Pasteurs mènent leurs morts…

Sur ce site nous criions au scandale, parlions du dialogue satanique…  Certains nous trouvaient excessifs.  Pour nous, ce dialogue de la Saint Sylvestre était et demeure diabolique.  On ne négocie pas avec un imposture !  Aujourd’hui, Mgr L. Monsengwo est-il ferme quand il annonce : « Nous voulons un Congo des valeurs et non d’anti-valeurs » ?  Comment pouvons-nous le savoir ?

L’église catholique et l’église protestante ont, en RDC, fait le lit du régime de Kinshasa depuis 2001.  Personne d’entre eux ne pensait à dénoncer le coup d’état, personne non plus ne considérait les congolais tuer comme un crime.  Plus grave encore, personne ne préchait l’Évangile dans les actes.  On buvait avec les assassins, on s’embrassait volontiers avec eux.

Éclaboussés par ledit dialogue de la Saint Sylvestre, où les catholiques sont allés chercher le confort, au mépris total de nos vies, la CENCO se croit dans le devoir de se reprendre de la manière que nous vivons tous ensemble.  Aucune excuse pour s’être mêlée à la danse des démons.  Aucune excuse non plus pour des congolais qui meurent maintenant pour un problème qui eut été résolu en 2001, mieux, en 1965, déjà, ou même, plus tôt que cela !

Or, jusqu’aujourd’hui, l’église catholique est avec les assassins.  Le pouvoir, la CENI, la MONUSCO et bien d’autres partagent leurs vient.  Quel profit tirent les catholiques congolais de ces relations ?  Quel profit les congolais non catholiques peuvent attendre du rapport entre l’État et l’église catholique d’ici les cinq prochaines années ?  Comment les morts du 31 décembre – et ceux qui s’ajouteront inéluctablement à eux – seront-ils restitués à leurs familles par les commanditaires de la marche et les exécuteurs d’assassinats ?  N’y avait-il réellement pas mieux à faire ?  N’y a-t-il toujours rien de plus efficace pour arrêter les bandits politique qui pullulent dans notre espace politique ?  Les armes suffisent à elles seules à justifier la peur du prélat catholique et de leurs fidèles ?  Existe-il d’autres vérités cachées aux peuples congolais par ceux qui prêchent la Vérité, l’amour de Dieu et du prochain ?  Y a-t-il des alliances secrètes entre les catholiques et le pouvoir ?  Comment pouvons-nous le savoir ?  Voulons-nous réellement le savoir ?

Tant que nous ne voudrons pas répondre à ces questions pour nous-mêmes, nous nous laisserons conduire à la boucherie par ceux qui sont tranquilles dans leurs toges.  Ceux-là qui s’habillent somptueusement dans les places publiques.  Ces hommes de Dieu qui se livrent à des orgies de toutes les sortes, alors que les peuples tombent sous des balles ennemies.  Pendant que nous sommes décimés, violés, éventrés, égorgés, vendus comme des esclaves aux arabes ou de la viande aux cannibales, ils disent des messes ou tiennent des cultes.  Pendant que certains d’entre nous sont forcés à l’exil, humiliés par nos colonisateurs, ils les raillent…

L’article suivant, reproduit par BeniLubero peut nous aider à comprendre la supercherie…  Nous vous invitons à le bien lire et d’y trouver là où loge les écrits qui trahissent la fausseté, nos seulement des hommes qui nous dirigent, mais également des pasteurs qui mènent leurs morts à la tombe.


Le Cardinal Laurent Monsengwo avec un ton ferme: « Nous voulons un Congo des valeurs et non d’anti-valeurs ». « …que les médiocres dégagent… »

DECLARATION DU CARDINAL LAURENT MONSENGWO EN MARGE DE LA MARCHE DU 31 DECEMBRE 2017

Chers frères et sœurs,

Ce n’est plus un secret pour personne que le climat du pays en général et de la capitale en particulier est caractérisé par un regain de peur et d’énervement, d’incertitude sinon de panique.

Nous sommes témoins d’incidents malheureux survenus le dimanche 31 décembre 2017 lors de la marche pacifique et non violente organisée par le comité laïc de coordination, dans le but de réclamer l’application réelle de l’Accord politique global et inclusif du Centre Interdiocésain de Kinshasa (Accord de la Saint-Sylvestre), accord violé volontairement. Ceci crée un malaise socio-politique que traverse notre cher et beau pays, la RD Congo (cf. Message de l’Assemblée plénière extraordinaire des Evêques de la Cenco, 24 novembre 2017).

Nous ne pouvons que dénoncer, condamner et stigmatiser les agissements de nos prétendus vaillants hommes en uniforme qui traduisent malheureusement, et ni plus ni moins, la barbarie. Nous en voulons pour preuves : le fait d’empêcher les fidèles chrétiens d’entrer dans les églises pour participer à la messe suivant l’ordre reçu d’une certaine hiérarchie militaire, le jet de gaz lacrymogène pendant la célébration eucharistique dans les différentes paroisses de Kinshasa, le vol d’argent, d’appareils téléphoniques, la poursuite, la fouille systématique des personnes et de leurs biens dans l’église et dans les rues, l’entrée des militaires dans les cures de quelques paroisses sous prétexte de rechercher les semeurs des troubles, les tueries, les tirs à balles réelles et à bout portant sur des chrétiens tenant en mains bibles, chapelets et crucifix, les arrestations des prêtres et fidèles, etc.

Nous demandons aux uns et aux autres de faire preuve de sagesse et de retenue. Que des mystifications présentées comme informations véridiques et fiables. Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RD Congo.

Comment ferons-nous confiance à des dirigeants incapables des protéger la population, de garantir la paix, la justice, l’amour du peuple ? Comment ferons-nous confiance à des dirigeants qui bafouent la liberté religieuse du peuple, liberté religieuse qui est le fondement de toutes les libertés (cf. Benoît XVI, Liberté religieuse, chemin vers la paix) ?

Le sait-on, la liberté religieuse est un élément essentiel de l’Etat de droit, on ne peut la nier sans porter atteinte à tous les droits et aux libertés fondamentales. L’instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer des intérêts occultes comme par exemple l’accaparement des ressources, des richesses, le maintien au pouvoir par des méthodes anti-constitutionnelles, peut provoquer et provoque des dommages énormes aux sociétés, en l’occurrence la nôtre.

Nous voulons un Congo des valeurs et non d’anti-valeurs.

Puisse le Seigneur accorder à notre pays une paix durable dans la justice et la vérité, et à nos morts pour la liberté, le salut éternel.

Visualisez l’original en cliquant sur ce lien :

http://www.radiomotofm.info/lirearticle.php?billet=3579Politique?La%20colère%20du%20Cardinal%20MONSENGWO%20face%20à%20la%20répression%20«%20barbare%20»%20des%20marches%20du%2031%20décembre

©Beni-Lubero Online.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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