Attendre 2021

Nous sommes de l’avis que notre peuple se fourvoie.  Il s’investit dans un dialogue national inclusif, il rêve d’un respect du calendrier électoral, il croit en la valeur d’une alternance sans préparation, etc.  2016 est pour nous, pratiquement, un objectif encore une fois raté.  Sans verser dans le pessimisme, il nous préparer les élections de 2016, mais aussi, commencer déjà à entrevoir celles de 2021 où pour lesquelles nous n’avons plus que 5 ans de préparation.

C’est pour cela, nous proposons, encore une fois, la trame d’une démarche concrète à notre peuple, pendant qu’il est encore temps. Nous reprenons ici notre adresse à un ami parlementaire : l’Honorable John Lupala, avec comme objectif d’inviter notre peuple à un peu plus d’ardeur, chaque jour, dans le combat à mener contre l’ignorance et tous les maux qu’elle engendre.

L’Honorable est membre de l’EAE ASBL, l’ASBL Échanges Afrique-Europe, qui s’occupe du développement local dans l’Union Européenne et en Afrique ; et, du développement des échanges entre l’Union Européenne et l’Afrique.  Dans ce cadre, nous nous sommes fixés la mission d’aider le gouvernement congolais en intervenant auprès de la base pour l’engager dans un développement endogène et responsable.  Le travail n’est pas facile, mais le jeu en vaut la chandelle.

Bonjour, Honorable.

Où en sommes-nous avec l’EAE ASBL/Goma qui avait très bien commencé ?

La RDC est un vaste chantier que nous pouvons aider à mettre en route.  Plus rapidement que d’aucuns ne le croient.

Tenez, Honorable.

73 millions d’habitants.

6 habitants/ménage en moyenne, cela fait près de 12,167 millions de ménages.

Pour bien les faire vivre, il faut prévoir 6500 €/ménage, en moyenne, dans un premier temps.

Cela est possible à réaliser sur 50 ans de bonne gouvernance.

En appliquant un taux de croissance de 10%/an sur les bas salaires (65 €/mois, selon notre enquête dans l’Ituri, le Nord-Kivu et Kinshasa).

Notre budget annuel doit donc impérativement passer de 8 milliards à 949 milliards d’Euros au moins.

Je suis prêt à rentrer au Congo pour fournir la démonstration de la faisabilité de ce projet sur un mandat de 5 ans, non renouvellement (2021-2026 par exemple).

Il faut que mes frères congolais acceptent ce projet d’abord et s’engagent à s’impliquer.

Le budget de l’état devra croître d’au minimum 10%/an, pendant 50 ans !

Ce qui est très raisonnable comme challenge.

Dans mon projet : pas question de prendre des dettes supplémentaires !

Nous allons vendre nos produits et nos services pour avoir tout ce dont nous avons besoin !

Ma recette est simple pour y arriver :

  1. Le travail devient obligatoire pour toute personne valide qui vit sur notre territoire.
  2. Les études, toutes qualificatives et obligatoires, pour tous les enfants vivants sur notre territoire, jusqu’à l’âge de 21 ans (graduat, baccalauréat).
  3. Pour tous les adultes sans qualification officiellement reconnue : des formations ou études, obligatoires jusqu’à la qualification, en dehors des heures de travail.
  4. Déploiement d’un réseau télécoms de la toute dernière technologie sur toute l’étendue du pays pour accélérer les affaires et le gouvernement électronique. Du village le plus reculé à la capitale.
  5. Généralisation et obligation de la souscription d’une assurance de base pour tout citoyen : maladie, accident, invalidité, responsabilité civile, pension.
  6. Application d’un revenu minimum supérieur au minimum vital et adaptation automatique de ces paramètres en tenant compte de la situation de chaque localité (du village à la mégapole).
  7. Passage progressif et définitif de la république à l’union d’états indépendants basés sur les affinités culturelles des populations, en cinq phases de 10 ans chacune.
  8. Passage progressif de la logique socialiste à la logique capitaliste : le consommateur paie, pour combattre l’esprit de dépendance et promouvoir l’esprit de responsabilité, sans pour cela entamer notre culture de solidarité, mais en la renforçant dans le cadre des mutuelles.

Vous-vous demandez sans doute comment :

  1. Cela se passerait avec l’insécurité qui règne dans le pays, partout et sous tous les aspects : physiques, sociaux, spirituels, industriels ?
  2. Seront financés les projets avec la pauvreté du plus grand nombre que nous connaissons ?
  3. Les mentalités changeront avec l’état de corruption jusqu’à la moelle épinière dans lequel se trouve le pays ?

Notre travail, dans le Projet 2014, consiste à répondre à ce type de questions.  Depuis décembre 1999, nous invitons les congolais à se joindre à nous pour trouver les réponses ensemble !  Les faits sont formels : le congolais ne veut pendre le temps de réfléchir, de planifier, d’organiser son avenir.  Le résultat est là : rien ne marche, depuis le combat lancer en 1960 contre la colonisation, l’esclavage, la dictature.  Nous en sommes même à l’imposture aujourd’hui…

La question de l’insécurité

Vous et moi, Honorable, connaissons ceux qui créent l’insécurité : des révoltés et des bandits.

Les révoltés doivent, impérativement être restitués dans leurs droits les plus élémentaires.  La jouissance de leur droit à la détermination de leur destin, au choix de leur mode de vie, à la jouissance de leurs richesses naturelles, culturelles, industrielles et autres !  Il faut dire non à toute forme d’esclavagisme, de colonisation, de dictature, d’usurpation, de spoliation du patrimoine congolais et de choses semblables, entretenus par l’État.  Nous devons nous élire des parlementaires et des responsables publics valables, visionnaires, qualifiés, intelligents, sages, patriotes, faisant autorité, ayant de la carrure…

Les bandits doivent être mis hors d’état de nuire après avoir être avertis fermement et patriotiquement.  Cela ne peut pas s’opérer correctement dans l’injustice, le terrorisme et l’arbitraire qu’implantent toute à la fois la rébellion et l’État.  Pour que l’État soit mieux géré, nous devons dépouiller la présidence du pays de tout pouvoir exécutif et législatif pour ne le laisser qu’avec un pouvoir de représentation.

La question du financement

Nous sommes très mal habitués à la mendicité.  Notre pays est un vaste chantier et a tout ce qu’il faut pour payer les services et les biens dont il a besoin.  Nos mauvais choix de leaders explique, au principal, nos déboires.

Nous attendons montrer aux congolais que l’argent est au Congo.  Il nous faut mobiliser près d’un billion d’Euros chaque année pour subvenir à nos besoins de toute nature : physiques, psychiques, sociaux, industriels, économiques, etc.

Pour y arriver, nous proposons quelques mesures urgentes :

  1. La mise au travail de tous les chômeurs valides, par la création d’emplois par les chômeurs eux-mêmes, encadrés par des services commis à cette mission, par l’État ; et par la collectivité dans les cadres des chantiers publics : ponts, chaussées, ports, aéroports, bâtiments publics, eaux, énergie (gaz, électricité, nucléaire, pétrole, mines…). La prise en charge totale et responsable par la collectivité des invalides.
  2. L’application d’un salaire minimal supérieur au minimum vital dans chaque localité sans autre forme de procès.
  3. La réduction immédiate, de la tension salariale de 200 à 5 au sein de l’administration publique, sans condition et sans trucage !
  4. Le prélèvement d’impôts sur les revenus de l’ordre de 20 à 30%.
  5. L’obligation scolaire jusqu’à l’acquisition d’une qualification officiellement reconnue ; et ce, pas avant 21 ans ; mais également pour les adultes sans qualification officielle (Formation ou instruction après le travail.).
  6. L’instauration d’une assurance obligatoire pour tous contre : la maladie, l’accident, l’invalidité, l’âge avancée, la responsabilité civile ; en sus des assurances d’usage : incendie, dégâts des eaux, des vents, des tremblements de terre, du travail.
  7. La responsabilisation du congolais par la prise en charge totale, par le congolais lui-même, du financement de tous les nouveaux projets.
  8. Le respect strict de tous les engagements pris avec les partenaires étrangers antérieurement.
  9. Le désendettement, la désaliénation volontaire et intelligent du pays vis-à-vis de l’extérieur.
  10. Le recours systématique aux technologies de pointe, aux technologies éprouvées, dans le souci d’accroître notre compétitivité sur le marché des savoirs, des biens et des services.
  11. Un contrôle fiscal strict à tous les niveaux.

La question des mentalités

  1. L’identification, la valorisation et la rentabilisation de nos cultures : savoirs, mœurs, usages, us, coutumes, industries. Par exemple, engager des équipes de recherche, de conseil ou d’animation sociologique sur toute l’étendue du pays pour nous permettre de mettre en valeur nos atouts, combattre nos antivaleurs, veiller au respect de nos peuples.
  2. L’adaptation de notre enseignement à nos besoins présents et futurs en connaissances, compétences, expertises, mentalités, comportements. Par exemple, mobiliser plus efficacement les centres de recherche autour des challenges du développement social, culturel, technique, politique.
  3. Le repositionnement de notre pays sur l’échiquier politique, économique, culturel et technologique international. En

 

 

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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