Kibali-Ituri : Dieu maudit-il encore ?

C’est avec la mort dans l’âme que nous titrons ainsi.  En effet, pour la petite histoire, notre père, Michel Ezéckel Atoka Ukumu, s’est battu pour l’indépendance du Congo Belge. Après avoir été pris en charge par une famille missionnaire américaine dès l’âge de 2 ans et demi jusqu’à la trentaine.  Il s’est battu pour une autre forme d’évangélisation et d’indépendance que les congolais ne veulent pas depuis la nuit des temps.  Il a été pris pour tout : traître, sorcier, diables, collabo, colon, par les lumumbistes principalement, par certains frères en Christ et colonisateurs.  Nous avons été forcé à prendre le chemin de l’exil, en Uganda de 64 à 65.  Ceci, après que mon père se soit réfugié à Kinshasa pour un temps, jusqu’en 62 et que j’ai passé ma tendre enfance loin de la famille, à Misebere (Butembo), pendant près de 5 ans.  D’une famille de 13 enfants, nous avons résolu de soutenir et de poursuivre le combat de notre père. Convaincu pour le capitalisme et la démocratie chrétiennes au Congo qu’il soutenait, nous nous sommes plongés à l’eau en 1976.

Depuis, contre vents et marée, nous avons participer à la lutte contre le tribalisme dans l’Ituri et la dictature dans le Zaïre d’alors.  Dieu a fait concourir les circonstance pour le bien de ses enfants.  Mon père est décédé, officiellement, des suites d’une prostatite, dont il était sensé bien s’en sortir.  À 2 semaines de la fin de mes études d’ingénieur civil électricien, je perdais celui à qui l’on dit je ressemble, dans ma manière de combattre.  Lui qui a échappé à des pièges lui tendu par des frères en Christ.  Plusieurs fois empoisonné, Dieu a utilisé ses « pères et protecteurs » médecins et missionnaires américains pour le garder en vie.  Nous l’avons vu passer une semaine de vie sous nos caféiers.  Par respect, non battu, il n’a pas échappé aux cachots du MPR, avec ses amis des défunts PADI (Parti pour l’Avancement Démocratique de l’Ituri) et PNP (Parti National du Progrès, une plateforme plutôt qu’un parti politique).  Comme nous, quelques années plus tard, pour n’avoir pas voté vert par trois fois.  Des jeux d’alliances, des liens de sang et d’amitié, divers, en ce compris avec le peuple belge, nous ont permis de quitter le pays pour des études doctorales en Belgique.

Contrairement à ce que d’aucuns pensent, la persécution ne s’arrête pas là.  Nous n’avons pas achevé notre la thèse pour laquelle nous étions venu, de notre faute – même si son sujet dût changer.  Nous avons reçu des lettres de menace de mort – dont les auteurs on été vite identifiés par notre police belge.  Nous avons été calomniés par plusieurs compatriotes qui, faisant semblant de combattre avec nous, étaient au service de l’adversaire en notre pleine connaissance.  Croyant être plus intelligents que l’Esprit qui donne de sonder même le cœur de Dieu, ils s’imaginent encore être vêtus, pendant qu’ils sont nus.  D’autres sont morts, s’entre-tuant entre eux !  Nous avons même été répudié par celle que nous aimons et qui croyait ainsi servir Dieu en agissant de la sorte.  Derrière moi,  6 de mes douze frères, ma tante qui m’a élevé pendant 14 ans, mon tuteur et mes « oncles » qui m’ont soutenu pendant 10 ans à Kinshasa sont morts.  Les uns sont morts malades, d’autres dans des conditions qui s’éluciderons tôt ou tard…  Dans l’Ituri natal, notre père avait un électorat que nous le dissuadâmes de ne pas exploiter au regard du contexte des années 70.  Nous avons eu raison : aujourd’hui, dans l’Ituri, la majorité crache sur le projet que nous proposons.  D’autres, s’emploient même à nous menacer de mort, à l’instar de leurs pères qui tentèrent de ôter la vie à notre père.

Cette histoire, résumée ci-haut, nous aide à décoder ce qui se passe dans le Kibali-Ituri.  Aussi, dans notre conversation Skype, sur les atrocités commises dans mon Kibali-Ituri natal, avec un partenaire de notre projet CNTIC (centre de nouvelles technologies de l’information et des communications) qui ne décolle pas au rythme souhaité, voici notre exposé sur la manière efficace de secourir la RDC en général et le Kibali-Ituri en particulier.

Notre partenaire au projet CNTIC

[03-03-16 09:01:02]

D’accord, je doit faire une descente sur terrain et revenir vers vous.

[11-05-16 09:02:41]

Bonjour Monsieur, juste vous informer que la situation de Beni-Lubero s’enpire d’avantage voici les quelques images de la recente massacre d’ERINGETI du 03 au 05 Mai environ 35 personnes tuées par arme blance.

Notre réaction à chaud

Notre proposition est claire : rappeler les parlementaires pour disqualifier ceux d’entre eux qui sons véreux et les remplacer avec des hommes faits, préalablement identifiés et promus.
Or, nous constatons que plusieurs d’entre nous continuent à appeler au secours ceux-là mêmes qui entretiennent ces massacres, le pouvoir de Kinshasa en premier.
Que nous conseille-tu de faire ?
Je connais le premier ministre belge personnellement.
Vous pouvez nous envoyer un délégué si vous le souhaitez, il le rencontrera personnellement, si nous préparons un dossier propre et bétonné !
De mes rencontres avec nos autres ministres et parlementaires, voici ce qu’il ressort :
Pour eux, ni le pouvoir, ni l’opposition n’aiment le Congo, véritablement !
Je partage cet avis.
Tous nos leaders ont des comptes à rendre à la nation : ceux du pouvoir comme ceux de l’opposition. Comment, nous, peuple, attendons avancer dans ces conditions ?
Commençons d’abord par changer de leaders.
Choisissons-nous des hommes crédibles : intelligents, sages, intègres et non pas seulement ceux qui s’enrichissent sur notre sang.
La responsabilité de l’insécurité dans laquelle vit le congolais, de l’intérieur comme celui de l’extérieur, est à nous premièrement. Nous ne voulons pas soutenir les hommes intègres, nous ne voulons pas travailler notre indépendance, nous attendons que d’autres face pour nous la paix.
Nous avons déjà toutes ces photos.
C’est regrettable que nous ne sachions aider, puis que vous appeler le secours du gouvernement et de la MONUC : ceux-là même qui font leurs affaires du sang des congolais.
Je suis prêt à aider la base, représentée par des hommes de valeur, à entrer en contact directe avec les officiels belges avec qui j’ai de bons rapports.
[13:15:02] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Guillaume,
Tu le sais bien et c’est sur mon site : j’ai dit que le pire est encore à venir.
Crois-moi, si nous ne changeons pas RADICALEMENT de conviction, de comportement, d’attitude, face à nos ennemis, 2017, sera une années où vous verrez pire encore que ce que nous voyons-là.
Nous ne sommes pas plus en sécurité que vous !
Le congolais de partout est en danger.
Il est vrai qu’il n’y a pas de carnage ici. Mais, on empoisonne, on détruit professionnellement, socialement, politiquement, spirituellement… Partout !
Parce que nous n’avons pas de base.
Le projet 2014 n’a aucun soutien populaire.
Kamerhe, Katumbi, Kanambe, eux, l’ont : tu le vois, toi-même ! Comment mes amis belges pourraient-ils me soutenir ? Pour faire quoi ? Avec et pour qui ? Ils sont tous dans l’attente d’une prise de conscience du congolais qui ne vient pas.
Tu sais bien que l’occidental a peur d’être accusé de colonisateur, même si l’on voit bien qu’il colonise de plus bel le congolais ou que le congolais se laisse coloniser par lui de plus bel.
Regarde : auprès de qui Katumbi crie au secours dans sa détresse ?
Cela ne vous dit rien ?
Vous pensez que s’il avait un vrai soutien des congolais il en appellerait aux nations occidentales ?
N’est-ce pas que la solution aux problèmes se trouve dans la diaspora ?
Pourquoi alors accepter d’aller aux élections sans cette diaspora qui est une des clés à la solution des problèmes congolais ?
Vous pensez que des gens qui transfèrent deux fois le budget national au Congo pour aider et qui voient que cet argent sert à organiser des fêtes et des mariages ne réfléchissent pas ?
La diaspora en a marre. C’est la profondeur de son amour pour le Congo qui explique que vous la voyiez se battre encore pour la RDC.
Comment se battre pour un peuple qui investit dans des musiciens, des sportifs et des pasteurs qui spolient notre culture, pendant que la diaspora propose de combattre ces DISTRACTIONS ?
Guillaume,
Réfléchis bien.
Crois-tu que Dieu peut maudire et qu’il maudit encore aujourd’hui ?
Prêche ce que tu as compris et prend bien soin de ton âme.
[13:15:11] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu: Je prie pour vous tous.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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