Kamerhe face à la diaspora de Montréal… Patience et longueur de temps feront plus que force ni que rage…


Il n’est pas facile de faire de la politique aujourd’hui au Congo-Kinshasa sans prendre le risque de mourir.  Il est cependant possible de prendre des risques mesurés. Notre compatriote Vital Kamerhe devrait tirer les leçons que fournit son échec reporté ici : http://www.youtube.com/watch?v=ha9DOVuYfF0&feature=player_embedded.
La démonstration de son impopularité, dans une partie importante du Congo, non négligeable, a été fournie, dans la violence, à laquelle beaucoup de combattants jugent désormais nécessaire de recourir pour aboutir à leur fin : « la libération du Congo » de l’imposture, de la traîtrise et de la médiocrité.
Qu’il y ait là erreur stratégique ou pas, nos politiciens doivent apprendre ce que nous leur avons toujours dit : les gens agissent en fonction de ce à quoi ils croient, que cela corresponde ou pas au réel, au vrai.
Dans le Projet 2014, nous proposons, depuis décembre 1999, une démarche qui vise, démocratiquement, la disqualification des imposteurs, traîtres et incompétents qui trônent à Kinshasa et subjuguent nos peuples ; tout cela, en vue de la pacification du Congo pour son développement.
Notre frère Kamerhe, en raison de ses rapports directs et indirects au Rwanda et à la swahiliphonie congolaise, devrait comprendre que, quelque soit ses motivations, ce n’est pas le moment, pour lui, de se mettre en avant, dans le cadre d’élections présidentielles et législatives de 2011, en République Démocratique du Congo. Nous joindre, en vue de rédiger et de promouvoir, patiemment, un projet de société qui soit le plus démocratique et le plus complet que le Congo aura jamais connu en 2014, est, ce nous semble, le schéma le plus logique, le plus économique et le plus valorisant pour une personne qui a la formation et de la culture de Vital Kamerhe.  Ne pas réagir à notre proposition, d’une manière ou d’une autre, pour le congolais chrétien, intelligent, perspicace et patriote, est un signe qui ne peut tromper !
On ne développe pas un peuple : c’est le peuple qui se développe, harmonieusement, sous la houlette des animateurs qu’il se choisit ; rappelons-le encore.  Les amis de Kamerhe le trompent, volontairement – seraient-ils alors ses amis ou ses bourreaux ? – ou involontairement – seraient-ils politiquement des conseillers indiqués dans ses conditions ? – : on ne se fait pas choisir ! On est choisi, on est porté par son peuple qui comprend et reconnait qu’on est l’homme de la situation.  C’est la démarche dans laquelle nous nous inscrivons : convaincre, par l’exemple, que la démocratie est possible au Congo et sera profitable à tous nos peuples, quelques soient leurs choix. Convaincre qu’avec le présidentialisme, la paix n’est pas possible dans la RDC actuelle, en raison de l’impossibilité de trouver, dans ce type de régime, la reconnaissance du droit des peuples congolais au respect de leurs cultures respectives, le respect de leur droit à leur autodétermination.
Au stade où nous en sommes, il existe deux manières possibles de se démocratiser en RDC, de pacifier le pays ; de bâtir et d’assurer le progrès de la nation congolaise : la confédération et la balkanisation.
La confédération et la balkanisation offrent aux peuples congolais, dont les cultures sont différentes, riches et fortes, la possibilité de s’exprimer librement, de devenir réellement indépendants et d’éviter toutes les frictions que nous connaissons aujourd’hui à l’intérieur de notre pays et avec les états  qui nous sont frontaliers.  C’est-à-dire, la confédération des peuples congolais ou la balkanisation du Congo sont les seuls capables de permettre aux congolais d’être les maîtres de leur destin partagé (confédération) ou de leurs destins distincts, séparés (balkanisation). Le fédéralisme pour lequel plaide le parlement congolais actuel, n’est pas possible : la preuve en est qu’elle ne se met pas en place depuis 1960, en raison de son inadéquation avec le mental congolais.  Cependant, la balkanisation, qui n’a rien de honteux, contrairement à ce que certains pensent ou voudraient qu’on prêche démagogiquement, aurait l’inconvénient de fragiliser nos peuples qui ont encore à beaucoup apprendre de la géopolitique ! Le Congo, démocratiquement morcelé – ce qui n’est pas un impossibilité matérielle, pourrait apporter la paix aux états issus de cette division voulue et opérée par tous – probablement pour un temps. Cependant, les états issus d’une telle balkanisation seraient plus vulnérables face aux rapaces de l’espace économique et politique international que ne le sont les provinces – de nom – que nous connaissons aujourd’hui.
Depuis 1960, nous congolais n’arrivons pas à nous départir de la dépendance de l’Occident non plus que du culte de nos chefs. Depuis lors, nous ne nous sommes toujours pas encore débarrassés de nos complexes de supériorité et d’infériorité, à cause de nos mauvais choix répétés de leaders politiques et administratifs, à cause de notre propension à l’idolâtrie… Le courage et l’intelligence politique congolais sont encore très insuffisants pour permettre gagner le défi de la mondialisation et de la globalisation qui caractérise les politiques et les économies fortes de notre siècle. Travailler ensemble – ce à quoi nous n’arrivons pas, à cause de mauvais chefs que nous nous choisissons, nous permettrait d’être plus forts face aux autres nations, dont certains profitent de notre origine coloniale, de niaiserie, de notre paresse physique et mentale, de nos complexes farfelus.
Voilà pourquoi, nous, dans le cadre du Projet 2014, PROPOSONS à nos frères congolais, une démarche volontaire, patiente, exigeante et de ce fait réellement valorisante et qui sera à coup sûr payante : l’avancée, à pas mesurés, vers une confédération d’états indépendants du Congo (ou de l’Afrique Centrale), en vue de restituer à nos peuples leur droit perdu à l’autodétermination, à l’indépendance.  Une véritable nouvelle naissance collective, qui passe, cela va sans dire, par une conversion personnelle et authentique de chaque congolais.  Ce processus, notons-le, ne sera pas possible, tant que nous entretiendrons sur notre territoire des religions au rabais, des cultes sataniques aux apparences spirituelles, pour ceux qui s’interdisent de reconnaître les arbres à leurs fruits.
Cette démarche est exigeante, rappelons-le : elle ne tolère pas la tricherie, l’opportunisme politique ni la paresse qui caractérisent les acteurs de la scène politique actuelle en RDC, que leurs ignorances maintiennent dans de puissantes chaînes de la médiocrité. Elle (cette démarche) se supporte pas la culture de l’irresponsabilité ni celle de la fausseté, que nous entretenons depuis 1960 en nous désignant, nous-mêmes, des rebelles, des voleurs, des idolâtres, des traîtres, des incompétents et des étrangers comme dirigeants et responsables de la chose publique, dans notre jeune Etat qui a besoin du travail bien accompli. Cette étape commencera, définitivement, le jour où la majorité des congolais diront non au statut quo et oui à la liberté des peuples, à l’indépendance du congolais.
La vérité est que, jusqu’ici, nous soyons le seul projet où la démocratie soit activement et quotidiennement recherchée, exercée.  En effet, la pluralité d’opinions et de cultures est reconnue et exploitée au Projet 2014 ; mais nulle part ailleurs dans l’espace politique congolais, au même degré. Le pouvoir, tout comme l’opposition officielle à celui-ci, travaillent tous les deux dans une logique dictatoriale, autoritariste, unitariste, minimaliste, séparatiste ; parfois, sans s’en rendre compte !  Le résultat en est que les uns comme les autres ne peuvent nous supporter.  Pendant ce temps, la misère grandissante oblige la résistance des peuples congolais, contre cet état de chose, sournoisement, confusément, informellement, lentement, mais sûrement, à se développer, à s’exprimer de plus en plus violemment, en raison de l’enlisement que nous bâtissons nous-mêmes, de nos propres mains.
Au demeurant, d’ici une vingtaine d’années pensons-nous, les congolais diront enfin non à la dictature sous toute ses formes. La dictature intérieure et la dictature extérieure. C’est alors, et alors seulement que commenceront la marche rassurante et honorable, vers la pacification et le développement au Congo-Kinshasa et en Afrique Centrale !  C’est alors que s’accomplira ce que nous annonçions dans les années 80 : l’indépendance du Congo sera, par la force des choses, pour l’époque de nos petits-fils !
En attendant, patience et longueur de temps feront plus que force ni que rage…

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Auteur : Graphèle Paluku Atoka Uwekomu

I am involved in the personal and holistic development of each of my fellow citizens, and in the community, national and global development in a democratic, christian, and capitalist way. Je suis impliqué dans le développement personnel et holistique de chacun de mes concitoyens ; et, dans le développement communautaire, national et global dans une vision démocratique, chrétienne et capitaliste. Ik ben betrokken bij de persoonlijke en holistische ontwikkeling van elk van mijn medeburgers; en in de gemeenschap, de nationale en mondiale ontwikkeling in een democratische, christelijke en kapitalistische visie.

Une réflexion sur « Kamerhe face à la diaspora de Montréal… Patience et longueur de temps feront plus que force ni que rage… »

  1. Comme d’aucuns le savent maintenant, la rencontre eut lieu, « par la grâce de Dieu », à la grande joie du parti de Vital Kamerhe et à la honte des combatants de Montréal…
    Quant à savoir comment Vital Kamerhe espère gagner aux présidentielles ou, le cas échéant, ce que représente son investissement, nous ne saurions le dire pour le moment, faut d’une communication véritable dans l’opposition.
    Dans son mot de la fin, dans les 4 langues « nationales », il souligne – et à raison – sa foi en la victoire prochaine de la démocratie sur la dictature qu’il décrie, comme les combattants qui lui en veulent…

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