Salaire mérité !

La question des salaires se pose partout : au Congo comme en Belgique.  Nous pouvons pourtant en réalité exiger le salaire qui corresponde à notre production, à notre productivité, à notre qualification.  Plus nous sommes productifs et compétents, plus nos produits et services sont de qualité et ont de la valeur.  Par exemple, si vous traiter 20 dossiers par jour, pendant que vos collègues n’en traite que 5 sur la même journée, toute chose restant égale par ailleurs, pourquoi accepteriez-vous de percevoir le même salaire que la bande de fainéant ou de personne à capacité limitées ?

Si c’est à des fainéants que vous avez affaire, exiger 4 fois leur salaire.  Si c’est à des personnes à capacités limités, exigez 4 fois leur salaire, puis, librement, en humaniste, partager votre surplus avec eux, parce qu’un jour, d’autre seront plus productifs que vous aussi, quand vos forces viendront à vous abandonner !  Seulement, n’accepter pas qu’un tiers décide de ce que vous voudriez offrir dans le cadre de la solidarité à laquelle vous adhérez volontiers…  La moindre erreur, distraction, vous coûtera très vite des regrets.  Ne laissez surtout pas des bandits, des fausses autorités, vous dominer.

Dans notre cas, avec l’imperfection difficile à supporter, liée à l’effet foule, les choses ont pris du temps.  Au bout de deux ans de bataille, nous avons fait flancher l’ESU pour une question similaire, au cours d’une autre dictature, celle de Mobutu, qui se permettait tout, même l’inimaginable, 1989-1991, exactement comme dans l’imposture de Kabila – en exagérant dans ma comparaison.  Ne croyez pas être les premiers à connaître la brutalité, les empoisonnements.  Nous les avons bravé, avec prudence, avec intelligence, avec foi en notre Dieu.  Quand bien-même cette dictature ne fut pas comme l’imposture de Kabila, il n’en reste pas moins vrai que nous souffrîmes et vîmes des notre rendre l’âme aussi, dans ce long combat pour l’indépendance véritable du congolais qui est encore à venir.  Il faut donc persévérer et redoubler de hargne et de combativité.

23 mois d’arriérés des boursiers congolais et des salaires des fonctionnaires des Affaires Étrangères ont été payés.  Le payement s’est effectué par virement sur comptes bancaires, sauf pour 11 personnes en formation, probablement oubliées jusqu’ici, tels plusieurs fonctionnaires du ministère des Affaires Étrangères, qui poirotent encore, ici en Belgique par exemple, depuis ces temps-là qui suivirent l’épisode au sujet de laquelle je vous écrit.

Certaines personnes se prennent comme plus congolais que nous tous.  Montrons-leur qu’ils se trompent.  Par nos comportement, démontrons-leur que le pays nous appartient à nous tous et qu’ils ne sont que les autorités de ceux qui se soumettent volontairement à eux.  D’autres se croient tout permis.  Ils oublient qu’ils sont des serviteurs de la nation et non pas des patrons de la nation.  Rappelons-leur leur statut dans notre comportement de tous les jours !

Pendant les deux ans évoqués ci-dessus, nous avons beaucoup appris de ce qu’est une autorité dans une République, cette chose immonde dont nous nous demandons, encore et toujours, pourquoi le congolais ne se débarrasse pas.  Demandez-nous conseil.  Nous vous les prodiguerons et vous vérifierez par vous même l’efficacité de notre méthode de travail.  Une pratique développée dans un laboratoire d’une poignée de 5 personnes seulement, juste un peu plus courageux et actif que le congolais moyen !

La première chose que vous devez commencer par refuser absolument dans le cas d’espèce, c’est d’être traités ou pris pour des esclaves.  Réveillez-vous et exiger, illico, un SALAIRE et non pas les miettes qui tomberaient des tables du Président, de ses ministres et des parlementaires traîtres pour la plupart.  Si vous tarder à vous décider, vous donner au régime de Kabila de prendre le dessus sur vous davantage et vous rendez plus difficile votre libération, par vous, même d’ici 1, 2, 3 ou même quatre années.  Rappelez-vous toujours que personne, sous aucun prétexte, n’a le droit de vous soumettre à percevoir un revenu égale au dixième du sien alors que vous travaillez plus que lui !
Le minimum vital se situe pour un célibataire aux alentours de 1250 € nets par mois ; pour un ménage, il est de l’ordre de 2500 €/mois.  Exiger plus que cela, tant que vous travaillez, sachant que la RDC est en réalité un pays riche et en mesure d’offrir le salaire qu’exige ses fils.  Si vous ne travaillez pas, ne demandez rien non plus à l’État : il vous écrabouillera sans pitié.  Si en revanche vous travaillez consciencieusement, exigez le salaire que vous voulez et vous l’aurez : vous me direz merci et vous me direz merci en moins de 12 mois !

Si vous faire marcher sur le pied vous convient, ne considérez pas ce message : il n’est pas conçu pour vous qui vous complaisez dans l’esclavage…

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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