Dialoguer avec qui ?

[01:24:22] GENERAL-KAWELE -KATA -MOTO – Seba Siao: BREAKING NEWS Tshisekedi invité à fixer l’opinion sur les non-dits du «Dialogue Selon des sources bien informées, des délégués de la «majorité présidentielle» et ceux de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) conduits par son secrétaire général Bruno Mavungu Puati ont repris, mardi 8 septembre, des discussions à Madrid, en Espagne. A l’ordre du jour, la tenue d’un «dialogue politique». Cette nouvelle rencontre coïncide avec la « lettre ouverte » que l’association de défense des droits de l’Homme «Asadho» a adressée au leader de l’UDPS. Tout en saluant ces pourparlers et le combat mené par les «13 parlementaires» – dont Etienne Tshisekedi wa Mulumba – pour l’avènement de la démocratie et l’Etat de droit, l’Asadho de prévenir que «tout accord entre l’UDPS et la majorité présidentielle qui conduirait à la prolongation du mandat du président de la République serait considéré comme une trahison du peuple par vous-même et par l’UDPS.»

Marché des dupes

Pour de nombreux observateurs, le «dialogue politique» à venir entre l’UDPS et la mouvance kabiliste n’est ni plus ni moins qu’un marché des dupes. Au motif que les deux parties sont loin de poursuivre les mêmes buts. L’une dit jouer la carte de l’alternance démocratique et du changement, l’autre ne fait guère mystère de sa volonté de « conserver le pouvoir ». Un dialogue des malentendants. Question : les proches du leader de l’UDPS vont-ils succomber à la tentation d’aller à la « soupe populaire »?

Dans la «feuille de route de l’UDPS pour la sortie de crise» datée du 14 février 2015, Etienne Tshisekedi considère ce «dialogue politique» comme étant le lieu de «règlement» de la «crise politique grave, née des dernières élections de novembre 2011.» Des élections chaotiques émaillées de fraude et autres irrégularités. Identifier et sanctionner « les responsables de la fraude électorale » et définir un nouveau cycle électoral, tels sont, en gros, les pistes de solution avancées par le président de l’UDPS. Dans son message daté du 27 juin 2015, Tshisekedi appelait le «camp du changement» et le «camp du pouvoir» à se parler pour «trouver ensemble une solution durable à l’actuelle crise politique».

Des «petits soldats» de « Joseph Kabila » font preuve, depuis quelques mois, d’un activisme médiatique frisant l’indécence. Un activisme qui balaie tout doute sur la motivation profonde qui pousse le «clan kabiliste», réputé arrogant, à descendre de son piédestal pour «honorer» (enfin !) un des engagements pris par le gouvernement congolais dans l’Accord-Cadre d’Addis Abeba du 24 février 2013. Ledit accord parle notamment de la nécessité de « promouvoir la réconciliation nationale, la tolérance et la démocratisation».

« Qui ne dit mot consent », dit la sagesse populaire. « Joseph Kabila » se drape dans un mutisme assourdissant. Personne n’est dupe. L’homme est occupé à « pêcher » quelques opportunistes. Objectif : mettre en place un « gouvernement de transition ». Celui-ci aura essentiellement pour mission d’initier la modification de la Constitution en instaurant l’élection présidentielle au suffrage universel indirect. Ainsi, bonjour à un troisième mandat. «Joseph Kabila» entend s’imposer. « (…), tout se fera donc par lui (Ndlr : « Joseph Kabila ») et rien ne sera fait sans lui ni contre lui », déclarait Tryphon Kin-Kiey Mulumba dans une interview accordée à « jeuneafrique.com ». Le texte a été mis en ligne le 22 juillet dernier.

« Le peuple refuse un troisième mandat »

Dans sa lettre ouverte revêtue de la signature de son président Jean-Claude Katende, l’Asadho de rappeler à Etienne Tshisekedi le fait que «l’aspiration du peuple congolais est qu’au mois de décembre 2016, le président de la République, (…) Joseph Kabila, respecte les termes des articles 70 et 220 de la Constitution de la République Démocratique du Congo, qu’il passe le pouvoir à un(e) autre congolaise ou congolais à l’issue d’une élection présidentielle libre, transparente et démocratique organisée dans le délai constitutionnel ». Et d’ajouter : « Le peuple refuse un troisième mandat pour le président de la République ou la prolongation de son mandat actuel. Cette volonté du peuple a été exprimée de manière non équivoque lors des manifestations de Janvier 2015 par lesquelles il s’est opposé à toute tentative de ‘glissement’ du mandat actuel du Président de la République ». « Quiconque ne reconnaîtra pas ce désir collectif du peuple de voir le président de la République partir à la fin de son second mandat fera un naufrage politique spectaculaire », prévient l’association.

Selon des sources bien informées, des délégués de l’UDPS, conduits par le secrétaire général Bruno Mavungu Puati, et ceux du pouvoir kabiliste, sont réunis à Madrid en Espagne. L’Asadho de relayer ce que la grande majorité des Congolais appréhende. A savoir que l’UDPS «aurait accepté» de participer à la formation d’un «gouvernement de transition pour régler les questions techniques liées à l’organisation des élections». Aussi, l’Asadho invite-t-elle Etienne Tshisekedi à « fixer » le peuple congolais « sur les conclusions des rencontres entre l’UDPS et la Majorité Présidentielle « .
«Le peuple a le droit de le savoir, car tout ceci aura un impact positif ou négatif sur son quotidien ». Cette association d’avertir que « tout accord entre l’UDPS et la majorité présidentielle qui conduirait à la prolongation du mandat du président de la République serait considéré comme une trahison du peuple par vous-même et par l’UDPS ».

[01:25:24] Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu :

On ne dialogue pas utilement avec des bandits politiques, mes chers amis !
Cela dit : il faut se préparer assidûment à forcer à la capitulation tout ceux qui gouvernent la RDC par DÉFI !
Nous n’affirmons pas non plus que refuser de dialoguer avec des bandits politiques soit s’ériger soi-même en bandit ! C’est tout le contraire ! Nous devons leur montrer que nous avons le respect du congolais et que c’est ce respect du congolais qui donne de la légitimité à notre combat qui, ultimement, sera une victoire, quoi que fassent les ennemis du bien.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

développement personnel, communautaire, national, planétaire
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