Occupations de nos terres

Beaucoup s’est dit sur l’occupation de nos terres par des étrangers.

Certains villages à l’Est sont vidés parce que les habitants doivent fuirent des envahisseurs qu’ils n’arrivent pas à contrer.  Des nouvelles nous parviennent que ces villages sont occupés par d’autres personnes inconnues, généralement transportées par la MONUSCO.  Si cette information peut paraître étrange à plusieurs d’entre nous comme à nous-mêmes, il n’en reste pas moins vrai qu’elle se confirme de plus en plus.  Dans nos villages où les gens ont été massacrés, les FARDC et la MONUC interdisent aux nôtres d’aller enterrer leurs morts.  Que cache ces opérations ?  A qui profitent-elles et comment ?  Comment pouvons-nous arrêter les bandits qui opèrent avec la complicité de nos FARDC ?

Tout le monde sait déjà que les zones de guerres profitent aux ennemis du Congo.  Les exemples sont nombreux.  Pillage de ressources naturelles, ventes de restes humains, pillages des biens de la populations, trafic d’armes, etc.  Cependant, peu de congolais se rendent compte du danger que court notre pays, bien que tout le monde ou presque apprend que les villages se vident au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri.

Un secours de nos compatriotes en danger de disparition doit donc impérativement être organisé.  De la bonne manière.  Aucune rébellion ne nous a permis d’arrêter les affres des guerres.  Aucun sit-in n’a empêché nos ennemis de nous envahir.  Les assassinats politiques, les arrestations arbitraires, les prisons violatrices des droits humains n’arrêtent pas leurs ravages dans notre camp.  Quelques soient nos cris de guerre dans les rues ou nos dénonciations des meurtriers dans les places publiques occidentales, ces ravages continuent de plus bel et en toute impunité.  L’UDPS est épuisée, saignée à mort, suite aux nombreuses pertes de vies humaines qu’elle a subies, avec tout le peuple débout derrière lui.  Les mai-mai sont aujourd’hui ridiculisés.  Leurs fétiches ne fonctionnent plus ou presque, même si leur courage reste entier.  Faut-il jeter les bras, redoubler d’effort ou changer de stratégie ?

Pendant ce temps, l’occupation de nos terres par des peuples voisins, par des armées des nations voisines continuent.  Et nous, qui reprochons au système kinois de pas être en mesure de nous aider à faire la paix dans le pays ni d’offrir la prospérité à nos villages, nous nous refusons encore de nous mettre autour d’une table pour concevoir un plan de défense de notre territoire.  Territoire que nous disons aimer : des lèvres !

Les peuples de l’Est se disent se disent aujourd’hui être des chèvres ayant la corde au coup et destinées à la boucherie.  Tout tend à indiquer que l’heure est au désespoir.  Le projet ennemi est donc près d’aboutir.  Recréer l’espoir du salut pour l’Est est le génie dont nous devront donc faire montre cette année 2015.  Sans quoi, le pays s’envolera en éclat.

A propos Graphèle Paluku-Atoka Uwekomu

Formateur en informatique Président de l'ASBL Échanges Afrique-Europe EAE ASBL
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