Intelligentsia

L’intelligentsia congolaise est sans projet national.  Elle traîne le pas dans ses projets légers (familiaux, patriarcaux, claniques, tribaux, ethniques, régionaux), disparates, peu productifs, non compétitifs !

L’intelligentsia congolaise vient en effet de l’école de l’occidental.  Il n’en maîtrise pas toujours très bien le fondement, la fonctionnalité ni la finalité.  Il n’y a pas appris comment se développer, mais comment être développé.  Il n’y a pas appris comment se comporter, mais uniquement comment exécuter les tâches que l’on attend qu’il effectue, comment imiter son maître.  On ne lui a pas appris comment se valoriser, mais comment valoriser sa société, sa firme, son administration, son état, son maître, son chef.

Le peuple, majoritairement sans instruction et sans qualification, a donc raison de se tourner vers des hommes sans instruction solide, sans éducation acceptable, sans compétence politique réelle, pour se trouver des gestionnaires de la chose publique.  Il préfère agir ainsi, laissant de côté le guide, l’éclaireur présumé, qui se montre incapable d’apporter des solutions acceptables pour lui, à ses préoccupations : l’enrichissement sans effort, à l’instar du diplômé qu’est devenu sa jeunesse.  Avec ses chefs, tous ses membres s’abrutissent.  Le diplômé, plutôt que de se battre pour sa place, fuit vers son maître à penser, devenu son nouveau semblable.

Pour s’en convaincre, regardons aux prestations de nos présidents, de nos ministres, de nos parlementaires, de nos administratifs : médiocres, mauvaises, minables, suicidaires.  Regardons enfin à notre base : quelle niveau d’instruction, de formation et d’éducation ?  Lamentable : n’est-ce pas !  Et le diplômé : il ne reste plus dans le pays que quand il ne sait pas comment s’évader…  Pour s’en convaincre aussi, regardons à ce que deviennent de plus en plus le rapport entre la diaspora et les congolais de l’intérieur.  À l’intérieur du pays, on boit et on va aux concerts.  Dans la diaspora, c’est le règne de la terreur : gars à toi si par mégarde tu essaies d’y exporter danses et beuveries…

De plus en plus et continuellement, des congolais scolarisés de la diaspora s’interrogent comme nous, sur le quoi faire et le comment faire pour participer  au développement de la RDC ?  Le comment procéder pour mobiliser autour de la cause du développement culturel de notre peuple, qui impulsera le développement spirituel, économique et politique ?  Cette question nous taraude l’esprit depuis des décennie ?  Si la communication rend difficile le dialogue avec les congolais du pays, il n’en reste pas moins vrai que le téléphone, l’émail commence à se « démocratiser », et plus récemment, la voix et la vidéo sur IP aussi.  Cependant, le congolais perd encore beaucoup de temps et d’argent au téléphone et dans les chats ; plutôt que d’investir ce temps dans le montage des projets de développement qui transforme le visage du pays, qui nous aide à quitte l’ignominie dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui.

Plusieurs congolais pensent qu’il faut agir plus encore, de l’extérieur, pour conférer à plus de congolais la capacité de se prendre totalement en charge.  Il faut quitter la mendicité de l’intérieur et l’aide publique de l’extérieure.  Il faut donc former, éduquer, instruire, massivement et de plus en plus rapidement et intensivement.  Cela veux dire aussi que la lutte contre la distraction, ne doit pas se faire à l’extérieur uniquement : elle doit prendre corps en s’améliorant là où il y aurait 65 millions de congolais et continuer à se parfaire là où avons déjà près de 8 millions d’âme de notre gente.

Pour être nationale et démocratique, cette oeuvre doit se faire la main dans la main.  Plusieurs commencent à le comprendre maintenant et nous le disent.  Ils comprennent désormais le sens de notre invitation de depuis décembre 1999.

L’heure est donc à la synchronisation des actions des patriotes.  Un travail de fourmi qui requiert beaucoup d’intelligence et de sagesse, pour que l’objectif soit atteint : une véritable révolution culturelle d’un genre nouveau, qui vise que le congolais soit rapidement capable de prendre en charge le contrôle de son destin.

Nous avons tenter en vain d’inviter autour d’une table de travail.  Il faudra sans doute commencer par encourager les amis à se mettre autour de leurs tables de travail et de voir progressivement les paresseux découvrir la perte qu’ils font à ne pas travailler ; mais aussi de permettre aux égoïstes de faire l’expérience de l’improductivité à terme de leurs projets de trahison.

Une série de formations vidéos sera mise à disposition de ceux qui veulent démarrer leurs structures de travail, de comparer leurs méthodes de travail, de joindre des structures existantes, de créer des synergie qui permettent d’aller vers des projets nationaux pesants, productifs, compétitifs.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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