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Qui sont les chrétiens : le groupe Epiphanie de Bruxelles ?


Le Groupe Epiphanie, une association qui regroupe les prêtres congolais de Belgique, a organisé, dimanche 8 janvier, à l’Eglise St Joseph à Anderlecht, sa messe annuelle. Cette célébration est devenue l’occasion d’une part de s’incliner devant la mémoire des martyrs de l’indépendance (4 janvier 1959) et autres victimes de la violence d’Etat et de l’autre de jeter un regard critique sur l’actualité au Congo-Kinshasa. Un seul thème : la controverse suscitée par les résultats de l’élection présidentielle. Dans son homélie, Abbé Jean-Pierre Badidike a mis l’accent sur "la justice et la vérité". Le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya ne dit pas autre chose. Citant un extrait de l’homélie de Noël 2011 prononcée par le Cardinal, Badidike de lancer : «La paix n’est possible que s’il y a la justice, l’amour et la vérité». «Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent». L’orateur de conclure : "Et maintenant que la fraude est avérée, allons-nous laisser tomber le Congo? Le Congo : tombera – tombera pas? NON, NON, le Congo ne tombera pas une nouvelle fois."

Ci-après le texte intégral de l’homélie de l’Abbé Jean-Pierre Badidike

Chers amis, Commençons par observer une minute de silence en mémoire de 59 personnes tuées au cours de la mouvance électorale 2011, ainsi qu’aux martyrs de l’indépendance » et de l’autodétermination du peuple congolais. L’Épiphanie est une fête qui célèbre la visite des rois mages à l’enfant Jésus.

L’origine des Rois mages est aujourd’hui encore obscure. C’est des personnages mystérieux. On les dit savants, riches mais errants. Ils furent d’abord représentés comme des astronomes Perses. Peut-être viennent-ils tout simplement du mystérieux pays qui porta longtemps le nom d’Egypte ! Une chanson populaire raconte comment les Rois mages sont venus d’Afrique. Ce n’est donc pas étonnant que l’on trouve encore aujourd’hui en Afrique des personnages mystérieux, qui se prévalent du titre de roi, avec une origine obscure, lieu et date de naissance multiples, portant des noms empruntés aux voisins et aux amis d’enfance. D’ailleurs les noms des rois mages, tel que révélé par un manuscrit grec, furent légèrement déformés : MELCHIOR, avec la peau blanche, venait de Nubie, c’est le plus âgé, il apporte de l’or, symbole royal. BALTHAZAR, avec la peau cuivrée, apporte de la myrrhe, symbole sacerdotal ; c’est une sorte de gomme produit d’un arbre en Arabie, le balsamier, utilisée dans la préparation cosmétique et en pharmacie. GASPARD, avec la peau foncée, le plus jeune, apporte de l’encens, symbole prophétique, c’est une résine dégageant un parfum lorsqu’on la fait brûler. Pour indiquer leur âge, on les a fait paraître l’un imberbe, l’autre moustachu et le troisième barbu, leur attribuant ainsi les trois âges de la vie. C’est aussi cela l’histoire d’une Afrique où des rois jouent au mage, à l’un d’eux ou au trois à la fois : aujourd’hui il est imberbe, demain il est moustachu, et le lendemain dangereusement barbu, en adoptant des noms selon les saisons : Gaspard les jours pairs, Balthazar les jours impairs, Melchior le dimanche, sinon les trois à la fois les jours fériés. Pour l’Evangile, ces riches personnages sont venus de l’Orient, et ont visité l’enfant Jésus à Bethléem en Judée au temps du roi Hérode. Le récit de la visite des mages souligne le contraste entre l’attitude des rois mages et celle du roi Hérode devant le petit roi Jésus. D’où trois figures de roi. Le roi Jésus : c’est le roi des pauvres et des petits, qui défend la justice et la vérité ; et pour cela il est copieusement insulté, vilipendé, et même, couronné d’épines. Il supporte tout cela parce qu’il est le roi de la paix. Et prêchant sur la paix dans son homélie de Noël 2011, le Cardinal Monsengwo disait « La paix n’est possible que s’il y a la justice, l’amour et la vérité ». Et le cardinal conclut avec le Psaume 85 : « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » (Ps 85, 11). A l’inverse d’Hérode. Le roi Hérode : en apprenant l’apparition de l’étoile et l’arrivée des mages, Hérode fut pris d’inquiétude, il veut faire périr l’enfant qui pourrait devenir pour lui un rival. Hérode a vécu toute la vie dans la hantise de perdre son pouvoir. Il n’avait confiance en personne, même pas en lui-même. Hérode, pour venger son père, a fait assassiner Malichus ami et concurrent de son père, Hérode a tué son beau-frère (Joseph), Hérode a tué son épouse (Mariamne), la seule qu’il aimait parmi ses dix femmes, Hérode a tué sa belle-mère (Alexandra), Hérode a fait tuer trois de ses enfants qu’il suspectait de comploter pour l’évincer du pouvoir. Hérode est le prototype du roi assassin, mais plus qu’assassin, c’est un tyran sanguinaire et paranoïaque. Dans le régime d’Hérode, l’opposition est appelée subversion, la protestation taxée d’acte de violence et punie de mort ; sous Hérode, les chefs des prêtres et les scribes, qui connaissent pourtant les prophéties sur la naissance du messie, ne cherchent pas à le connaître. Aujourd’hui encore à la cour des rois, on trouve des professeurs, des savants, voire des responsables religieux de haut rang qui exhibent des pas de danse euphorique, empochent de l’argent, s’abreuvent du sang de leurs frères, exaltent les violations de la loi, minimisent les assassinats, légitiment la tricherie, banalisent les fraudes. Ils ne défendent ni le pays, ni le peuple, encore moins des régions dont ils clament l’appartenance, mais tout simplement des avantages véreux à obtenir par des moyens indécents. C’est à l’intention des rois et de leurs courtisans que le Pape Benoît XVI a formulé, le 19 novembre, du palais présidentiel de Cotonou, le message suivant : « De cette tribune, je lance un appel à tous les responsables politiques et économiques des pays africains et du reste du monde. Ne privez pas vos peuples de l’espérance ! Ne les amputez pas de leur avenir en mutilant leur présent ! »A bon escient quand on remarque que même des hommes de Dieu, prêtres ou pasteurs, organisent et couvrent la fraude, prennent le parti des assassins, on peut se demander, si par hasard la fin du monde n’est pas proche ? Mais d’autre part quand on voit l’éveil de notre peuple, on se dit que non, ce n’est pas encore la fin, mais juste une opportunité pour distinguer le bon grain de la mauvaise herbe même quand elle se cache sous l’habit du religieux. L’exemple des rois mages nous en réconforte. Les rois mages : les mages sont le symbole d’un peuple qui marche, même à l’étranger, pour faire entendre sa voix. Notre peuple guidé par l’étoile de la délivrance, s’est mis debout, avec femmes et enfants, au-delà des appartenances ethniques, pour crier haut et fort qu’il y a plus de la dignité à mourir debout que vivre à genoux. Le peuple congolais refuse des élections bradées, des résultats faussés à volonté, refuse de voir des citoyens brûlés à l’acide, ou tués par les armées étrangères, pendant que les femmes sont pourchassées et violentées même dans les pavillons des ambassades où elles espéraient trouver asile et réconfort; le plus tragique c’est que les pays occidentaux qui nous cassent les tympans avec leur modèle de démocratie, qui se vantent d’être des pays de lois, et du respect du droit, cautionnent la fraude et la corruption, couvrent des massacres et de fois les justifient ; ils ont fermé les yeux et encouragé un pouvoir qui engage des mercenaires pour bruler son propre peuple à l’eau acidifiée, et le tuer sans sépulture. Le plus dramatique, c’est que les armes qui tuent les congolais, n’ont pas été fabriquées au Congo mais achetées par l’argent des congolais à ceux qui se disent démocrates. Mais le plus beau c’est que le peuple congolais a découvert d’où lui vient son malheur : de la conspiration internationale. Un proverbe congolais dit « Si vous voyez le renard gonfler devant le léopard, dites-vous que le lion est dans les parages ». La lutte pour la démocratie ne s’appesantit point sur le renard mais sur l’identification des toutes les espèces animales et les monstres marins qui font de la prédation au Congo. Dans le même discours à Cotonou, Benoît XVI disait : « Ces derniers mois, de nombreux peuples ont manifesté leur désir de liberté, leur besoin de sécurité matérielle, et leur volonté de vivre harmonieusement dans la différence des ethnies et des religions. (…) La personne humaine aspire à la liberté ; elle veut vivre dignement ; elle veut de bonnes écoles et de la nourriture pour les enfants, des hôpitaux dignes pour soigner les malades ; elle veut être respectée ; elle revendique une gouvernance limpide qui ne confond pas l’intérêt privé avec l’intérêt général ; et plus que tout, elle veut la paix et la justice. (…) Chaque peuple veut comprendre les choix politiques et économiques qui sont faits en son nom. Il saisit la manipulation, et sa revanche est parfois violente. Il veut participer à la bonne gouvernance. Nous savons qu’aucun régime politique humain n’est idéal, qu’aucun choix économique n’est neutre. Mais ils doivent toujours servir le bien commun. Nous nous trouvons donc en face d’une revendication légitime qui touche tous les pays, pour plus de dignité, et surtout pour plus d’humanité. L’homme veut que son humanité soit respectée et promue. Les responsables politiques et économiques des pays se trouvent placés devant des décisions déterminantes et des choix qu’ils ne peuvent plus éviter. »Les revendications du peuple congolais de ces dernières semaines, même si elles ont été entachées de violence que nous déplorons, ce sont des revendications légitimes, dont la violence, là où violence il y a eue, n’en aurait pas été le but, mais un moyen, certes regrettable ; le but est de se faire entendre, dénoncer la violation de la loi et empêcher un groupe d’individus de spolier les biens de la communauté, de vendre le pays à des mercenaires, de violer les femmes, d’hypothéquer l’avenir de nos enfants. Le même Benoît XVI ne dit-il pas dans son Exhortation apostolique Africa Munus : « La confiscation des biens de la terre par une minorité au détriment de peuples entiers, est inacceptable parce qu’immorale.» (AM. 24.) Que faire ? Un serment : Le Congo, comme Massada, NE TOMBERA PAS.

Massada est une forteresse naturelle qui domine le désert de Judée et surplombe la mer Morte, et sur laquelle le roi Hérode le Grand avait fait construire, au 1er siècle av. JC, un palais somptueux, comme refuge contre d’éventuelles révoltes intérieures et menaces d’une invasion égyptienne. Après que la Judée ait été annexée comme province de l’empire romain, de patriotes juifs qui préférèrent la mort à l’esclavage en firent le refuge de la résistance. En 66, au début de la Grande Révolte contre les Romains, un groupe de juifs, les sicaires du parti nommé zélotes, prirent Massada à une garnison romaine. En 70, ils furent rejoints par d’autres Juifs et leurs familles expulsés de Jérusalem lorsque la ville fut prise par les Romains. Pendant trois ans, les patriotes juifs utilisèrent Massada comme base pour se défendre des Romains. Ceux-ci les assiégèrent et mettront 7 mois pour enfoncer la muraille de la forteresse. Mais les insurgés préférèrent se donner mutuellement la mort que mourir entre les mains de l’envahisseur : chaque père tua sa famille puis un tirage au sort désigna les dix hommes qui devraient exécuter les survivants, et les dix tirèrent au sort le dernier qui devrait les exécuter, et enfin ce dernier se suicida. Seules 2 femmes ont échappé en se cachant dans une citerne avec leurs 5 enfants. – Le siège de Massada est devenu un récit populaire illustrant l’héroïsme d’un peuple qui a le sentiment d’être en permanence à la portée d’une menace implacable, et identitaire, menace de son existence même. – Massada c’est l’épisode d’un combat imposé par un adversaire résolu, puissant, vicieux, ne visant que la destruction ; c’est le symbole du perpétuel combat contre l’oppression, une expression de la prise en main de son destin ; Massada c’est une image de la détermination de conserver la terre de ses ancêtres jusqu’à la mort.- Massada, est une attitude mentale qui évoque le rapport d’un peuple à la faiblesse que l’on refuse d’assumer, comme le syndrome des massacres du peuple congolais : 8 millions de mort et innombrables femmes violées.

C’est sur les ruines de la Citadelle de Massada que désormais les officiers Israéliens vont prêter serment après leur formation. Et le serment collectif laisse entendre dans une polyphonie tonitruante : « Massada ne tombera pas une nouvelle fois », « Massada ne tombera pas une nouvelle fois ». Ainsi martèle-t-on sans discontinuer. Et pour les patriotes congolais, le Congo : tombera – tombera pas ? TOMBERA PAS ; le peuple congolais : tombera – tombera pas ? TOMBERA PAS. Le Congo ne tombera pas une nouvelle fois. Avant les élections, lors de la messe du 20 novembre, nous avions convenu de ne pas nous laisser faire en cas de violation de la loi électorale, notamment par la fraude. Car il ne s’agit pas ici des partisans d’un candidat contre ceux d’un autre candidat ; c’est plutôt l’expression de deux logiques : d’un côté il y a ceux qui soutiennent la fraude, la tricherie, et l’enrichissement malhonnête, et de l’autre côté il y a ceux qui réclament la vérité et la justice, refusent de laisser le pays entre les mains d’un club d’amis et d’une multinationale des médiocres, exigent que la tricherie et la fraude soient punies par la loi, que les serviteurs de Dieu soient au service de la vérité. Et maintenant que la fraude est avérée, allons-nous laisser tomber le Congo ? Le Congo : tombera – tombera pas ? NON, NON, le Congo ne tombera pas une nouvelle fois.

Jean-Pierre Badidike

L’enfant magnétique !


Un enfant aimant… C’est nouveau. Revoyez vite vos cours de physique !

http://actualite.fr.be.msn.com/photo/l%e2%80%99ann%c3%a9e-2011-en-images-insolites?utm_source=msn-newnip-fr&utm_campaign=sportbe_rss&utm_medium=rss#image=5

Lutter en étant menteurs ou vrais ?


DU MENSONGE A LA VERITE

[12:52:46] GPAU: Nedi wo fwa ? (Quelle nouvelle frère ?)

[12:52:50] GPAU: Tout va bien ?

[12:53:22] GPAU: As-tu vu le posting sur la mort de Kyungu wa Kumwanza ?

[12:53:36] GPAU: Est-ce que tout cela se confirme à Kinshasa ?

[12:54:11] GPAU: Que dit-on, au sujet de sa mort, dans les rues de Kinshasa ?

[13:03:47] GWB: les kinois n’ont pas l’habitude de suivre les informations, sauf la musique

[13:05:58] GPAU: Il est vivant aux dernières nouvelles qui viennent de me tomber sur ma table !

[13:06:18] GPAU: NSB l’a vu bien portant à Lubumbashi !

[13:06:45] GWB: heureusement !

[13:07:37] GPAU: Les congolais aiment à raconter n’importe quoi.  Un pays de mensongers peut-il être béni ?

[13:09:52] GWB: aucune idée mais un jour notre génération va changer le Congo. Parce que nos vieux s’occupent de leurs affaires au lieu de s’occuper du pays.

Congolais de la diaspora et congolais de l’intérieur…


Outre le fait désormais indéniable, que le Congo soit victime d’une conspiration internationale diabolique, qu’une imposture flagrante se veille d’exterminer tous les congolais et de les museler, que l’opposition ait difficile à s’unir autour d’un projet commun à rédiger ; il est important à tous les participants au Projet 2014 de bien écouter les congolais, d’entendre tous les congolais, deux de l’intérieur comme ceux de la diaspora, pour proposer un projet de société qui apporte une solution à l’ensemble des problèmes que connait le Congo ; en ce compris celui de l’imposture, de l’insécurité sur toute l’étendue du territoire congolais et celui du sous-développement dont souffre la plupart des peuples de la RDC.

Tshisekedi, Ngbanda, Kamerhe, Kengo et bien d’autres tentent leurs voies.  Le Projet 2014 poursuit, difficilement, son cheminement, faute de participation.

Cette livraison est une écoute d’un congolais de plus qui expose sa perception de la lutte pour l’indépendance véritable du Congo.

[12:54:43] GPAU: Bonne année à nouveau, MOK.

[12:54:47] GPAU: Quoi de neuf ?

[12:54:57] GPAU: Que dit-on de la mort de Kyungu ?

[12:55:13] GPAU: As-tu vu la vidéo que je viens de poster ?

[13:02:28] MOK: KYUNGU est vivant, il a même fêté avec les députés du Katanga, je cherche la vidéo.

[13:04:48] GPAU: Ah bon !

[13:05:07] GPAU: Je viens d’avoir une nouvelle similaire de Lubumbashi même !

[13:05:22] GPAU: Qui invente ces mensonges et pourquoi ?

[13:07:01] MOK: Oui; il est juste fatigué par son âge ; nous ne savons pas vraiment qui se fait le plaisir de tromper les gens et d’inciter ceux qui sont loin à la haine.

[13:08:15] GPAU: Inciter à la haine contre Kyungu ?

[13:08:29] GPAU: De cette façon-là ?

[13:08:38] GPAU: N’est-ce pas perdre plutôt ?

[13:09:05] GPAU: On ne gagne pas un combat politique avec des mensonges pareils !

[13:11:17] MOK: Non !  Contre ceux qui sont au pays ; soit disant que nous soutenons les gens du pouvoir qui sont, selon eux, rwandais et par ricochet les gens de l’est du pays le sont aussi.

[13:18:33] GPAU: Tu y vois une lutte entre congolais du pays et congolais de la diaspora ?

[13:24:34] MOK: Oui ; nous n’avons rien avec la diaspora ; mais nous déplorons les agressions sur leurs compatriotes ; ils croient que tuer son frère peut sauver le Congo ; s’il faut se battre, j’espère que cela doit se faire dans la non violence.

[14:24:27] GPAU: C’est la position que nous défendons dans le Projet 2014.  Pour nous, c’est l’incompétence politique de certains acteurs qui fait que certains se rabattent vite sur la violence physique.

Je conçois parfaitement que Kanambe soit un homme à arrêter pour être juger parce qu’il n’est pas possible de se mettre avec lui autour d’une table pour un débat politique.  Mais je ne comprends pas pourquoi nous ne fournissons pas l’effort nécessaire pour aligner des parlementaires forts, des ministres tout aussi forts et des administrateurs de la chose publique qui soient capables de tenir tête, dans notre lutte, contre l’imposture, la dictature et la médiocrité.

 [14:25:36] GPAU: Quand tu dis : « nous n’avons rien avec la diaspora… », dois-je comprendre que tu souscris à la thèse de ceux qui dépossèdent cette dernière de la nationalité congolaise ?

[14:26:23] GPAU: Ou plutôt que je dois comprendre que, pour toi, ne peuvent participer à la lutte que ceux qui sont à l’intérieur du pays ?

[16:26:34] MOK: Je voulais juste dire que le problème du Congo nous concerne tous, nous ne sommes pas ennemis mais frères, pourquoi la violence ?  De mon point de vue, je ne suis pas du même avis que vous cela n’exclut en rien que nous sommes frères et que un vrai frère ne peut en aucun cas tuer son frère, avec vos critiques positives vous qui êtes dans la diaspora, vous pouvez changer ce pays mais quand vous critiquez les gens en usant les antivaleurs, cela ne nous avancera a rien.

[16:27:36] GPAU: Juste !
Les combattants et les résistants sont des congolais en colère, parce que le colonialisme continue depuis 1960 et que l’imposture aussi vient s’y ajouter depuis 2001 particulièrement.
Comment pense-tu que nous pouvons calmer cette colère compréhensible, mais qui ne justifie pas la violence et l’illégalité ?
Jusque-là, nous voyons les politiciens du Congo (imposteurs, traîtres, pilleurs, assassins, dictateurs…) comme ceux de l’Occident (colonialistes, pilleurs, manipulateurs et acheteurs des consciences…) se trompent sur la manière de réparer les dégats commis par la colonisation, l’imposture et la dictature en RDC.
Que pouvons-nous faire ensemble pour déjouer les jeux de ces bandits ?

Olivier Maingain et la RDC…


http://www.youtube.com/watch?v=8XT3BfLvByM&feature=endscreen&NR=1

http://www.youtube.com/watch?v=a6E7cqe9fVA

http://www.youtube.com/watch?v=LKF8AX83i2U&feature=related

Voici une personne qui est claire dans ce qu’il défend, de ce qu’il veut faire pour prendre une longueur d’avance.
Notez la perspicacité de son analyse mais aussi ses réserves mesurées dans la question de la fraude électorale joséphienne.
Il demeure aussi qu’il se réfuse de juger, comme tout belge qui se respecte – au risque de s’ingérer ? – lors-même qu’il perçoit, visiblement plus que bien, de quel côté se trouve la vérité !  Son ouverture aux marches pacifiques et responsables éventuelles, dans sa commune, est mitigée : pourquoi ?
Congolais, recherchons d’abord notre indépendance et n’attendons pas que d’autres travaillent à notre place !

Quand les rwandais parlent de Kanambe en lingala…


Quand les rwandais parlent de Kanambe en lingala…  Qu’est-ce que cela peut vouloir dire ?
Peut-on avoir des raisons de les croires sur leur dénonciation de la rwandité de Kanambe ?

Contre toute forme de violence ?


Comme vient de le dclarer Flix Tshisekedi, faisant sienne la position de son parti, lUDPS, qui est galement celle du Projet 2014 : le refus de la violence comme solution au problme que pose limposture en RDC, nous ne pouvons que nous fliciter de la concordance de vue sur la manire de grer cette imposture ainsi que la tratrise et la mdiocrit installes dans le Congo Kinshasa.

Pour nous, Projet 2014, Joseph Hyppolite Kanambe doit tre jug DEMOCRATIQUEMENT, pour le chef de beaucoup de crimes commis au Congo ; et avec lui, tous ceux qui ont particip, dune manire ou dune autre la mort physique ou mentale des congolais, depuis 1960, mais qui vivent dans une impunit totale ; si nous dsirons construire au cur de lAfrique un Etat de droit !

Nous croyons en effet que la colre des congolais, de lintrieur comme de la diaspora, indniablement dclenche par limposteur sanguinaire Hyppolite Kanambe et ses sbires, mais aussi, par la complaisance de certains membres de lopposition, nest pas ce qui apportera, nous congolais, la paix et la prosprit dont nos peuples ont grandement besoin depuis toujours ; mais que cette violence sexplique et doit de ce fait tre porte sur le compte de celui qui veut continuer subjuguer le peuple congolais comme il la fait durant ses 10 annes de pouvoir ; et ce, malgr les rsultats patents des votes des 28 et 29 novembre derniers qui montre que le congolais ne veut plus du josphisme.

Notre dmarche propose une action responsable qui doit commencer par la rdaction en ligne et le test sur terrain dun projet de socit pour Congo Kinshasa ; une projet qui soit le plus complet et le plus dmocratique que le Congo ait jamais eu dici dcembre 2014 ! Nous croyons intimement que ce travail lui seul a la capacit de provoquer larrestation immdiate et le jugement dmocratique de limposteur qui sme la dsolation au Congo, avec la complicit il faut le souligner – de certains de nos compatriotes avides dargent facilement gagn et des glorioles dont ils se droguent.

Prcisons cependant que le taureau mchant et furieux, de limposture josphiste, a besoin tenu par ces cornes pour dtre renvers par terre par les congolais eux-mmes dabord. Les propositions hypocrites et tardives de la communaut internationale, daider les congolais sen sortir, ne peuvent tre que des manuvres dilatoires et trompeuses, comme tant dautres qui visaient, toutes, la perptuation de la colonisation du Congo. Nous tomberions encore dans la niaiserie si nous investissions notre confiance des personnes qui nous ont dj suffisamment prouv les apptences colonialistes ou racistes de leurs projets.

Que Dieu nous aide ne plus retomber dans les mmes erreurs !

Bien au-del de la simple libration du Congo.


Ce que firent certains de nos aeux, peut encore tre reproduit.

Il ne nous revient pas de nous mler des affaires rwandaises. Mais leur exprience peut nous servir. Dans lIturi, nous connmes aussi des expriences comparables celles-ci, dans une certaine mesure.

En tant que nation, nous avons connu et nous connaissons encore aujourdhui loccupation de notre territoire par des rwandais et la rancur est son comble dans beaucoup desprits congolais dans les Kivu. Il faut donc agir pour que, de gr ou de force, les envahisseurs rentrent chez eux et que la paix vritable rgne entre nos peuples de lAfrique Centrale.

Plusieurs approches sont possibles : la ngociation, la guerre, lacceptation de la domination.

Cest nous congolais de choisir, tant que lenvahisseur rwandais est l sur notre territoire.

Joseph Hyppolite Kanambe nest certainement pas la personne qui pourrait nous aider rsoudre le conflit qui soumet notre peuple lignominie.

Il faut donc, ce nous semble, obtenir quil soit arrt et jug, avant denvisager une solution valable et durable des conflits dans la rgion des Grands Lacs.

Plaise Dieu que nos curs soient touchs et que nous nous lvions, comme un seul homme pour prendre notre devenir en main ; premirement, en dboutant limposture, et secondement en forant ceux qui occupent notre territoire se mettre autour de la table pour ngocier leur dpart ou rentrer chez eux, sans autre forme de procs !

8 millions de congolais seraient morts. Des familles ont t dcimes. Certaines dentre elles attendent que justice leur soit rendue. Nous nous devons donc daller plus loin, au-del de la simple libration de notre territoire. Les fautifs doivent pouvoir tre dtermins et jugs. Cela ne se fait pas tout seul. La dette est norme et plusieurs font tout pour viter de la payer. Il faut donc quintelligence, sagesse et patience soient mises contribution pour aller jusquau bout : bien au-del de la simple libration du Congo.

De : Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr [mailto:Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr] De la part de Eric Kalisa
Envoy : vendredi 30 dcembre 2011 16:46
: fondationbanyarwanda; Imbonankubone; rwanda; rwandanet@yahoogroupes.fr; urwandarwacu
Objet : *DHR* Quand tout un village de 200 tueurs demande pardon aux voisins

Quand tout un village de 200 tueurs demande pardon aux voisins

Kamonyi, 30 dcembre (ARI) Deux collines ou deux imidugudugu (villages), Giheta et Ruseke, dans la cellule Kambyeyi, secteur Musambira, district de Kamonyi, ont entam une marche pour ressouder leur unit. Giheta et Ruseke se font face. Elles sont spares par un puits dont leau est partage par les habitants des deux cts. Leau jecte de ce puits forme une ligne de dmarcation qui spare les deux imidugugu.

Pour un passant ou un visiteur tranger, les deux collines ressemblent aux autres du Rwanda. Mais quand on aborde lunit et la rconciliation en cours de reconstruction dans le pays, lon est vite choqu dapprendre la cruaut et la barbarie qui tissent lhistoire de ces deux collines qui se regardent depuis la nuit des temps, depuis que le Rwanda et ses collines existent.

Avant le gnocide de 1994, le village de Giheta, situ lest, avait une particularit de ntre habit que par des Tutsi, mme sil comptait quelques mnages hutu. A force dinoculer une forte dose de propagande et de haine pour exterminer les Tutsi, comme le faisaient la Radio RTLM (Radio Tlvision des Mille Collines) et ses fondateurs, les habitants de Giheta se sont rveills, un certain funeste matin davril 1994, agits par une barbarie dmoniaque infernale indescriptible et destructrice sans commune mesure. Durant deux jours, ils ont mis feu et sang leur colline voisine de Ruseke.

Le terme romain ferro ignique qui signifie mettre au fer (pe) et au feu est sans doute le vocable le plus expressif dune cruaut dantan rdite au grand jour au Rwanda. Il reste imaginer les hurlements dans lagonie et les cris de dsespoir innommable qui ont jailli de la bouche des innocents enfants, femmes, vieillards et adultes, qui ont pri dans une orgie infme et que les camras du monde moderne nont pas retenue pour la postrit.

Heureusement que le bas projet de rayer de la carte une espce humaine ne sourit pas toujours ceux qui lont ourdi. Tous les habitants de Ruseke nont pas pri. Quelques survivants de Ruseke tmoignent pour clairer ce pass sombre. Certains habitent la capitale Kigali, situe une vingtaine de km du site de lhcatombe. Dautres mnages tutsi habitent toujours Ruseke et tentent de rebtir la vie avec leurs voisins den face.

Ce ne fut pas facile au dbut. Quand les enfants de Giheta descendent la colline pour puiser leau de la source en bas, ils fuyaient la vue des enfants de Ruseke. La mme peur et la mme mfiance habitaient aussi les adultes des deux cts , indique le jeune homme Jean-Claude Mutarindwa, responsable de lumudugudugu Giheta, et symbole du Rwanda nouveau.

Mutarindwa est conscient du lourd et pnible hritage entach de sang qui porte la gnration de son temps. Presque tous les hutu de Giheta, nos pres, ont tu et vol Ruseke. Entre ces deux collines, une haine a pris corps et qui rclame vengeance si rien nest fait pour apaiser les esprits et exorciser les mauvais dmons (Hari inzigo en langue nationale le kinyarwanda). Les diffrentes missions radiophoniques sur la BBC, mont pouss rflchir sur ce quil fallait pour renverser la situation , confie-t-il.

Mutarindwa a convoqu les habitants de sa colline. Il leur a demand ce quil fallait faire pour mieux cohabiter avec les voisins den face. La rponse unanime a t de traverser le petit ruisseau et oser leur demander pardon.

Cest ainsi quun matin, 174 personnes de Giheta, houes sur lpaule, ont investi Ruseke. Ils ont aid leurs voisins de la place ensemencer leurs champs avec du sorgho et du haricot durant trois jours.

Nous avions invit le Maire de notre district de lpoque, Jean-Paul Munyandamutsa. Nous avons demand publiquement pardon pour les crimes que nos pres de Giheta ont commis envers les familles Tutsi de Ruseke en 1994. Les habitants de Ruseke nous ont couts et nous ont pardonns , a tmoign Mutarindwa.

Les dgts que Giheta a causs pouvaient svaluer environ cent millions Frw. Mais ses biens ne pouvaient mme pas se chiffrer 20 millions Frw pour les donner en guise de rparation. Les habitants de Giheta nont t en mesure que de cultiver 15 hectares pour les voisins de Ruseke. Juste une rparation symbolique pour que le processus de rconciliation samorce.

Une Cooprative Nyarubaka coffee comme lien catalyseur de la rconciliation

Il fallait que les habitants de Giheta et de Ruseke aient une activit commune qui les amener changer, travailler ensemble afin de btir le futur. Le coin est propice la culture du caf. Ainsi naquit en 2009 le projet de la Cooprative Nyarubaka Coffee , a encore inform Mutarindwa.

Nyarubaka tant le centre de sant et de commerce le plus proche, et que lon prend pour un ple local de dveloppement, ce nom fut adopt et insr dans lappellation du projet.

Selon le membre et promoteur de cette Cooprative, Protogne Hategekimana, qui en est aussi son prsident, les membres initiaux sont des rescaps du gnocide et des dtenus librs. Le chiffre des affilis augmente et il atteint maintenant en 2011, 106 membres. Laffiliation reste toujours ouverte. La participation est de 21.000 Frw par an individu. Le capital de la Cooprative est de plus de deux millions Frw.

Lobjectif tait de chasser la peur et la mfiance, rapprocher victimes et bourreaux et les convaincre travailler ensemble en mettant au point une activit utile et durable.

En cette troisime anne, le rsultat est quil ny a ni peur ni suspicion entre habitants de Giheta et Ruseke. La production du caf est en croissance : 89 tonnes en 2009 ; 93 tonnes en 2010 ; et 126 tonnes en 2011. La Cooprative travaille avec des banques. Elle a enregistr un profit de six millions Frw en 2011.

Nous nous prtons une assistance mutuelle. Nous faisons preuve dhumanit et nous chassons au sein de notre groupe les comportements de bestialit , a indiqu Hategekimana.

Il a prcis quil se rend rgulirement chez les habitants de Giheta, et quil y reste souvent jusqu une heure tardive de la soire. Quand il rentre, ses htes laccompagnent et il se sent en scurit.

La Cooprative achte du caf mme aux fermiers non membres de la proximit. Ceux-ci se sentent ainsi faisant partie du projet et de lensemble des affilis.

Jol Mugabowindekewe, 49 ans, qui a t condamn par les juridictions Gacaca trois ans de prison (une anne et demie de dtention et une autre anne et demie de Travaux dIntrt Gnral (TIG) affirme que les membres de la Cooprative ont t dbarrasss de la peur et de la suspicion. Ils se sentent solidaires les uns des autres.

Mugabowindekewe sest repenti pour avoir fait partie des miliciens qui ont tu le jeune homme Kanyemera, 18 ans, fils de Kanyemera. Les tueurs se sont rconcilis avec les membres des victimes. Mais la majorit des rescaps eux prfrent vivre dans la capitale Kigali, une vingtaine de km de Giheta.

Madame Daphrosa Mukarubayiza de Ruseke, rescape du gnocide de 1994, apprcie la confiance qui caractrise les ex- bourreaux et les familles des victimes.

Nous nous rendons visite avec ceux qui ont extermin les ntres. Cela nexistait pas avant. Nous avons pardonn aux tueurs de nos familles pour que le futur soit envisageable , a-t-elle tmoign. (Fin)

ARI-RNA/ Soc/ G. A/ 30. 12. 11/ 09 : 52 GMT

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Tous les congolais ne sont pas des bantous !


Beaucoup d’interventions dans nos radios de la diaspora, où plusieurs tendent à prendre tous les congolais pour des bantous, révèlent une partie de notre faiblesse culturelle et nous choquent, nous, congolais non-bantous.

L’ignorance de notre pays et de nos origines, il est vrai, est entretenue par un enseignement au relent colonial et explique cet état de chose démobilisateur, mais ne justifie pas la négation de l’appartenance culturelle d’un congolais par un autre congolais.  Cette ignorance de la multiculturalité du Congo peut choquer certains esprits immatures lorsqu’elles s’attendent prendre pour ce qu’ils ne sont pas.

Il m’a paru utile de participer à la correction de cette négation, souvent non malveillante, mais pas toujours, du congolais non-bantou ; en faisant connaître les sources de la gente de mes pères, les alurs, une tribu répartie entre la RDC, l’Uganda et le Soudan, mais dont les attaches vont au-delà de cette région.

Nous remarquerons que ceux qui pensent que tout le Congo ne sont pas tous bantous.  Ce qui prouve en suffisance leur ignorance de leur propre source culturelle.  C’est donc aussi l’occasion de les aider à prendre conscience du ridicule de leurs allégations prenant parfois de allure tapageuses.

Qui sont les alurs, ces nilotes ou nilotiques que l’on trouve dans le territoire de Mahagi, dans le district de l’Ituri, dansla province Orientale ?

Surtout, que ceci ne nous divise pas, mais nous permette au contraire de prendre nos places véritables et de bâtir une république forte, où chacun connaît et respecte l’autre, dans sa culture ou encore tout simplement dans son appartenance linguistique.

Nous avons, pour la facilité, copié-collé ici, des extraits d’articles de Wikipédia, pour ceux d’entre nous qui souhaite connaître non seulement les alurs, mais aussi le group linguistique luo auquel ceux-ci appartiennent.

————–

Alur are an ethnic group who live mainly in the Nebbi, Zombo, and Arua districts in northwestern Uganda, but also in northeastern Democratic Republic of the Congo, north of Lake Albert. They are part of the larger Luo group, and their language is closely related to Acholi. Some Alur speak Lendu.

The Alur Chiefdom is probably the only one that was unaffected by the Ugandan ban on traditional monarchies in 1966.

Luo peoples

From Wikipedia, the free encyclopedia

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The Luo (also spelled Lwo) are an ethnic linguistic group located in an area that stretches from South Sudan and Ethiopia through northern Uganda and eastern Congo (DRC), into western Kenya, and ending in the upper tip of Tanzania. These people speak an Eastern Sudanic (Nilotic) language, a branch of the Nilo-Saharan language family. According to various classification schemes, they are sometimes referred to as River-Lake Nilotes or Western Nilotes, which also includes the Dinka–Nuer language group. People who speak Luo languages include the Shilluk, Anuak, Acholi, Jo-Luo, Lango, Palwo, Alur, Padhola, Joluo (Kenyan and Tanzanian Luo), Bor, and Kumam.

Contents

Origins in South Sudan

According to ethnologists, linguists and their oral history, the Luo are part of the Nilotic group of tribes who separated from the East Sudanic family of tribes about 3000 BCE.[citation needed] Bethwell Ogot places the area of origin of the Luo in South Sudan.[1]

More than eight centuries ago, the Luo peoples occupied the area that now lies in eastern Bahr el Ghazal in present day South Sudan. The reason for their dispersion from this area is not known for certain, though it is widely believed to have been the Arab Conquest. Internal contradictions or population explosion could have driven them from this region. The Luo moved to nearly all the countries neighbouring Sudan, resulting in many separate groups with variation in language and tradition as each group moved further away from their kin.

A branch of the Luo, the Shilluk (or Chollo) nation, comprising more than one hundred clans and sub-tribes, was founded by a chief named Nyikango sometime in the middle of the 15th century. They evolved a nation with a feudal-style system. Nyikango and his nation moved northward along the Nile (towards Kush. The rest of the Luo groups rejected Nyikango’s idea and kept a south and westwards migration.

Ethiopia

The Anuak are a Luo people whose villages are scattered along the banks and rivers of southwestern area ofEthiopia, with others living directly across the border in southernSudan. The name of this people is also spelled Anyuak, Agnwak, and Anywaa.

The Anuak who live in the lowlands of Gambela are also distinguished by the color of their skin and considered to be black Africans as opposed to most other Ethiopians living in the highlands who are of lighter color.

There has been overt racial discrimination and marginalization by this government and by other ethnicities based on skin color. It has affected the Anuak’s access to education, health care and other basic services as well as limiting opportunities for development of the area.

The Anuak of Sudan live in a grassy region that is flat and virtually treeless. During the rainy season, this area floods, so that much of it becomes swampland with various channels of deep water running through it.

Uganda

Around 1500, asmall group of Luo known as the Biito-Luo led by a Chief called Labongo whose full title became Isingoma Labongo Rukidi (sometimes named as Mpuga Rukidi), encountered Bantu-speaking peoples living in the area of Bunyoro. These Luo settled with the Bantu and established the Babiito dynasty, replacing the Bachwezi dynasty of the Empire of Kitara. Labongo, the first in the line of the Babiito kings of Bunyoro-Kitara, was according to Bunyoro legend the twin brother of Kato Kimera, the first king of Buganda. These Luo were assimilated by the Bantu, and they lost their language and culture.

Later in the 16th century, other Luo-speaking people moved to the area that encompasses present day Southern Sudan, Northern Uganda and North-Eastern Congo (DRC) – forming the Alur, Jonam and Acholi. Conflicts developed when they encountered the Lango who had been living in the area north of Lake Kyoga. Lango also speak a Luo language. According to Driberg (1923), Lango reached easternprovince ofUganda (Otuke Hills) having traveled southeasterly from the Shilluk area, and that Lango language is similar with that of the Shilluk language. Lango people identify with the Luo peoples, refuting the Ateker connection.

Between the middle of the 16th century and the beginning of the 17th century, some Luo groups proceeded eastwards. One group called Padhola (or Jopadhola – people of Adhola), led by a chief called Adhola, settled in Budama inEastern Uganda. They settled in a thickly forested area as a defence against attacks from Bantu neighbours who had already settled there. This self-imposed isolation helped them maintain their language and culture amidst Bantu and Ateker communities.

Kenya and Tanzania

Main article: Luo people (Kenya and Tanzania)

Between about 1500 and 1800, other Luo groups crossed into present-day Kenya and eventually into present-day Tanzania. They inhabited the area on the banks of Lake Victoria. According to the Joluo, a warrior chief named Ramogi Ajwang led them into present-dayKenya about 500 years ago.

As in Uganda, some non-Luo people in Kenyahave adopted Luo languages. A majority of the Bantu Suba people in Kenya speak Dholuo (albeit mostly as a second language).

The Luo in Kenya, who call themselves Joluo (aka Jaluo, « people of Luo »), are the fourth largest community in Kenya after the Kikuyu, Kalenjin and Luhya. In 1994 their population was estimated to be 3,185,000 [1]. In Tanzania they numbered (in 2001) an estimated 280,000 [2]. The Luo in Kenya and Tanzania call their language Dholuo, which is mutually intelligible with the languages of the Lango, Kumam and Padhola of Uganda, Acholi of Uganda andSudan and Alur of Uganda andCongo.

Luo sub-groups

This includes peoples who share Luo ancestry and/or speak a Luo language.

This list is incomplete; you can help by expanding it.

Internationally notable Luo people

References

  1. ^ « History of theSouthern Luo: Volume 1 Migration and Settlement »

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Que disent-ils de deux (JKK, ETM) ?


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