ARRESTATION DE MIKE MUKEBAYI: Kengo fustigerait la démarche de M onsengwo en coulisse


From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune – Sent: mardi 2 septembre 2014 19:27 – To: congokin-tribune – Subject: [Congokin-tribune] ARRESTATION DE MIKE MUKEBAYI: Kengo fustige la démarche de Monsengwo en coulisse – Publié le mardi 2 septembre 2014 09:39

congoNewsrdc.jpgkenko.jpg La culpabilité morale et intellectuelle de Laurent Monsengwo sur l’arrestation du journaliste Mike Mukebayi vient d’être mise sur la place publique par les derniers propos de Léon Kengo, président du Sénat. Hormis le sentiment amical qui les lie, l’autorité morale de l’opposition républicaine fustige la démarche épidermique du prince de l’église catholique de Kinshasa. Kengo l’a exprimé en coulisse à un de ses proches collaborateurs après son retour de l’Europe.

La source qui a témoigné sous l’anonymat a tenu à faire parvenir cette nouvelle à la rédaction du bihebdomadaire rd-congolais le plus lu, selon le dernier sondage de l’institut le point de Panda, qui classe «Rd-Congonews», en deuxième position après les «Dépêches de Brazzaville» pour son obédience. La source kengiste témoigne que le président du Senat s’est étonné de l’acharnement de la famille du cardinal sur un journaliste, fut-il proche de l’opposition. Cette désapprobation silencieuse de Kengo étale Monsengwo malgré son démenti paru dans certains médias et tabloïds Kinois. Comme dit l’adage populaire mentez, mentez il en restera toujours quelque chose.

Grave encore, Kengo a avoué avoir reçu des appels de ses amis ambassadeurs accrédités à Kinshasa pour s’enquérir des circonstances de l’arrestation du directeur de CONGONEWS. Les mêmes ambassadeurs reconnaissent à avoir au préalable parlé déjà au cardinal, a précisé la source kengiste. Curieusement, le vrai plaignant de l’affaire demeure fictif, une stratégie optée par les Monsengwo pour que le cardinal reste au dessus de toute suspicion. Malheureusement, toutes pistes scrutées sur le calvaire de Mukebayi remontent et clignotent au coeur même du centre pastoral Lindonge, le siège de l’archevêché de Kinshasa. Pour Léon Kengo, a rapporté la source, combien des fois ce journal m’a attaqué au point d’exhumer même certains vieux dossiers sous le règne du feu maréchal Mobutu et feu Kabila. Et Kengo de poursuivre : « Quelle a été ma réaction si ce n’est que le silence », a souligné la source.

Une attitude qui élève davantage cette autorité et le place dans le firmament des hommes d’Etats. C’est clair que le président du Sénat ne partage pas le comportement inhumain dont fait l’objet les journalistes de la rd-Congo de la part de certaines personnalités rien que pour avoir fait leur travail. Constat, d’une justice disproportionnée. Là où le bat blesse, cette fois-ci c’est la soutane du cardinal couverte des éclaboussures d’une justice acquise à la taille de l’enveloppe pour livrer la tête de Mukebayi sur un plateau. Le péché de CONGONEWS, c’est son objectivité pour lequel son directeur en fait les frais.

samuel mbuta

Mambo wa Lumona

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Mike Mukebayi – Colonisation juridique


Notre erreur majeure, du point de vue du droit, est de perpétuer la colonisation. Quel congolais comprend tous les charabias, toute la barbarie juridique exposée ci-dessous ; à part quelques juristes au service de la colonisations ? L’indépendance du congolais passe aussi par la libération de son mental, l’établissement au Congo d’un système judiciaire congolais. Nous savons tous que cela est moins coûteux que la perpétuation de la colonisation qui veux faire qu’il y ait quelque chose dans la toge…

C’est au peuple de rappeler ses parlementaire et de l’instruire de disposer que nos systèmes judiciaires de jadis, éventuellement adaptés aux exigences de la modernité, reviennent. Toutes les initiatives contraires nous vaudront des arrestations arbitraires de plus en plus nombreuses et avec elles d’autres assassinats politiques, malheureusement.

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune – Sent: mardi 2 septembre 2014 19:43 – To: congokin-tribune – Subject: [Congokin-tribune] DETENTION ILLEGALE CONFIRMEE : Les intérêts croisés contre Mike Mukebayi – Publié le mardi 2 septembre 2014 09:07

congoNewsrdc.jpgmukebayiKanikiMos.jpgCe n’est plus un secret, il y a une main noire derrière la détention illégale de Mukebayi, surtout celle du pouvoir en place. Qui, a toujours cherché sans succès, la tête du directeur général de CONGONEWS.

Voilà que Monsengwo et son frère Kaniki viennent de le desservir sur un plateau.

Des sources crédibles laissent entendre que le Tribunal de grande instance de la Gombe a reçu des instructions fermes, de pouvoir confirmer cette détention. Pour preuve, cette juridiction a passé outre, toutes les irrégularités que ses avocats ont soulevées. Par exemple, la décision de la détention préventive contre laquelle Mukebayi est allé en appel, n’avait pas été motivée. Les juges qui en ont ordonné, se sont juste limités à dire "qu’il y a des indices sérieux de culpabilité qui pèsent sur lui". Pourtant, la constitution à son article 21 exige au juge de motiver sa décision. Par voie de conséquent, la non motivation d’une décision judiciaire constitue un motif d’annulation de celle-ci.

En plus, ces juges n’ont pas répondu aux exceptions que les avocats de Mukebayi ont soulevées. Notamment, la présence de l’avocat général (magistrat du parquet général) comme ministère public devant le tribunal de paix qui a ordonné la détention préventive. Alors qu’il y a un parquet près cette juridiction chapeauté par un premier substitut du procureur. Qui, en principe devrait siéger à l’audience dans laquelle, la détention préventive a été statuée. La loi ne donne la possibilité qu’au procureur général de la République, seulement sur injonction du ministre de la Justice, à soutenir l’accusation devant toutes les juridictions.

Il est clair qu’une entente est conclue entre Kaniki et Mugalu que CONGONEWS en sait tout, à travers la direction de l’UNPC. Qui, elle même avait pris langue avec Kaniki. Pour preuve, Mugalu a, clairement dans une des émissions télévisées, pris la même position que Kaniki. Celui de pardon que Mukebayi doit demander pour qu’il recouvre sa liberté. Alors que le même Mugalu avait pris contact avec des journalistes et a promis de s’investir pour obtenir la liberté de Mukebayi. Non dans le sens de demander pardon. Curieusement, il change de position après avoir rencontré Kaniki.
Qu’à cela ne tienne, les visiteurs de Mukebayi font savoir que celui-ci vit sa détention avec beaucoup d’abnégation et philosophie. Il est prêt, disent-ils, d’affronter le procès, le tôt possible. Son refus d’obéir à la condition illégale à laquelle, il a été soumis, lui a valu la décision de sa détention à la prison centrale de Makala, qui du reste, est manifestement illégale. Tenez, le Parquet général (PG) de la Gombe a pour des raisons obscures et de manière illicite, proposé à Mukebayi, la liberté provisoire contre un pardon écrit.

Pour le parquet général (PG) de la Gombe, ce pardon devait être au préalable, publié dans des organes de presse de la place avant que la liberté provisoire lui soit accordée. Une torture morale en état pur. Alors que la loi ne conditionne la liberté provisoire qu’au paiement d’une caution.

Point à la ligne

Pour la première fois, dans l’histoire des poursuites judiciaires congolaises qu’un parquet conditionne la liberté provisoire à un pardon, écrit soit-il. Soit, ce parquet ne connait pas ce qui est sa mission. Ou bien qu’il est instrumentalisé. Dans le cas de l’affaire Mukebayi, la deuxième hypothèse est incontestablement de mise. Parce qu’en droit pénal, le pardon n’existe pas. Et qu’un pardon demandé par un inculpé ou prévenu ne peut jamais éteindre l’action publique. A quoi le parquet général de la Gombe a voulu jouer en exigeant ce pardon écrit? Est-ce pour se servir de cet acte pour blanchir le cardinal Monsengwo des informations sur sa personne qu’a révélées CONGONEWS?

Bizarre, cette position du parquet est la même que soutient sieur Kaniki qui se fait passer pour le plaignant dans cette affaire. Ce fameux Kaniki veut également, le pardon écrit de Mukebayi. Il a même envoyé deux émissaires, par ailleurs, de grandes personnalités de ce pays pour convaincre Mukebayi à signer le pardon qu’il tient à tout pris obtenir. Ces personnalités ont dans leur mission, été même munies d’une formule type de pardon, rédigée par Kaniki que Mukebayi devrait signer. CONGONEWS se réserve la possibilité de citer leurs noms dans sa prochaine édition.

Concrètement, le PG Gombe et Kaniki se sont ligués pour torturer du patron de CONGONEWS, un aveu. Raison pour laquelle, son transfèrement vers la prison de Makala a été retardé jusqu’à lundi 24 août dernier pour que Mukebayi s’exécute. Sans succès. Mukebayi est resté de marbre, il n’a pas cédé à ce cadeau manifestement empoisonné. Le refus étant constaté, furieux, le parquet va aussitôt, décider d’obtenir sa détention préventive et son transfert à la prison centrale de Makala. Ce qui fût fait.

Deuxième indices de complicité dans les chefs du PG Gombe, réside sur la manière dont il a été saisi dans cette affaire. Cette instance laisse croire avoir été saisie par une dénonciation, faite par un certain Richard Vianney non autrement identifié. Un montage cousu de toute pièce. Comment un parquet peut fonder ses poursuites sur base d’une dénonciation faite par une "personne non autrement identifiée" (terme propre du PG Gombe). Même un étudiant de la deuxième année de graduat en droit sait que lorsque le parquet est saisi par voie de dénonciation, il doit prendre soin d’identifier la personne sur un procès verbal. Ce qui n’a jamais été le cas. En réalité, cette fameuse dénonciation a été confectionnée par un cabinet d’un ancien bâtonnier, proche de la famille du cardinal. Pour preuve, ce bâtonnier suivait de prêt cette affaire, jusqu’à envoyer ses petits avocats, mouchards par ailleurs, pour sonder les avocats de Mukebayi sur l’évolution du dossier.

Pour s’apercevoir que cette affaire est une machination, le lendemain de l’arrestation de Mukebayi, RFI va à travers son correspondant à Kinshasa, faire savoir dans un reportage que la plainte contre Mukebayi au PG Gombe est l’oeuvre d’un certain Kaniki.

Qui trompe qui? Avec quelle intention le parquet général de la Gombe a dissimulé les vraies personnes qui sont derrière cette affaire? Jusqu’à faire confectionner une fausse dénonciation. Mieux, le plaignant dans cette affaire, si réellement, il y en avait?

Le PG Gombe n’a pas joué franc jeux dès le départ. Déjà, l’arrestation de Mukebayi a été entachée de beaucoup d’irrégularités. Tenez, l’éditeur de CONGONEWS a été arrêté chez lui, sur base d’un mandat d’amener, émis contre son directeur de publication. Le parquet a fourni beaucoup d’effort pour ne pas comprendre la loi fixant les modalités de la liberté de presse qui, en son article 28, veut qu’à défaut de l’auteur de l’article, que le directeur de publication, à défaut de celui-ci, l’éditeur réponde pénalement de cette infraction.

In casu specie, le directeur de publication est connu, à l’encontre de qui, ce mandat d’amener a été même lancé. Curieusement, c’est contre l’éditeur, entendu Mukebayi que ce mandat sera exécuté.

Il est clair que Mukebayi est poursuivi pour des faits que devait répondre au premier chef, son directeur de publication. Pourtant, l’alinéa 8 de l’article précitée de la Constitution, renchérit que "la responsabilité pénale est individuelle. Et que nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné pour fait d’autrui".

Qu’à cela ne tienne, Mukebayi et CONGONEWS ne comptent pas se dérober de leur responsabilité sur leurs écrits et restent disponibles pour une confrontation judiciaire avec Kaniki voire Monsengwo. Mais que cette procédure soit équitable. Décidément, ce parquet avait son interprétation à lui, orientée vers son objectif: celui d’arrêter Mukebayi pour enfin lui conditionner la signature d’un pardon écrit.

Ce qui est dommage pour ce parquet, il a lancé un mandat contre un journaliste sans pour autant avoir le texte de cette loi, voire sans en avoir au préalable pris connaissance. Le parquet n’a su que cette loi existait que lorsque les avocats de Mukebayi en ont fait allusion. D’ailleurs, ce sont ces avocats qui ont apporté le texte de cette loi au PG Gombe. Si réellement le PG Gombe qui a la plénitude de l’action publique dans son ressort, a le souci de lutter contre l’impunité notamment, au niveau de la presse, il aurait commencé par des médias publics qui, ont eu à une certaine période, dénuder notamment, l’archevêque de Kinshasa pour ses positions politiques contre le régime de Kabila.

Soit, le PG attend une autre dénonciation non autrement identifiée pour qu’il se saisisse de ces genres de cas, mieux contre des imputations qui se passent dans des médias publiques.

L’affaire Mukebayi est similaire à celui de Kafka, que celui-ci a écrit dans un roman intitulé «le procès». Dans ce roman, l’auteur raconte l’histoire d’un "jeune cadre travaillant dans une banque et vivant dans une pension, qui se réveille un matin et, pour une raison obscure, est arrêté et soumis aux rigueurs de la justice. Arrêté de façon inattendue par deux mystérieux agents pour un crime non précisé, et qui ne sera jamais précisé…"

Des sources crédibles laissent entendre que le Parquet général de la Gombe entretiendrait des relations privilégiées dont nous taisons avec l’un des membres du cardinal.

(In RD-CONGONEWS N° 037 du vendredi 29 Août 2014)

leon pamba

Mambo wa Lumona

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Formation du gouvernement de cohésion nationale : l’option d’un réaménagement tr


Comment assurer la cohésion nationale ? Le gouvernement reconnaîtrait-il qu’il divise les congolais ?

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune
Sent: mardi 2 septembre 2014 19:52
To: congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: [Congokin-tribune] Formation du gouvernement de cohésion nationale : l’option d’un réaménagement tr

(Le Potentiel Online 02/09/14)

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Le Premier ministre,Matata Ponyo Mapon.

La formation d’un gouvernement de cohésion nationale ne devait plus tarder. Avec toujours Matata Ponyo Mapon aux commandes, le chef de l’Etat a préféré qu’on procède à un profond réaménagement en privilégeant, dans sa composition, la ligne de conduite définie le 25 août 2014 à Kingakati.

La formation du gouvernement de cohésion nationale, décidé par les délégués aux concertations nationales, et réitéré le lundi 25 août 2014 par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, devant le bureau politique de la Majorité présidentielle, n’est plus qu’un question d’heures.

Rentré lundi matin de Kindu (Maniema), le Premier ministre, Matata Ponyo Mapon, s’est concerté le même jour, renseignent des sources proches de la présidence, avec le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange. Si rien n’a pas filtré de cette rencontre, l’on croit savoir que le dossier de la formation de la prochaine équipe gouvernementale a figuré en bonne place.

Après les dernières assurances du président de la République à Kingakati, qui a d’ailleurs promis de clore ce dossier avant la rentrée parlementaire du 15 septembre, tout indique que le suspense devait être levé dans les prochaines heures.

Dans la forme, ce gouvernement devait être élargi au courant modéré de l’Opposition, sans doute celle qui se réclame proche du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo. D’autres sources rapportent que Kabila lorgnerait également vers d’autres partis de l’Opposition, notamment ceux qui ont boycotté les assises des concertations nationales. Evidemment, ce ne sont que des hypothèses – la question de la formation de ce gouvernement relevant strictement du pouvoir discrétionnaire du président de la République.

Néanmoins, une chose est sûre : Kabila ne va pas se séparer de Matata. Dans la voie du maintien de Matata Ponyo, l’intégration probable des chefs des partis politiques de la Majorité dans ce futur gouvernement ne devait pas, de ce point de vue, constituer un handicap.

Avec Matata, bien parti pour garder son fauteuil, la continuité est garantie dans l’action gouvernementale. Ce qui rassure aussi quant à la poursuite de nombreux chantiers qui ont été initiés depuis sa nomination en avril 2012.

Ainsi, les chantiers de construction de l’aérogare de N’Djili, du bâtiment du gouvernement sur la place Royal, tout comme la réhabilitation à grand pas des bâtiments de la même place Royal, censés abriter les différentes administrations publiques, ne devaient pas connaître un coup d’arrêt. Sans oublier le projet PRRIS (Projet de réhabilitation et de reconstruction des infrastructures scolaires) initié dans l’éducation et celui le projet de réhabilitation et d’équipement des institutions sanitaires dont les effets sont déjà visibles sur le terrain.

Dans le secteur agricole, le projet pilote du parc agro-industriel de Bukanga Lonzo dans le Bandundu prend de plus en plus de l’envol. La liste de projets en cours de réalisation et d’autres en voie d’être lancés est bien longue.

Avec le maintien de Matata, c’est cet élan que le chef de l’Etat voudrait conserver. Comme il l’a redit à Kingakati, il s’agit de donner plus de marges de manœuvre au chef du gouvernement dans la concrétisation du projet de société de la Majorité – le seul encore viable, de l’avis du chef de l’Etat, dans le contexte actuel de la RDC, pays post-conflit. Mais, la Majorité s’étant fait quelques choix politiques, dont la révision de la Constitution, le chef de l’Etat devra s’appuyer sur un gouvernement qui intègre en son action une bonne dimension politique. Ce qui ne l’empêcherait pas de se concentrer davantage sur les efforts de consolidation du cadre macroéconomique. Avec les grands enjeux politiques qui se profilent, la politique s’invitera inévitablement dans l’action gouvernementale. C’est de cette manière que s’explique l’arrivée de « vrais combattants » que le chef de l’Etat a promis de trier dans les rangs de la Majorité pour les aligner dans le prochain gouvernement.

Aucune crainte

Faut-il craindre un étouffement du Premier ministre ? L’hypothèse est évoquée dans certains milieux. L’on voit cependant très mal comment l’arrivée de ces « vrais combattants » altérerait l’action menée par Matata.

Dans Matata I, le Premier ministre a aligné certains d’entre eux sans que le gouvernement en souffre. Comment pourrait-il en être autrement pour Matata II. Il n’y a donc aucune raison de s’alarmer. C’est sur fond de cohérence et de cohésion, comme l’a souhaité Joseph Kabila, que le gouvernement Matata II travaillera, dans sa forme revue et corrigée. Qui en seront les heureux élus ? Il faut avoir jusqu’au 15 septembre 2014 les regards tournés vers la présidence de la République. Il y a une certitude : Matata reste – son action ayant convaincu l’initiateur de la « Révolution de la modernité », en l’occurrence Joseph Kabila Kabange.

Mambo wa Lumona
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Nouvelle Constitution : Une priorité pour la majorité de « KABIL A »


Est-il possible de stabiliser nos constitutions, dans nos pays africains ? Pourquoi et comment ?

Que peut-on tirer des reniements perpétuels ?

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune
Sent: mardi 2 septembre 2014 19:54
To: congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: [Congokin-tribune] Nouvelle Constitution : Une priorité pour la majorité de « KABILA »

Tuesday, September 02, 2014

02/09/2014 07:10:00

imageJoseph KABILA – President sortant de la RDC, en train de signer la Constitution de la RDC

Après le « Conclave » du lundi 25 août 2014 à Kingankati, les observateurs ont noté, au-delà des divergences de vues entre les camps des «pro» et « anti » révisionnistes, qu’une «troisième voie » s’est invitée à la table des discussions. Il s’agit de celle préconisant la rédaction d’une nouvelle Constitution. On a appris, à ce sujet, qu’un groupe de travail devrait incessamment se mettre en place en vue de réfléchir sur le nouveau texte constitutionnel, totalement différent de celui actuellement en vigueur.

Le débat interne autour de la révision ou non de la Constitution s’est davantage éclairci au sein de la Majorité Présidentielle, après le « Conclave » du lundi 25 août 2014 à Kingankati, dans la banlieue Est de Kinshasa, sous la modération du Chef de l’Etat.

Les observateurs ont noté, au-delà des divergences de vues entre les camps des «pro» et « anti » révisionnistes, qu’une «troisième voie » s’est invitée à la table des discussions. Il s’agit de celle préconisant la rédaction d’une nouvelle Constitution.

On a appris, à ce sujet, qu’un groupe de travail devrait incessamment se mettre en place en vue de réfléchir sur le nouveau texte constitutionnel, totalement différent de celui actuellement en vigueur, que l’on dit découler de la volonté politique des « Composantes » et « Entités » signataires de l’Accord Global et Inclusif ayant sanctionné, en décembre 2002 à Sun City, la fin du Dialogue Intercongolais. Dans l’entendement des « Faucons » de la Majorité Présidentielle, le projet d’organisation d’un référendum populaire, qui fait couler tant d’encre et de salive, viserait non pas le plébiscite, par l’électorat national, des amendements à apporter à La Constitution adoptée en décembre 2005 par voie référendaire, mais plutôt d’une nouvelle loi fondamentale. La conséquence logique de pareille initiative serait la liquidation pure et simple de la « Troisième République », née le 18 février 2006, et l’avènement de la 4me République. Dans ce cas, les compteurs seraient remis à zéro.

Concrètement, on va «effacer le tableau », selon une expression bien connue de chez nous, c’est-à-dire ne plus tenir compte des mandats déjà exercés par Joseph Kabila, lancer une nouvelle transition à conduire par un « Gouvernement de large union nationale », à l’issue de laquelle seraient organisées de nouvelles élections législatives et présidentielle, comme c’était le cas au retour de Sun City.

4me République : nouvelle aventure?

En entendant parler de l’avènement de la 4me République, nombre de Congolais s’interrogent sur l’état d’avancement de la démocratie en RD Congo. L’on craint en effet que les architectes de la nouvelle loi fondamentale du pays ne consacrent le retour de l’Etat-nation vers un Etat de non droit, où les détenteurs du pouvoir auraient tout à dire, et le souverain primaire rien à dire. L’on se demande s’il ne s’agit pas, pour le peuple congolais, d’une nouvelle aventure politique, à l’image de dellearrow-10x10.png de la Deuxième République de Mobutu, caractérisée par l’enchaînement du nombre illimité des mandats du Chef de l’Etat, la confiscation des libertés individuelles, le monopartisme, la primauté du MPR/Parti-Etat sur toutes les institutions de la République, l’érection du Président-Fondateur du Mouvement Populaire de la Révolution au statut de Chef de l’Etat de fait et de droit, l’inviolabilité de la personne du « Père de la Nation », du «Timonier national », du « Guide éclairé », du « Sauveur de la patrie », du « Rassembleur », du « Pacificateur », de « l’Unificateur», etc.

L’on se désole à l’idée que la 4me République ne soit une pâle copie de la Deuxième République, où la « parole du Président- Fondateur prononcée en public avait force de loi » et où des dignitaires du régime avaient le droit de vie et de mort sur leurs compatriotes d’en-bas. En lisant les signes du temps, l’on se demande si à l’allure où la RDC est en train de changer de constitution, on ne risque pas de déboucher sur une fréquence d’une République par année.

Interdiction de parole aux «anti-révisionnistes»

L’une des questions qui intriguent certaines forces politiques et sociales du pays est de savoir si les « pro-révisionnistes », qui s’expriment avec beaucoup de liberté et volupté en privé comme en public vont accepter le débat contradictoire avec les « anti ». Si l’on s’en tient à ce qui est arrivé au député national Jean-Bertrand Ewanga de l’UNC (Union pour la Nation Congolaise), après le meeting de l’Opposition le 04 août 2014 à la Place Sainte Thérèse, dans la commune de N’Djili, et à d’autres fâcheux précédents, notamment les arrestations et condamnations des députés nationaux Muhindo du MSR (Mouvement Social pour la République) et Eugène Diomi Ndongala, pour avoir émis des critiquez acerbes sur des questions politiques d’intérêt national, sans oublier celle d’un cadre de l’UDPS à Mbuji Mayi, cueilli au sortir d’un studio de télévision après avoir participé à un débat politique, l’on peut être sûr que les anti-révisionnistes s’exposeraient à des pires ennuis dans les mois et semaines à venir.

Pourtant, le jeu démocratique voudrait que tous les fils et toutes les filles du pays disent ce qu’ils pensent de la démarche de la Majorité au pouvoir. Quant au référendum proprement dit, l’annonce récente, par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), de la révocation de près d’une centaine de ses agents reconnus coupables de trafic illicite des cartes d’électeur, il n’offre aucune garantie de transparence. Dans ces conditions, il est difficile d’attendre des urnes la vraie réponse du souverain primaire à la révision constitutionnelle et à la disqualification de la Troisième République.

Regard sur l’histoire

On pourrait alors retenir, au plan historique, que la 1ère République avait vécu du 30juin 1960 au 24 novembre 1965 avec Joseph Kasa-Vubu à la magistrature suprême du pays, et la seconde du 24 novembre 1965 au 24 avril 1990, avec le maréchal Mobutu Sese Seko aux affaires. Après une longue parenthèse marquée par une Transition qui paraissait interminable (24 avril 1990- 17mai1997) sous la conduite du même Mobutu, et deux « Républiques » sans étiquette dirigées par Laurent Désiré Kabila (17 mai 1997- 16 janvier 2001) et Joseph Kabila (janvier 2001-juin 2003) et une seconde Transition (30 juin 2003- 06 décembre 2006), la Troisième République voyait le jour avec la prestation de serment de Joseph Kabila, le 06 décembre 2006, comme Président élu au suffrage universel direct. Réélu en novembre 2011, il a entamé un second mandat le 20 décembre 2011, toujours sous le label de la Troisième République. Au regard de la nouvelle option de l’aile dure de la Majorité Présidentielle de doter le pays d’une nouvelle Constitution, les jours de la Troisième République sont désormais comptés.

[Kimp/lePhare]

Mambo wa Lumona
Roaming around all continents

Décès du général Bahuma: marche de protestation des étudiants à Goma


La marche de protestation des étudiants apportera-t-elle un changement : pourquoi et comment ?

N’y aurait-il pas mieux à faire que de marcher ?

Comment le savoir ?

Qui nous écoutera un jour ?

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of vickybilonda via Congokin-tribune
Sent: mardi 2 septembre 2014 21:58
To: Lumona1@aol.com; Forum Lumumbiste des Patriotes Congolais
Subject: [Congokin-tribune] R: Décès du général Bahuma: marche de protestation des étudiants à Goma

Kabila watula mueleeeeeeeeeee

Inviato da Samsung Mobile

RDC: émotion après la mort du général Bahuma, héros discret des FARDC…


Qui sont les hommes autour ?

Connaissent-ils une part de la vérité ?

Ont-ils témoigné ou peuvent-ils témoigner et pourquoi ?

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of vickybilonda via Congokin-tribune
Sent: mardi 2 septembre 2014 23:16
To: Lumona1@aol.com; Forum Lumumbiste des Patriotes Congolais
Subject: [Congokin-tribune] R: RDC: émotion après la mort du général Bahuma, héros discret des FARDC

Les interogations commencent aupres de ceux qui ont etes plus pres de general Bahuma;pretons l’oreilles qui l’a fait aura recompence ;suivons les de pres la verite eclatera; il ete empoisonne par qui ??????congolais;vrai congolais prenez soins des vos vrai compatriotes.

Vicky

Inviato da Samsung Mobile

Nord-Kivu : le général Emmanuel Lombe succède à Lucien Bahuma


Après le Sud-Kivu, c’est le Nord-Kivu qui nous revient.

Si le général Lucien Bauma a eu des problèmes (de santé ou de politique), qu’en sera-t-il du général Emmanuel Lombe ? A-t-il des précautions où y va-t-il tête baissée ?

Je prie Dieu de protéger nos frères qui ont appris à compter sur lui et non pas sur des hommes véreux, qui peuvent changer d’avis et d’opinion, en fonction de leurs humeurs.

rom: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune
Sent: mardi 2 septembre 2014 23:16
To: congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: [Congokin-tribune] Nord-Kivu: le général Emmanuel Lombe succède à Lucien Bahuma

publié il y a 1 heure, 3 minutes, | Denière mise à jour le 2 septembre, 2014 à 9:09

Le général Lucien Bahuma sensibilise la population de Beni pour qu'elle soutienne l'opération militaire "Sokola" contre les ADF.

Le général Lucien Bahuma sensibilise la population de Beni pour qu’elle soutienne l’opération militaire "Sokola" contre les ADF.

Le général de brigade Emmanuel Lombe est le nouveau commandant de la 8ème région militaire au Nord-Kivu. Cet officier militaire succède ainsi au général Lucien Bahuma Ambamba, décédé samedi des suites d’un Accident vasculaire cérébral (AVC) en Afrique du Sud. Le nouveau promu a tenu sa première réunion de prise de contact mardi 2 septembre à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, avec les officiers des FARDC et le commandant de la brigade des casques bleus de la Monusco.

Cette réunion de prise de contact a permis au nouveau commandant de la 8ème région militaire de prendre la mesure des défis sécuritaires qui l’attendent, selon des sources militaires.

Le général Lombe devient également commandant de l’opération ‘’Sokola’’ contre les rebelles ougandais des ADF à Beni. Il devra ainsi poursuivre cette opération militaire, lancée depuis janvier dernier par son prédécesseur, avec l’appui de la Monusco.

Bien qu’affaiblis, ces rebelles mènent actuellement une véritable guérilla contre les FARDC, dans certaines zones déjà libérées, selon des sources locales.

Un autre mouvement rebelle étranger encore opérationnel au Nord-Kivu, ce sont les FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). Le processus de leur désarmement volontaire n’a toujours pas abouti et l’option militaire n’est pas écartée pour les y contraindre.

D’autre part, le général Lombe doit aussi faire face à la problématique des groupes armés locaux dans le reste de la province du Nord-Kivu. Il s’agit notamment de cas des territoires de Walikale, Masisi, Rutshuru, Lubero et Beni, où ces groupes restent hostiles au processus de Démobilisation, désarmement, réinstallation et réinsertion sociale (DDRR) du gouvernement congolais.

Technicien de formation, cet officier supérieur est issu de l’Ecole de formation des officiers (Efo) à Kananga (Kasaï-Occidental). Il a notamment commandé l’opération ‘’Rudiya 2’’, contre les rebelles ougandais de la LRA à Dungu, dans la Province Orientale de 2011 à 2013.

Avant sa nomination à la tête de la 8ème région militaire, le général Lombe était à la disposition de l’Etat-major général des FARDC à Kinshasa.

Mambo wa Lumona
Roaming around all continents

Insécurité au Sud-Kivu: 4 600 Congolais se réfugient au Burundi


Finalement, qui sont les burundais pour nos compatriotes : des amis ou des ennemis ? Le territoire congolais est grand. Pourquoi des congolais sud-kivutiens préfèrent-ils fuir vers le Burundi (à l’Est) que de fuir vers l’Ouest, le Nord ou le Sud ?

J’espère que tout congolais connait bien les réponses à cette question et travaille avec. Sinon, notre conditions s’empira en 2016.

From: Congokin-tribune [mailto:congokin-tribune-bounces@congokingroupes.com] On Behalf Of Lumona1— via Congokin-tribune
Sent: mardi 2 septembre 2014 23:17
To: congokin-tribune@congokingroupes.com
Subject: [Congokin-tribune] Insécurité au Sud-Kivu: 4 600 Congolais se réfugient au Burundi

Insécurité au Sud-Kivu: 4 600 Congolais se réfugient au Burundi

publié il y a 1 heure, 15 minutes, | Denière mise à jour le 2 septembre, 2014 à 8:59

Les éléments d'un groupe d'autodéfense populaire de Lemera dans les moyens plateaux d'Uvira, à Mulenge, Sud-Kivu année 2012. Radio Okapi/Ph. Fiston NGOMA

Les éléments d’un groupe d’autodéfense populaire de Lemera dans les moyens plateaux d’Uvira, à Mulenge, Sud-Kivu année 2012. Radio Okapi/Ph. Fiston NGOMA

Plus de 4 600 Congolais ont été déjà accueillis par le Burundi comme demandeurs d’asile durant le 1er semestre de cette année. L’office burundais de protection des refugies et des apatrides affirme avoir accordé l’asile à plus de 1 700 d’entre eux durant cette période. Cette population congolaise dit fuir l’insécurité grandissante dans les localités du territoire de Fizi et dans la plaine de la Ruzizi à Uvira au Sud-Kivu.

Les affrontements entre les FARDC et les miliciens Mai-Mai Yakutumba dans le territoire de Fizi sont les principales causes du déplacement massif des populations congolaises vers le Burundi. Ce mouvement s’est accentué depuis le mois de mai dernier.

Début juin, les relations malsaines entre les Bafulero et Barundi dans la plaine de la Ruzizi, ayant causé des morts et des blessés, ont provoqué d’autres fuites.

Le bilan fait état de plus de 4 600 congolais demandeurs d’asile. J.Bosco Nduwimana, coordonnateur de l’office qui accorde l’asile, indique que plus de 1 720 l’ont déjà obtenu. Plus de 2 800 personnes font des recours, car leurs dossiers avaient été rejetés.

Cet office dit continuerarrow-10x10.png à accueillir des Congolais demandeurs d’asile. Bujumbura se dit toujours prêt à être hospitalier, selon cet office.

Mambo wa Lumona
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Hybride nilotique-bantou ou un nilotique à bantouiser ?


Cher Kwebe,

Jai lu ton argumentation avec toute attention et tout lintrt quelle mrite. Non seulement vous crivez bien : clairement et naturellement ; cest–dire, de votre esprit et de votre cur ; mais aussi, je lis dans vos dtours de phrases le souci de dfendre lintrt de la gente bantoue ; souci que je rencontre trs rarement dans ma vie dhomme de 58 ans. Cest fliciter. Les bantous comme toi, je nen rencontre pas beaucoup ; et, tu as bien fait que de le faire remarquer nos lecteurs, qui je lesprent en dduiront les prochaines attitudes avoir, face au drame non seulement bantoue ni congolais ; mais au drame de tous les peuples opprims de la terre.

Bien-aim, tu nes pas dou quen franais, que tu cris bien. Mais aussi, je dois rendre grce Dieu que tu sois perspicace qui et pourquoi dit alors que les bantous soient des niais et des nafs congnitaux ?

En effet, je ne peux de toute vidence pas considrer une transaction au bout dun canon comme un acte de vente. Tu as vu juste. Et tu sais fort bien que je suis de ceux qui disent clairement que nous y reviendrons invitablement, la libration du Congo, cest–dire, trs prcisment et comme nous lavions convenu un jour avec toi ce que tu as eu lhonntet desprit de rappeler, la libration de tous les peuples du Congo. Jy ai dailleurs fait allusion dans mes propos prcdents.

Cest cependant sur ce dernier point que tu ne convaincs pas encore et pas du tout, mon cher Kwebe. Pour une raison trs simple. Tu fais comme si ton invitation tait acceptable. Et comme pour te faire bonne conscience, tu ludes deux questions essentielles que je tai poses dans mon jargon dhybride, mais auxquelles tu te refuses ostensiblement de rpondre. Pour toi, Kwebe, les alurs, les kakwa, les ndo, les gegere ( ne pas confondre aux hema !), les lendus, les mbute, les twa, les zande, les ngbetu, les ngbandi, les ngbaka et les tutsi, du Congo, devront se faire des bantous ? Dans ce cas, ton erreur est de taille, moins que tu ne veuille nous construire une autre dictature…

Cher Kwebe, ni ma mre, ni mes oncles maternels, nattendent de moi que je sois bantous, bien que, ce que tu refuses daccepter et de comprendre – et cest ton droit, dans mes veines, comme des tiens, circule du sang bantou. Ce qui tchappe, cest la complexit de la bantout ! Les bantous lest qui me lisent ici, silencieusement, me comprennent parfaitement.

Visiblement, lavantage de lhybride que je suis, de fait, sur toi, cest de la connatre, de la vivre depuis sa naissance, cette complexit. Jespre ainsi avoir apport de la lumire l o, volontairement ou par ignorance, tu essaies, mais dsesprment, de garder des zones dombre. Pour cacher la misre du bantouisme ? Tu es bantou, mon frre Kwebe. Et tu sais que lon ne fait pas dun nilotique ce quil nest pas. Les esclavagistes, les colonisateurs et les dictateurs lont essay et tu sais ce quils ont rcolt et ce quils ont apport aux congolais la fin.

Je nai toujours pas encore la raction de Wanyi

Au plaisir de te lire, toi, et de lire tes invits cet important dbat.

La bantout au Congo, cest quoi au juste : la race, lethnie, la tribu, le clan, la patriarchie, la langue, la culture ou lhgmonie politique ?

http://www.congo-tourisme.org/decouverte/population-langues/les-differents-peuples/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hima

http://www.universalis.fr/encyclopedie/nilotiques/

http://www.aequatoria.be/04frans/032biobiblio/0322Bantouisation.htm

From: Kimpele Kwebe [mailto:kwebe@hotmail.com]
Sent: vendredi 29 aot 2014 19:07
To: Graphle Paluku-Atoka Uwekomu; ‘Lumona1@aol.com’; unioncongolaise@yahoo.fr; pprd.allemagne@web.de; pprdcanada@hotmail.com; pprdfinlande@yahoo.fr; cmd@ambardcparis.com; janie-mak@hotmail.com; evaristeboshab@yahoo.fr; gmotemo@yahoo.fr; nswanahenri@hotmail.com; pprd.ireland@yahoo.ie; kilongozi.kamulete640@dbmail.com; kalemamakopa@yahoo.fr; kisangadisasi@hotmail.com; leonardtofi@hotmail.com; maddytiembe@gmail.com; marcel_ntete@yahoo.fr; mazel_joseph@yahoo.fr; mmiatudila@hotmail.com; ne@ipr-world.com; paluleo@yahoo.fr; prpkabilafrance@hotmail.fr; prpfrance@live.fr; prpfrance1@hotmail.fr; freeopinion@yahoo.fr; lusalal@aol.com; vitalkamerhe@yahoo.fr; tambakuma3@yahoo.fr; adokaulu@yahoo.fr; fredericamboka@yahoo.fr; andrekongolo2003@yahoo.fr; lecridesooprimes@yahoo.fr; banzaroger@hotmail.com; clementnzau@yahoo.fr; codackmola@yahoo.fr; coko13@orange.fr; collectifsosrdc@yahoo.fr; congoelections@yahoogroupes.net; ghislaine.dupont@rfi.fr; gonesta@europarl.eu.int; info@arc-en-tech.ch; info@atacanadaqc.ca; info@electioncongo.com; info@monuc.org; jaak.leenknegt@belga.be; jacques.barrot@cec.eu.int; jimpy.lokaso@gmail.com; kadimaleon@yahoo.fr; kanemakadisaplacide@yahoo.fr; mlc_allemagne@yahoo.fr; mlcbenelux@yahoo.fr; mlcongo@compuserve.com; mnrinformation@yahoo.fr; amulaba@yahoo.fr; adelmananga@yahoo.fr; alexiswawina@yahoo.fr; amb.rdc.paris@wanadoo.fr; actioncdr@hotmail.com; benlaba@hotmail.com; flybok_waon@yahoo.fr; nlandu.kongo@wanadoo.fr; pprd.maghreb@yahoo.fr; mvembaairkongo@hotmail.com; fisianzoko@hotmail.com; fnzinga@hotmail.com; sabitiram@yahoo.es; camhe250@yahoo.fr; rogerk2000@yahoo.fr; uncsgewanga@yahoo.fr; claudiakashama@yahoo.fr; kinshasasshf_dhrf@state.gov; cherryl.kanku@fco.gov.uk; Kimpele Kwebe; jcvuemba@mpcr.cd
Subject: La question de la nationalit des enfants « hybrides »

Mon cher Paluku,

Voil plusieurs mois dj que notre organisation, et moi en particulier, nous intressons aux propos que vous tenez sur les diffrentes radios congolaises mettant sur le Net au sujet de la tragdie congolaise, sur ses tenants et aboutissants ainsi que sur les diffrentes solutions susceptibles d’y mettre un terme. Il me souvient en particulier d’avoir particip, au moins deux reprises, des dbats radiophoniques dans lesquels vous interveniez.

Malgr plus de 45 confrences dont le principal rsultat a consist en l’aggravation de la crise congolaise, vous ralliez ceux qui continuent, encore et toujours, persvrer dans leur position en faveur de la tenue de nouvelles ngociations entre les Bantous congolais et les occupants tutsis rwandais (et non pas entre le Congo et le Rwanda). A moins d’tre un collabo, on ne ngocie pas avec un occupant. Des Franais comme de Gaulle ont-ils serr la main d’Hitler durant la Deuxime Guerre mondiale et pendant l’occupation de la France par l’arme allemande ? Finalement, d’aprs vous, quoi a servi le dbarquement de Normandie le 6 juin 1944 et pourquoi en irait-il diffremment du Congo ?

Un occupant du Congo, quel qu’il soit, qu’il s’agisse d’un Allemand, d’un Tutsi ou d’un Nilotique doit tre chass grands coups de pied dans le derrire, si on est aimable et gentil avec lui. Sinon, il faut se saisir d’une arme, surtout en cas de refus de l’occupant. Les Tutsis et les Nilotiques vivant au Congo subiront au moins le mme sort.

S’il existe encore des Bantous congolais qui, l’heure actuelle, ignorent que leur pays est occup militairement et domin politiquement par les Tutsis rwandais depuis plus d’une dcennie, je me vois contraint de leur rappeler qu’au sein des FARDC,on ne compte actuellement pas moins de 9 gnraux, 22 colonels et lieutenants colonels,77 majors et 334 capitaines tutsis rwandais. Je me dois aussi de leur rafrachir la mmoire en leur disant que James Kabarebe, l’actuel ministre tutsi de la dfense du Rwanda, occupa nagure les fonctions de chef dtat-major gnral des forces armes congolaises Kinshasa et que Joseph Kabila, alias Hippolyte Kanambe, celui-l mme qui est assis indment dans le fauteuil de prsident de la rpublique au Congo, est Tutsi de pre et de mre.

Mon cher Paluku,

Notre mouvement passe systmatiquement au crible tous vos crits accessibles sur le Net. Votre dernire livraison, lisible ci-aprs, nous confirme dans nos pires doutes. Dsormais, aucune hsitation n’est permise puisque vous confirmez en filigrane tre de parents la fois nilotiques c’est–dire tutsis et bantous congolais. A partir de ce moment, vous devenez aux yeux de tous les Bantous congolais un lment de confusion, comme tous les enfants et les descendants dont les gniteurs appartiennent ces deux groupes ethniques antagonistes mais qui ont choisi de penser, de parler, d’agir en tutsis, de dfendre la cause des tutsis et en particulier, de s’emparer des terres congolaises ainsi que du pouvoir au Congo.
J’ignore lequel de vos deux gniteurs est bantou mais je suppose, partir de votre nom de famille, qu’il s’agit apparemment de votre pre. Si c’est la cas, laissez-moi vous dire que vous avez commis son endroit un acte de haute et impardonnable trahison. Dans le mme temps, vous avez trahi la Rpublique dmocratique du Congo et les 70 millions de Bantous congolais. Attendez-vous donc recevoir le salaire que, de tout temps, travers l’histoire de l’humanit,les tratres ont toujours peru cause de leur flonie.

Les pasteurs Hema, notamment ceux qui sment la mort et la dsolation dans le district de l’Ituri, mais aussi les mystrieux « Banyamulenge » sont venus du Rwanda en franchissant la frontire congolaise, subrepticement, illgalement, en suivant leurs troupeaux de btail et en profitant de la navet ainsi que de l’aveuglement des autorits politiques et administratives congolaises depuis 1960. Sous la colonisation, rien de tel n’tait pas possible. Pourtant, partir des annes 1935, quatre vagues d’immigrs rwandais furent accueillies au Congo belge dans le cadre de la MIB, Mission d’immigration belge, pour travailler dans les mines, les usines, les plantations et, accessoirement dans l’administration. Il s’est donc agi d’immigrations officielles. Mais ces populations, qu’elles soient tutsies ou hutues, gardrent, selon les clauses du mandat confi en 1919 la Belgique par le SDN, Socit des Nations, leur appartenance ethnique et leur identit nationale jusqu’au 30 juin 1960.
Puis, l’indpendance du Congo belge octroye, chacun de ces immigrs fut cens retourner dans son pays d’origine. Les Rwandais rests au Congo, quelle que soit leur ethnie, tutsie minoritaire ou hutue majoritaire au Rwanda,ne pouvaient en aucune faon se constituer en une communaut organise sur le sol congolais c’est–dire possdant des terres au Congo. Il n’y avait pas de place, c’est–dire, pas de terres pour eux.

Par consquent, les Tutsis ne disposant pas de proprits foncires traditionnelles et historiques au Congo, leurs enfants, ne peuvent revendiquer des terres chez nous qu’ la seule et unique condition d’adopter l’ethnie de l’un de leurs parents qui est bantou et en mme temps, d’tre accept par elle. Il n’existe pas une autre alternative. Les enfants hybrides trouvent ainsi la solution leur dilemme. C’est vrai pour les cas d’hybridation tutsi-bantou comme pour tous les autres types de mtissages impliquant un Bantou. Impossible de sortir de l.

Autrement, affirmer qu’il existe des Tutsis au Congo et donc, possdant des terres congolaises signifierait que le 26 fvrier 1885, il y a peine 129 ans, Henri Morton Stanley a combattu sur le sol du Rwanda pour y confisquer des terres et les annexer ensuite au territoire de l’EIC, tat indpendant du Congo, proprit prive du roi Lopold 2. Mais cette thse est historiquement, juridiquement et logiquement insoutenable. Stanley n’a jamais mis les pieds au Rwanda, possession depuis longtemps de la redoutable et redoute Allemagne. Du reste, sur la liste des terres indignes conquises la pointe de la baonnette, annexes et fusionnes pour former l’tendue de l’EIC ne figure pas un seul nom de mwami, qu’il soit tutsi ou hutu rwandais. Comment, aprs cela, oser soutenir qu’il existe des tutsis congolais ?

L’unique faon, malgr l’accumulation des vidences contraires, de justifier la croyance en l’existence de Tutsis congolais consiste envisager que des Tutsis partis du Rwanda auraient pu transporter sur leur dos ou dans leurs « impedimenta » (leurs bagages) des terres rwandaises jusqu’au Congo. C’est impossible, n’est-ce pas ? Le transport du sol rwandais au Congo tant une impossibilit matrielle, une telle ventualit prte seulement sourire. Admettre l’existence de « Tutsis ou de Nilotiques congolais » reviendrait admettre qu’il existe des Batetela belges, ou des Baluba hollandais, ou des Basampasu amricains, ou des Mongo anglais. Pourtant, il existe des milliers d’enfants ns de couples dits « dominos » c’est–dire des mtis ns des unions dont l’un des parents est issu de ces diffrentes ethnies tandis que l’autre est un Blanc appartenant ces diverses nationalits ? L’erreur volontairement commise par les Tutsis et les Nilotiques prtendant congolais consiste confondre dlibrment leur appartenance ethnique avec leur identit nationale. Juridiquement, politiquement autant que biologiquement, il s’agit de deux notions totalement diffrentes l’une de l’autre.

Parmi les autres modes d’immigration tutsie et hutue rwandaise et burundaise au Congo, il convient aussi de signaler les tudiants venus poursuivre des tudes universitaires dans diffrents tablissements congolais ainsi que les flux de rfugis ayant fui les violences ethniques dans leurs pays d’origine.

Les Congolais d’origine, c’est–dire membres d’entits ethniques et tribales possdant des terres indignes, sont des individus dont au moins l’un des deux parents est membre d’une ethnie propritaire foncire mais dont les terres qui furent confisques sous l’EIC, annexes et fusionnes pour former la superficie de ltat indpendant du Congo dont l’actuelle Rpublique dmocratique du Congo est la seule hritire lgitime et historique. C’est le socle inexpugnable de la nationalit congolaise. Pour qu’un individu, n au Congo ou en dehors de notre pays, dont seulement l’un des deux parents est membre de l’une des 250 ethnies bantoues d’origine puisse, malgr tout, se dire congolais, (et il en a parfaitement le droit), il faut donc qu’il choisisse d’appartenir la communaut ethnique de son gniteur congolais, qu’il s’agisse de son pre ou de sa mre et qu’il soit en outre adoub, accept et adopt par cette mme entit ethnique ou tribale de son parent.

Ce postulat est vrai pour tout produit d’un mariage entre un Esquimau, un Inuit, un Lapon, un Russe, un Chinois ou un Singapourien avec un Bantu congolais ou une Bantoue congolaise. C’est aussi vrai pour les descendants des couples forms par un ou une Bantou avec un ou une Tutsi, hutu, Zulu, Xhossa, Bamillke, Yoruba, Biafrais, Hauoussa, Espagnol, Mongol, Sudois ou de Kuala Lumpur, etc.
Tout ceci tient la spcificit de l’histoire de la cration de l’EIC et du destin des Bantous congolais qui, aprs avoir t les sujets d’un monarque tranger en la personne du roi Lopold 2, se retrouvrent partir de 1908 la proprit des cranciers de leur ancien matre.

Mon cher Paluku, peu de chose prs, votre cas ressemble celui de Mobutu, n de mre et de pre togolais, mais adopt ds son plus jeune ge par Mama Marie Madeleine Yemo, une Ngbandi congolaise. Donc, par sa mre adoptive (sa gnitrice biologique tant morte alors que Mobutu, encore nourrisson, tait g de quelques mois peine), Mobutu tait un Muntu congolais.

Le sujet des enfants se disant congolais mais dont l’un des parents est tutsi empoisonne l’existence des Bantous congolais depuis trop longtemps. Dsormais, c’est l’un des dossiers brlants dont notre organisation s’occupe srieusement. C’est pourquoi, notre mouvement, dont pour le moment, je tais dlibrment le nom a dcid de le traiter une bonne fois pour toutes en y apportant la solution que je viens d’expliquer brivement ci-dessus. Le principe de base demeure le mme, quelque que soit le cas sous tude savoir, que l’enfant « hybride » doit imprativement choisir d’appartenir l’ethnie de celle de son gniteur qui est congolais d’origine c’est–dire, appartenant l’une des entits ethniques dont les terres furent spolies et fusionnes pour former l’EIC en fvrier 1885, il y a 129 ans c’est–dire, hier. Dans le cas contraire, si la personne, en toute libert et en toute connaissance de cause, dcide d’opter pour l’ethnie de celui de ses deux parents qui n’est pas congolais d’origine, il n’aura aucune chance d’tre appel congolais. Libre vous donc, mon cher Paluku, d’oprer ce choix avant qu’il ne soit trop tard.

Donc, il ne peut y avoir de Nilotiques congolais, ni de Tutsis congolais comme il n’y a pas de Flamands ou de Wallons congolais, ni de Basques, de Bavarois, de Catalans, de Gallois ou de Siciliens congolais.

Les Tutsis dont l’un des parents est bantou congolais, et c’est votre cas, ont hrit de la mentalit de leur gniteur tutsi en adoptant la stratgie de la chauve-souris: lorsqu’on juge les oiseaux, elle se dit mammifre parce qu’elle met directement au monde des petits. Mais quand c’est au tour des mammifres de passer devant le tribunal, elle se dit oiseau parce qu’elle vole. Ce lamentable stratagme ne fonctionne plus.

Mon cher Paluku, j’ai souri doucement en lisant votre affirmation selon laquelle j’aurais peur des Nilotiques. Mme vis–vis du diable, je n’ai jamais prouv un tel sentiment. Face Mobutu, le mardi 22 avril 1990, je n’ai pas craint de lui poser les questions les plus embarrassantes et mme les plus dangereuses. Qu’est-ce qui vous fait penser que je pourrais avoir peur des Nilotiques ? tant de confession bouddhiste, mme la mort ne me fait pas peur non plus. Il faut dfinitivement ter de votre tte ce genre de considration enfantine. Au demeurant, je ne vois vraiment pas ce qui, dans l’ensemble de mes productions sur le Net, pourrait prter conclure que les Tutsis ou le Nilotiques en gnral m’pouvantent.

Mon cher Paluku,

L’crasante majorit des Bantous tmoignent d’une ignorance crasse de la vritable histoire de leur pays. Ils ne savent pas, par exemple, que l’EIC et donc le RDC d’aujourd’hui, cr en 1885, obtint sa reconnaissance internationale au dtriment des entits ethniques et tribales indignes. L’entit tatique congolaise d’aujourd’hui est btie sur le mme modle que celui qui fut fond il y a 129 savoir que dans sa nature, dans sa forme , dans son mode de fonctionnement et dans ses objectifs, ltat congolais mconnait compltement les droits des ethnies et des tribus bantoues. L’organisation tatique congolaise moderne, comme son anctre de la fin du 19e sicle, a confisqu les terres , s’est ensuite empare de la vritable identit originelle des indignes, femmes et hommes confondus, pour la remplacer par la nationalit congolaise.

Mme le nom Congo, je ne vous apprends rien, fut invent de toutes pices et n’existait pas avant le 25 fvrier 1885. Tout est refaire. Tout reste rebtir. Toute l’histoire du Congo est rcrire. Le temps presse.

Ltat congolais se doit de restituer aux entits ethniques et tribales bantoues les terres annexes en 1885, fusionnes et additionnes former la superficie de l’EIC . De mme, elle est tenue de rhabiliter les femmes et les hommes bantous dans leur identit historique, immuable et inviolableen reconnaissant leur appartenance aux diffrentes ethnies et tribus . Un Wallon est d’abord wallon avant d’tre belge. Mme chose pour un Flamand. La « congolit » (excusez-moi pour cet affreux nologisme) savoir l’identit nationale congolaise n’est en ralit qu’une simple supra nationalit, l’instar de l’identit europenne par rapport aux diffrentes appartenances nationales classiques comme la franaise,l’allemande, l’italienne, l’anglaise, l’espagnole, l’espagnole, etc.

Pour le Congo, il ne saurait en tre autrement.

En effet, l’antriorit des ethnies et des tribus bantoues, apparues sur terre depuis des millnaires, par rapport ltat congolais n il y a seulement 129 ans, ne peut tre conteste ni remise en cause. Par consquent, cette organisation doit se rsoudre rentrer dans la lgitimit et la lgalit en abandonnant les terres leurs propritaires originels. Nous ne serions pas les premiers. Depuis des annes, la question de la restitution des terres leurs propritaires noirs fait rage en Afrique du sud.

Une fois les terres restitues aux ethnies et aux tribus des Bantous congolais, ltat congolais incomberont alors les tches de gardien, de garant, de protecteur de ces mmes entits ethniques et tribales, de leurs terres, ainsi que de leurs coutumes et traditions. Ltat s’occupera aussi des fonctions de battre monnaie et de reprsenter les ethnies congolaises sur le plan international. Laissez-moi vous rassurer ce sujet: il n’existe aucun risque de dislocation de notre pays, contrairement aux affirmations des oiseaux de mauvais augure. Des liens, visibles et surtout invisibles, de mme qu’un pass commun, une longue srie d’ preuves affrontes et vcues au cours des annes d’esclavage et de colonisation, sans oublier les souffrances endures ensemble, une mme vision du monde et le partage des mmes valeurs culturelles constituent un ciment prise rapide, capable de faire chec tout mouvement centrifuge ou sparatiste. C’est d’ailleurs ainsi que s’expliquent, notamment, les checs ritrs de toutes les tentatives de scession au Congo.

Pour conclure, mon cher Paluku, si vous vous considrez comme un Congolais, il vous faut d’abord choisir d’appartenir l’ethnie de celui de vos deux parents qui est Bantou congolais et tre ensuite tre accept par les chefs ainsi que par les membres de la communaut de celle-ci. Mais en aucune faon, vous ne pouvez, comme vous l’affirmez, tre la fois Bantou et Nilotique, lard et cochon, noir et blanc, chaud et froid, bon et mauvais, en haut et en bas, ici et ailleurs, homme et femme, dieu et diable, positif et ngatif, lune et soleil, poivre et sel.

Vous avez cru devoir crire votre mail et souligner en rouge vif vos arguments. Ce n’est pas la couleur de l’encre qui fonde la cohrence ou la pertinence d’un raisonnement. Lorsqu’on reoit des htes, comme l’ont fait les populations du Kivu avec les Tutsis et que ceux-ci se retournent contre vous, s’emparent de vos terres et de votre nationalit, assassinent vos femmes, violent et mutilent sexuellement vos filles, une telle conduite porte un nom. Il ne s’agit pas seulement d’ingratitude, de flonie ou de sclratesse, mais de la pure barbarie.

Je m’attendais, en lisant vos rponses mes questions, y voir la marque indiscutable que laisse le cerveau d’un ingnieur, form la logique, maniant des notions abstraites avec habilit, capable de mener avec brio la dmonstration d’une thse partir d’une hypothse, si hardie soit-elle. Mais rien de tout cela. Je n’y dcouvre que des propos mdiocres. Je n’y constate que des manuvres d’esquive.

C’est ainsi que vous mentionnez le cas de nos aeux qui auraient, selon vous, vendu les leurs comme esclaves. Je n’ai pas abord ce sujet dans mon dernier et long mail (un peu trop long mon got). De toute vidence, votre formation d’ingnieur ne vous met pas l’abri de gober des couleuvres immondes et de faire preuve d’une tonnante candeur. Comme tout le monde, vous croyez que nos anctres ont effectivement vendu les leurs des ngriers. Je m’inscris totalement en faux contre cette thse fallacieuse et cette affirmation absurde. Je m’explique.

Pour qu’il y ait acte de vente, il faut, d’un ct la prsence d’un vendeur avec sa marchandise et, de l’autre, un acheteur avec de l’argent ou un objet pouvant servir de troc . Trs bien. Mais lorsque l’acheteur arrive arm de canons et de fusils comme ce fut invariablement le cas dans la traite des ngres, que doit-on en conclure ? Manifestement, ce qu’on a toujours appel « march des esclaves » ou vente des esclaves ne correspond pas du tout un acte de cession libre d’un bien contre de l’argent.

Lors d’un court sjour pass Porto-Novo au Bnin, en juillet 2005, je fus littralement sidr de constater un fort, dot d’une impressionnante srie de canons, qui se dressait l sur le littoral de l’ocan Atlantique. Il s’est agi d’un formidable difice fortifi, bard d’obusiers aux canons rouills, installs l par les marchands d’esclaves europens. Comment, dans ces conditions, parler de vente ? Lorsqu’on veut acheter une marchandise quelconque, on ne vient pas arm d’un fusil ou d’un canon. L’usage en la matire exige qu’on se munisse uniquement d’argent. Voulez-vous une illustration ?

Mon cher Paluku, si vous voyez un individu arm d’un fusil d’assaut AK 47, une Kalachnikov donc, entrer dans une boutique, disons une bijouterie et en ressortir quelques minutes plus tard les bras encombrs de bagues de diamant, des colliers en or et des montres de grande valeur, allez-vous conclure qu’il y a eu un acte de vente entre lui et le boutiquier devant le comptoir de son tablissement ? Allez-vous pensez que le grant du magasin lui a vendu des bijoux ? Vraiment ? Tous les esclavagistes, sans exception, taient lourdement arms en venant en Afrique. D’accord ? Qu’est-ce dire selon votre logique d’ingnieur ? Les terribles razzias ralises par les Arabiss auprs des populations indignes ngro-africaines pendant 350 ans taient menes par des hommes arms jusqu’aux dents. Peut-on alors parler d’une opration commerciale ? La traite des Ngres fut en ralit une vaste entreprise d’agression, de capture par la force, de prise d’otages et de viol de toutes les liberts humaines et non pas une paisible campagne d’achat ou un innocent ngoce mettant face face un vendeur libre et un acheteur galement libre. C’est une insulte la mmoire de nos aeux que de continuer, comme vous, de soutenir qu’ils vendirent leurs populations des esclavagistes. Certes, tous les livres d’histoire rdigs par les Occidentaux l’affirment. Mais, rien n’oblige avaler leur fatras de mensonge et d’affabulation, surtout lorsqu’on est ingnieur comme vous. Qu’avez-vous fait de votre sens critique, mon cher Paluku ?

Je n’ai vraiment pas le temps de vous reprendre sur presque chacun de vos aphorismes. Mais le peu que j’en ai dit ci-dessus devrait vous persuader qu’il existe une autre faon de lire la ralit du Congo et de comprendre l’histoire du monde.

Cordialement vtre

Attiser des guerres sans le savoir…


Il est dangereux de parler de l’Ituri sans le bien connaître.

Comptez le nombre d’erreurs ici-bas, si vous connaissez réellement l’Ituri.

Vous vous rendez alors compte qu’il n’y a pas que l’occidental pour falsifier notre histoire.

Le lien : http://www.societecivile.cd/node/633