Il est de notoriété publique que Joseph Kabila Kabange et Adolphe Muzito soient accusés, par plusieurs congolais de l’opposition à leur régime et leur gouvernement, d’être des commanditaires directs ou indirects des meurtres ou d’assassinats de congolais, tant de l’intérieur du Congo-Kinshasa que de l’extérieur de celui-ci, outre d’une gestion calamiteuse de la nation.
Les derniers développements de la lutte menée par les « combattants de la liberté », de la diaspora congolaise, tendent à indiquer que la Belgique commence à s’aligner derrière le peuple congolais, virtuellement et réellement, par la force de chose plus que par conviction. Pendant ce temps, la France, de force ou de plein gré, tente de protéger des hommes qui sont, définitivement, considérés comme étant des assassins ou imposteurs mêmes, par l’opposition de la diaspora congolaise, comme d’ailleurs par l’opposition intérieure.
Quoi de plus normal que cela irrite et provoque une fracture sociale qu’il sera difficile de réparer plus tard, à un prix raisonnable, si Paris ne fait pas bien ses calculs. Pour le régime de Nicolas Sarkozy et le gouvernement de François Villon qui le soutient, le coup subi ou à subir commence à devenir lourd : des interventions policières ratées, mais aussi une colère grandissante de la masse : non seulement des étrangers ni des français allochtones seulement, mais aussi des français de souche.
Avec le choix de la violence, une expression du désespoir que vit le congolais esseulé, colonisé, brimé, martyrisé, nié, méconnu, depuis plusieurs décennies, les combattants l’ont dit et ont signé : ils pratiqueront la loi du talion, pour faire déguerpir JKK et son gouvernement. Que faut-il comprendre de cette nouvelle tournure que prend l’affrontement politique entre le pouvoir et l’opposition congolais, affrontement exporté chez nous depuis les indépendances ? Quelles sont les forces et les capacités réellement en présence ? Que convient-il de faire pour le mieux de nos concitoyens aujourd’hui et demain ?
Se méprendre sur les enjeux politiques, économiques, culturels et même technologiques de la lutte des congolais pour leur indépendance, tient de ce que nous avons toujours considéré, nous, dans le cadre du Projet 2014 (http://www.paluku.com/2014), comme une irresponsabilité politique qui mérite la sanction du peuple européen tout entier.
Nous avons colonisé l’Afrique le cœur joyeux. Nous ne nous représentions pas notre péché, pour les uns ; nous déconsidérions ou méprisions l’africain, pour d’autres. Quand l’africain a revendiqué son indépendance, nous avons cru utile de la lui donné et non pas de la lui reconnaître. La conséquence est que jusque ce jour, plusieurs d’entre nous s’en voudraient encore de demander pardon à l’Afrique. Le week-end dernier, les combattants de la liberté congolais ou congolais d’origine nous ont dit, dans leurs mots, de leur façon notre folie. Les avons-nous compris ? Quelles sont les conséquences de notre attitude d’esprit et de notre démarche politique sur la vie présente et future du citoyen de l’union européenne ?
Nous avons prétendu apporter à l’Afrique notre Dieu. Relativement vite, elle s’est rendu compte de la supercherie. Pendant longtemps, nous l’avons cru aveugle. Nous avons prétendu apporter à l’Afrique la technologie, très vite, elle s’est vite rendu compte de notre limite, mais pendant longtemps, nous l’avons considérée comme incapable. Au comble de notre démarche, nous avons prétendu apporter à l’Afrique la civilisation. Bien avant même qu’elle nous écoute, elle nous a dit être, elle, le berceau de la civilisation. Les combattants de la liberté, dans un langage qui leur est propre nous disent ce qui est : ni le racisme, ni l’hypocrisie, ni le complexe de supériorité, ni l’avancée technologique ne nous mettent à l’abri, ni l’abandon de notre Dieu ne nous mettent à l’abri : au contraire. Quel doit alors être l’attitude du citoyen européen ? Quelles sont les échéances ?
Nos régimes et nos gouvernements s’expriment peu sur les questions africaines, estimant que les pays émergeants soient les plus important pour nous, depuis la déception est grande, chez nous, causée par les indépendances africaines qui nous ont valu des pertes énormes d’investissement matériel, démographique, culturel, politique et religieux. Cette stratégie nous à conduit à l’immigration africaine qui nous pèse sur les épaule, que nous le reconnaissions ou pas. La culpabilité de la colonisation nous pousse au silence, voire-même à l’inaction, un silence et une tolérance qui font mal. Il est aisé, pour les hommes au pouvoir, qui vivent de ce « silence », de ne pas se préoccuper outre mesure : ils vivent bien, nous les protégeons vaille-qui-vaille, comme des esclaves, leurs enfants sont à l’abri de la disette matérielle et intellectuelle et du chômage… Cet égoïsme, européen cette fois-ci, est payé pourtant. Ce sont nos policiers qui doivent affronter les émeutes et les grèves. Ce sont nos militaires qui doivent aller mourir pour nous ramener vivants quand faire se peut. Ce sont nos enfants qui doivent être mis à l’écart de la délinquance et du banditisme ! Ce sont aussi nos enseignants, nos juges et nos vendeurs qui doivent affronter les vicissitudes de la mixité !
C’est dire, définitivement, que la solution est au point de départ : corriger la rencontre de l’africain aujourd’hui, tel est le défi à relever. En attendant, Kabila et Muzito sont là, pour nous distraire ! Les factures à payer seront donc salées, de part et d’autres, quant on tient compte des investissements effectués, par l’africain et par l’européen.
Ce prix, à moins que nous ne m’abusions, la France, seule, ne saura pas le payer !
Les derniers développements de la lutte menée par les combattants de la liberté, de la diaspora congolaise, tendent à indiquer que la Belgique commence à s’aligner derrière le peuple congolais, virtuellement et réellement. Pendant ce temps, la France, de force ou de plein gré, tente de protéger des hommes qui sont définitivement considérés, par l’opposition de la diaspora congolaise, comme étant des meurtriers, des assassins, des traîtres de la nation congolaise.
Quoi de plus normal que cela irrite et provoque une fracture sociale qu’il sera difficile de réparer plus tard à un prix raisonnable à Paris et bientôt, très probablement, dans toute la France.
Pour le régime de Nicolas Sarkozy, le coup subi ou à subir commence à devenir lourd. Avec le choix de la violence, depuis quelques années, comme l’une des armes à utiliser pour faire déguerpir JKK, les combattants donne au régime et au pouvoir français
