Ouagadougou

Des amis m’ont demandé ce que je pensais de Ouagadougou.

La situation semble claire : le peuple en a assez d’être foulé aux pieds et est décidé d’en découdre avec son président qu’il considère comme responsable de leur malheur.

Il faut donc souhaité que la gestion du pays soit rapidement rendue aux civils, après néanmoins une bonne préparation de l’avenir…  Rien ne peux  en effet justifier un bricolage par le temps qui court.  Très rapidement, un officier de l’armée peut se considérer comme victorieux sur tous ces ennemis et se transformer un méchant dictateur.

Les burkinabés doivent donc se méfier et s’efforcer d’être vigilants ; pour ne pas tomber dans le piège de la naïveté et du bricolage dans lequel nous congolais nous sommes placés : par ignorance pour les uns, par cupidité pour d’autres, par paresse pour une autre frange.

Le carnet de Colette Braeckman

31 octobre 2014
« Nos amis burkinabe nous ont expliqué qu’il s’agissait d’une affaire interne et que nous, les étrangers, nous n’avions rien à craindre… » Depuis dix ans, Giles Delouvroy, membre de l’association Traits d’Union, créée à l’athénée Robert Catteau à Bruxelles, se rend chaque année au Burkina Faso. Il y soutient activement une ONG locale, Clarté-Puukri, très active dans le domaine de l’enseignement.
Alors que le retour était prévu pour ce week end, le petit groupe de 14 Belges est cloîtré à Pissy, dans un hôtel de la périphérie de Ouagadougou et attend que les liaisons aériennes soient rétablies. « Les rues sont désertes » précise Giles, « parce que hier tout le monde s’était dirigé vers le centre ville pour aller manifester et aujourd’hui les gens sont retournés devant le palais présidentiel : ce qu’ils veulent, c’est le départ du président Compaoré. Nul n’a été convaincu par son message d’hier… On peut les comprendre : la population du Burkina, comme ailleurs en Afrique, est très jeune et tous les moins de 25 ans n’ont jamais connu que Compaoré comme président. Et grâce aux moyens de communication, nul n’ignore plus l’enrichissement du président et de ses proches, la corruption du régime…Les gens en ont assez, ils veulent que cela change.
Pour mes interlocuteurs, ni le message du président, ni celui du chef d’état major n’étaient assez clairs et tous sont décidés à poursuivre les manifestations. Cependant, même si Ouaga est toujours paralysée, les gens sont optimistes : ils affirment qu’un règlement pourrait intervenir assez rapidement. »
Giles conclut : « les étrangers ne sont absolument pas menacés, ils sont seulement pris à témoin et dans notre hôtel tout est calme. Le seul point, c’est que l’approvisionnement commence à manquer un peu… »

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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