Hourra ! Les 26 provinces sont là, enfin !

Enfin…  Les 26 provinces seront là bientôt ; Dieu voulant, nous encore vivants !

Peu à peu, quelques unes de nos populations – pour ne pas utiliser notre vocabulaire « peuples », qui fâche plus d’un d’entre nous – pourront commencer à goûter aux plaisirs de l’autodétermination de leurs destinées respectives, mieux, de l’autodétermination de notre destinée commune.

La bataille suivante, après celle de l’extirpation du joséphisme du pays, ce sera, bien entendu, la bataille linguistique – attendez culturelle – mais aussi est surtout, la récupération des 40% des recettes fiscales versées à Kinshasa, on ne sait pourquoi, avec la bénédiction de nos parlementaires !  Si cette ville ne peut supporter, avec ses propres moyens, les ministères qu’elle monopolise dans le seul but de nous subjuguer, c’est simple : il aura des provinces preneuses pour assumer l’hébergement de ces administrations.  Le bénéfice évident est tel qu’au plan national, nous irons ainsi vers une répartition de plus en plus juste de nos ressources nationales, qui divorce d’avec l’exploitation des congolais par les congolais, qui a caractérisé les règnes de Joseph Désiré Mobutu, Laurent Désiré Kabila et Joseph Hypolite Kanambe.

Je pense que c’est une bonne chose que d’avoir enfin commencer à penser à restituer à nos populations leur droit à l’autodétermination de leur destin ; même si, je déplore :

1. que ce découpage ne soit toujours pas encore le fait de nos populations ; mais plutôt celui de quelques illuminés établis à Kinshasa ;
2. que l’application de la loi soit visiblement opportuniste ; il faut donc craindre que le joséphisme prévoie de jouer sur les nouvelles et faibles provinces ; pour les manipuler, à souhait, avec de l’argent du contribuable congolais ;
3. l’impréparation de nos partis politiques et la sous-qualification de bon nombre de nos parlementaires ne peuvent pas permettre aux nouvelles provinces de démarrer en trombe ; sauf dans celles de nos provinces qui ont déjà acquis la culture de la compétition : ex-Katanga, Nord-Kivu, ex-Kasaï et timidement l’ex-Bas-Congo et l’ex-Bandundu.

En attendant, prions pour que début août nous trouvent libres de commencer à faire dans nos terroirs ce que nous ne pouvions faire sous la tutelle colonialiste, esclavagiste, dictatoriale et actuellement de l’imposture de ceux qui trônent à Kinshasa ; désormais, il faut certainement arrêter proprement ces mutés qui servent à nous piller, mais en même temps, veiller à ce que certains éternels xénophobes ne nous pourrissent pas la vie.

Tout congolais en effet doit pouvoir se sentir chez soi, là où il est réellement intégré ; et et même temps, ne pas avoir les yeux derrière : un terroir qui ne servira ni lui-même, ni sa progéniture, désormais !  Et c’est là, une première victoire.  Imputable au joséphisme ?  Surtout pas.  Il y est forcé !  Nous devons donc redoubler de notre vigilence !

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
Cet article a été publié dans Politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.