Décimés

Ce n’est ici qu’un commencement de la douleur.  Le pire est encore en effet devant nous.  2017 nous permettra de découvrir la monstruosité de notre erreur.

Depuis décembre 1999, nous proposons de nous mettre autour d’une table de travail.  Travailler sur un projet de société avant toute chose.  Plutôt que d’investir notre temps dans des sit-ins, des marches et des pétitions ; nous investir dans la définition de nos objectifs, nos stratégies, la mobilisation des ressources nécessaires pour les atteindre.  Il nous faut trouver comment disqualifier ceux qui nous subjuguent.  Un plan de travail précis, intelligent, sage, complet, démocratique et un engagement éclairé sont ce dont nous manquons.

Jusque là, très peu sont ceux que notre proposition agrée, qui y adhèrent véritablement. Pendant ce temps, le régime ne se trouve devant aucune résistance, aucune menace.  Il nous nargue et nous décime progressivement.  Bien que cela ne le soit que pour un temps, il n’en reste pas moins vrai que notre gente congolaise risque de disparaître.  Il disparaîtra, si rien n’est fait pour renverser la vapeur.

La livraison suivante, espérons le, vous décidera à vous engager, vous aussi, dans le combat que nous menons pour la vraie indépendance du Congo. Il y a beaucoup de vents contraires.

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BREAKING NEWS Prison Centrale de Makala : des prisonniers disparaissent de leurs cellules pour se retrouver à la morgue de l’hôpital Mama Yemo
Des centaines de prisonniers disparaissent, miraculeusement, de leurs cellules. La plupart d’entre eux, racontent d’autres détenus, étaient malades, alors qu’ils n’avaient pas d’accès aux soins médicaux.
De quoi souffraient-ils ? Un témoin note qu’ils présentaient tous, bizarrement, les mêmes symptômes, avant de disparaître. Comme si un acte criminel avait été posé pour se débarrasser de ces centai
es de détenus.

Un oncle s’est pointé dimanche 28 février 2016 pour rendre visite à son neveu, condamné à 10 ans de prison, qu’il n’avait plus vu depuis des mois. Arrivé sur place, la cellule était vide. Sans tergiverser, les gardiens lui ont demandé d’aller à la morgue de l’hôpital général de Référence de Kinshasa pour vérifier si le corps de leur enfant s’y retrouve.

A la morgue de cet hôpital, on lui a demandé de payer une somme d’argent pour retrouver ce corps. L’oncle a opposé un refus catégorique, préférant abandonner la dépouille à la charge de l’Etat congolais.

Il a demandé à tout celui qui a un membre de famille incarcéré à la Prison Centrale de Makala d’aller vérifier s’il est encore en vie. Les organisations des droits de l’homme doivent s’investir pour mener des enquêtes en vue de dénoncer ces actes criminels et porter plainte contre leurs auteurs.

Il ne sera pas étonnant d’apprendre, dans les prochains jours, qu’une autre fosse commune a été découverte, après le charnier de Maluku où plus de 450 corps ont été nuitamment enterrés l’an dernier.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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