Qui a payé, paie ou paiera pour ceux qui meurent encore en RDC ?


Ce ne sont là que les commencements de la douleur que nous annonçons depuis 1994

1994 : guerre dite lendu-hema

1997 : Choix de la médiocrité

2001 : Choix de l’imposture

2006 : 1ères élections colonialistes

2011 : 2èmes élections colonialistes

Ce que nous vivons est la conséquence de nos erreurs.

Dieu ne les corrigera pas pour nous : nous n’écoutons pas ces prophètes, mais nos pasteurs, nos chefs coutumiers, nos gurus, nos vedettes…

Au projet 2014, nous le répétons : c’es le travail structuré et assidu, sous la houlette du Père, qui nous apportera le développement dont nous avons besoin.

FLASH 14H00: TIRS A BALLES REELLES SUR LE CORTEGE DU PRESIDENT TSHISEKEDI

by http://dc-kin.net

10 EME RUE LIMETE / 26.01.2012 A 13H00 Publié le 26 janvier 2012by http://dc-kin.net MISE A JOUR A 14H00 TIRS A BALLES REELLE SUR LE CORTEGE DU PRESIDENT ETIENNE TSHISEKEDI FLASH FLASH FLASH LE PRESIDENT ETIENNE TSHISEKEDI A QUITTE SA RESIDENCE ET FORCE LE BLOCUS JUSQU AU ROND POINT ALA FIN DE LA 10EME […]

Frères congolais, qui a payé, paie ou paiera pour ceux qui meurent encore en RDC ?

Se décider… C’est cela, le Projet 2014


Décembre 1999 : nous avons décidé de proposer 50 ans pour passer de la république à la confédération d’états indépendants pour l’indépendance de nos peuples.

Jusqu’à présent, mes compatriotes décident pour autres choses.

http://www.youtube.com/watch?v=9jp_1QQDt6s

RNB par habitant, méthode Atlas (en $ US courants) | Données | Tableau


http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/NY.GNP.ATLS.CD
Chers compatriotes congolais, arrêtons de dormir tant que nous sommes derrière le Ghana, l’Ethiopie et les autre… Un américain produit ce que produise plus que 600 congolais ! C’est honteux !

Déclaration d’ETM du vendredi 20 janvier 2012 : la vigilance s’impose, le soutien devrait être renforcé !


Cette déclaration suscite, chez nous, quelques questions, en rapport avec le soutien que nous apportons à nos compatriotes de l’UDPS en vue de disqualifier Kanambe.

  1. Si le président ETM ne travaillais pas avant le vendredi, 20/01/2012, que faisait-il pendant que nous le considérions déjà au service de la nation, malgré les multiples éccueils que nous rencontre sur le chemin de l’indépendance du Congo ?
  2. Que peut attendre le peuple congolais d’une gouvernance par ordonnances qui rappelle les heures sombres du mobutisme ou, pendant que le parlement était en vacances, le président en profitait pour sortir des ordonnances dictatoriales ?
  3. Si le président ETM ne peut pas mobiliser les congolais autour d’une opération aussi simple que le recensement de la population, pour confier ce travail aux étrangers, les suisses, comment sera-t-il capable de traiter avec sérieux des questions bien plus confluctuelles telles que celles des contrats léonins ?
  4. Le président ETM est-il en droit de déclarer nulle les élections législatives tout seul et quelle est la valeur de cette déclaration tant qu’il n’en ni un gouvernement ni un parlement pour gérer la chose publique en toute démocratie et impartialité ?
  5. Cette semaine, le président ETM attend-il former le gouvernement ou désigner un premier ministre pour former le gouvernement ?

Tout laisse penser que sans pour autant cesser de soutenir le président élu de la RDC, son Excellence Monsieur Etienne Tshisekedi wa Mulumba, nous devons être très attentifs sur la manière dont il démarre sa gestion de la nation, pour ne pas nous laisser entraîner dans une autre dictature du type mobutiste, où, le congolais était la chose de Mobutu !

La vigilance s’impose ; mais le soutien doit être franc, loyal et accru !

Qu’on se le dise !

NABI LUKOMBO PARLE DE SAMSON ET DALIDHA 5 – YouTube


Qu’est-ce qui ne marche pas dans notre pays ?
Comment avons-nous voter la misère bis, selon Nabi Lukombo ? C’est quoi que cette misère bis ?
Avait-il raison ? Avait-il totalement raison ? Pourquoi
l’affirmerions-nous ?

NABI LUKOMBO PARLE DE SAMSON ET DALIDHA 2 – YouTube


Les religions importées nous conviennent-ils, nous, congolais ? Voici ce qu’en pense Nabi Lukombo et les siens
http://www.youtube.com/watch?NR=1&feature=endscreen&v=ucFhKIBVaaQ

Revoyez votre cours de biologie !


Un serpent au visage d’un homme capturé par des chinois au Togo ?
http://www.youtube.com/watch?v=IBLOK6P59B8&feature=youtu.be

A quoi joue l’UDPS ?


Suivons tous AVEC ATTENTION la déclaration suivante et tirons les conclusions qui s’imposent : http://congomikili.com/exclusivite-conference-de-presse-de-l-udps.html Notez le « merci pour la remarque » en réponse à une question très précise, qu’elle fût pertinente ou non pertinente ! Tout patriote doit pouvoir trouver quelle attitude prendre pour que nous ne continuons pas à patauger.

TR: Les Laïcs Protestants S’opposent À Monseigneur Marini Bodho Et Son Support Pour Kabila


http://www.lecongolais.cd/les-laics-protestants-sopposent-a-monseigneur-marini-bodho-et-son-support-pour-kabila/

Le courage de la vérité (cf. 2Cor7, 14)


Message de l’Assemblée plénière extraordinaire de la CENCO aux fidèles catholiques et à l’ensemble du peuple congolais.

Notre analyse, progressive, à chaud !

Source : http://www.cenco.cd

Introduction

1. En ce début de l’année 2012, que Dieu bénisse le peuple congolais et qu’il le garde ! Qu’il lui montre un visage bienveillant et plein de grâce ! Que Dieu lui manifeste sa bonté et qu’il lui accorde la paix ! (cf. Nb 6, 24-26).

Force est de remarquer que jusqu’ici, nous sommes victimes de bien de malédictions, à côté des bénédictions dont nous jouissons bien peu : nos fameuses richesses naturelles, notre grand pays situé à cheval sur l’équateur et hérité de la colonisation.

Tout à commencer lorsque, nous, peuple congolais avons choisi d’adorer la créature, plutôt que d’adorer le créateur.  S’il est vrai que la magnanimité de Dieu nous accompagne, il est trompeur de dire à notre peuple que nous ne soyons pas sous le coup d’un châtiment divin, mérité.

En 1960, nous avons pris et ce jusqu’aujourd’hui  pour certains, Lumumba comme notre sauveur, notre héros, parce que grâce à lui, nous avons pu avoir notre indépendance nominale du 30 juin 1960.  Il s’en est suivi des trahisons innomables de notre foi.  Plusieurs chrétiens étaient les premiers à éventrer, à brutaliser, à chasser leurs prêtres ou pasteur.  Nous croyant désormais indépendants et croyant ne plus avoir besoin du faux Dieu des blancs, nous fûmes nombreux à nous trouver des dieux qui nous convenaient les mieux.

Dans la foulée, certains en ont profiter pour déifier Simon Kibangu, en faisant de lui le messie tantôt des peuples noirs d’Afrique, tantôt des peuples congolais, tantôt des peuples kongo tout cours ; tous victimes, en tout cas, de la colonisation blanche.  Jusqu’au jourd’hui, dans certains milieux des combattants ou résistants, nous retrouvons encore des adeptes de ce type de kimbanguisme, parfois mêlé à du bukokisme, néologisme plus proche de nous et provenant quasiment du même milieu.

Tenez, de 1965 à 1997, nous nous sommes systématiquement investi dans l’idôlatrie la plus abjecte d’un point de vue humain.  Nous avons créé, par notre riche et fertile imagination, des slogans de toutes sortes, tels que : « (…) Mobutu lelo, Mobutu lobi, Mobutu libela (…) ».  Et nous étions fier de notre « Mobutu Seseko Kuku Ngbendu wa Zabanga », notre Guide éclairé, notre Timonier, notre Maréchal Président, de notre « Mulopwe Mobutu », notre tout, en exagérant…

Le culte de la personne ne s’achéva pas avec Mobutu : il continue jusqu’à nous, en passant par Laurent Désiré Kabila que certain vénéraient presque, sous ce vocable évocateur : Mze.  Aujourd’hui, les inconditionnels de Joseph Hyppolite Kanambe, affirme, sans avoir froid aux yeux, que c’est l’homme qu’il faut pour redresser la situation au Congo et à qui il ne faut pas se permettre d’empêcher d’achever les cinq chantiers.

En même temps que cette minorité qui soutien encore le commandant Hyppo, beaucoup d’autres, une majorité désormais écrasante, s’est trouver un nouveau dieu ou presque : le Président Elu, Etienne Tshisekedi wa Mulumba.  A toute tentative de critique, ces inconditionnels répondent souvent : faisons-lui confiance, il sait ce qu’il veut et va faire pour nous conduire à l’Etat de droit.

Et comme si cela ne suffisait pas, une frange, non négligeable elle aussi, croit à celui que le prophète Mufueto Kimbangu Benoni présente comme l’homme choisi par Simon Kimbangu pour conduire désormais la destinée de la nation !

La situation est tel qu’un pasteur parle des « Oints » des congolais, auxquels il faut s’interdire de toucher – qu’il faut s’interdire de critiquer – si l’on ne veut pas s’attirer une foudre colère de ses fidèles.

La vérité est de dire que Dieu d’Abraham aime le congolais ; mais qu’il a en horreur son idôlatrie ; et que, si la délivrance de la colonisation et de l’imposture tarde aujourd’hui, c’est parce que les chrétiens congolais, catholiques et protestants, près de 85% de notre population, n’adore plus Dieu en Esprit et en Vérité !

Qui a mis Dieu à l’épreuve pour qu’il nous affirme qu’il soit infidèle et injuste envers les congolais ?

(… à suivre…)

2. Réunis en Assemblée plénière extraordinaire à Kinshasa du 09 au 11 janvier 2012, Nous, Cardinal, Archevêques et Evêques, membres de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), avons, dans un travail concerté, analysé le rapport d’observation électorale menée par notre Eglise. Dans la prière et dans la foi en l’avenir heureux de notre pays, nous adressons ce message à nos fidèles et à l’ensemble du peuple congolais pour tirer des leçons du processus électoral en cours.

Acquis du processus électoral

3. Nous saluons la détermination de notre peuple qui, le 28 novembre 2011, a fait preuve de maturité et de civisme en se rendant nombreux aux urnes et parfois dans des conditions pénibles pour désigner souverainement ses gouvernants. Nous félicitons notre Gouvernement qui a réussi à financer en grande partie ces élections. Cela montre que nous pouvons réussir la construction de notre pays si nous y mettons les moyens et la bonne volonté. Nous ne saurions taire les efforts déployés par la CENI pour réussir, d’un point de vue logistique, le déploiement des matériels électoraux en bravant bien des défis dans notre vaste pays aux infrastructures de communications défectueuses. Nous félicitons également tous les observateurs et témoins électoraux qui ont consenti de multiples sacrifices pour remplir leur tâche.

Défaillances

4. Cependant, le traitement du fruit de ce travail a déçu plus d’un congolais. Dans notre message du 25 février 2011, intitulé « Année électorale : Que devons-nous faire ? (Ac 2, 37) », nous souhaitions vivement que ces élections se déroulent dans la transparence, la vérité et la paix afin d’inscrire notre pays dans le registre des nations respectables et dignes[1]. Dans l’Appel du 3 décembre 2011, la CENCO, tout en rappelant qu’elle n’avait pas pour objectif de publier des résultats que, par ailleurs, sa mission d’observation électorale n’a pas, invitait le peuple congolais, les acteurs politiques et la CENI à s’en tenir impérativement à la vérité des urnes. Dans la Mise au point de son Secrétariat général, le 8 décembre 2011, la CENCO a relevé des éléments positifs du processus électoral mais aussi elle a épinglé des irrégularités et des faiblesses inquiétantes. C’est dans cette même logique que, le 12 décembre 2011, s’inscrivait la Déclaration du Cardinal Archevêque de Kinshasa qui, au vu de ces irrégularités et faiblesses, a dénoncé la non conformité à la vérité et à la justice des résultats provisoires publiés par la CENI.

5. Aujourd’hui, il ressort du rapport final de la mission d’observation électorale de la CENCO et des témoignages recueillis de divers diocèses et d’autres sources que le processus électoral s’est déroulé, à beaucoup d’endroits, dans un climat chaotique. L’on a noté plusieurs défaillances, des cas de tricheries avérées et vraisemblablement planifiées, de nombreux incidents malheureux entraînant mort d’homme, des cafouillages, et, à certains endroits, un climat de terreur entretenu et exploité à dessein pour bourrer les urnes. Ce n’est pas tout. Ce qui se passe présentement au niveau de la compilation des résultats des élections législatives est inacceptable. C’est une honte pour notre pays.

6. Eu égard à ce qui précède, nous estimons que le processus électoral a été entaché de graves irrégularités qui remettent en question la crédibilité des résultats publiés. Nous demandons aux organisateurs d’avoir le courage et l’honnêteté de tirer les conséquences qui s’imposent. Car, reconnaître ses erreurs est une preuve de grandeur. Mais si l’on prend le risque de continuer à gouverner le pays par défi, les tensions intérieures plus ou moins maîtrisées à court terme culmineraient, tôt ou tard, dans une crise grave et difficile à dénouer. Il est donc indiqué que dans une démarche inclusive, l’on privilégie la voie du dialogue pour l’intérêt supérieur de la nation congolaise. C’est l’heure du courage de la vérité. Notre mission prophétique

7. Fidèles à notre mission de guetteurs pour le peuple de Dieu (cf. Ez 3, 17), nous dégageons de ce processus plusieurs défis à relever pour l’avenir en vue de l’avènement d’un Etat de droit en RD Congo et pour le bien-être de sa population. Ce faisant, nous n’entendons pas prendre en main la bataille politique pour édifier une société la plus juste possible. Nous ne plaidons pas non plus pour un parti politique. Comme le recommande le Pape Benoît XVI, « l’Eglise ne peut ni ne doit se mettre à la place de l’Etat, mais elle ne peut et ne doit non plus rester à l’écart dans la lutte pour la justice»[2]. C’est pourquoi, « dans son rôle prophétique, chaque fois que le peuple crie vers elle : «Veilleurs où en est la nuit » ? (Is 21, 11), l’Eglise désire être prête à rendre raison de l’espérance qu’elle porte en elle (cf. 1P 3, 15) car une aube nouvelle pointe à l’horizon (Ap 22, 5) »[3]. Et nous faisons nôtre cet appel du Pape Benoît XVI, « A cause du Christ et par fidélité à sa leçon de vie, notre Eglise se sent poussée à être présente là où l’humanité connaît la souffrance et à se faire l’écho du cri silencieux des innocents persécutés, ou des peuples dont des gouvernements hypothèquent le présent et l’avenir au nom d’intérêts personnels »[4].

8. A cet effet, nous ne nous lasserons pas de dénoncer tout ce qui met en péril l’édification d’un Etat démocratique. L’on ne construit pas un Etat de droit dans une culture de tricherie, de mensonge et de terreur, de militarisation et d’atteinte flagrante à la liberté d’expression. Si la démocratie est un pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple, l’on doit respecter ce peuple. Dans le contexte actuel, le peuple meurtri et frustré, assiste impuissant à un processus qui ne reflète toujours pas sa volonté et qui s’apparente par endroits à un arrangement entre certains acteurs politiques. La paix dans la vérité

9. « L’Eglise a une mission de vérité à remplir, une mission impérative, c’est un service rendu à la vérité qui libère » [5]. Le processus électoral devrait permettre la consolidation de la culture démocratique et la pacification du pays. Nous voulons la paix. Mais, celle-ci a des exigences auxquelles l’on ne saurait déroger, notamment la vérité, la justice et le respect du peuple. C’est au nom de la paix que l’Eglise ne cesse d’inviter les dirigeants congolais à la justice et à l’amour de la vérité. De quelles valeurs en effet sera pétrie notre jeunesse si, à longueur de journée, on ne lui offre que le spectacle d’antivaleurs ? Atteinte à l’intégrité et à la dignité des personnes

10. Dans ce contexte, nous condamnons la campagne orchestrée publiquement contre le Cardinal. Ce déferlement d’injures a choqué aussi bien les fidèles catholiques que d’autres personnes. Il atteste l’émergence d’une pensée unique qui tend à museler toute opinion contraire. De même, nous condamnons les insultes et les menaces à l’endroit du Président de la CENCO. Nous rappelons que le débat d’idées en démocratie n’autorise pas des attaques personnelles.

11. Nous ne pouvons pas nous taire devant ces dérives et bien d’autres que nous désapprouvons: des menaces physiques, des atteintes aux droits humains, des enlèvements et des intimidations, la confiscation des moyens publics de communication par une famille politique. A cause de leurs opinions, des Evêques, des ecclésiastiques et des paisibles citoyens ont été et restent encore victimes de ces menaces.

12. Nous invitons nos fidèles catholiques et le peuple congolais dans son ensemble à la non-violence car la violence appelle la violence. Elle engendre la destruction et la misère. En ce sens, nous demandons à nos compatriotes vivant à l’étranger, avec qui nous partageons le souci pour un Congo nouveau, et dont nous reconnaissons les sacrifices qu’ils endurent pour venir en aide à ceux qui sont au pays, de ne pas recourir à la violence et de trouver les voies pacifiques pour apporter leur contribution à la construction d’un Congo réellement démocratique. A l’exemple de notre divin Maître, nous devons répondre à la violence par l’amour (cf. Mt 5, 43-44).

Recommandations

13. Nous recommandons : – Au Peuple congolais tout entier, de ne céder ni au pessimisme, ni au désespoir, ni à la violence, ni au tribalisme, ni à la xénophobie mais, de s’unir autour des valeurs chrétiennes et démocratiques de justice et de vérité, de croître dans la conscience de son unité nationale et de son pouvoir de souverain primaire afin de l’exercer en toute vigilance et dans la légalité ; – Aux Acteurs politiques, de faire preuve de maturité politique, d’avoir la capacité de s’organiser pour assumer pleinement leur responsabilité; d’élever le débat politique en mettant fin à des injures et des mensonges et en se souciant de l’éducation civique de la population et de son bien-être; – A l’Equipe actuelle de la CENI, d’avoir le courage de se remettre en question, de corriger impérativement les graves erreurs fustigées qui ont entamé la confiance de la population en cette institution, sinon de démissionner ; – Au Parlement, de revoir de toute urgence la composition de la CENI qui ne jouit plus de la confiance de la population et d’y intégrer la représentation de la Société civile pour plus d’indépendance; en outre, de se réaliser que le peuple n’admettra aucune tentative de modifier les articles verrouillés de la Constitution ; – Au Gouvernement, de tirer des leçons de cette débâcle électorale, de prévoir les moyens pour les élections à venir et de les libérer à temps pour un meilleur déroulement ; d’arrêter de puiser dans le trésor public pour des intérêts personnels et de prendre conscience que le peuple veut le changement; – A la Police nationale et aux Forces armées, de faire preuve de professionnalisme, de protéger la population et surtout de ne pas obéir aux ordres injustes; – A la Cour Suprême de Justice, de dire le droit en conscience et en toute indépendance dans le traitement des contentieux électoraux. Car, il en va de la crédibilité du Pouvoir judiciaire dans notre pays ; – A la Communauté internationale, de privilégier l’intérêt du peuple congolais, de ne pas être complaisante, d’appuyer le peuple congolais dans sa recherche de la justice et de la paix et de le respecter dans son auto-détermination.

Conclusion

14. Notre pays traverse à l’heure actuelle un temps d’incertitude et d’angoisse. Notre foi en Dieu et notre confiance en l’homme, créé à l’image de Dieu, nous convainquent que cette incertitude et cette angoisse peuvent être dépassées moyennant un changement de cœur, de mentalité et de pratiques. Il faut l’amour du pays, la volonté de renoncer à des intérêts égoïstes pour rechercher, dans le dialogue, les voies pour bâtir la paix en RD Congo. Mais la paix que nous voulons, est celle qui trouve sa source dans la justice et l’amour de la vérité. Car, la paix des hommes qui s’obtient sans la justice est illusoire et éphémère. La justice des hommes qui ne prend pas sa source dans la réconciliation par la vérité de l’amour demeure inachevée. C’est l’amour et le courage de la vérité qui tracent le chemin de la justice et de la paix véritables, celle que nous voulons pour la RD Congo.

15. Que la prière de la Très Sainte Vierge Marie, Reine de la paix et Notre-Dame du Congo, dont le cœur est toujours orienté vers la volonté de Dieu, soutienne toute volonté de conversion, qu’elle consolide toute initiative de réconciliation, de dialogue et affermisse tout effort en faveur d’un Congo qui a faim et soif de justice et de paix.

Fait à Kinshasa, le 12 janvier 2012