Ecrire à JHK est-ce la solution ?

[Nos commentaires, avis, opinions, conseils, considérations sont entrelacés en rouge.
Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu, Projet 2014.]
— Dans CongoVista@yahoogroupes.fr, Zadain <zadaink@… a écrit :
Qu'est ce qui change alors?
[Nous n’avons pas l’habitude du bilan.
Résistants, combattants et autres ont organisé plusieurs activités visant la libération de la RDC de la colonisation, de l’imposture, des guerres et de pas mal d’autres freins au développement de notre pays.
Très peu de structures procèdent par une évaluation des résultats obtenus dans le passé et aujourd’hui, pour adapter leur stratégie future au contexte.]
Zadain
De : Bin Mudia <bmmudia@…
À : congovista@yahoogroupes.fr; lepolitiquecongordc@yahoogroupes.fr
Envoyé le : Mardi 24 avril 2012 21h45
Objet : RE: [CongoVista] La lettre choc d’un Tshisekediste à Joseph Kabila
On met cette lettre sur le dos de la démocratie. Un congolais s'exprime. C'est tout. Bin***
[Si la démocratie est le gouvernement par le peuple et pour le peuple, il n’est pas facile de mettre « cette lettre sur le dos de la démocratie ». La confusion provient du fait que plusieurs confonde la démocratie avec la libre expression des citoyens. Cette dernière serait inutile si elle n’apportait pas un accroissement du capital bonheur du peuple, de la nation.
Notre lutte d’aujourd’hui ne se justifierait pas, s’il y avait démocratie en RDC. Comment peut-on alors mettre cette lettre sur le dos de la démocratie ou lui attribuer une valeur tout simplement parce qu’elle serait l’expression d’un congolais ?
C’est dans la lettre qu’il faut aller chercher de la valeur, de la pertinence, de l’utilité, de la capacité de mobiliser le peuple congolais autour de la lutte pour son indépendance, pour son progrès.]
To: lekasai@…: zadaink@…: Tue, 24 Apr 2012 20:40:46 +0100Subject: [CongoVista] La lettre choc d’un Tshisekediste à Joseph Kabila
La lettre choc d’un Tshisekediste à Joseph Kabila
Excellence Monsieur le Président,
Concerne : Urgence nationale – paix menacée Au nom de Dieu, le clément et le miséricordieux, que la paix et la bénédiction de Dieu soient avec vous. [Le passage de l’animisme ou du polythéisme au christianisme pose problème à beaucoup de nos compatriotes. La Bible nous enjoint de ne pas citer le nom de Dieu en vain. L’invocation du nom de Dieu dans Jérémie 33, aux versets 3 et suivants, produit des effets que nous congolais n’arrivons pas à obtenir. Pourquoi ? Dieu aurait-il changé depuis ou que nous enquérions plutôt mal son nom ?] Je saisis cette occasion pour vous adresser la présente lettre ouverte suite à la paix menacée en République Démocratique du Congo. [Des informations qui nous parviennent de la RDC, la paix n’y est pas menacée : elle n’existe pas, sinon celle que procure les divinités à leurs protégés, particulièrement celle que procure Dieu à ceux qui ont investi leur confiance en lui pour leur lendemain. Notre observation de la situation du terrain, même à distance, nous montre clairement que nos frères vivant en RDC ne sont pas en paix depuis 1960, mieux, depuis que le congolais a perdu tout contrôle sur sa destinée et s’est retrouvé tour à tour sous le joug de l’esclavagisme, de la colonisation, de la dictature du congolais et maintenant de l’imposture rwandaise. Prétendre que la paix soit menacée c’est renier la triste réalité dans laquelle vit tout congolais : de l’intérieur comme celui de la diaspora. Dans la diaspora, le congolais a perdu tout crédit depuis la fin des années 70 jusque ce jour. Dans la diaspora, la vie des congolais n’est pas moins menacée qu’au Congo, si l’on regarde les choses autrement : certains ne savent même plus où se faire soigner, tant la crainte d’être empoisonner par les sbires du régime de Joseph Hyppolite Kanambe (JHK) règne de plus en plus dans les pays d’accueil.] La préservation de cette paix est une urgence nationale. En réalité, il existe une crise politique après les élections pour deux raisons : 1. La confiscation par vous de la légitimité acquise par son Excellence Monsieur Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA élu massivement Président par le souverain primaire lors des élections présidentielles du 28 novembre 2011 ; 2. Le tripatouillage des élections législatives de la même date avec comme corollaire la nomination des certains députés pour constituer une majorité factice. [La nullité (bassesse) des élections du 28 novembre 2011 n’est pas à démontrer. Les documents probants disponibles sur ces élections permettent à chacun de conclure sans devoir se faire conseiller. La frange de l’opposition congolaise qui opta pour la participation regrette aujourd’hui son coup : les conséquences sont là : des centaines de personnes sont mortes pour bien peu de changement dans les ménages des congolais.] Par un holdup électoral vous vous êtes fait proclamer président de la République par la CENI et par la Cour Suprême de justice en vous
appuyant sur l’Armée et la Police Nationale. En tout état de cause, la République Démocratique du Congo est réellement assise sur un volcan qui peut entrer en éruption à tout moment. Il n’y a que des conseillers zélés, flatteurs et cyniques, imbus [habités, investis, conduits] des esprits sataniques qui peuvent soutenir qu’il n’y a pas une crise politique en République Démocratique du Congo pour vous plaire, vous distraire et vous induire en erreur. [Beaucoup sont encore aujourd’hui des congolais qui pensent que JHK soit victime d’un manque de fidélité et de compétence dans le chef des ses collaborateurs. Beaucoup s’imaginent toujours et encore – comme les mobutistes les pensaient ou le pensent encore de leur timonier – que JHK soit bien motivé, mais que son élan démocratique soit terni par la corruption qu’il a trouvé dans un pays qui sortait difficilement du mobutisme. Pour ces personnes, ce sont les ministres, les députés, les sénateurs, les autorités administratives qui doivent être tancés, disqualifiés, changés, pour permettre aux cinq chantiers d’avoir plus d’impact dans la vie du congolais et ainsi propulser le pays en avant. Avec les deux mandats de JHK, certains se sont ravisés – un peu tard – mais avec comme conséquence l’espoir que l’UDPS et ses alliés ont eu de pouvoir gagner aux élections de 2012. 5 mois après ces élections, force est de constater que nous avions raison ! Aller aux élections était une irresponsabilité, mieux, une trahison coupable de la nation congolaise !] L’absence de la guerre n’est pas synonyme de la paix. [L’aveuglement du congolais étonne : comme ici. Pendant que des congolais dorment dans la brousse, abandonnent encore champs, villages, pour fuir les détonnations d’armes de guerre, voici un congolais – de souche probablement – qui affirme qu’il y ait « absence de la guerre » en RDC.] La souffrance est une arme contre la paix, une véritable bombe à retardement. Une paix apparente peut dégénérer à tout instant car on ne peut pas parler de la paix sans pain. [Fondamentalement, une paix ne dégénère pas. C’est une situation d’insécurité, de tension, de frustration, de contestation ou d’opposition qui peut dégénérer en une guerre larvée. Tous les jours qui passent, de mon terroir, le Kibali-Ituri, des cris me parviennent, des voix qui s’élèvent contre l’humiliation à laquelle nos peuples sont soumis par le pouvoir de Kinshasa, avec la complicité de la MONUC et de nos voisins qui tirent bien profit de l’imposture qu’ils imposent aux congolais.] Or, à l’unanimité, les différentes missions d’observation (juges et touche) accréditées par la CENI, telles que la MOE/UE, l’Eglise Catholique, le Centre Carter, les experts de NDI (USA), la Société Civile, etc [et autres institutions] ont démontré par leurs rapports accablants que les résultats publiés par la CENI et confirmés par la Cour Suprême de Justice ne sont pas « conformes ni à la vérité et ni à la justice ». [Ce n’est pas l’unanimité des institutions ici citées qui fait la vérité. Plusieurs preuvent matérielles existent qui démontrent de la cruauté des imposteurs et des colonisateurs qui ont organisé ces élections : des centaines de morts : avant, pendant et après les élections ; les multiples faux bulletins de vote et cartes d’électeurs que nous avons pu voir avant, pendant et après les élections, etc. Il se trouve dans le chef de nous congolais une soif d’indépendance contredite par nos attitudes journalières : c’est chez les autres et souvent chez les ennemis avérés de nos âmes, que nous attendons trouver la bonne information… Cette contradiction fait que nous ne fournissons aucun effort pour gérer nous-mêmes notre propre information, laissant aux autres le soin de le faire à notre place. Qu’il est donc l’œuvre de nos propres mains que cette dépendance abjecte dans laquelle nous nous trouvons depuis 1960, alors que nous attendions désormais tirer nos plans par nous-mêmes. La privation éhontée de [Etienne Tshisekedi wa Mulumba de] la légitimité [du pouvoir] a entraîné des conséquences au grand dam des intérêts du peuple meurtri par la misère, notamment : 1. Le dédoublement des institutions : deux Présidents de la République et bientôt deux Gouverneurs [premiers ministres] de la République ; 2. Le déploiement des charres [chars] de combats et des camions bondés des soldats armés jusqu’aux dents dans les quatre coins de Kinshasa pour menacer et massacrer les manifestants qui s’opposent à la confiscation de la légitimité ; 3. L’installation d’environs six barrières des militaires déguisés en policiers autour de la résidence du Président élu, Monsieur Etienne TSHISEKEDI qui est aujourd’hui dans une prison qui ne dit pas son nom sous des prétextes fallacieux ; 4. Le manque de liesse populaire et un deuil national; 5. L’extinction des médias proches de l’opposition : RLTV, Congo Medias Channel, Canal Future ; 6. Le refus des chefs d’Etat amis invités à votre investiture alors qu’ailleurs, dans les mêmes circonstances plusieurs Chefs d’Etat ont honoré l’investiture de vos homologues. Le cas le plus récent est celui du Sénégal où les félicitations ont été adressées avant comme après la prestation de serment [une telle comparaison relève de l’aliénation mentale pure et simple. Il nous semble que ce ne soit pas au nombre de chefs d’Etats amis présents à une investiture que l’on reconnait la valeur d’un homme d’Etat : c’est plutôt au nombre de ces hauts-faits pour sa nation ; réalisation qu’il conviendrait de discuter avant les autres considérations cosmétiques auxquelles nous nous attachons si facilement, depuis que le lumumbisme, le mobutisme et le LD-kabilisme.ont spolié nos mœurs] ; 7. Des timides et rares lettres de félicitations longtemps après votre investiture ; 8. Le refus du Fond Monétaire Internationale et de la Banque Mondiale d’intervenir au budget national ; 9. Un forcing diplomatique auprès de certains pays influents pour vous faire accepter et vous faire légitimer en masquant la vérité des urnes ; 10. La publication du rapport conjoint de la Monusco et du Haut Commissariat des Nations-Unies chargé des Droits de l’Homme sur le traitement inhumain et dégradant, sur de multiple enlèvements des congolais proches de l’opposition et sur le massacre incontestable de 33 par les éléments de la Garde Républicaine. [A quoi peut servir de rappeler à JHK tout cela ? Souffrirait-il de trouble de mémoire ? Serait-il civilement irresponsable ? Et s’il l’était, la méthode serait-elle la mieux indiquée pour résoudre le problème alors posé ? C’est dans de tel gaspillage de notre temps que réside l’explication du retard de la l’avènement de notre indépendance, de la pacification de notre pays et de sa prospérité.] Excellence Monsieur le Président, La crise politique des années 90 cristallisée sur le dédoublement des institutions jusqu’à l’avènement du Président Laurent Désiré Kabila est incomparable à celle de 2011. Dans ces années là, son Excellence Etienne TSHISEKEDI était élu Premier Ministre par les grands électeurs de la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Mais, en novembre dernier, il a été Président de la République au cours d’une élection universel direct par le peuple souverain. Dans un pays post-conflit [Canonner ce que disent nos ennemis ne nous aidera pas à avancer vers l’unité, la paix, la libération de la RDC. Le reniement récurrent de notre malheur, exacerbé par notre distraction et par notre paresse, est ce qui justifie le pronostic pessimiste du Projet 2014 : à l’allure où nous allons, ou nous traitons notre dépendance, notre ignominie, il ne nous faudra pas moins de 20 ans pour commencer à voir le changement tant chanter dans nos rangs, nous opposition à l’imposture qui trône à Kinshasa.] qui est une mosaïque des tribus, des ethnies et des cultures on ne peut pas se contenter seulement d’une démocratie représentative de type universel comme en France. Il faut aussi tenir compte de la démocratie type représentation miroir, c’est-à-dire les institutions doivent refléter le Congo dans sa diversité politique, linguistique et culturelle. Ces institutions doivent être une photocopie du Congo en miniature. [Cette proposition est celle que nous formulons dans le Projet 2014 depuis décembre 1999 (http://www.paluku.net/2014). Pour préparer l’avènement de ce que nous appelons la confédération d’états indépendants du Congo ou de l’Afrique Centrale, il nous faut commencer par nous mettre autour d’une table pour planifier l’accaparement de notre souveraineté : c’est la phase obligée de la rédaction d’un projet de société pour la RDC qui soit le plus démocratique et le plus complet que la RDC ait jamais eu. Bien de congolais admettent volontiers que ce travail soit utile et même indispensable, comme le laisse penser cette livraison-ci par ailleurs. Cependant, le nombre de congolais engagés dans cette démarche n’est pas encore suffisant et la production est encore très faible dans son fond et dans son étendue. C’est ainsi par exemple, que plusieurs documents restent encore cruellement muets sur le traitement de la souveraineté de nos peuples. Souveraineté sans laquelle nous ne pourrons jamais parler d’une indépendance réelle du congolais et de ce fait aussi, nous ne pourrons jamais avoir droit à la prospérité qui dépend fortement de ladite indépendance.] Dans le même ordre d’idées, une dose de discrimination positive doit être accordée aux laissés pour compte, aux oubliés et aux marginalisés de la République d’être représentés. Tel est le cas des pygmées, les personnes vivant avec handicap, les albinos, les femmes et la diaspora. Cette dernière (la diaspora) est une composante non négligeable qui contribue efficacement pour le bien- être de notre pays. Il faut à tout prix l’intégrer et lui accorder les droits civiques et politiques (être électeur et éligible). [La discrimination positive ne résout pas les problèmes des plus faibles. A l’expérience, plusieurs pays l’abandonnent dans plusieurs champs d’activités de développement national. Tant que les faibles n’auront pas droit au chapitre, parce que quelques colonisateurs, étrangers ou nationaux les en empêcheront, la paix dans la RDC sera impossible. La discrimination positive n’a pas permis aux congolais de mieux étudier à l’époque des cotas : elle nous a plongé dans des gaspillages énormes de ressources et dans le freinage de plusieurs régions qui savaient se construire leurs centres, écoles, instituts et universités. Jusqu’aujourd’hui, la discrimination positive n’a pas permis aux femmes d’être en parité ni dans le gouvernement, ni dans la politique, ni dans l’administration. Pourtant, le mobutisme voulais hisser les femmes, sortir les pygmées de la forêt, etc. L’erreur fut, selon nous, de n’avoir pas correctement demandé les avis des intéressés. Il n’y avait ni sincérité ni démocratie dans l’esprit des lois et règlements qui furent érigés. Le fiasco est aujourd’hui total. Tout indique par exemple que selon les cultures, les femmes sont peu ou prou intéressées par les fonctions publiques. Tout indique aussi par exemple que pour des raisons diverses propres à leurs cultures certains pygmées ne soient pas intéressés par la vie des sédentaires, parce que personne ne prend le temps de leur montrer, en toute objectivité, les avantages et inconvénients des deux modes de vie !] A l’instar de la France ils peuvent bénéficier de deux sièges au Sénat. Depuis l’ascension de notre pays à l’indépendance, l’exclusion n’a jamais payé. Pour sortir de cette crise, il est temps de faire la politique de conscience fondée sur les valeurs, vérité des faits et les attentes de la population et non de faire la politique de séduction, la théâtralisation de la politique spectacle, superficielle et folklorique qui se limite au colmatage et saupoudrage. [Plus fondamentalement encore, la présidence, le gouvernement et le parlement, ne sont pas des concepts congolais. Très peu les digèrent, les acceptent ou les adoptent comme tel. Ces vestiges de la colonisation demandent à être révisés par nous en toute indépendance. Nos peuples fonctionnaient avant que le colonisateur les contraindre à sa vision de l’Etat. Jusqu’à présent, personne n’a demandé aux congolais s’ils désiraient vraiment continuer avec cet Etat et tout ce qu’il contenait en 1960. La question peut paraître bénigne, incongrue même. Cependant, c’est de notre réponse à cette question que dépend notre engagement civique. Si l’imposture perdure, c’est à cause de la traitrise. Si la traîtrise persiste, c’est parce que tout le monde veut contraindre les congolais à être ce qu’ils ne désirent pas forcément être. S’il en est ainsi, c’est parce que nous nous sommes choisis de mauvais leaders, aliénés, complexés.] Il est anormal et inadmissible qu’un Ministre de votre gouvernement puisse mentir sans vergogne au peuple que la pénurie de l’Electricité dans la ville de Kinshasa provient de la baisse des eaux du fleuve dans les installations d’Inga pendant la dernière saison sèche. Curieusement, depuis le début de la saison de pluie à ce jour, le lit du fleuve est rempli mais la pénurie de l’Electricité voire de l’eau dans les robinets est statuquo ! N’est ce pas là une bonne façon de se moquer du peuple? C’est aussi un manque de respect et de considération ? [Pour se faire respecter, nous pensons qu’il n’y pas autre chose à faire aujourd’hui ni demain. Il faut commencer par démettre du pouvoir tous les hommes que nous avons commis à cette position par erreur ou par cupidité, méprisant nous-mêmes notre sort et l’avenir de nos enfants. C’est lorsque nous contraindront au respect les mandataires publics que pourrons espérer la bonne gouvernance dont l’UDPS parle en se trompant, gravement, sur la manière de l’atteindre. Cette lettre est en elle-même une violation de ce principe simple, mais déterminant pour l’avenir de la RDC. Adressée à une personne dont nous savons bien que le respect du congolais est le moindre souci relève de la pure complaisance, à moins que nous commettions une erreur d’appréciation.] N’est ce pas l’eau c’est la vie? Lorsque l’armée rwandais est entrée en opération conjointe avec les FARDC pour soit disant traquer les FDLR, le gouvernement nous a encore une fois menti qu’il s’agissait de quelques conseillers rwandais. Apres vérification, il s’est avéré que ce sont des milliers des soldats rwandais qui étaient entrés dans notre territoire avec tout ce que cela comporte [comme] risque et questionnement. [Dans le contexte congolais aujourd’hui, nous nous devons d’être soucieux de produire les preuves de ce que nous avançons. Ce que l’auteur de la lettre affirme ici est probablement évident pour lui. Cependant, pour que les autres congolais n’y croient pas naïvement et ce faisant cultivent davantage la culture des émotions et de la naïveté, il est important que nous prenions l’habitude de produire les preuves de nos affirmations. Que des fois, des membres de l’opposition ont agit comme le pouvoir : miser sur le mensonge pour avoir la légitimité ! Le résultat est là devant nous : l’échec cuisant de l’opposition. Les résultats sont pareils : à une période d’euphorie succèdent des moments de déception, de rechute, de démission même, pour quelques uns d’entre nous.] Depuis un certain temps, le gouvernement nous a déclaré sans ambages et sans ambiguïté que NKUNDA, MUNENE et UDJANI seront arrêtés et bientôt extradés au Congo Kinshasa. Mais en vain, jusqu’aujourd’hui. Voilà quelques illustrations qui montrent que le mensonge est érigé en système de gouvernement en République Démocratique du Congo. [Ce fait n’est pas nouveau : pour faire partir les belges rapidement, les lumumbistes firent la même chose. Ils mentir au peuple ; lui promettant scolarité, soins médicaux, avions et bus gratuits ; accusant l’opposition de sorcellerie et de collaboration avec les colonisateurs. Le mobutisme, promis que le recours à l’authenticité serait la solution qui nous laverait les têtes de notre snobisme qui nous pousse à tout attendre de l’Occident. 30 ans plus tard, le pays était plus dépendant de l’étranger qu’avant : même la pomme de terre devait nous venir de la Belgique, réservant la consommation de la frite aux seuls membres du Comité Central du parti. Le LD-kabilisme avec ses salutations en coups de têtes nous promettait de mettre hors de nuire les rwandais que d’aucuns considèrent encore aujourd’hui comme la peste qui ronge toute la richesse, de l’Est du Congo particulièrement. Voici bientôt 20 ans après que nous risquons de continuer à nous faire mal à la tête, tant nos têtes se cognent partout contres les obstacles que dresseraient sur notre chemin JHK, ses sbires et se mentors. Eluder les vrais problèmes c’est rajouter aux problèmes. Ce théorème s’applique si bien à notre situation qu’il ne faut entrevoir la vraie libération du Congo que le jour où nous nous résoudrons à divorcer d’avec le mensonge dans notre pays. Concrètement, tant que nous hisserons des menteurs au pouvoir, nous ne pourrons que nous leurrer en pensant libération. Laissons JHK de côté et considérons le cas d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba (ETM). Voici bientôt 5 mois qu’il nous promet, que ses fans nous promettent, mais ne réalisent pas. Demander pardon pour ce qu’il n’a pas pu accomplir n’est pas de sa culture : continuer à promettre est l’exemple qu’il laissera à sa progéniture politique ; retardant par le fait même, l’état et l’Etat de droit auquel il appelle vivement depuis plus de trente ans déjà, sans succès. Pourquoi ? La majorité des congolais patriote est, pensons-nous, avec lui, ne serait-ce que pour le démantèlement de l’imposture et de l’ignominie qui l’accompagne, de la terre que nous aimons appeler des lèvres, celle de nos ancêtres. C’est donc au peuple congolais, dans les cadres des partis, des églises, des sociétés, des coopératives des ASBL et des ONG notamment, de commencer par exiger la culture du sérieux et de la vérité. C’est alors, et alors seulement, que Dieu sera de notre côté et que toute guerre contre nous finira sur notre victoire, nous que sommes 85% à être chrétiens.] Comme qui dirait, mentez, mentez il restera toujours quelques chose. Ailleurs les propos d’une telle légèreté mériteraient un soulèvement populaire; heureusement ou malheureusement que notre peuple est pacifique. [Le peuple congolais n’est pas belliqueux. Que je sache, il n’a encore lancé une guerre contre aucune nation en dehors de sa frontière. Pouvons-nous dire que par là que nous soyons pacifiques ? Concrètement, qu’avons-nous fait pour la cause de la paix dans notre pays et avec nos voisins ? Poser la question de cette manière rend la réponse quelque peu difficile. Pendant longtemps, nous nous sommes complaints à recevoir sur notre territoire des bandits et pilleurs de toutes sortes, spoliant par le fait même nos mœurs. Aujourd’hui, d’aucuns se demande pourquoi nous une partie de notre territoire si pas notre territoire tout entier est occupé par des forces étrangères, invitées par ceux que nous avons commis à la gestion de la chose publique, de l’Etat. Nos débats sur la toile, sans actions sur terrain, visant à démettre ceux que nous avons-nous-mêmes élus, par nos propres turpitudes, quand nous pensions encore qu’il suffisait que Mobutu partit qu’il suffisait que Kabila mourût. Nous devons nous rendre à l’évidence : le vrai problème n’était pas Mobutu, mais notre corruption, notre timidité qui ne nous permettait pas de le démettre de gré ou de force. Aujourd’hui encore, c’est notre trahison permanente qui fait le lit de l’imposture que dirige vaillamment l’homme de Kingakati.] Excellence Monsieur le Président Pour l’intérêt supérieur de la nation, je vous conseille de résoudre la crise actuelle soit par dialogue soit par démission :
– Par dialogue, une rencontre urgente au sommet s’impose d’abord entre vous et Monsieur Etienne TSHISEKEDI avec ou sans facilitateur de renommé national, régional ou international. Vos partisans respectifs peuvent être associés. Car vous, vous incarnez la légalité parce que vous avez l’armée et la Police Nationale, tandis que Monsieur Etienne TSHISEKEDI jouit de la légitimité puisqu’il a le peuple qui l’a élu massivement et démocratiquement lors des élections.
– Dans le cas où le dialogue n’est pas possible, vous pouvez tout simplement démissionner Monsieur le Président. « Quittez les affaires avant que les affaires vous quittent » a dit le Général DEGAULE. Grâce à votre expérience politique et votre sagesse que vous reconnaissent même vos adversaires, vous pouvez revenir aux affaires. En vous surpassant ainsi, vous entrerez dans le panthéon de l’histoire, dans la cours des grands à l’instar de LULA du Brésil, WADE et SENGHOR du Sénégal ; Amani Tumani TOURE du Mali, MANDELA de l’Afrique du sud, Général DEGAULE de la France, etc… « L’orgueil précède la chute (la ruine) mais l’humilité précède la gloire » dit la bible en proverbes 18 12. [Au début du règne de JHK, nous crûmes utile de lui adresser deux messages fraternels et insistants pour le dissuader de prendre le pouvoir que certains des nôtres, irresponsables de longue date, lui confiait, faute de savoir prendre leur responsabilité et dans l’espoir, pour certains, de mettre leurs forfaits à l’abri. Le silence marqué par le Président désigné nous fit tout comprendre quand au sort que nous réservions nous-mêmes à notre pays. J’insistais auprès des compatriotes qui à cette époque pouvaient faire quelque chose, pour arrêter notre folie, nous congolais… Ils pointèrent les Etats-Unis, la France, la Belgique et le Royaume-Uni comme étant les puissances qui faisaient obstacles à une telle démarche, et contre lesquelles ils auraient difficile à regimber, sans m’en offrir les preuves. Le discours que me tinrent ses compatriotes est celui que me tiennent plusieurs de nos compatriotes qui sont au front. Faute de disposer d’une base, leurs arguments me convainquirent ; et, j’assistais et j’assiste encore péniblement à la ruine, à la déchéance du congolais. Tous les congolais croient – même quand ils affirment le contraire en public – que les congolais ne peuvent rien contre la puissance maléfique des grands : les Etats-Unis (EU), la Belgique, la France et la Grande Bretagne, gardant la tête de cette liste macabre, d’assassins internationaux présumés. La question pour nous congolais, qui sommes à la recherche de notre indépendance sans y croire, est celle de savoir s’il existe une parade contre les projets maléfiques – la conspiration internationale – supposés et de fait, qu’auraient l’Occident contre nous. Personne ne prend le temps de répondre à cette question. Même ceux qui suggèrent de s’associer Al-Qaïda pour combattre le gendarme du monde, ne croient pas à la victoire : ils espèrent que cela donne un jour une solution. La thèse de la conspiration internationale, menée par les EU est grave et doit être résolue. Il nous faut avoir la certitude que les EU et leurs partenaires veuillent freiner le Congo dans son élan de développement pour arrêter une stratégie intelligente de notre libération. A cette thèse de la conspiration s’oppose celle, tout aussi grave, de la bassesse du congolais qui serait un fainéant et traître né. Les défenseurs de cette thèse expliquent que nous avons vendus nos frères aux arabes contre des colliers et des fusils ; que nous avons vendu notre liberté contre le travail de boy du colonisateur ; que nous vendons encore notre dignité en allant faire des courbettes dans les parlements occidentaux, parlements de ceux-là mêmes que nous accusons de nous piloter le pillage culturel et matériel de la RDC.] Plusieurs plans de sortie ont été concoctés pour résoudre la crise de légitimité pendante : pour les uns, le débouchage- le Gouvernement d’union nationale- le Gouvernement de consensus ou celui d’ouverture, pour les autres, la combinaison KABILA Président et TSHISEKEDI Vice-Président- KABILA Président et TSHISEKEDI Premier Ministre, etc.[…] Cependant, j’estime avant tout qu’un dialogue s’impose entre Monsieur Etienne TSHISEKEDI et vous. Excellence Monsieur le Président N’Écoutez pas les flatteurs, les jouisseurs, les profiteurs, les courtisans, les parasites[…] ; mais écoutez la voie de la raison, votre conscience sinon votre intime conviction. Souvenez-vous de ce que Son Eminence le Cardinal MOSENGWO vous a dit au cours d’une communication téléphonique après la publication des résultats provisoires par la CENI, je cite : « est ce que vous êtes à l’aise avec ces résultats ? ». Si jamais la situation dégénérait, ces flatteurs et leurs semblables seront les premiers à vous abandonner et à vous renier comme ils ont fait avec le Maréchal MOBUTU. [Les historiens et les psychologues nous décrivent des phénomènes étranges, mais familiers : la déraison de la plupart d’hommes qui sont au pouvoir. Très vite, ils perdent la tête et ne décident plus qu’en fonction de ce qu’ils considèrent comme leurs intérêts financiers. Au Congo, comme dans tous nos pays du monde dit libre, les hommes au pouvoir finissent, tôt ou tard, par perdre la tête.] C’est [de] l’histoire récente de notre pays que je vous demande de vous en inspirer. Monsieur le Président La politique de procrastination qui consiste à différé, à retarder et à faire pourrir la situation au lieu de prendre la décision à temps réel comme on dit en swahili « soubiri » c’est-à-dire patienter, ne correspond pas à la conjoncture politique, économique et sociale actuelle. Le temps est un déterminisme [déterminant] du développement. C’est maintenant et non plu tard qu’il faut agir au lieu de gouverner le pays par défis si non de l’exposer à une explosion humaine plus dévastatrice qu’une bombe atomique. Sans la paix, préalable des préalables, vous ne pouvez rien [n’]entreprendre. Tout le chapelet de bonnes intentions les cinq chantiers, la révolution de la modernité, pool économique industriel, choix novateurs pour le Congo émergent, puissance régionale au cœur de l’Afrique, année du social, fini la recréation, tolérance zéro… risquent d’être des slogans creux qui rappellent curieusement ceux d’une certaine époque : « objectif 80- agriculture priorités [des priorités], plus rien ne sera comme avant- septennat du social- tout va changer, tout doit changer- le Zaïre occupera l’une des trois premières places de l’Afrique et jamais la quatrièmes, etc.[…] » « o vous qui avez cru ! Pourquoi dites-vous ce que vous ne faites pas ? C’est une grande abomination auprès d’Allah que de dire ce que vous ne faites pas » (Coran : sourate le Rang). Hélas ! Tout est vanité ! Si un Chef n’a pas l’onction du peuple, tous ces projets ne sont que du vent et le pays reculera à la 187ème place où notre Congo se trouve aujourd’hui le dernier sur l’Echiquier mondial. « Mieux vaut un morceau de pain sec, avec la paix, qu’une maison pleine de viandes, avec des querelles» dit la Bible en Proverbes 17 : 1. Vouloir contourner cette réalité, Tshisekedi Président élu démocratiquement et qui bénéficie encore de la confiance de la majorité du peuple congolais, c’est aller tout droit au mur et courir le risque de connaître le même sort que MOBUTU qui n’avait pas lu les signes du temps et fut chassé du pouvoir comme mal propre. Excellence Monsieur le Président, Je suis partisan de la pensée du prophète de l’Islam MAHOMET (que la paix de Dieu soit avec lui) qui dit : «il faut dire la vérité même si elle est amère». Partisan aussi de la pensée du Cardinal Malula : «vaut mieux pour moi être crucifier pour la vérité que de crucifier la vérité». Je fais mienne la pensée de LUMUMBA selon laquelle… «je préfères mourir la tête haute, la foi inébranlable et la confiance profonde dans la destinée de mon pays plutôt que de vivre dans la soumission et le mépris des principes sacrés». Je vous remercie pour l’attention particulière qu’il vous a plu de m’accorder et vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de mes hommages les plus déférents et mes sentiments patriotiques. Fait à Kinshasa, le 14 avril 2012 Moïse Moni DELLA IDI
[Notre compatriote Moni aura fait sa part humaniste, de prévenir. Parce qu’il est certain que quelque soit le cours des événements futurs, Joseph Hypolithe Kanambe ne pourra plus recouvrer l’approbation des congolais. Les blessures sont grandes. La misère et l’ignominie du peuple congolais a trop durée. Plutôt que de voir à sa faute aussi, le moment venu, le peuple ne verra pas sa faute, mais, il ne considérera plus que les résolutions des patriotes et des libérateurs.
Il est vrai que, sauf miracle, tout laisse à penser que le fruit de l’arbre n’est pas encore mûr. Mûr ou pas mûr, devant l’ouragan de l’histoire, le fruit tombera quand même.]

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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Un commentaire pour Ecrire à JHK est-ce la solution ?

  1. mbusa dit :

    merci mon frere et courage

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