Une population intelligente et douée ou pas…


Pourquoi une population très intelligente et très douée n’arrive pas à faire quelque chose à impact très visible chez soi?
Où se trouveraient les blocages?
Et qu’elles sont selon vous les mécanismes susceptibles de casser ces blocages?
L’avenir nous jugera tous
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Nous répondons ci-dessous aux trois questions de Frédéric Ageno !
Pourquoi une population très intelligente et très doué n’arrive pas à faire quelque chose à impact très visible chez soi?
Parce que, c’est d’apparence que cette population paraît intelligente et très douée.
En effet, une population intelligente est celle qui saisit rapidement le sens du monde matériel et immatériel ; en connaissant la nature et le fonctionnement ; c’est une population qui, comprenant le fonctionnement du monde, peut rapidement trouver des solutions à ses problèmes et difficultés, mais aussi expliquer ses succès et facilités.
Cher Ageno, nous ne sommes pas une telle population ! Nous sommes encore nombreux à n’avoir même pas encore compris que nous sommes encore des esclaves, des colonisés, des dépendants, des dominés, des soumis, des subjugués, des violentés, des spoliés, des manipulés, des honnis, des méprisés et que sais-je encore !
Nous sommes encore très nombreux à ignorer les lois élémentaires qui président aux transformations du monde physique, du monde immatériel, du monde temporel et du monde spirituel. La physique et la chimie élémentaires, par exemple, nous échappent presque tous. Les lois qui régissent le monde immatériel et le monde spirituel nous échappent encore davantage : nous ne savons pas comment fonctionne le cœur de l’homme, comment fonctionne sa pensée, les lois qui président à l’évolution des ses sentiments… La psychanalyse et la psychologie, par exemple, nous sont totalement ou presque inconnues, pour la plupart !
Comment alors pourrions-nous prétendre à l’intelligence : à la connaissance de la nature et du fonctionnement de notre monde ; connaissance indispensable pour rapidement saisir les sens des phénomènes, des transformations de ce monde que nous observons, que nous vivons ?
Concrètement, très peu d’entre nous savent différentier matière et non-matière. Les lois, basiques, qui président au fonctionnement de la matière et de ma non-matière échappent à la majorité d’entre nous qui formons la population qu’Ageno évoque. Comment pourrions-nous alors comprendre aisément, expliquer, exploiter les phénomènes matériels et immatériels que nous vivons et observons ?
Le manque de motivation pour quitter cette ignorance abjecte explique la pérennisation de l’esclavage, de la misère physique et mentale, de la colonisation, de l’imposture, de la dictature, de la médiocrité, de la trahison, de la pauvreté et des choses semblables au sein de notre société.
Nous ne sommes pas intelligents et à fortiori pas très intelligents. Pour acquérir la sagesse, l’intelligence, la Bible donne un conseil : commençons par craindre Dieu, celui qui nous a formés, de la poussière de la terre et de son souffle dans notre narine !
Cette crainte, nous pouvons l’affirmer, par suite d’observations minutieuses ; et ce depuis 1966 jusqu’à ce jour, procure : primo, la connaissance de l’essence du monde visible et du monde invisible ; secundo, la connaissance progressives des lois qui régissent ces deux mondes. La conséquence en est la compréhension, progressive, des phénomènes, des transformations, visibles et invisibles, du monde que nous partageons avec les autres êtres de l’univers connu de nous. L’intelligence, la sagesse, naît, indéniablement de la crainte de l’Eternel ! C’est pour cela que nous posons la question dérangeante pour ceux qui ont les coups roides et à qui Dieu résiste : « auriez-vous trouvé un homme sage, intelligent, bon, qui ne soit pas chrétien ? ».
C’est donc, cher Ageno, parce que notre population n’est pas intelligente qu’elle n’a pas pu, qu’elle ne peut pas et qu’elle ne pourra pas faire quelque chose qui ait un impact très visible, important qui frappe notre intelligence, qui impressionne notre âme !
Où se trouveraient les blocages?
La production d’œuvres impressionnantes requiert une grandeur d’âme, plus que la sagesse, plus que l’intelligence.
L’homme intelligent acquiert des capacités, des facilités, des potentialités. Son intelligence du monde matériel le rend capable d’une gestion plus efficace de celui-ci. Elle lui permet « dompter », dans la mesure de son intelligence, les phénomènes qui y (dans ce mode) ont lieu. De même, l’intelligence du monde immatériel, rend l’homme qui la détient capable d’un contrôle facile et facilité de celui-ci. Elle lui permet de « maîtriser » les phénomènes qui s’y déroulent. Tout ceci est une évidence… Pour l’homme qui a un minimum d’intelligence, qui non seulement a appris ces choses, mais qui les a lui-même expérimentées de manière volontaire et consciente au bénéfice de son élévation.
« Les blocages », mieux, les incapacités regrettables que tu insinues, cher Ageno, sont le fait de l’ignorance. Cela fait penser directement au propos d’Osée : nous nous mourons, faut de connaissance ! Cette connaissance qui comprend l’intelligence et la volonté, ainsi que nous pouvons le comprendre !
En effet, cher Ageno, il ne suffit pas de connaître l’essence des mondes, les lois qui régissent les transformations qui s’y opèrent pour faire évoluer ces mondes : l’intelligence n’est qu’un outil. Sans usage, elle rouillera, la teigne la rongera. C’est l’usage de l’outil qui permet d’influer sur les phénomènes, sur les processus des mondes, de manière à déterminer en déterminer les directions, l’évolution. Cet énoncé, d’une loi qui régit notre univers ne nous est ni étrange, ni transcendant, lorsque nous en avons déjà la connaissance, c’est-à-dire l’intelligence.
L’erreur est de penser que cette intelligence viendrait à homme de façon spontanément. La nouvelle naissance n’est pas une espèce de viol divin ! Elle est le résultat d’une démarche volontaire, active de l’homme qui veut saisir l’offre de Dieu : l’habitation de son Esprit en nous. Vouloir faire croire que les transformations de notre monde subiront des trajectoires qui nous plaisent sans notre intervention personnelle est le mensonge des fausses religions qui sont elles-mêmes des écoles de l’abêtissement, de la déchéance de l’homme.
Plusieurs membres de notre population, celle évoquée par Ageno, se sont investis dans des fausses religions. Ils en sont sortis avec des esprits tordus. C’est aussi là une loi qui régit le monde spirituel, clairement énoncé dans la Parole inégalable de Dieu. Marcher avec des dépravés ne produira pas de l’intelligence, mais bien, la dépravation, la sottise.
Le déficit, et non pas nécessairement le manque, d’une recherche d’intelligence des mondes dans lesquels nous vivons ; et d’action de la part de ceux qui en possèdent une parcelle appréciable et non négligeable d’intelligence des ces mondes, est nos yeux certainement l’une des causes, l’une des explications de nos échecs qu’Ageno déplore, et à juste titre.
Et qu’elles sont selon vous les mécanismes susceptibles de casser ces blocages?
Du développement, de l’analyse, sommaire et rapide ci-dessus découlent notre proposition sur l’approche qui nous paraît la mieux à même de nous aider.
D’un côté, nous nous devons de nous assurer que chaque membre de notre gente s’occupe à accroître son intelligence des mondes dans lesquels nous évoluons. Il s’agit de bien faire attention à ne pécher ni par excès ni par omission. Dans le cadre du Projet 2014, nous avons proposé aux congolais de parallèlement nous attacher notre croissance physique et spirituelle. Beaucoup de peuples aujourd’hui se gourent pour n’avoir inclus dans leurs programmes d’enseignement, l’acquisition du savoir (intelligence), du savoir-faire (action) et de savoir-être (motivation). Il y a plus que cela : plusieurs d’entre eux, qui se sont pourtant bien occupé d’accroître l’intelligence chez leurs habitants, n’ont pensé qu’à l’intelligence du monde visible. Très peu se sont préoccupé de l’intelligence du monde invisible. Leurs évolutions n’ont donc pas été fructueuses à cause de ces omissions. Toute chose restant égale par ailleurs, il n’en saurait être autrement de nous. Nous sommes une gente soumise aux mêmes lois.
D’un autre côté, nous nous devons de nous assurer que chaque membre de notre gente s’occupe à accroître son usage de l’intelligence aussitôt celle-ci acquise. Bien des gaspillages de ressources, naturelles et surnaturelles, sont le fait d’une négligence de l’exploitation de l’intelligence du monde naturel et du monde surnaturel. Les phénomènes qui participent à notre bonheur, au temporel comme à l’intemporel, n’évolueront dans le sens souhaité que si nous agissons, nous intervenons, au jour le jour, à la commande des processus naturels et surnaturels dans des sens qui nous avantagent.
Que pouvons nous conclure de cette brève analyse à chaud de la question de Frédéric Ageno ?
Primo : que si elle ne nous flatte pas, elle peut néanmoins nous permettre d’aller dans la direction d’un changement utile ; celui de l’accroissement de notre connaissance des mondes dans lesquels nous évoluons, mais aussi celui d’une plus grande motivation dans l’action salvatrice.
Secundo : si elle nous flattera toujours dans un sens, dans la mesure où notre avantage sera de savoir que nous ne savons rien, et donc potentiellement plus motivés à rechercher les savoirs.