Une insjustice ne peut être un signal fort ! Il contribue en revanche à renforcer l’esprit de la révolte, de la rébellion contre ceux qui dominent les autres.
Si Thomas Lubanga est condamné pour les crimes que nous connaissons, il faut alors que tous les autres rebelles qui ont, comme lui, voire-même plus que lui, fait violer, tuer, engager des enfants dans des guerres ou piller des ressources naturelles de la RDC, soient également condamnés, tant que faire se peut.
Sinon, nous ne pourrons qu’avoir l’illusion d’avoir rendu justice. En Ituri, principalement, personne n’y croira ; surtout pas les hema-nord et leurs alliés quiconsidérerons, avec raison, d’être traités avec mépris. Le moment venu, il faut craindre qu’ils s’en souviennent un jour ou d’ici quelques années, s’il ne le font pas déjà ! Cela est d’autant vrai que dans la culture qui nous concerne, on s’interdit d’oublier facilement !
L’injustice ne peut pas être un signal fort, ici particulièrement ! Il demeure une bombe de destruction à effets retardés !
—–Message d’origine—–
De : africa-t@googlegroups.com [mailto:africa-t@googlegroups.com] De la part de Jean Kadima-Schipa
Envoyé : jeudi 12 juillet 2012 1:48
À : africa-t; congo-kin-alternative@yahoogroups.com; kasaiwetu-list@yahoogroups.com; congocitizen@yahoogroups.ca; cccmontreal@yahoo.fr; front_compatriot@yahoo.fr; banacongo@yahoogroupes.fr; paxnow@yahoogroups.com; congokdp@gmail.com; Kivu Avenir
Objet : –Condamnation de Thomas Lubanga à 14 ans de prison par la CPI : un signal fort en direction des seigneurs de guerre en RDC-Le- Phare du 12 juillet 2012
Rubrique : Actualité
Condamnation de Thomas Lubanga à 14 ans de prison par la CPI : un
signal fort en direction des seigneurs de guerre en RDC
La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) prend acte de
la condamnation mardi 10 juillet 2012 par la Cour pénale
Internationale (CPI) à quatorze (14) ans de prison de monsieur Thomas
LUBANGA
DYILO, fondateur et responsable militaire de l’Union des patriotes
congolais (UPC), reconnu coupable entre autres, d’avoir enrôlé des
enfants de moins de 15 ans en lturi, Province Orientale, en RDCongo
entre 2002 et 2003, lors des conflits armés interethniques entre les
Hema et Lendu.
Le prononcé de cette condamnation intervient après la détention
préventive de M. Thomas LUBANGA depuis 2006, après six années de
procédure d’une haute portée en matière des violations des droits de
l’homme et du droit international humanitaire en général et des droits
spécifiques tels que ceux de l’enfant en particulier.
Pour rappel, il convient de signaler que l’accusation avait requis
trente (30) ans de prison contre Thomas LUBANGA Dyilo, mais les juges
ont reconnu à ce dernier une circonstance atténuante pour sa
coopération constante avec la cour tout au long de la procédure
engagée à sa charge. Cependant, tout en saluant cette condamnation de
M. Thomas LUBANGA par la CPI, bien que la peine soit en deçà des
attentes des ONG des droits de I’homme et plus particulièrement les
familles des victimes, la VSV dénonce avec véhémence la persistance de
la politique de deux poids deux mesures de la part des autorités
rdcongolaises qui ont favorisé et laissé beaucoup de temps à un autre
chef de guerre sous prétexte d’impératifs de paix.
Il s’agit de monsieur Bosco Ntaganda, actuellement soutenu par le
Rwanda et sème la mort et la désolation à l’Est en lieu et place de la
paix pour laquelle il a bénéficié sans impact positif à long terme,
De même, ladite condamnation ne demeure pas moins un signal fort à
l’endroit d’autres chefs de guerre et autres auteurs des crimes
internationaux jouissant encore de l’impunité totale et devraient
savoir que tôt ou tard, ils finiront par être rattrapés par la justice
internationale.
Sur un autre volet, la VSV exhorte la CPI, à diligenter des enquêtes
aux fins des poursuites contre toutes les personnes impliquées ayant
financé, soutenu et fourni armes et munitions à M. Thomas Lubanga
Dyilo dans la perpétration des crimes internationaux en RDCongo,
profondément et continuellement victime de ta barbarie humaine.
Sur un autre registre, la VSV demeure préoccupée et demande à la CPI
de veiller à la réhabilitation des victimes par la réparation pour
tous les préjudices subis, conformément aux dispositions de I’article
75 du Statut de Rome.
Somme toute, la VSV exhorte le gouvernement congolais à coopérer
pleinement et effectivement avec la CPI dans le cadre de la lutte
contre l’impunité et en vue de décourager la commission des crimes
internationaux dans l’avenir sur le territoire de la RDcongo.
Fait à Kinshasa, le 10 juillet 2012
La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV)
