Minorités accèderont au pouvoir…

Dans l’UEIC, l’Union des États Indépendants du Congo que nous proposons, toutes les minorités accéderons au pouvoir pour que la démocratie ne soit pas un vain mot.

Aujourd’hui, beaucoup d’acteurs politiques en lice en RDC en veulent à notre proposition.  Cependant, avec le temps, le peuple connaîtra la vérité qui l’affranchira : les minorités peuvent parfaitement accéder au pouvoir, sans encombre, si le peuple le sait et le veut.  Dans le cas du Congo, les dictateurs, n’ont jamais voulu que le peuple quitte l’ignorance : ils ont, entre autres, pour parvenir à leur dessein, tuer l’école de l’homme blanc sous nos yeux ; de sorte que ce que certains de nos docteurs ne savent ni lire, ni comprendre, ni écrire, ni parler leurs propres langues maternelles et encore moins la langue officielle du pays.  De cette façon, la communication avec notre peuple est des plus difficiles…  Les populations continuent à penser et à croire même que le pouvoir soit inaccessible aux minorités !  Suivez un extrait de notre intervention sur un réseau social et notre proposition qui y est incluse.


Cher Tumbula,

Ton analyse est juste ; mais tes conclusions sont complètement fausses à mon avis. Pourquoi ?

L’altruisme, le courage, le hargne, l’honnêteté, la détermination, l’intelligence au travail sont des vertus très mal distribuées sur terre.  C’est dire que les égoïste, les paresseux, le démissionnaires, les malhonnêtes ou jaloux, les indécis, les sots au le travail jaloux sont très nombreux à la surface de la terre.

Que les minorités aient peur pour leur lendemain et soit jaloux des majorités, ou des mieux nantis, est donc un réflexe légitime, normal.  Je dirais même qu’il soit même obligatoire, ce réflexe, sur une terre de méchants ou d’égoïstes tout simplement.

Les grwazo, qui font peur par leur nombre, leur intelligence et leur ardeur au travail, très logiquement, n’ont pas à s’occuper des plaintes des minorités et surtout pas des paresseux qui ne feraient rien pour se multiplier, se reproduire, ou pour travailler dure et intelligemment comme eux. Inspire-toi des juifs qui sont peu nombreux, mais qui domine la terre économiquement ; pour corriger certaines erreurs que commettent nos frères minoritaires ou défavorisés dans un sens ou dans un autre.

Les miasokas dont tu parles ont beaucoup d’obstacles à surmonter ; s’ils veulent être tranquilles, s’ils veulent vivre heureux et paisiblement.  Certes, leur nombre réduit au départ.  Leur nationalité est contestée par plusieurs de nos compatriotes.  Leur pauvreté relative paraît être factuelle.  Leur implication dans beaucoup d’intrigues, n’arrangent pas les choses quand il faut les défendre, etc.  Il y a pourtant des solutions propres et faciles à mettre en œuvre pour venir à bout à ces difficultés que de se vivre dans l’autoflagellation.

Je pense que la première chose à faire c’est d’être travailleur et loyal en tant que citoyen plutôt que de verser dans la paresse et des empoisonnements de ses faux ennemis.  Ni l’intelligence, ni la performance des grwazo au travail ne sont inscrites dans leurs gênes.  Le secret se trouve dans leurs têtes, dans leur cœur.  Ils s’éduquent à être juste, travailleur et non grincheux ni déshonnêtes.  Le salaire de cet investissement c’est la confiance que l’on gagne arrache de chez ses compatriotes et des ses partenaires d’affaires.  Un peuple sans foi ni loi ne doit s’en prendre qu’à lui-même.  Celui qui s’aide, le ciel rajoute au fruit de son travail ; celui qui dort, Dieu lui reprend le peu qu’il croit avoir.

Concrètement, voici quelques solutions pratiques aux problèmes posés.

Les problèmes Les solutions pratiques
La jalousie. On jalouse ceux que l’on croit être plus nantis, plus heureux que soi, dans tel ou tel autre domaine.  Pour ne pas souffrir de la jalousie, il faut donc se résoudre à se hisser dans tous les domaines et non pas dans quelques domaines seulement.  Il faut viser l’entrée dans le cercle des riches – dans le sens large du terme.  Cela demande de s’instruire, de se former, de s’éduquer, de travailler dur, soi-même.  Ne rien attendre des autres.  Savoir refuser tous les cadeaux empoisonnés.
La peur. La peur nait parce qu’on se sent ou qu’on se croit faible par rapport à autrui.  Pour ne pas être victime de la peur, il faut donc s’exercer, pratiquer la gymnastique pour devenir fort : physiquement, mentalement, moralement, socialement, politiquement, psychologiquement, spirituellement, etc.
La pauvreté. Le travail est le seul moyen propre pour s’enrichir, sans rougir et durablement.  Pour être compétitif dans ce travail, il faut se qualifier dans ce que l’on fait de sa vie : s’instruire (s’enrichir intellectuellement), se former (s’enrichir professionnellement) et se discipliner (s’enrichir moralement).  Très peu de peuples au Congo appliquer cette règle d’or !  Les personnes appauvries ne peuvent pas tenir face aux autres hommes riches, stratèges, qui sont tous les jours en action pour combattre leur pauvreté sur tous les fronts et non pas que sur quelques fronts seulement.  Notons que les travailleurs ne dorment pas : ils travaillent, même dans leur sommeil.  Nous connaissons personnellement des peuples congolais qui ont utilisent cette recette avec succès pour s’enrichir sur plusieurs plans.
L’inaccessibilité du pouvoir aux minorités. Contrairement à ce que les minorités pensent, dans une démocratie véritable, le pouvoir n’est pas accessible qu’à la majorité.  En RDC, l’absence de démocratie fait que les minorités n’accèdent pas au pouvoir.

Dans le Projet 2014, nous avons déjà travaillé cette question et publié notre contribution là-dessus à l’adresse des ituriens en général et des mahagiens en particulier.  Prenons qu’il y ait 4 millions de grwazo, 2,5 million de xebwama, 1,8 millions de jagoctok et 0,5 millions de miasoka dans une province fictive qui totaliserait alors 4,0+2,5+1,8+0,5=8,8 millions d’habitants.  Comment faire en sorte que tout le monde accède au pouvoir dans un souci de justice, d’équité, démocratiques ; dans cette province ou les miasoka seraient, de toute évidence, une minorité ?

Si nous prenons la minorité comme unité de mesure, nous trouverons qu’il faut respectivement 8 grwazo, 5 xebwama, 3,6 jagoctok et 1 miasoka au pouvoir dans un cycle fictif à 8+5+3,6+1=17,6 candidats en tout.  On pourrait alors décider de procéder à une tournante où grwazo, xebwama, jagoctok et miasoka présentent, successivement un candidat jusqu’à épuiser leurs crédits respectifs de candidats.  À la fin de la tournante, le 0,6 candidat de crédit restant des jagoctok serait alors ajouté pour lui constituer un crédit de 4,2=3,6+0,6 candidats, au lieu de 3,6 candidats, à la tournante suivante.  Notez qu’à la fin de la première tournante, les grwazo devrait alors présenter trois fois de suite un candidat avant de lancer le cycle suivant.  Cette façon de faire à un double avantage : (1) s’assurer que tous les groupes tribaux dirigent un nombre de fois proportionnel à leur importance numérique au cours d’un cycle, si cela est considéré comme une valeur dans la province ; (2) garantit que tous les groupes tribaux apprennent à choisir parmi les candidats qui que présente les autres groupes tribaux ; ce qui est une très bonne école de la connaissance des groupes entre eux et de leur cohésion politique.  Il peut être adopté que le candidat soit élu par sa tribu (moins coûteux, mais peu démocratique) ou que la tribu présente des candidats parmi lequel tout le monde choisi un seul (plus coûteux, mais plus démocratique).

La longueur d’un cycle quant à elle ne dépend plus que de celle des mandats…

Si donc, les minorités n’accèdent pas au pouvoir dans certains pays, ce n’est pas tant parce qu’elle ne le pourraient pas, mais c’est parce qu’elle ne savent pas qu’elle pourraient y accéder ou qu’elle ne le veulent pas ou encore qu’elle acceptent de se soumettre à la tyrannie.  De tels pays ne peuvent pas se dirent être démocratiques.  Mon pays, la RDC, n’a jamais été un seul jour démocratique ; et notre quête dans le Projet 2014, c’est justement qu’il le devienne un jour, probablement d’ici une génération, un état chrétien, démocratique et capitaliste.

 

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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Un commentaire pour Minorités accèderont au pouvoir…

  1. Comme nous pouvons bien nous en rendre compte, d’ici à cette démocratie, il y a des pas à franchir.
    Ce n’est surtout pas avec des statistiques des tricheurs qu’une telle démocratie se réalisera. Il nous faudrait mettre en place une administration, non pas régalienne, mais celle de l’Union.
    D’autre part, il ne faut pas partir du préjugé que ce soient tous les peuples, toutes les tribus qui recherchent la participation au pouvoir ou encore soient en mesure d’exercer le pouvoir. D’autres peuples (patriarchies, clans, tribus,ethnies, royaumes ou empires) voudront peut-être se liguer pour devenir capables, forts, pesants ou significatifs ; et, quitter ainsi ainsi le camp de la minorité.
    Le seul écueil à éviter ici c’est de conduire, par dictature, des peuples à faire ce qui n’est pas de leur intérêt, ni de l’intérêt de la nation, de la province ou de quelque autre entité administrative.
    Enfin, rechargeons en disant que la RDC doit rapidement penser à former des ingénieurs politiques, pour nous aider à prendre de l’avance sur les autres nations en matière de recherche méthodique de solutions à nos problèmes politiques.
    Pour cela, nous avons besoin que des congolaise s’engagent !

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