Cher Kwebe,
Jai lu ton argumentation avec toute attention et tout lintrt quelle mrite. Non seulement vous crivez bien : clairement et naturellement ; cest–dire, de votre esprit et de votre cur ; mais aussi, je lis dans vos dtours de phrases le souci de dfendre lintrt de la gente bantoue ; souci que je rencontre trs rarement dans ma vie dhomme de 58 ans. Cest fliciter. Les bantous comme toi, je nen rencontre pas beaucoup ; et, tu as bien fait que de le faire remarquer nos lecteurs, qui je lesprent en dduiront les prochaines attitudes avoir, face au drame non seulement bantoue ni congolais ; mais au drame de tous les peuples opprims de la terre.
Bien-aim, tu nes pas dou quen franais, que tu cris bien. Mais aussi, je dois rendre grce Dieu que tu sois perspicace qui et pourquoi dit alors que les bantous soient des niais et des nafs congnitaux ?
En effet, je ne peux de toute vidence pas considrer une transaction au bout dun canon comme un acte de vente. Tu as vu juste. Et tu sais fort bien que je suis de ceux qui disent clairement que nous y reviendrons invitablement, la libration du Congo, cest–dire, trs prcisment et comme nous lavions convenu un jour avec toi ce que tu as eu lhonntet desprit de rappeler, la libration de tous les peuples du Congo. Jy ai dailleurs fait allusion dans mes propos prcdents.
Cest cependant sur ce dernier point que tu ne convaincs pas encore et pas du tout, mon cher Kwebe. Pour une raison trs simple. Tu fais comme si ton invitation tait acceptable. Et comme pour te faire bonne conscience, tu ludes deux questions essentielles que je tai poses dans mon jargon dhybride, mais auxquelles tu te refuses ostensiblement de rpondre. Pour toi, Kwebe, les alurs, les kakwa, les ndo, les gegere ( ne pas confondre aux hema !), les lendus, les mbute, les twa, les zande, les ngbetu, les ngbandi, les ngbaka et les tutsi, du Congo, devront se faire des bantous ? Dans ce cas, ton erreur est de taille, moins que tu ne veuille nous construire une autre dictature…
Cher Kwebe, ni ma mre, ni mes oncles maternels, nattendent de moi que je sois bantous, bien que, ce que tu refuses daccepter et de comprendre – et cest ton droit, dans mes veines, comme des tiens, circule du sang bantou. Ce qui tchappe, cest la complexit de la bantout ! Les bantous lest qui me lisent ici, silencieusement, me comprennent parfaitement.
Visiblement, lavantage de lhybride que je suis, de fait, sur toi, cest de la connatre, de la vivre depuis sa naissance, cette complexit. Jespre ainsi avoir apport de la lumire l o, volontairement ou par ignorance, tu essaies, mais dsesprment, de garder des zones dombre. Pour cacher la misre du bantouisme ? Tu es bantou, mon frre Kwebe. Et tu sais que lon ne fait pas dun nilotique ce quil nest pas. Les esclavagistes, les colonisateurs et les dictateurs lont essay et tu sais ce quils ont rcolt et ce quils ont apport aux congolais la fin.
Je nai toujours pas encore la raction de Wanyi
Au plaisir de te lire, toi, et de lire tes invits cet important dbat.
La bantout au Congo, cest quoi au juste : la race, lethnie, la tribu, le clan, la patriarchie, la langue, la culture ou lhgmonie politique ?
http://www.congo-tourisme.org/decouverte/population-langues/les-differents-peuples/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Hima
http://www.universalis.fr/encyclopedie/nilotiques/
http://www.aequatoria.be/04frans/032biobiblio/0322Bantouisation.htm
From: Kimpele Kwebe [mailto:kwebe@hotmail.com]
Sent: vendredi 29 aot 2014 19:07
To: Graphle Paluku-Atoka Uwekomu; ‘Lumona1@aol.com’; unioncongolaise@yahoo.fr; pprd.allemagne@web.de; pprdcanada@hotmail.com; pprdfinlande@yahoo.fr; cmd@ambardcparis.com; janie-mak@hotmail.com; evaristeboshab@yahoo.fr; gmotemo@yahoo.fr; nswanahenri@hotmail.com; pprd.ireland@yahoo.ie; kilongozi.kamulete640@dbmail.com; kalemamakopa@yahoo.fr; kisangadisasi@hotmail.com; leonardtofi@hotmail.com; maddytiembe@gmail.com; marcel_ntete@yahoo.fr; mazel_joseph@yahoo.fr; mmiatudila@hotmail.com; ne@ipr-world.com; paluleo@yahoo.fr; prpkabilafrance@hotmail.fr; prpfrance@live.fr; prpfrance1@hotmail.fr; freeopinion@yahoo.fr; lusalal@aol.com; vitalkamerhe@yahoo.fr; tambakuma3@yahoo.fr; adokaulu@yahoo.fr; fredericamboka@yahoo.fr; andrekongolo2003@yahoo.fr; lecridesooprimes@yahoo.fr; banzaroger@hotmail.com; clementnzau@yahoo.fr; codackmola@yahoo.fr; coko13@orange.fr; collectifsosrdc@yahoo.fr; congoelections@yahoogroupes.net; ghislaine.dupont@rfi.fr; gonesta@europarl.eu.int; info@arc-en-tech.ch; info@atacanadaqc.ca; info@electioncongo.com; info@monuc.org; jaak.leenknegt@belga.be; jacques.barrot@cec.eu.int; jimpy.lokaso@gmail.com; kadimaleon@yahoo.fr; kanemakadisaplacide@yahoo.fr; mlc_allemagne@yahoo.fr; mlcbenelux@yahoo.fr; mlcongo@compuserve.com; mnrinformation@yahoo.fr; amulaba@yahoo.fr; adelmananga@yahoo.fr; alexiswawina@yahoo.fr; amb.rdc.paris@wanadoo.fr; actioncdr@hotmail.com; benlaba@hotmail.com; flybok_waon@yahoo.fr; nlandu.kongo@wanadoo.fr; pprd.maghreb@yahoo.fr; mvembaairkongo@hotmail.com; fisianzoko@hotmail.com; fnzinga@hotmail.com; sabitiram@yahoo.es; camhe250@yahoo.fr; rogerk2000@yahoo.fr; uncsgewanga@yahoo.fr; claudiakashama@yahoo.fr; kinshasasshf_dhrf@state.gov; cherryl.kanku@fco.gov.uk; Kimpele Kwebe; jcvuemba@mpcr.cd
Subject: La question de la nationalit des enfants « hybrides »
Mon cher Paluku,
Voil plusieurs mois dj que notre organisation, et moi en particulier, nous intressons aux propos que vous tenez sur les diffrentes radios congolaises mettant sur le Net au sujet de la tragdie congolaise, sur ses tenants et aboutissants ainsi que sur les diffrentes solutions susceptibles d’y mettre un terme. Il me souvient en particulier d’avoir particip, au moins deux reprises, des dbats radiophoniques dans lesquels vous interveniez.
Malgr plus de 45 confrences dont le principal rsultat a consist en l’aggravation de la crise congolaise, vous ralliez ceux qui continuent, encore et toujours, persvrer dans leur position en faveur de la tenue de nouvelles ngociations entre les Bantous congolais et les occupants tutsis rwandais (et non pas entre le Congo et le Rwanda). A moins d’tre un collabo, on ne ngocie pas avec un occupant. Des Franais comme de Gaulle ont-ils serr la main d’Hitler durant la Deuxime Guerre mondiale et pendant l’occupation de la France par l’arme allemande ? Finalement, d’aprs vous, quoi a servi le dbarquement de Normandie le 6 juin 1944 et pourquoi en irait-il diffremment du Congo ?
Un occupant du Congo, quel qu’il soit, qu’il s’agisse d’un Allemand, d’un Tutsi ou d’un Nilotique doit tre chass grands coups de pied dans le derrire, si on est aimable et gentil avec lui. Sinon, il faut se saisir d’une arme, surtout en cas de refus de l’occupant. Les Tutsis et les Nilotiques vivant au Congo subiront au moins le mme sort.
S’il existe encore des Bantous congolais qui, l’heure actuelle, ignorent que leur pays est occup militairement et domin politiquement par les Tutsis rwandais depuis plus d’une dcennie, je me vois contraint de leur rappeler qu’au sein des FARDC,on ne compte actuellement pas moins de 9 gnraux, 22 colonels et lieutenants colonels,77 majors et 334 capitaines tutsis rwandais. Je me dois aussi de leur rafrachir la mmoire en leur disant que James Kabarebe, l’actuel ministre tutsi de la dfense du Rwanda, occupa nagure les fonctions de chef dtat-major gnral des forces armes congolaises Kinshasa et que Joseph Kabila, alias Hippolyte Kanambe, celui-l mme qui est assis indment dans le fauteuil de prsident de la rpublique au Congo, est Tutsi de pre et de mre.
Mon cher Paluku,
Notre mouvement passe systmatiquement au crible tous vos crits accessibles sur le Net. Votre dernire livraison, lisible ci-aprs, nous confirme dans nos pires doutes. Dsormais, aucune hsitation n’est permise puisque vous confirmez en filigrane tre de parents la fois nilotiques c’est–dire tutsis et bantous congolais. A partir de ce moment, vous devenez aux yeux de tous les Bantous congolais un lment de confusion, comme tous les enfants et les descendants dont les gniteurs appartiennent ces deux groupes ethniques antagonistes mais qui ont choisi de penser, de parler, d’agir en tutsis, de dfendre la cause des tutsis et en particulier, de s’emparer des terres congolaises ainsi que du pouvoir au Congo.
J’ignore lequel de vos deux gniteurs est bantou mais je suppose, partir de votre nom de famille, qu’il s’agit apparemment de votre pre. Si c’est la cas, laissez-moi vous dire que vous avez commis son endroit un acte de haute et impardonnable trahison. Dans le mme temps, vous avez trahi la Rpublique dmocratique du Congo et les 70 millions de Bantous congolais. Attendez-vous donc recevoir le salaire que, de tout temps, travers l’histoire de l’humanit,les tratres ont toujours peru cause de leur flonie.
Les pasteurs Hema, notamment ceux qui sment la mort et la dsolation dans le district de l’Ituri, mais aussi les mystrieux « Banyamulenge » sont venus du Rwanda en franchissant la frontire congolaise, subrepticement, illgalement, en suivant leurs troupeaux de btail et en profitant de la navet ainsi que de l’aveuglement des autorits politiques et administratives congolaises depuis 1960. Sous la colonisation, rien de tel n’tait pas possible. Pourtant, partir des annes 1935, quatre vagues d’immigrs rwandais furent accueillies au Congo belge dans le cadre de la MIB, Mission d’immigration belge, pour travailler dans les mines, les usines, les plantations et, accessoirement dans l’administration. Il s’est donc agi d’immigrations officielles. Mais ces populations, qu’elles soient tutsies ou hutues, gardrent, selon les clauses du mandat confi en 1919 la Belgique par le SDN, Socit des Nations, leur appartenance ethnique et leur identit nationale jusqu’au 30 juin 1960.
Puis, l’indpendance du Congo belge octroye, chacun de ces immigrs fut cens retourner dans son pays d’origine. Les Rwandais rests au Congo, quelle que soit leur ethnie, tutsie minoritaire ou hutue majoritaire au Rwanda,ne pouvaient en aucune faon se constituer en une communaut organise sur le sol congolais c’est–dire possdant des terres au Congo. Il n’y avait pas de place, c’est–dire, pas de terres pour eux.
Par consquent, les Tutsis ne disposant pas de proprits foncires traditionnelles et historiques au Congo, leurs enfants, ne peuvent revendiquer des terres chez nous qu’ la seule et unique condition d’adopter l’ethnie de l’un de leurs parents qui est bantou et en mme temps, d’tre accept par elle. Il n’existe pas une autre alternative. Les enfants hybrides trouvent ainsi la solution leur dilemme. C’est vrai pour les cas d’hybridation tutsi-bantou comme pour tous les autres types de mtissages impliquant un Bantou. Impossible de sortir de l.
Autrement, affirmer qu’il existe des Tutsis au Congo et donc, possdant des terres congolaises signifierait que le 26 fvrier 1885, il y a peine 129 ans, Henri Morton Stanley a combattu sur le sol du Rwanda pour y confisquer des terres et les annexer ensuite au territoire de l’EIC, tat indpendant du Congo, proprit prive du roi Lopold 2. Mais cette thse est historiquement, juridiquement et logiquement insoutenable. Stanley n’a jamais mis les pieds au Rwanda, possession depuis longtemps de la redoutable et redoute Allemagne. Du reste, sur la liste des terres indignes conquises la pointe de la baonnette, annexes et fusionnes pour former l’tendue de l’EIC ne figure pas un seul nom de mwami, qu’il soit tutsi ou hutu rwandais. Comment, aprs cela, oser soutenir qu’il existe des tutsis congolais ?
L’unique faon, malgr l’accumulation des vidences contraires, de justifier la croyance en l’existence de Tutsis congolais consiste envisager que des Tutsis partis du Rwanda auraient pu transporter sur leur dos ou dans leurs « impedimenta » (leurs bagages) des terres rwandaises jusqu’au Congo. C’est impossible, n’est-ce pas ? Le transport du sol rwandais au Congo tant une impossibilit matrielle, une telle ventualit prte seulement sourire. Admettre l’existence de « Tutsis ou de Nilotiques congolais » reviendrait admettre qu’il existe des Batetela belges, ou des Baluba hollandais, ou des Basampasu amricains, ou des Mongo anglais. Pourtant, il existe des milliers d’enfants ns de couples dits « dominos » c’est–dire des mtis ns des unions dont l’un des parents est issu de ces diffrentes ethnies tandis que l’autre est un Blanc appartenant ces diverses nationalits ? L’erreur volontairement commise par les Tutsis et les Nilotiques prtendant congolais consiste confondre dlibrment leur appartenance ethnique avec leur identit nationale. Juridiquement, politiquement autant que biologiquement, il s’agit de deux notions totalement diffrentes l’une de l’autre.
Parmi les autres modes d’immigration tutsie et hutue rwandaise et burundaise au Congo, il convient aussi de signaler les tudiants venus poursuivre des tudes universitaires dans diffrents tablissements congolais ainsi que les flux de rfugis ayant fui les violences ethniques dans leurs pays d’origine.
Les Congolais d’origine, c’est–dire membres d’entits ethniques et tribales possdant des terres indignes, sont des individus dont au moins l’un des deux parents est membre d’une ethnie propritaire foncire mais dont les terres qui furent confisques sous l’EIC, annexes et fusionnes pour former la superficie de ltat indpendant du Congo dont l’actuelle Rpublique dmocratique du Congo est la seule hritire lgitime et historique. C’est le socle inexpugnable de la nationalit congolaise. Pour qu’un individu, n au Congo ou en dehors de notre pays, dont seulement l’un des deux parents est membre de l’une des 250 ethnies bantoues d’origine puisse, malgr tout, se dire congolais, (et il en a parfaitement le droit), il faut donc qu’il choisisse d’appartenir la communaut ethnique de son gniteur congolais, qu’il s’agisse de son pre ou de sa mre et qu’il soit en outre adoub, accept et adopt par cette mme entit ethnique ou tribale de son parent.
Ce postulat est vrai pour tout produit d’un mariage entre un Esquimau, un Inuit, un Lapon, un Russe, un Chinois ou un Singapourien avec un Bantu congolais ou une Bantoue congolaise. C’est aussi vrai pour les descendants des couples forms par un ou une Bantou avec un ou une Tutsi, hutu, Zulu, Xhossa, Bamillke, Yoruba, Biafrais, Hauoussa, Espagnol, Mongol, Sudois ou de Kuala Lumpur, etc.
Tout ceci tient la spcificit de l’histoire de la cration de l’EIC et du destin des Bantous congolais qui, aprs avoir t les sujets d’un monarque tranger en la personne du roi Lopold 2, se retrouvrent partir de 1908 la proprit des cranciers de leur ancien matre.
Mon cher Paluku, peu de chose prs, votre cas ressemble celui de Mobutu, n de mre et de pre togolais, mais adopt ds son plus jeune ge par Mama Marie Madeleine Yemo, une Ngbandi congolaise. Donc, par sa mre adoptive (sa gnitrice biologique tant morte alors que Mobutu, encore nourrisson, tait g de quelques mois peine), Mobutu tait un Muntu congolais.
Le sujet des enfants se disant congolais mais dont l’un des parents est tutsi empoisonne l’existence des Bantous congolais depuis trop longtemps. Dsormais, c’est l’un des dossiers brlants dont notre organisation s’occupe srieusement. C’est pourquoi, notre mouvement, dont pour le moment, je tais dlibrment le nom a dcid de le traiter une bonne fois pour toutes en y apportant la solution que je viens d’expliquer brivement ci-dessus. Le principe de base demeure le mme, quelque que soit le cas sous tude savoir, que l’enfant « hybride » doit imprativement choisir d’appartenir l’ethnie de celle de son gniteur qui est congolais d’origine c’est–dire, appartenant l’une des entits ethniques dont les terres furent spolies et fusionnes pour former l’EIC en fvrier 1885, il y a 129 ans c’est–dire, hier. Dans le cas contraire, si la personne, en toute libert et en toute connaissance de cause, dcide d’opter pour l’ethnie de celui de ses deux parents qui n’est pas congolais d’origine, il n’aura aucune chance d’tre appel congolais. Libre vous donc, mon cher Paluku, d’oprer ce choix avant qu’il ne soit trop tard.
Donc, il ne peut y avoir de Nilotiques congolais, ni de Tutsis congolais comme il n’y a pas de Flamands ou de Wallons congolais, ni de Basques, de Bavarois, de Catalans, de Gallois ou de Siciliens congolais.
Les Tutsis dont l’un des parents est bantou congolais, et c’est votre cas, ont hrit de la mentalit de leur gniteur tutsi en adoptant la stratgie de la chauve-souris: lorsqu’on juge les oiseaux, elle se dit mammifre parce qu’elle met directement au monde des petits. Mais quand c’est au tour des mammifres de passer devant le tribunal, elle se dit oiseau parce qu’elle vole. Ce lamentable stratagme ne fonctionne plus.
Mon cher Paluku, j’ai souri doucement en lisant votre affirmation selon laquelle j’aurais peur des Nilotiques. Mme vis–vis du diable, je n’ai jamais prouv un tel sentiment. Face Mobutu, le mardi 22 avril 1990, je n’ai pas craint de lui poser les questions les plus embarrassantes et mme les plus dangereuses. Qu’est-ce qui vous fait penser que je pourrais avoir peur des Nilotiques ? tant de confession bouddhiste, mme la mort ne me fait pas peur non plus. Il faut dfinitivement ter de votre tte ce genre de considration enfantine. Au demeurant, je ne vois vraiment pas ce qui, dans l’ensemble de mes productions sur le Net, pourrait prter conclure que les Tutsis ou le Nilotiques en gnral m’pouvantent.
Mon cher Paluku,
L’crasante majorit des Bantous tmoignent d’une ignorance crasse de la vritable histoire de leur pays. Ils ne savent pas, par exemple, que l’EIC et donc le RDC d’aujourd’hui, cr en 1885, obtint sa reconnaissance internationale au dtriment des entits ethniques et tribales indignes. L’entit tatique congolaise d’aujourd’hui est btie sur le mme modle que celui qui fut fond il y a 129 savoir que dans sa nature, dans sa forme , dans son mode de fonctionnement et dans ses objectifs, ltat congolais mconnait compltement les droits des ethnies et des tribus bantoues. L’organisation tatique congolaise moderne, comme son anctre de la fin du 19e sicle, a confisqu les terres , s’est ensuite empare de la vritable identit originelle des indignes, femmes et hommes confondus, pour la remplacer par la nationalit congolaise.
Mme le nom Congo, je ne vous apprends rien, fut invent de toutes pices et n’existait pas avant le 25 fvrier 1885. Tout est refaire. Tout reste rebtir. Toute l’histoire du Congo est rcrire. Le temps presse.
Ltat congolais se doit de restituer aux entits ethniques et tribales bantoues les terres annexes en 1885, fusionnes et additionnes former la superficie de l’EIC . De mme, elle est tenue de rhabiliter les femmes et les hommes bantous dans leur identit historique, immuable et inviolableen reconnaissant leur appartenance aux diffrentes ethnies et tribus . Un Wallon est d’abord wallon avant d’tre belge. Mme chose pour un Flamand. La « congolit » (excusez-moi pour cet affreux nologisme) savoir l’identit nationale congolaise n’est en ralit qu’une simple supra nationalit, l’instar de l’identit europenne par rapport aux diffrentes appartenances nationales classiques comme la franaise,l’allemande, l’italienne, l’anglaise, l’espagnole, l’espagnole, etc.
Pour le Congo, il ne saurait en tre autrement.
En effet, l’antriorit des ethnies et des tribus bantoues, apparues sur terre depuis des millnaires, par rapport ltat congolais n il y a seulement 129 ans, ne peut tre conteste ni remise en cause. Par consquent, cette organisation doit se rsoudre rentrer dans la lgitimit et la lgalit en abandonnant les terres leurs propritaires originels. Nous ne serions pas les premiers. Depuis des annes, la question de la restitution des terres leurs propritaires noirs fait rage en Afrique du sud.
Une fois les terres restitues aux ethnies et aux tribus des Bantous congolais, ltat congolais incomberont alors les tches de gardien, de garant, de protecteur de ces mmes entits ethniques et tribales, de leurs terres, ainsi que de leurs coutumes et traditions. Ltat s’occupera aussi des fonctions de battre monnaie et de reprsenter les ethnies congolaises sur le plan international. Laissez-moi vous rassurer ce sujet: il n’existe aucun risque de dislocation de notre pays, contrairement aux affirmations des oiseaux de mauvais augure. Des liens, visibles et surtout invisibles, de mme qu’un pass commun, une longue srie d’ preuves affrontes et vcues au cours des annes d’esclavage et de colonisation, sans oublier les souffrances endures ensemble, une mme vision du monde et le partage des mmes valeurs culturelles constituent un ciment prise rapide, capable de faire chec tout mouvement centrifuge ou sparatiste. C’est d’ailleurs ainsi que s’expliquent, notamment, les checs ritrs de toutes les tentatives de scession au Congo.
Pour conclure, mon cher Paluku, si vous vous considrez comme un Congolais, il vous faut d’abord choisir d’appartenir l’ethnie de celui de vos deux parents qui est Bantou congolais et tre ensuite tre accept par les chefs ainsi que par les membres de la communaut de celle-ci. Mais en aucune faon, vous ne pouvez, comme vous l’affirmez, tre la fois Bantou et Nilotique, lard et cochon, noir et blanc, chaud et froid, bon et mauvais, en haut et en bas, ici et ailleurs, homme et femme, dieu et diable, positif et ngatif, lune et soleil, poivre et sel.
Vous avez cru devoir crire votre mail et souligner en rouge vif vos arguments. Ce n’est pas la couleur de l’encre qui fonde la cohrence ou la pertinence d’un raisonnement. Lorsqu’on reoit des htes, comme l’ont fait les populations du Kivu avec les Tutsis et que ceux-ci se retournent contre vous, s’emparent de vos terres et de votre nationalit, assassinent vos femmes, violent et mutilent sexuellement vos filles, une telle conduite porte un nom. Il ne s’agit pas seulement d’ingratitude, de flonie ou de sclratesse, mais de la pure barbarie.
Je m’attendais, en lisant vos rponses mes questions, y voir la marque indiscutable que laisse le cerveau d’un ingnieur, form la logique, maniant des notions abstraites avec habilit, capable de mener avec brio la dmonstration d’une thse partir d’une hypothse, si hardie soit-elle. Mais rien de tout cela. Je n’y dcouvre que des propos mdiocres. Je n’y constate que des manuvres d’esquive.
C’est ainsi que vous mentionnez le cas de nos aeux qui auraient, selon vous, vendu les leurs comme esclaves. Je n’ai pas abord ce sujet dans mon dernier et long mail (un peu trop long mon got). De toute vidence, votre formation d’ingnieur ne vous met pas l’abri de gober des couleuvres immondes et de faire preuve d’une tonnante candeur. Comme tout le monde, vous croyez que nos anctres ont effectivement vendu les leurs des ngriers. Je m’inscris totalement en faux contre cette thse fallacieuse et cette affirmation absurde. Je m’explique.
Pour qu’il y ait acte de vente, il faut, d’un ct la prsence d’un vendeur avec sa marchandise et, de l’autre, un acheteur avec de l’argent ou un objet pouvant servir de troc . Trs bien. Mais lorsque l’acheteur arrive arm de canons et de fusils comme ce fut invariablement le cas dans la traite des ngres, que doit-on en conclure ? Manifestement, ce qu’on a toujours appel « march des esclaves » ou vente des esclaves ne correspond pas du tout un acte de cession libre d’un bien contre de l’argent.
Lors d’un court sjour pass Porto-Novo au Bnin, en juillet 2005, je fus littralement sidr de constater un fort, dot d’une impressionnante srie de canons, qui se dressait l sur le littoral de l’ocan Atlantique. Il s’est agi d’un formidable difice fortifi, bard d’obusiers aux canons rouills, installs l par les marchands d’esclaves europens. Comment, dans ces conditions, parler de vente ? Lorsqu’on veut acheter une marchandise quelconque, on ne vient pas arm d’un fusil ou d’un canon. L’usage en la matire exige qu’on se munisse uniquement d’argent. Voulez-vous une illustration ?
Mon cher Paluku, si vous voyez un individu arm d’un fusil d’assaut AK 47, une Kalachnikov donc, entrer dans une boutique, disons une bijouterie et en ressortir quelques minutes plus tard les bras encombrs de bagues de diamant, des colliers en or et des montres de grande valeur, allez-vous conclure qu’il y a eu un acte de vente entre lui et le boutiquier devant le comptoir de son tablissement ? Allez-vous pensez que le grant du magasin lui a vendu des bijoux ? Vraiment ? Tous les esclavagistes, sans exception, taient lourdement arms en venant en Afrique. D’accord ? Qu’est-ce dire selon votre logique d’ingnieur ? Les terribles razzias ralises par les Arabiss auprs des populations indignes ngro-africaines pendant 350 ans taient menes par des hommes arms jusqu’aux dents. Peut-on alors parler d’une opration commerciale ? La traite des Ngres fut en ralit une vaste entreprise d’agression, de capture par la force, de prise d’otages et de viol de toutes les liberts humaines et non pas une paisible campagne d’achat ou un innocent ngoce mettant face face un vendeur libre et un acheteur galement libre. C’est une insulte la mmoire de nos aeux que de continuer, comme vous, de soutenir qu’ils vendirent leurs populations des esclavagistes. Certes, tous les livres d’histoire rdigs par les Occidentaux l’affirment. Mais, rien n’oblige avaler leur fatras de mensonge et d’affabulation, surtout lorsqu’on est ingnieur comme vous. Qu’avez-vous fait de votre sens critique, mon cher Paluku ?
Je n’ai vraiment pas le temps de vous reprendre sur presque chacun de vos aphorismes. Mais le peu que j’en ai dit ci-dessus devrait vous persuader qu’il existe une autre faon de lire la ralit du Congo et de comprendre l’histoire du monde.
Cordialement vtre


Les têtes couronnées de la Majorité présidentielle (MP) se sont retrouvées, hier lundi dans la cité de Kingakati, autour de leur chef, Joseph Kabila Kabange. La rencontre était cruciale. Car, elle faisait suite au coup de gueule du Mouvement social pour le renouveau (MSR) dans la déclaration du 12 août 2014. Au terme des échanges, le bureau politique de la MP a reçu de nouvelles orientations qui se résument en deux mots : cohérence et cohésion. Mais, par-dessus tout, la Majorité a annoncé les couleurs. En interne, elle travaille sur un projet de Constitution censé, selon elle, ouvrir la voie à la 4ème République. La Majorité assume son choix. A Kingakati, elle s’est donné les moyens pour le réaliser.