Gestion collégiale de l’État.

Dans le cadre de notre démarche pour trouver les hommes qui conviendraient le mieux pour diriger notre pays, voici où nous en sommes arrivés, au jour d’aujourd’hui.

Les contacts que nous avons avec la base et la sphère politique, nous montrent qu’il y a beaucoup d’esprits hégémonistes, ségrégationnistes, dictatoriaux, cupides, irresponsables, incompétents, égoïstes qui circulent encore dans la sphère politique congolaise.  Plus qu’on ne le croit !  Pour nous éviter le pire des pires demain, il nous faut donc préparer une gestion collégiale de la nation à la magistrature prochaine et éviter le présidentialisme actuel qui ne nous apportera qu’un dictateur en plus, pire que ses prédécesseurs.

Voici les hommes que nous devons absolument éviter, oublier, et pourquoi, quand il s’agit désormais d’élire des hommes qui président au destin du Congo-Kinshasa.

  • Ceux qui, depuis le 30 juin 1960, ont déjà goûté à la rébellion.
    • Ces hommes ont déjà montré de leur volonté de résoudre les problèmes lâchement, par la force et non pas par l’argumentation démocratique persuasive.  Ils sont, définitivement, des concitoyens opposés à notre quête de démocratie.
    • Ces hommes ont des comptes à rendre à la nation quant au pourquoi et comment de leurs assassinats, arbitraires, de congolais ou d’étrangers vivant sur notre territoire ou même à l’étranger.
  • Ceux qui ont moins de 51 ans.
    • Tous nos jeunes présidents ont démontré et démontrent encore des lacunes graves de maturité ; par leur réactions épidermiques, non empruntes de sagesse ni de patriotisme éclairé ni d’intelligence mûrie.
    • Ils ont difficile à se faire respecter par ceux qui sont autrement plus âgés que eux dans une culture où originellement, chez la majorité, c’est l’âge qui fait l’autorité en non pas le titre.
  • Ceux qui ont moins de 2 diplômes universitaires.
    • Leur capacité d’analyse et de synthèse des problèmes et solutions nationaux est insuffisante, indistinctement : cela est désormais patent, même en dehors du Congo.
    • Face à des collaborateurs plus instruits qu’eux, ils se trouvent complexés et réagissent par des comportements caprice et non par autorité ; ce qui compromet gravement l’avenir de la nation.
  • Ceux dont la congolité est contestée, à tort ou à raison, par quelque groupe que ce soit de congolais.
    • Leur crédit de confiance du peuple est entamé : ils ne peuvent pas mobiliser correctement tout le territoire autour d’un projet national.
    • Leur pouvoir de division de la nation est supérieur à leur capacité d’unir le peuple autour d’un projet de construction nationale ; ils sont donc inefficaces, malgré eux, parfois.
  • Ceux qui n’ont pas un projet de société complet, humaniste, ambitieux et visionnaire.
    • Par définition, ils ne sont pas fait pour être des leaders, des conducteurs d’hommes.  Ils ne contribuent qu’à faire péricliter la nation, à accroître notre ignominie.
    • Ils n’offrent aucun avenir à la nation congolaise et travaillent pour leur propre ventre, sans se soucier du destin de la nation congolaise : définitivement, ils sont des ennemis de notre peuple, qui bien souvent, s’ignorent même…
  • Ceux dont les noms figurent dans des affaires de fraude, d’atteinte à nos bonnes mœurs ou de pillage des ressources – de toute espèce – de la République Démocratique du Congo.
    • Tant qu’une justice digne de ce nom n’aura pas éclairé les congolais sur le sort qu’ils méritent, ils vaut mieux qu’ils se mettent à l’écart pour ne pas perturber la marche de la nation.
    • Avec une moralité contestée par une frange appréciable de congolais, il vaut mieux attendre que ces hommes fournissent la preuve de leur innocence, de leurs bonnes mœurs, pour leur confier des responsabilités publiques importantes.
  • Ceux qui ne démontrent pas de capacités de gestion de la multiculturalité.
    • S’ils ne savent pas évoluer dans un environnement multiculturelle, comme pourrait-il diriger tout un état fortement multiculturel comme le nôtre ?
    • Sans être unificateur, comment un congolais peut-il victorieusement présider à notre destin, nous congolais ?

À cette catégorie d’hommes, nous devrions préférer les congolais qui réunissent toutes les qualités suivantes dans leur chef.

  • N’avoir jamais sombré dans la rébellion.
    • Démontrer que même au plus sombre de notre histoire, ils se sont toujours s’attachés au respect de la loi édictée ensemble.
    • Prouver qu’ils ont horreur du recours lâche à la violence pour la solution des problèmes personnels et nationaux.
  • Avoir plus de 50 ans.
    • Avoir acquis une maturité suffisante par une expérience et une instruction conséquente accumulées sur de longues années.
    • Avoir une ascendance psychologique sur les personnes que l’on administre que ne procure que la supériorité en sagesse et l’habitation du Saint-Esprit.
  • Avoir au moins deux diplômes universitaires, mais idéalement trois diplômes universitaires.
    • Démontrer d’une accumulation suffisante d’instruction, de formation et d’éducation ; non seulement par les diplômes engrangés, mais aussi par la démonstration dans le vécu de la supériorité intellectuelle, professionnelle et morale.
    • Ne pas souffrir de complexe d’infériorité devant ses subalternes et ses collègues.  Avoir l’autorité suffisante pour civiquement respecter et se faire respecter de ses collaborateurs, compatriotes, visiteurs et hôtes.
  • Ceux qui font l’unanimité dans la reconnaissance de leur congolité.
    • Dans le contexte actuel, ils sont les seuls à pouvoir rassurer les congolais meurtris et déçus par ceux de nos voisins qui nous assaillent.
    • Ils sont normalement les mieux à même de prendre à cœur la solution des problèmes congolais qui les concernent eux et leurs progénitures.
  • Ceux qui ont des projets de société ambitieux, humanistes, complets, visionnaires.
    • Il ne suffit d’avoir produit rapidement un projet de société pour les élections : il faut y avoir déjà travaillé, pour l’avoir corrigé dans ce qu’il a de faible et renforcer dans ce qu’il de robuste.
  • Ceux qui démontrent de tout temps de leur capacité à vivre la multiculturalité.
    • Notre pays est multiculturel : son ou ses présidents doivent être de hommes qui le reconnaissent et travaillent au respect de son identité multiculturelle.
    • Nos peuples brimés jusqu’à présents ont besoin que nous ayons une fois dans notre histoire un président ou des présidents justes et humanistes et non pas raciste, ségrégationnistes.
  • Sont ceux qui font l’unanimité quand à leur moralité.
    • Plus que jamais, le Congo a besoin d’un président probant, loyal, capable, honnête.
    • Le patriotisme d’un chef d’État ne peut être négocié ni devenir négociable, si nous voulons être en paix les uns avec les autres, pour être forts face aux agressions extérieures.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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