La diabolique CENCO…

Le dialogue de la CENCO a fait beaucoup d’émules.  Le nier, c’est tomber dans le piège du Père des mensonges.  Mais en même temps, nous n’étions pas les seuls à prévenir notre peuple, congolais, l’inopportunité voire-même de la malveillance de la démarche de la CENCO et des erreurs d’appréciation des certaines instances internationales.

Très peu sont ceux qui ont vu le danger, qui ont pensé au rôle joué par les protestants d’abord, les catholique ensuite, à la CENI, avant que le pays ne reboucle sur les catholiques…

Satan, peut-il utiliser les églises pour nous garder sous l’imposture ?  À quelle condition ?  Le président Joseph Kabila Kabange n’est-il pas protestant ?  Pourquoi va-t-il voir le pape que le protestantisme récuse ? Est-il, lui aussi, un de ces protestants qui ne protestent plus ?  Pourquoi alors la CENCO veut-il prolonger le dialogue du Président ?  Pourquoi le fait-il seul, sans les autres confessions qui pèsent désormais plus qu’à l’époque mobutienne, démocratiquement parlant ?  Le politique veut-il utiliser la religion pour nous diviser et mieux régner ?  Et Antipas Mbusa Nyamwisi, ne serait-il pas victime de sa religion, finalement ?  Les deux minutes de prières dans la cours de Moïse Katumbi, qui le rapprochaient des maudits protestants, se seraient-elles pas à l’origine de son exil visiblement politique ?  Le malheur de Jean Pierre Bemba ne serait-elle pas d’avoir une moitié qui prie beaucoup, à ce qui nous parvient ?  Le Président Kabila est-il un homme, un modèle de prière et pourquoi ?  Dans un pays à 85% de chrétiens – mot tirant son origine de crétins, la CENCO peut-elle nous aider à sortir de l’insécurité et de la pauvreté du plus grand nombre ?  Comment cela se passerait-il ?  Et si la CENCO n’était pas ce que nous la croyons être ni ce qu’elle se croit être ?  L’inquiétude de la CENCO aujourd’hui, ne serait-elle pas hypocrite ?  Le nonce apostolique n’avait-il pas déjà déclaré qu’avec ou sans le dialogue le Congo était de graves problèmes ?  Que sont-ils que ces problèmes ?  Qui les inventorie pour les prendre en charge ?

Bref, ne sont-ce pas là quelques questions essentielles pour la paix et la prospérité au Congo que la CENCO aurait dû se poser, si elle n’était pas diabolique ?

De l’AFP

RDC: l’épiscopat « inquiet » du retard dans la libération des prisonniers politiques

Kinshasa – Les évêques catholiques se sont déclarés « inquiets » par le retard pris dans l’exécution des mesures de libération des prisonniers politiques treize jours après la signature de l’accord de co-gestion de la République démocratique du Congo, a-t-on appris vendredi auprès de l’épiscopat congolais.

« Nous sommes surpris par le retard pris (…) il y a des prisonniers qu’on avait annoncé comme libérés et jusque-là nous n’avons pas eu des preuves qu’ils sont réellement libérés », a déclaré Mgr Fridolin Ambongo, vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco). Pourtant « ces libérations devaient prendre immédiatement effet », après la signature de l’accord, a-t-il ajouté.

« Nous sommes inquiets parce que les cas qui étaient éligibles à la libération après les négociations ne sont pas suivis d’effet jusque-là », a ajouté Mgr Ambongo.

Des négociations entre le pouvoir et l’opposition ont abouti à un accord qui entérine la décision de la cour constitutionnelle autorisant le président congolais Joseph Kabila à demeurer à la tête du pays après le terme de son mandat le 20 décembre et attribuant à l’opposition le poste de Premier ministre.

Les délégués du Rassemblement de l’opposition – la coalition autour de la figure de l’opposant historique Étienne Tshisekedi – avaient présenté « sept cas emblématiques » de prisonniers politiques et d’opinion qui devraient être libérés comme geste de décrispation.

Quatre cas avaient trouvé l’assentiment des toutes les parties pour leur libération alors que trois autres dont celui de l’opposant Moïse Katumbi, ex-allié de poids de M. Kabila passé à l’opposition en septembre et actuellement à l’étranger pour suivre des soins appropriés, n’avaient pas trouvé de réponses immédiates.

« L’opposant Moise Moni Della et des militants du mouvement citoyen +Filimbi+ sont toujours détenus arbitrairement, alors que le ministre (de la Justice) Alexis Thambwe avait promis leur libération dans les 48 heures », a déclaré à l’AFP Me Georges Kapiamba, délégué de la société civile aux négociations sanctionnées le 31 décembre par un accord.

Un autre opposant « Jean-Claude Muyambo vient d’être forcé de retourner à la prison de Makala, sans consultation préalable de ses médecins, le privant des soins », a déclaré Me Kapiamba, condamnant ce « durcissement injustifié » de sa détention « sur ordre de la hiérarchie » alors qu' »il était autorisé à être hospitalisé dans une structure appropriée ».

M. Muyambo, proche de M. Katumbi est incarcéré depuis le 20 janvier 2015. Il est accusé d' »abus de confiance » pour la vente présumée de plusieurs immeubles ne lui appartenant pas, et de « menace d’attentat » contre son accusateur.

La RDC est minée par une crise née du report de la présidentielle qui devrait désigner en 2016 le successeur de M. Kabila, âgé de 45 ans et au pouvoir depuis 2001 et à qui la Constitution interdit de briguer un nouveau mandat.

Le 20 décembre, date de la fin de son mandat, au moins 40 personnes ont été tuées et au moins une centaine de personnes interpelées, ont été jugées et condamnées pour avoir manifesté pour réclamer la fin du mandat de M. Kabila.

La RDC n’a pas connu de transition politique pacifique depuis son indépendance de la Belgique en 1960.

(©AFP / 13 janvier 2017 21h28)

Notre réaction  à chaud

Ce sont des semblants ou alors les conséquences de l’ignorance. Ils devraient savoir tout cela. En organisant un dialogue illégal, pour un positionnement politique, ils ont trahi le peuple congolais. Partout au Congo,  des innocents continuent à mourir à cause de CENCO, de l’UDPS  et ses alliés qui ne veulent ni traduire l’imposture en justice ni en appeler à la sanction populaire ni recourir au secours international.

Le commentaire de notre frère Eric Junior L.

@ uwekomu, pourquoi voulez vous que ce soit les autres qui fassent une action? Pourquoi ne pas le faire vous meme étant donne que vous maitrisez mieux les avantages  de cette action en justice ?

Notre réaction à froid

Cher Junior, où est-ce tu me vois exprimer le désir que les autres fassent une action ? Savez-vous, connaissez-vous ce que j’ai déjà fait de ma main et de mon esprit pour la paix et la prospérité du congolais ? Surtout, n’ironisez pas : nos lecteurs savent, connaissent celui à qui vous vous adressez de la sorte. Il n’ont pas besoin que je me recommande auprès d’eux et vous en diront long sur celui que vous vilipendez.

Ceux qui interviennent dans la vie de l’État pour eux-mêmes ou pour l’état, par eux-mêmes et sans le concours, sans un mandat de la nation, ce sont les dictateurs, les imposteurs, les colonisateurs, les traîtres et les pilleurs que nous combattons voici bientôt 41 ans, Junior.

L’erreur de Lumumba, Mobutu, Kabila, Kabange et d’autres congolais qui agissent comme eux ou dans leur esprit ; ou encore qui usent des mêmes méthodes que ceux-là, c’est justement ce à quoi vous pensez : imposer aux congolais sa vision du monde. Notre vision et notre action – que vous semblez ignorez – ne sont pas du tout cela : nous proposons aux congolais le capitalisme, le christianisme et la démocratie, parce que nous croyons qu’ils représentent des valeurs sûrs, humanistes et d’élévation matérielle et spirituelle, temporelle et intemporelle. Si c’était que nous voulions les imposer [ces valeurs] aux congolais, nous sérions au Congo entrain de marcher sur les cadavres des congolais comme le font allègrement mon frère Joseph Kabila Kabange ; et vous les savez bien. C’est à force de voir les congolais cracher sur nos propositions que nous avons résolu de rester en exil, dans un pays dont les peuples s’accommodent avec nos aspirations de citoyen.

Cependant, nous ne voulons pas être ingrats à l’égard d’une nation qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd’hui ni mettre tous les congolais dans le même pot : celui des dictateurs et de leurs valets. De l’extérieur, nous luttons, non pas comme battant l’aile, mais avec toute notre énergie, pour que nos frères restés dans la dictature, l’imposture, la traîtrise, la pauvreté du plus grand nombre et s’oppose à l’opulence d’une oligarchie, s’en sortent [nos frères], au plus vite et quand ils le voudront. C’est dommage si, depuis 1999, ayant mis notre proposition par écrit sur http://projet2014.com, nous nous rendons compte que plusieurs congolais pensent encore qu’ils trouveraient du salut auprès de ceux-là mêmes qui nous subjuguent : tels les membres de cette CENCO qui collaborent avec notre bourreau depuis belle lurette. L’Église catholique en effet, après l’Église protestante – nous a trahi en investissant dans une institution montée expressément pour nous maintenir sous l’imposture : la CENI. Et comme si cela ne suffisait pas, elle nous revient au travers de ce maudit dialogue dans lequel nos frères, voués à la cause de la traîtrise, sciemment ou inconsciemment, se sont vautrés.

Ils ont été à leur dialogue, promettant aux congolais de les aider à éviter le bain de sang… Pourtant, depuis le 20 décembre 2016, vous le savez comme tout congolais, nos frères mœurs encore, partout : même à l’extérieur du Congo, par le fait du pouvoir de Kabila. Maintenant que les candidat à sa succession « s’entendent », pourquoi, s’évertue-t-il à se maintenir au pouvoir, par mille et une subterfuges ? Et nous, peuple congolais, nous continuons à fait l’écho des applaudissement de tes hommes, ignorant sans doute que ce sont nos progénitures que nous maudissons nous-mêmes avec nos compromissions qui ne s’arrêtent pas…

Enfin, cher Junior, n’ayez pas peur de Kabila ni de ses bras tentaculaires : faites-nous connaître votre nom. Si c’étaient les noms qui tuaient, nous sérions morts depuis 1965. Dieu est celui qui fait grâce ! Ton courage tirera notre discours vers le haut et fera peur à celui que les évêques de la CENCO ne respectent ni n’aiment, mais qu’ils idolâtrent, pour ne pas quitter leur zone de confort. L’erreur monstrueuse qu’ils commettent c’est d’ignorer que Kabila sache tout cela et qu’il travaille pour se maintenir au pouvoir ; et au besoin, au temps voulu, il leur enlèvera aussi la vie, comme il l’a déjà fait de beaucoup d’autres, à ce qui nous parvient.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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