Sortez du milieu d’elle !

Sortez du milieu d’elle, mon peuple !  En 2017, ce sera encore possible, mais un peut tard.

Chers frères, sortir du pays, peut servir notre lutte pour l’indépendance du Congo.  Nos peuples sont aujourd’hui muselés, ploient sous l’imposture, la colonisation, l’esclavage, la pauvreté tant matérielle que spirituelle, l’insécurité tant physique que morale.  Pourquoi ?

Parce que nous avons commis à la gestion de la chose publique des hommes véreux depuis 1960.  Lumumba mentait et n’avait pas la capacité intellectuelle ni spirituelle nécessaire pour évaluer les vrais besoins de la nation.  Emporter par la colère et le racisme il n’a pas indiqué le bon chemin !  Les terres congolaises ont été conquises par des noirs, des arabes et de blancs.  Toutes ces conquêtes se sont souvent passées dans la barbarie, il faut le dénoncer sans ambages ni parti-pris.

Parce que le monde, aujourd’hui, appartient à Satan.  Ce sont les méchants qui prospéreront encore pour un temps.  Leurs causes sont embrassées par plusieurs d’entre nous.  Nos jeunes n’étant pas bien formés ni éduqués, ils sont la proie des charlatans de toutes sortes.  Cela n’aide pas le Congo à avancer.  Cela profite à des démagogues que nous nous surprenons tout le temps en train de nous brimer, de nous tuer, de nous massacrer, de nous décimer.  Nous nous retrouvons avec un Congo où le parlement, majoritairement, soutien un imposteur, un assassin, un méchant à la solde des ennemis du Congo.  Les patriotes sont minoritaires ; et ce, depuis 1960.

Les preuves sont légions !

Pour n’avoir pas accepter le plan insensé et raciste de Lumumba, les membres du PNP ont été tués comme des bêtes de somme.  Plusieurs d’entre eux n’ont trouvé leur salut que dans l’exil.

Pour n’avoir pas accepté le régime dictatorial et de médiocrité de Mobutu, beaucoup d’entre nous de l’opposition ont été humiliés publiquement, emprisonnés, battus, livrés aux bêtes, pendus en public, fusillés, empoisonnés comme des bandits, eux qui voulaient la liberté du congolais.

Pour n’avoir pas suivi le pas de Kabila, plusieurs se sont retrouvés dans des fosses communes.  D’autres croupissent encore en prisons.  Nombreux sont en exil.  Des milliers sont humiliés, charcutés, sciés, abattus comme des animaux.

Voici enfin, tous ceux que Kanambe liquide quand il attend et de la manière qui lui plait, en toute impunité.  Brutalités, empoisonnements, assassinats, disparitions de nos concitoyens sont devenus la norme.  L’abrutissement de nos jeunes et de nos parents, la spoliation de nos cultures, le pillage systématique de nos ressources de tous ordres : humaines, naturelles, culturelles, s’amplifie de plu bel.

Tant que la majorité des congolais soutiendra, tacitement ou explicitement, de près ou de loin, il ne sera pas facile pour les patriotes de gagner le combat de l’intérieur.  Cela ne sera pas aisé avant de ne soit trouvé comment vivre en symbiose avec la base.  Une population qui paie un lourd tribut à celui qu’elle a permis d’accéder à la présidence de la République et qu’elle accepte de demeurer au pouvoir.  Le patriote minoritaire, qui le peut, se doit d’agir intelligemment, sagement, patriotiquement.  Notre devoir, nous qui souffrons loin du Congo, c’est de serrer nos coudes avec nos frères rester au pays ; et, au besoin, les aider à sortir du pays pour se former, pour s’instruire, pour s’éduquer.  Quelle sera le bénéfice d’une telle stratégie ?  Que perdons-nous à ne pas y recourir ?  Quel, est ce jour, l’obstacle à la matérialisation d’un tel projet ?

Le bénéfice

Nous réduirons les pertes en vies humaines que nous consentons – parfois déraisonnablement – sous le régime de Kanambe depuis voici bientôt 15 ans.

Nous permettrons au monde entier de comprendre notre quête véritable : participer à la libération totale des peuples du Congo pour qu’ils soient en mesure de déterminer leur destin commun en tant que nation moderne.

Couper, à terme, définitivement l’herbe sous les pieds de tous ceux qui vivent des velléités hégémonistes familiales, patriarcales, clanique, tribales, ethniques, linguistiques, d’alliances.

La perte

Nous aurions déjà perdu entre 6 et 12 millions d’âmes, rien que depuis 1994.  Nous continuerons à en perdre si nous luttons avec les méthodes inopérantes actuelles : sit-ins, marches, mémorandums, pétitions, rébellions, prières d’hypocrites et de paresseux, terrorismes de toutes sortes…

L’obstacle

La difficulté d’obtenir l’asile pour notre gente commence fin 1970 lorsque plusieurs congolais d’éducation ratée sous le mobutisme, débarque dans l’Occident et ternissent progressivement l’image du congolais par leurs opérations « dette coloniale ».

Le refus de la diaspora opposée à l’imposture, de travailler dans l’unité et professionnellement demeure le frein majeur à notre victoire sur notre ennemi.  Nous sommes victimes, comme depuis les guerres entre nos ancêtres, de nos égoïsmes, de notre manque de patriotisme.

Le succès des églises du réveil dans nos communauté, favorisées par notre propension à la paresse physique et intellectuelle, au favoritisme et la partialité, à des complexes de supériorité et d’infériorité, n’aide pas notre gente à produire un travail politique de qualité.

Notre proposition

Faire l’économie de notre ressource humaine passe par la préservation de nos vies et surtout ce celles de nos frères dans la foi en Dieu, les seuls à jouer le rôle de sel dans sur la terre de nos pères.

La majorité cajolant encore l’imposture, nous devons arrêter les jeux de la témérité qui ajoutent aux pertes que nous font subir le régime de Kanambe qui profite de nos turpitudes.

Il faut aider ceux qui peuvent mieux défendre notre pays de l’extérieur à quitter l’enfer jusqu’à ce que la crise croissante, causée par nos distractions et égoïsmes fassent réfléchir les méchants, les paresseux, les distraits.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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