Une cellule spéciale pour museler la Résistance de la diaspora congolaise grâce à l’expertise des services rwandais… Que faut-il en penser, que faut-il en faire ? A moins que nous nous trompions cette fois-ci !


Chers frères,
Nous souffrons d’une maladie qui ronge notre Congo depuis les années 1960. Le syndrome est constitué, entre autres, de démagogie, de médiocrité, de peur, de superstition, de paresse, d’incrédulité et de que sais-je encore. Cette maladie, beaucoup de nos leaders politiques, théoriquement opposés au régime de JKK, l’occultent volontairement. Leur but est, souvent, de cacher leurs propres turpitudes. La majorité, ce nous semble, ne s’en rend pas encore compte. Cependant, avec le temps, des congolais patriotes se trompent de moins en moins. Ces derniers se ravisent et savent bien qu’il leur faut être plus exigeants à l’égard d’eux-mêmes d’abord. Et ensuite, être regardants à l’égard des irresponsables du progrès. Et enfin, à l’égard de méchants imposteurs et des traîtres, faire montre de rigueur dans la sanction à appliquer. Notre base, nos populations, ne sont pas au pif de ce qui se trame véritablement. Elles sont à la merci de plusieurs théoriciens, d’une pléthore de démagogues et mêmes d’une multitude de complices volontaires ou involontaires du régime et du gouvernement de Kinshasa. Ces hommes dont nous dénonçons, jour pour jour, l’incompétence, la mauvaise foi, la duplicité ou la méchanceté, depuis les années 60 déjà. Sans succès ! Pourquoi ?
La multi-culturalité de notre pays est un atout, mais aussi une faiblesse. Cela se voit au grand jour dans la diaspora. Quand on rencontre un africain dans une rue de Bruxelles par exemple. S’il regarde son frère et lui dit spontanément bonjour, nous savons que, 9 chances sur 10, c’est un congolais ! Nous nous adaptons en Belgique, en Allemagne, en France, dans le Royaume-Uni, en Suède, même, sans compter la Chine, le Canada ou Singapour. Nous devons en être fières. En revanche, quand il faut travailler ensemble un dossier déterminant, épineux, comme celui de l’imposture, de la traîtrise et de l’a médiocrité au Congo, la machine est difficile à mettre en route. A cause de la multi-culturalité que nos animateurs du développement gèrent très mal. Citons quelques exemples, pour ceux qui ont toujours besoin des preuves, même quand tout est clair devant leurs yeux. Ce dont nous devrions rougir, si notre couleur le permettait. (1) Etienne Tshisekedi wa Mulumba (ETM) mène sa lutte depuis les années 1960. Cependant, il n’est pas encore arrivé, politiquement parlant, à convaincre les congolais dans leur ensemble de la démocratie et du progrès social qu’il prône. S’il en était le cas, JKK n’aurait même pas osé briguer un deuxième mandat du vivant d’ETM au regard de sa popularité. Notez en revanche que pendant des mois, l’UDPS, le parti qu’il préside, a su maintenir une monnaie dans les Kasaï, sous la barbe et contre la volonté de Kinshasa ; et ce, sans effort. (2) Honoré Ngbanda Nzambo ko Atumba (HNNA), depuis qu’il aurait confessé ses péchés, se bat pour participer à la libération de notre pays. Des controverses persistantes sur le projet qu’il propose. Elles font que le succès utile, l’indépendance véritable du Congo, qu’officiellement, HNNA propose, n’est pas au rendez-vous ! (3) Après avoir cru, contre ciel et terre, qu’il libérerait le Congo, Jean-Pierre Bemba Gombo (JPBG), se retrouve à la CPI. Là, sa cause s’enlise, sous la barbe de bana mboka, incapables de l’en délivrer, nonobstant leur enthousiasme indéniable. (4) Notre brillant frère Ne Muanda Nsemi (MN) a lancé, il y a quelque temps un signal d’alarme à l’adresse de l’Est, pour s’assurer que la marche du Congo soit unitaire. Cette alarme nous paraît être une première contribution significative dans le travail collaboratif nécessaire entre les conventionnels Est et Ouest du Congo. Nous connaissons le silence rencontré, faute d’interlocuteur… (5) Vital Kamerhe lwa Kanyiginyi Nkingi (VKIKN), lui aussi essaie. Après avoir contribué à la victoire de JKK, à ce que croient savoir certains d’entre nous, il veut dire aux congolais de se raviser. C’est le moment que ceux-ci choisissent pour le soupçonner, voire-même de l’accuser de duplicité, de complicité, d’imposture, tout simplement. (6) Nous-mêmes, depuis décembre 1999, avons résolu de participer activement à l’animation du développement individuel, local et national en République Démocratique du Congo. Nous sommes entrain, globalement et objectivement parlant, d’accumuler des échecs, du moins pour l’heure. Seul le Nord-Kivu a jusqu’ici fait montre d’un esprit d’ouverture au Projet 2014, au travers d’une demi-centaine d’âmes enthousiastes, mais pas autrement plus engagées. Tous les amis des autres provinces, y qui compris de notre Orientale, se montrent dubitatifs, réservés, suspicieux, peureux… Nous pourrions allonger la liste. Quelle est la conséquence de ces histoires tristes pour les combattants ? Quel conseil peut-on raisonnablement leur prodiguer ?
Le monde des combattants est aujourd’hui un conglomérat d’acteurs peu structurés. Cela, quelques soient leurs efficacités par rapport à leurs objectifs spécifiques, que récuse une frange non négligeable de congolais de l’opposition sans violence. N’avoir pas tenu compte du consensus et de la coordination, nécessaires, des actions des combattants, ne permet pas d’avoir le résultat attendu. Le départ de JKK du pouvoir et de son arsenal du gouvernement reste donc incertain, très peu probable même. Comme souligné par Jean Mulongo Mbuyu (JMM), nous pêchons tous par un manque de professionnalisme. Il n’existe pas de projet précis chez la Résistance ! Une résistance qui ne nous a pas encore, il est vrai, défini ni expliqué, comment la violence produira la paix et la prospérité, comme le dit autrement JMM. Il ne peut donc y avoir non plus de résultat précis ! Si très nombreux (combien ?) sont ceux qui paraissent d’accord pour dire que JKK doit dégager, rien ne fait l’unanimité sur le pourquoi, le comment, le moment, le moyen de ce départ forcé, au sein du groupe qui réclame ce départ. Il ne faut donc pas s’étonner que ce départ n’arrive pas.
Plus fondamental que cela est le fait que le projet de l’opposition est très incohérent et JMM le relève : il n’y a pas de structure de conception, d’exécution, d’évaluation, de soutien formel, professionnel. Ce qu’il y a jusqu’ici, ce sont de groupe d’amis, très préoccupés par la misère que traverse notre pays et décider d’agir à chaque fois que l’occasion leur semble favorable, le permet. Les concernés, les populations congolaises, ne sont pas impliquées et agissent très souvent à contre courant : elles vont aux élections quand la diaspora s’attend à ce qu’elles les boycottent. Elles participent à la division des leaders, quand bien-même elles savent que cela contribuera à leurs échecs aux élections. Elles permettent à leurs enfants d’aller dans les milices, lors-même qu’elles se doutent que ces enfants transformés, reviendront les violer quelques mois plus tard, etc.
C’est fort de cette analyse, ci-haut résumée, que nous, dans le cadre de notre travail au sein du Projet 2014, avec patience et persévérance continuons à insister pour dire :
1. La carence de leaders de qualité est criante : il faut commencer par y remédier, si nous voulons réellement libérer le Congo un jour ;
2. Le déficit de projets viables est tel qu’il est illusoire d’entrevoir, en ce moment-ci, le début d’une indépendance, même partielle du Congo ; il nous semble que 20 ans au moins sont encore nécessaires avant que le congolais prennent véritablement conscience de son erreur, s’amende et progresse ;
3. Les animateurs du développement (de la libération pour la pacification et la prospérité), tout en gardant les pieds sur terre, doivent se mettre au-dessus de la mêlée, apprendre à travailler de concert, dans tout ce qui touche l’intérêt commun des congolais. Faire autrement, est à nos yeux, participer à la pérennisation de la dépendance du Congo des forces économiques, politiques, culturelles étrangères ; c’est trahir, comme le régime et le pouvoir de Kinshasa.
La cellule spéciale pour museler la Résistance de la diaspora congolaise grâce à l’expertise des services rwandais n’est un effroi que pour des hommes non revêtus de l’armure du chrétien. Nous aurons noté en passant, encore une fois, que JMM ne nous aide pas, lui non plus, à la connaître précisément. S’il nous expose ses méthodes, il nous en cache la composition. Cette façon de faire a l’inconvénient de laisser penser qu’il pratiquerait, comme les autres de l’intoxication, quand bien-même il serait une vraie sentinelle qui sonne le cor à l’approche de l’ennemi connu. La foi qui en résulte ne peut donc combler aucune vallée ni raboter aucune montagne !
Pour arriver à la vraie victoire sur l’imposture, la traîtrise et la médiocrité que nous servent JKK et Muzito, il faut faire des congolais des hommes qui aiment véritablement leur patrie. La question pour nous est la suivante : des congolais païens en sont-ils capables ? Christ répond clairement à cette question : « un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits, non plus qu’un mauvais arbre n’en peut produire de bons » ! Cette inégalable de Dieu, nous permet de faire la vraie et bonne part des choses et de gagner le combat… A moins que nous nous trompions cette fois-ci !