Depuis bien avant 1960, nos politiques ont multiplié les promesses creuses. La démagogie est devenue la pratique politique de l’écrasante majorité. Parmi elles, la fameuse “gratuité de l’enseignement”, qui n’existe pas dans les faits. Car dans un pays pour peu organisé, rien n’est gratuit.
L’éducation a toujours un prix
Tout service public a un coût. La question est de savoir qui le paie:
Dans un système communiste, c’est la collectivité qui assume les frais. Mais la collecte et la redistribution entraînent gaspillage, lenteurs et enrichissement d’une minorité de potentats.
Dans un système capitaliste, ce sont les parents ou les apprenants qui financent directement l’enseignement. Cela limite les détournements institutionnels, et clarifie la responsabilité des famille.
Dans les deux cas, ce sont toujours les citoyens qui paient, directement ou indirectement. La gratuité n’est qu’un mot trompeur.
La situation en RDC aujourd’hui
La République est aujourd’hui divisée de fait entre deux régimes : Kinshasa et l’AFC/M23.
Kinshasa annoncerait ne pas payer pas pour les territoires contrôlés par le M23.
L’avenir du pays dépendra de la capacité de chacun de ces régimes à convaincre le peuple. Par une meilleure organisation du financement de l’éducation ou de l’enseignement en l’occurence. Non seulement de l’éducation seulement, mais tous les projets étatiques.
Si l’AFC/M23 parvient à mettre en place une gouvernance plus efficace, elle pourrait séduire une partie des Congolais. Elle pourrait alors peser aux élections de 2028 ou dans les changements à survenir dans les prochains mois. Mais déjà, des voix du terrain évoquent déceptions, tracasseries, insécurité croissante et pillage des ressources. Avec, hélas, l’ombre du Rwanda en arrière-plan, selon les détracteurs. Nous, personnellement, avions prévenu Nangaa de son erreur. S’appuyer sur des étrangers pour résoudre un problème national !
Face à cela, les altercations entre Wazalendo et FARDC rappellent que le peuple cherche désespérément une force en qui croire.
Un choix décisif pour l’avenir
L’enjeu est clair. Qui de Kinshasa ou de Goma saura convaincre les Congolais de son amour véritable pour le pays ?
Si ni l’un ni l’autre ne le prouve, c’est toute la nation qui sera perdante. Et alors, elle regrettera de n’avoir pas rejoint le Projet 2014 que nous lui proposons depuis décembre 1999. Notre proposition est pourtant claire et simple. La République contient le germe de la dictature. Elle n’apportera ni la paix ni le développement dans notre pays qui est d’origine coloniale et fortement multiculturel. C’est une union, libre, d’États indépendants qu’il nous faut. Ici et maintenant, si nous voulons arrêter les guerres fratricides et le banditisme politique au Congo. Le peuple congolais n’a donc plus le droit de se laisser endormir par des discours vides.
Conclusion : restons vigilants et soyons proactifs !
La RDC a trop souffert des promesses non tenues, des fausses gratuités et de la corruption endémique. Le temps est venu pour les Congolais d’ouvrir les yeux, d’exiger des comptes et de se méfier des slogans.
En fin de compte, les hommes nous déçoivent, qu’ils soient de Kinshasa ou de Goma. Seule la vigilance agissante du peuple, et pour certains l’invocation de l’intervention de Dieu peuvent aider. Il peut alors être possible d’empêcher que la nation continue à sombrer dans l’abîme.
