CIDDHOPE à GOMA

La livraison suivante, qui nous parvient de CIDDHOPE ASBL, de Goma, montre ce que fait cette ASBL et comment elle s’y prend.  Nous nous sommes permis de publier ici l’information qu’elle a partagée avec nous pour faire connaître ses œuvres.

Adresse de contact : 01, Cellule Kabenge, Avenue du marché, non loin du Rond-point Boulevard et du Bureau de la cité, Quartier
Mulyata, cité de Lubero, Territoire de Lubero, Province du Nord-Kivu, à l’Est de la RDC. Tél. +243 997784020,
+243 821415070, +243 840035788, +243 899174374, E-mail : ciddhops.execu@gmail.com, Skype : ciddhope

CIDDHOPE
CERCLE INTERNATIONAL POUR LA DEFENSE DES
DROITS DE L’HOMME, LA PAIX ET L’ENVIRONNEMENT/ASBL 
Ressort de Goma
Programmes d’Observatoire Communautaire de Bonne Gouvernance
Pour Diffusion immédiate Goma, le 25 août 2015

COMMUNIQUE DE PRESSE : N/Réf. : 037/CIDDHOPE/POCBG/15

SITUATION : Ville de Goma Nord-Kivu à l’est de la Rdc

« A Monsieur l’Auditeur Militaire Supérieur près la Cour Militaire du Nord-Kivu à Goma : Trop c’est trop, l’ICC/PNVi ne doit nullement continuer à faire les victimes sans être inquiété par la justice ».
Le CIDDHOPE appelle urgemment l’Auditeur Militaire Supérieur près la Cour Militaire du Nord-Kivu à mettre l’action publique à marche contre Messieurs BALEMBA BALAGAGIRA (Conservateur de l’ICCN de la Station Centre du PNVi Rwindi en territoire de Rutshuru), Vincent MATIMANO (chef de poste de patrouille de l’ICCN/PNVi basé à Kamandi-Lac) en territoire de Lubero) ainsi que l’inspecteur de la justice militaire BILO ATANDELE basé à Kanyabayonga. Le CIDDHOPE est ému par le comportement de ces derniers qui usent le plus souvent non seulement la force létale contre les présumés pêcheurs clandestins mais aussi pratiquent la pêche illicite. Ces derniers se sont livrés impunément aux tentatives de meurtre, menaces d’attentat, arrestation arbitraire et détention illégale, destruction méchante, extorsion, en violation de l’article 4 du code pénal LI, articles 43-44, 159-160, 67, 110-113, 84, 48bis et 48ter du code pénal ordinaire Congolais L II.
1. En date du 25 juin 2015, Monsieur Vincent MATIMANO lorsqu’il exerçait sa fonction à Kyanika, à côte ouest du lac Edouard, non loin de la pêcherie de Kamandi-Lac, aurait perçu indument des frais (communément appelés « arrange ») des mains de Messieurs KAMBALE TSONGO ISEMBULI Lofombo et BAKO en contrepartie de la pratique de la pêche illicite dans les frayeurs. En date du 26 juin 2015, vers 9 heures et demie, le même Vincent MATIMANO serait arrivé dans la baie Kyanika où les victimes seraient en train de pratiquer la pêche illicite et aurait tiré à bout portant sur ces deux victimes. Monsieur KAMBALE TSONGO ISEMBULI Lofombo a été blessé par balle au niveau des biceps droits. Monsieur Bako a été blessé au niveau de la jambe gauche. Les victimes auraient été dépêchées par une équipe d’éco-gardes de l’ICCN/PNNi à Rutshuru où elles ont été admises à l’hôpital pour des soins appropriés. Des suites à la gravité de plaie, la main de Monsieur KAMBALE TSONGO ISEMBULI Lofombo a été amputée.
2. En date du 02 juillet 2015, sur le Lac Edouard, non loin de la pêcherie de KAMANDI-LAC, un éco-garde basé dans la localité de KAMANDI du nom de Vincent MATIMANO, aurait menacé de mort un groupe d’agents d’AGRIPEL qui étaient en pleine activité de patrouille en l’occurrence, Messieurs MUMBERE MAHAMBA, KAMBALE FAUSTIN et CHRISTIAN
Adresse de contact : 01, Cellule Kabenge, Avenue du marché, non loin du Rondpoint Boulevard et du Bureau de la cité, Quartier
Mulyata, cité de Lubero, Territoire de Lubero, Province du Nord-Kivu, à l’Est de la RDC. Tél. +243 997784020,
+243 821415070, +243 840035788, +243 899174374, E-mail : ciddhops.execu@gmail.com, Skype : ciddhope
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MAYASI sous prétexte qu’ils seraient en train de soutenir les pêcheurs clandestins. Selon les victimes, Monsieur MATIMANO les aurait intimidées par deux coups de balles en insistant que même s’il met fin à leur vie il ne sera jamais inquiété par qui que ce soit. Du reste, Monsieur MATIMANO les aurait arrêtées avant de leur extorquer 4 téléphones portables, une pirogue n°327/Vitsh, 4 Motorola, un Hors-Bord et réservoir contenant 25 litres de carburant. Les victimes précitées auraient été présentées avec leurs biens au conservateur de l’ICCN dont Monsieur BALEMBA qui était aussi en patrouille sur le lac Edouard. Quelques minutes plus tard, le conservateur aurait ligoté sérieusement ses victimes à l’aide d’une corde avant de le conduire à Vitshumbi à bord d’un canon rapide où elles seraient placées en détention au cachot de l’ICCN tout en étant ligotées. Environ deux (2) heures plus tard, les victimes auraient été conduites à la Station Rwindi où elles auraient été détenues au cachot de l’ICCN de la place pendant 4 jours avant d’être transférées à la disposition de l’inspecteur BILO ATANDELE attaché au Parquet Militaire de Kanyabayonga. L’inspecteur BILO aurait à son tour placé les infortunés en détention de la place et les aurait contraint à payer une somme de 300.000FC en contre partie de leur libération et 250.000 FC pour la restitution d’Hors-Bord et ce, après 12 jours de détention. D’après les victimes leur pirogue aurait été détruite le même jour par le conservateur BALEMBA à leur non présence. Contacté par téléphone le conservateur BALEMBA à ce sujet par le CIDDHOPE en date du 23 août 2015 à 10 heure 24 minutes, ce dernier a reconnu les faits mais en précisant qu’il dispose les preuves y relatives en terme des procès-verbaux des pêcheurs clandestins.
Rappelons ici qu’au-delà des faits, aucun acte juridique n’a constaté la saisie de leurs biens, la destruction de la pirogue par le conservateur BALEMBA et voir même la perception des frais de 550.000FC par l’inspecteur BILO ATANDELE n’a respecté la loi procédurale pénale jusqu’à ce jour.
Monsieur l’Auditeur Militaire Supérieur, eu égard aux faits intolérables décriés ci-dessus qui énervent les instruments juridiques internes et internationaux dont la RDC est partie, le CIDDHOPE demande :
 De déclencher une action publique contre BALEMBA BALAGAGIRA, Vincent MATIMANO et BILO ATANDELE pour tentative de meurtre, menace d’attentat, extorsion, torture, destruction méchante, arrestation arbitraire et détention illégale ; Le cas échéant, exiger la restitution des biens extorqués en faveur des victimes ;
 Fixer le dossier devant le tribunal compétent en vue de permettre aux victimes de se constituer parties civiles en vue d’une indemnité de suite aux préjudices subis.

Pour le CIDDHOPE,

Placide NZILAMBA Me Dellyco Mbambu NYAMWAMI 

Chef de Ressort Secrétaire Exécutif

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

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