Coup d’État ?

Coup d’État politique ou militaire ?

Les esprits s’échauffent, les congolais se démènent, cherchent à trouver une solution à l’imposture, à la pauvreté, à l’insécurité.

Quel genre de peuple sommes-nous ? Les gens ne se révoltent pas face à tout ce que nous avons vécu le 31 décembre 2017, comme depuis 1960 ? Avouons-le : nous n’aimons pas le Congo !
CKK

 Quand tu te révoltes on hésite pas à tirer sur toi.

Graphèle
Il faut donc faire autre chose que se révolter ; si du moins on veut préserver sa vie. Qu’est-ce que cette autre chose ? Continuons à chercher : nous allons la trouver. Elle est partout !

CKK

Il faut monter un coût d’État
Graphèle
 Non, chéri ! Si nous voulons construire un état de droit, nous devons arrêter avec les coups d’État. Nous devons faire arrêter Kabila démocratiquement. Cela est possible, mais il nous faut nous structurer, nous organiser autour des idées fortes.

CKK

Attendons si Kabila en finira avec les Catholiques

Graphèle

Imagine que j’organise un coup d’État aujourd’hui. Tous les congolais me félicitéront. La majorité de ceux-ci m’aplaudira. Seuls ceux qui ont bénéficié du régime ne le feront pas. Il faudra bien les maîtriser au plus vite. Pour qu’ils n’organisent pas eux aussi un autre coup d’État pour rentrer au pouvoir, seul lieu de leur confort désormais. En effet, pour la plupart, perdre le pouvoir aujourd’hui, c’est aller à la prison à vie. Ils ont tué ou fait tuer, gratuitement, méchamment, illégalement, sans mandat du peuple, dans le seul but de se maintenir au pouvoir. Qui pis est, si je détrônait Kabila aujourd’hui, je n’aurai pas la ressource humaine de qualité nécessaire pour effacer les meurtres, les assassinats, les pillages de nos richesses nationales. Le fait est que toute l’armée est corrompue. Tout le parlement l’est aussi. Tous les politiciens en lisse sont sans connaissance ni capacité politique. Ceux qui pourraient les remplacer, contrairement à ce que l’on pense sont très rares en réalité. Le pays n’a plus formé de cadres valables depuis le départ des colons. C’est dire donc, mon fils, qu’il faut beaucoup de temps avant que le pays ne soit en mesure de se délivrer en comptant sur nos compatriotes. Le corrompus auront besoin d’être rééduqués avant d’apprendre à se servir et à servir réellement la nation. Ceux qui sont là, servent des entités étrangères : des dieux, des gourous, des chefs étrangers. Ils ne connaissent même pas vraiment l’argent qu’il croient servir. Il suffit de voir comment leurs salles besognes sont rémunérées !

Les catholiques ont commis deux erreurs majeurs de tout temps.

  1. Se mêler avec des assassins. Ils étaient avec tous les gouvernements en place au début.
  2. Tromper le peuple à chaque fois que leur prostitution finit pas les opposer au peuple.

En finir avec Kabila aujourd’hui signifie donc : fermer toutes les églises et entrer dans le maquis spirituels ! Ils n’en sont pas capables. Ils préféront aller vivre à Rome. Considérez en effet les positions que les évêques acceptent d’occuper dans les organismes publics. Juste pour avoir de l’influence sur ce qui se passe dans le pays, bénéficier des faveurs de l’État. Avoir des fonctionnaires de l’État à leur service gratuitement (personnel de l’enseignement conventionné), jouir des privilèges immérités dans la vie publique : respect, soumission des fidèles et même des autorités publiques aveugles, complexées, etc. Les autres autorités des cultes sont exactement dans les mêmes situations. Celles qui sont indépendantes, ne sont pas dans les faveurs des régimes qui les contrôles… C’est dire que ces complices d’assassins sont en guerre avec l’État non pas pour le bien du peuple, mais parce qu’à certains moment leur commerce funeste les opposent, lorsque leurs intérêts ne se rencontre plus ; les gains ne sont plus partagés équitablement… Compter sur les églises, c’est méconnaître leur rôle dans le pourrissement de la situation politique dans la RDC. Il est vrai que les églises forment la jeunesse. Mais où sont les résultats et pourquoi ? Les hommes au pouvoir ne sont-ils pas leurs productions ? Quelle en sont les qualités ? Réfléchis bien et tu nuanceras ton jugement. Je suis en effet moi-même un produit catholique. Même si, dès la fin du secondaire, Mobutu arracha pratiquement le contrôle de l’enseignement des mains de l’église pour le confier au faux Mouvement Populaire de la Révolution.

La question est : que nous faut-il à la place d’un coup d’État ? Pour y répondre judicieusement il faut se souvenir que ce sont nos mauvais choix électoraux, politiques et philosophiques qui sont à la base de nos malheurs.

  1. Avoir choisi la fausse religion comme croyance dans le pays.
  2. Avoir choisi des népotistes, des incompétents et des inciviques comme leaders.
  3. Avoir choisi la république comme forme de pouvoir.

Plutôt que de penser à un coup d’État pensons d’abord à corriger ces trois fautes.

  1. Veillons à ce que notre religion soit réellement celle du Christ.
  2. Adoptons et promouvons des leaders chrétiens, compétents, patriotes, civiques.
  3. Pensons à passer à une union d’états indépendants, états basés sur le respect de nos affinités culturelles.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
Cet article a été publié dans Politique. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s