dès la mise en place d’un gouvernement responsable au Congo car s’étant comportée plus comme une armée d’occupation qu’un organe de maintien de la paix.
Art.8.- Nous devons changer la configuration politique, militaire et diplomatique dans les pays des Grands Lacs. Et déclarons que la République Démocratique…